Archives pour la catégorie ‘Course à pied

La course à pied en vaut la peine

- 16 juin 2011

Je n’avais jamais cru que j’aurais autant mal aux jambes un jour.

Il faut dire que j’ai un peu provoqué cette douleur en m’embarquant dans le Défi de la 117 lancé par Ian Clermont et Mario Tremblay cet hiver, lorsqu’ils m’ont proposé d’en courir une partie avec eux. Quarante-cinq kilomètres plus loin, je peux dire que ça en valait grandement la peine puisqu’on se bat contre nous-mêmes, surtout lors des derniers kilomètres. Chaque pas devient mental et tout est une question de volonté. Chaque coureur a le loisir de dire que la douleur est trop grande. Tout un chacun aurait raison de cesser, mais la sensation de réussite est tellement forte…

L’arrivée en ville du Défi fut incroyable et juste pour cette section du parcours, ça en valait grandement la peine. Le peloton a retrouvé ses jambes à ce moment, avec les spectateurs présents qui continuaient à encourager et à effectuer des dons. C’était à en donner la chair de poule.

Bravo au sextuor

Je voudrais également féliciter le sextuor qui a parcouru les 105 kilomètres. Ceux-là ont eu à se battre et à se motiver plus que quiconque au cours de la journée exténuante qu’ils ont connu.
Ensuite, je crois qu’il serait de mise de remercier Mario Tremblay. Depuis mon arrivée à Rouyn-Noranda, il n’a cessé de marteler qu’il m’embarquerait dans la course. Je crois que c’est chose faite et pour ceux qui cherchent une activité de remise en forme ou tout simplement pour continuer à bouger, il s’agit d’un choix logique.

Comme le disait Clermont après la course de vendredi, on ne peut pas tricher à la course et ce qui est encore plus plaisant est que cela ne demande aucune aptitude spécifique. Il faut seulement vouloir bouger et accepter de payer le prix, comme l’a souvent répété Richard Martel, car il s’agit du sport le plus exigent physiquement que j’ai pratiqué.

Sauf que l’impression de bonheur et de réussite lorsque l’on vient de terminer une longue sortie est tellement gratifiante que ça en vaut certainement la peine et je vous recommande fortement de tenter le coup cet été.

Au plaisir de se croiser, au trot, dans la Capitale du cuivre.

Connaissez-vous la course minimaliste?

- 14 mai 2011

La course nu-pieds est en plein essor dans le monde entier, mais au Québec, cela tarde encore à gagner en popularité. (Photo: Marie-Hélène Paquin)

Dans la dernière semaine, j’ai eu la chance de me plonger dans le milieu de la course à pied.
Les entrevues avec les podiatres, physiothérapeutes éducateurs physique et marchands de souliers m’ont permis d’en savoir plus sur cette façon de courir, que ce soit nu-pieds ou encore avec des souliers qui permettent d’obtenir des sensations qui approchent la nudité, au niveau du pied, bien sûr!

Vous pouvez consulter l’entièreté du dossier en cliquant ici.

Cela m’a convaincu de l’essayer également et je me suis rapidement aperçu que le mouvement est nettement plus naturel de la plante du pied jusqu’au talon.
La question que je me pose est serez-vous tentés de l’essayer?

Vous avez envie d’une course matinale?

- 12 avril 2011

Dans ce cas, je vous convie à venir nous rejoindre Ian Clermont et moi, ainsi que quelques autres coureurs motivés à 6h15, devant le Momentum au centre-ville pour parcourir 10 kilomètres aux aurores.

Plus ou moins secrètement, Ian et moi espérons que cette tradition, vieille d’à peine un mois ou deux, fasse sa trace, surtout avec des températures qui commencent à être plus clémentes.

Si vous avez envie de prendre un peu d’air avant de commencer la journée, ne vous gênez surtout pas et sachez que nous faisons la distance entre 50 et 60 minutes.

Au plaisir de trotter dans votre sillon!

Apprendre à courir

- 5 avril 2011

La course à pied, comme je le découvre en vue de ma préparation pour ce fameux Défi de la 117 où je courrai un marathon, est un sport des plus exigent physiquement.

Par contre, je vous suggère mon entretien avec Mario Tremblay en cliquant juste ici.

Il souligne avec justesse pourquoi il est important d’avoir une structure de course afin d’éviter la seule chose qui peut arrêter un coureur, les blessures, en excluant le manque de temps, bien sûr!

Par ailleurs, il est toujours possible de s’inscrire au Défi de la 117 pour courir 10 kilomètres. Pour ce faire, il ne vous suffit que d’envoyer un courriel à l’adresse suivante: info@defiiamgold.org

Quand le doute s’amène

- 18 mars 2011

Chaque athlète a toujours trouvé son mur ou un obstacle qui lui paraissait infranchissable. Les meilleurs d’entre eux parleront plus tard embûches, comme étant des éléments qui les ont fait grandir en tant que sportif.
Je reviens encore sur ce coup de tête qui m’a emmené à me lancer dans cette aventure de courir sur 42,2 kilomètres avec les gaillards du défi de la 117 et j’ai commencé à me questionner à savoir si j’en serais capable.
Je me suis posé la question récemment, d’autant plus que mon patron à la rédaction m’a avoué qu’il ne me croyait pas capable de réaliser pareille distance.
La tendance lui donne raisons, car sur six semaines de course, je peux dire la moitié de mon entraînement -j’y reviendrai lors de la prochaine chronique- a été amputé de moitié par des problèmes de pieds, qui sont enfin réglés, enfin, à ce jour.
Ceux qui surmontent leurs difficultés ont souvent multiples raisons, que ce soit pour sa propre fierté ou encore pour faire mentir ceux qui n’ont pas toujours cru en eux. Parlez-en à Martin St-Louis et sa petitesse, ce dont je n’ai pas eu l’occasion. Il vous répondra que ses détracteurs sont longtemps été sa plus grande motivation.
J’ai pu m’entretenir avec Denyse Julien, une athlète de badminton qui a laissé sa marque, avec trois médailles d’or lors des Jeux Panaméricains de 1995.
«Quand je m’entraînais assez fort, je n’ai jamais douté lors de mes parties», a-t-elle avoué.
Du même souffle, elle a insisté sur la visualisation, dont elle est une adepte. «Je me couchais le soir en écoutant une cassette avec des vagues», a-t-elle décrit.
Julien en est une qui a réussi à passer par dessus plusieurs obstacles, car cela lui a pris cinq ans avant de conquérir le championnat canadien senior de badminton, en simple.
«Un moment donné je n’arrivais pas à gagner. Un entraîneur m’a dit que le meilleur moyen était de tomber, mais surtout de se relever, il faut prendre du positif des défaites», a-t-elle raconté.
Elle a d’ailleurs pertinemment comparé cette situation à celle du coureur qui frappe le mur. «Il faut savoir pourquoi cela arrive et faire ensuite les changements.»
Si je me fie donc à ses propos, le meilleur moyen de contrer les doutes est de courir, le plus souvent possible. Ce faisant, je réussirai peut-être à faire mentir mon supérieur, en espérant qu’il n’en garde aucune rancune, si je réussis ce défi.
D’ici là profitez du beau temps pour faire vos premiers pas, ou même sortir vos culottes courtes, comme l’a déjà fait le courageux Ian Clermont.