Les Astrelles ont terminé au pied du podium au championnat provincial de volley-ball AAA. Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de suivre la totalité de la saison des Astrelles et qui n’ont su que le résultat final et la manière dont elles l’ont obtenu, la quatrième place peut apparaître décevante. Pourtant, tous devraient savoir que les apparences sont parfois trompeuses.

En plus de ses aptitudes défensives, Émilie-Germain-Russell, en provenance du scolaire, s'est bien adaptée au niveau collégial et elle s'exprime bien offensivement, notamment avec ses nombreux baskets. (Photo: Piel Côté)
Cet échec est certainement décevant, mais en partie seulement.
C’est une déception, car les Astrelles avaient remporté la première manche. C’est aussi une déception, car les filles dominaient le deuxième set 14-3, avant de subir un dramatique renversement de situation. C’est peut-être décevant parce que la leader du groupe, Valérie Lemay, n’a pas connu un match à la hauteur de ses standards, qui sont, rappelons-le, les plus élevés de la ligue, comme en fait foi son titre de joueuse par excellence.
Ses 3,40 points par manches sont loin d’être mauvais, car en saison, cela lui aurait donné le sixième rang des marqueuses. La vérité est donc que Lemay n’a seulement été que bonne comparativement à excellente, comme elle nous a habitué.
Cela remis en perspective, même Mario Paquin s’attendait à un effondrement total après ce fameux deuxième set et ce n’est pas arrivé. Après tout, mener 14-3 et perdre est une situation difficile à vivre et le mental aurait pu être fortement affecté.
Pour cette première raison, ce n’est pas si décevant.
Certaines joueuses ont affirmé qu’il s’agissait d’un choke. Il faut être franc, les filles sont venues, au quatrième set, à six points de cette médaille de bronze et elles ne l’ont pas obtenu.
En regardant toutefois l’ensemble du tournoi, il faut admettre qu’outre la fin de match de la finale consolation, les Astrelles ont bien répondu à la pression, comme l’a fait remarquer Joanie Chevrier, sur le voyage de retour.
Elles ont affronté les Élans deux fois lors de la saison et elles ont franchi la barre des 20 points à deux reprises, sans jamais être en mesure de remporter une seule manche. En demi-finale, non seulement, les Rouynorandiennes ont remporté une manche, mais dans les deux dernières, elles ont inscrit 22 et 23 points. Tout ça avec une attaquante en quatre qui ne parvenait pas à égaler ses moyennes saisonnières.
Si ce n’est pas du progrès, je me demande bien ce que c’est?
Contre Bois-de-Boulogne, en quart de finale, les Astrelles ont limité leurs adversaires à une seule manche gagnée, alors qu’en saison régulière, elles avaient gagné 3 à 2 et perdu, pas plus tard que le 15 janvier, 3 à 1.
Finalement, dans le match de pour la troisième place, les volleyeuses de Mario Paquin ont peut-être eu de la difficulté à gérer la pression, mais il reste qu’elles ont poussé une équipe plus forte physiquement, plus grande et ayant globalement plus d’expérience, de l’avis de Mario Paquin, au meilleur des cinq manches.
Est-il utile de rappeler qu’en saison régulière, les Astrelles avaient compilé une fiche de 1-6 en ce qui concerne les manches, en deux parties contre les Lynx.
Bref, dans une portion de match, les filles ont craqué, oui, mais en regardant l’ensemble de la compétition, on peut dire qu’elles ont bien fait face à la pression.
Après tout, elles étaient classées cinquièmes et elles ont fini au quatrième rang, ce qui n’est pas si mal.