Je n’avais jamais cru que j’aurais autant mal aux jambes un jour.
Il faut dire que j’ai un peu provoqué cette douleur en m’embarquant dans le Défi de la 117 lancé par Ian Clermont et Mario Tremblay cet hiver, lorsqu’ils m’ont proposé d’en courir une partie avec eux. Quarante-cinq kilomètres plus loin, je peux dire que ça en valait grandement la peine puisqu’on se bat contre nous-mêmes, surtout lors des derniers kilomètres. Chaque pas devient mental et tout est une question de volonté. Chaque coureur a le loisir de dire que la douleur est trop grande. Tout un chacun aurait raison de cesser, mais la sensation de réussite est tellement forte…
L’arrivée en ville du Défi fut incroyable et juste pour cette section du parcours, ça en valait grandement la peine. Le peloton a retrouvé ses jambes à ce moment, avec les spectateurs présents qui continuaient à encourager et à effectuer des dons. C’était à en donner la chair de poule.
Bravo au sextuor
Je voudrais également féliciter le sextuor qui a parcouru les 105 kilomètres. Ceux-là ont eu à se battre et à se motiver plus que quiconque au cours de la journée exténuante qu’ils ont connu.
Ensuite, je crois qu’il serait de mise de remercier Mario Tremblay. Depuis mon arrivée à Rouyn-Noranda, il n’a cessé de marteler qu’il m’embarquerait dans la course. Je crois que c’est chose faite et pour ceux qui cherchent une activité de remise en forme ou tout simplement pour continuer à bouger, il s’agit d’un choix logique.
Comme le disait Clermont après la course de vendredi, on ne peut pas tricher à la course et ce qui est encore plus plaisant est que cela ne demande aucune aptitude spécifique. Il faut seulement vouloir bouger et accepter de payer le prix, comme l’a souvent répété Richard Martel, car il s’agit du sport le plus exigent physiquement que j’ai pratiqué.
Sauf que l’impression de bonheur et de réussite lorsque l’on vient de terminer une longue sortie est tellement gratifiante que ça en vaut certainement la peine et je vous recommande fortement de tenter le coup cet été.
Au plaisir de se croiser, au trot, dans la Capitale du cuivre.
