Logiciels québécois et qualité du français (suite)

- 11 décembre 2012

Il y a des commentaires qui me redonnent confiance en l’humanité. En voici un, reçu suite à mon billet « Mon nom d’usagé ? » sur la piètre qualité du français dans deux logiciels québécois. Tout n’est pas perdu.

Je suis l’éditeur d’une des applications dont Pascal parle dans son billet, celle où on retrouve « de façon plus général » et « chocolats favories ».

Et je ne peux que lui donner raison, je crois que l’utilisation d’un bon français devrait être une des priorités lors du développement d’un logiciel. Surtout si l’on se targue de dire que c’est un produit 100% québécois.

À moins de créer un logiciel qui contient des centaines de pages de texte, je ne crois pas que le coût relié à la traduction ou à la correction soit très élevé. Dans mon cas il y a l’équivalent de quelques pages de texte dans l’application. Comme je n’ai pas les moyens de me payer un correcteur, j’ai envoyé par courriel ces quelques pages à une connaissance qui m’a retourné le tout quelques heures plus tard.

On peut toujours sortir l’excuse du délai de livraison. C’est vrai que dans mon cas à cause de la nature de l’application je voulais absolument qu’elle soit disponible le 1er décembre. Mais comme j’ai dit, c’était une question de quelques heures.

Je m’affaire en ce moment de modifier l’application pour qu’elle soit d’un français impeccable. Je ne peux promettre qu’il ne se glissera pas quelques coquilles, mais je ferai de mon mieux. Et je crois qu’à l’avenir j’en ferai toujours une priorité.

Ce qui me plaît dans ce commentaire, c’est qu’on sent le désir d’offrir un meilleur produit, de l’améliorer constamment. C’est rassurant.

L’application Android s’appelle Père Noël Mobile.

En tant qu’utilisateur, ce qu’on voit d’un programme ou d’une application, c’est son interface et la qualité de son français. Si un programmeur ne se soucie pas de l’orthographe, est-ce qu’il se soucie de faire de la belle programmation, d’optimiser son code? On peut aussi imaginer que la section d’aide et les FAQ du site seront plutôt dégarnies.

Pascal Forget

P.-S. Quand j’écrivais qu’un réviseur-correcteur ne coûte pas cher, je ne veux pas dénigrer le travail des traducteurs, bien au contraire. Mais c’est un coût minime par rapport à ce que coûte le développement d’un logiciel. Et le résultat est concret!

Catégories: Réponse aux courriels

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