Mon nom d’usagé?

- 6 décembre 2012

Fautes applications QC

J’essaie en ce moment deux produits québécois et je dois partager mon désarroi. Il me fait normalement plaisir d’encourager les produits québécois… Mais là, j’ai un malaise: il y a tellement de fautes d’orthographe que les utiliser est pénible.

Des exemples? « Activée la télé surveillance », « profile de l’utilisateur », « Error de désarmement », « doit avoir la devise pour accèder et débarrer ». (J’ai mis du temps avant de comprendre que « devise » était une très mauvaise traduction de « Device »), « de façon plus général », « chocolats favories ».

J’espère que les corrections seront apportées rapidement.

Pour ceux qui savent encore écrire: il y a de l’avenir pour les correcteurs et réviseurs spécialisés en interfaces de logiciels et d’applications.

Pascal errare humanum est mais y’a des maudites limites Forget

P.-S. Pour tourner le fer dans la plaie, j’ai reçu aujourd’hui un courriel en français impeccable qui provenait d’un développeur espagnol.

Frank & Oak

P.-P.-S. Je ne parlerai pas ici de Frank & Oak, une compagnie de vêtements pour hipsters basée à Montréal. Leur site est temporairement en anglais depuis le lancement en février , pour « accélérer nos chances de succès et de survie dans un univers principalement anglophone ». Parce que du français dans un site, ça fait plouc? Que traduire un site coûte trop cher? Trouvez-vous ça normal?

Catégories: Critiques express

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26 commentaires

  1. Jacques Langlois dit :

    J’attends que les occasions sur le net mais dans la vie en 3D pour compléter mon 19?ième formulaire à l’office de la langue.
    J’achète rarement quoi que ce soit qui n’a pas été traduit…ou mal traduit (je ne parle pas d’une phôte de conjugaison ou deux), !

    Je suis plus conciliant sur les sites non traduit si je n’ai rien à acheter.

    Je suis implacable lorsque c’est Canadien ou très irrévérencieux lorsque c’est Québécois, voir impoli et très impoli dans certain cas, ou le patron me raconte des bobards du genre la traduction coûte trop cher.

    Au Québec ça ne devrait rien coûter pour traduire en français, ça devrait être en premier ou uniquement en français…

    Si tout les francophones faisaient la moitié de ce que je fais, nous n’aurions même pas à en parler!

    En 2012: « …ça coûte trop cher de traduire… »: non seulement ça me fait rire mais ça m’insulte de me faire servir cette argument encore et encore depuis les années 50 (19)…même d’une compagnie chinoise…

  2. Nicolas dit :

    « Configuration réseaux » avec un « x », 3 fautes dans une seule petite fenêtre, je n’ose imaginer le reste…

  3. LeTechnophile dit :

    Mes yeux saignent… mais pas autant que lorsque je vois une enseigne de commerce, pour laquelle le commerçant a PAYÉ et qui reste affichée, sans possibilité de correction, pendant des ANNÉES.

    Au moins, le logiciel peut être mis à jour en quelques secondes (ou minutes, au pire)… mais ça demeure impardonnable quand-même, surtout avec des outils comme Antidote sur le marché!

  4. Guy dit :

    J’ai malheureusement une autre opinion…

    J’adore la langue française, elle est belle et mélodieuse. Beaucoup plus visuelle, imagé et poétique que l’anglais…

    Mais les langues suivent les lois de la nature… Extinction, adaptation… et dans notre monde, notre planète de plus en plus petite à l’échelle des communication, l’anglais est le langage commun le plus aisé.

    Je prône POUR la traduction, et de la meilleure qualité possible. Mais force est de constaté qu’il est parfois moins cher d’acheter un produit de l’extérieur du Québec. Qui sera alors possiblement 100% anglophone dans son utilisation.

    Je comprend que nos parents et même beaucoup de gens de ma génération (30 – 40 ans) ont encore de la difficulté avec l’anglais. Mais dans notre système d’éducation actuel et avec les communication Internet qui sont mondiale, je m’attend à ce que les génération suivante (moins de 30 ans) et mes enfants, vivent dans un Québec parfaitement bilingue (comme au nouveau brunswick) et ou l’utilisation d’une langue ou de l’autre ne « leur fais pas un plis » …

    Et à terme, l’anglais dominera surement…

    C’est plate pour la langue française, mais c’est une réalité d’assimilation identique à celle vécu par les amérindiens qui vivant ici en 1600, par bien d’autre peuple dans le monde à travers les âges…

    Et pour ceux qui diront que l’on DOIT PROTÉGER LA LANGUE FRANÇAISE… je dirai que vous n’avez peut-être pas tort… mais que je ne suis pas à 100% daccors…

    quand l’épicerie coûte 30% plus cher en quelques années, que les gens de la classe moyenne ou les plus pauvre ont eu une croissance de leur salaire de seulement 15% pendant la même période et que les soins de santé sont difficile… Ça m’enrragerais de voir encore de l’argent dépensé pour la langue quand l’important devrait être la bouche à nourrir… ou à guérir…

    J’ai déjà fait de la traduction pour un distributeur informatique afin que ses manuels d’instruction soit en français… et je peux vous dire que la meilleure solution en traduction, c’est de s’assurer que le traducteur traduisent d’une langue qu’il connait vers sa langue maternelle… Et qu’un deuxième traducteur fasse un « proof reading »…

    Bon, ce post est simili politique, mais d’un point de vue techno, les paramètre d’un appareil, ça se comprend mieux en anglais… et les forum qui nous fournissent les meilleures réponse à nos problème d’ordi, sont plus souvent qu’autrement en anglais…

    Faut s’adapter…

  5. Bixy dit :

    Remarque amicale Pascal :) tu fais aussi des fautes, le monde te le font souvent remarqué mais à part ça on s’empêche pas de venir tes articles hehe. Si je me trompe pas tu utilises Antidote donc c’est pas si parfait que cela à mon avis, la machine ne remplacera jamais l’homme.. :P

    Juste une note, même sur Canoe, je remarque qu’il y a de plus en plus de fautes.. pourtant c’est supposé être un site professionnel tout comme tes 2 produits.. dans ce cas je trouve cela un peu plus déplorable que tes 2 logiciels… enfin bref my 2 cents..

  6. Mathieu dit :

    Quand je lis le commentaire de Guy en désaccord et triste.

    Désaccord de penser que les langues suivent les « lois de la nature ». Si les lois de la nature prônait l’hégémonie d’un seul critère, tout le monde aurait les yeux et les cheveux foncés. Une maladie pourrait ravagerait toutes les variétés d’un légume ou d’une céréales, alors qu’heureusement, la diversité fait en sorte que l’on peut déguster différents types de houblon dans une bière, et différents cépages dans le vin.

    Je suis d’accord avec vous pour dire que les produits culturels se traduisent rarement bien. Mais n’est-ce pas pour le mieux ? La richesse et le caractère unique d’une langue provient aussi de ces jeux de mots qui ne peuvent être rendus dans une autre langue ! Ce n’est pas une question de traduction instantanée, c’est une question de culture, qui récompense l’effort, soit-il pour la lecture d’une oeuvre de Shakespeare, ou celle d’une oeuvre de Molière. J’ai 26 ans, et je me considère très habile en anglais. Avoir un intérêt pour les langues du monde ne devrait pas signifier d’avoir à se couper de notre langue maternelle.

    Je suis triste de penser qu’on puisse proposer, sous l’expression il faut s’adapter, d’abandonner notre langue, jugée inutile à terme, pour rejoindre un boullie universelle qui goûte toujours la même chose. Je crois pas que nos ancêtres, pour certain étant arrivé il y a environ quatre cent ans, seraient fiers de voir que nous soyons prêt à abandonner notre héritage culturel pour nourrir la bouche.

    Franchement, Lord Durham avait-il raison de dire nous que nous étions un peuple sans culture ? Je finirai peut-être malheureusement par le croire, compte tenu que des langues bien moins parlées que le français continue de vivre dans des conditions économiques plus précaires qu’au Québec. La faim n’est quand même pas la première cause de mortalité ici, faudrait quand même pas se servir de ce prétexte pour constamment remettre à un jour éventuel la protection du français, qui cela dit, n’est pas du tout incompatible avec la maîtrise d’une ou plusieurs autres langues.

    Merci de me publier !

  7. Mathieu dit :

    *Quand je lis le commentaire de Guy, je suis à la fois en désaccord et triste.

    Désolé de la coquille

  8. alex dit :

    moi, des fautes d’orthographes sa ne fait pas de différence maintenant, puisque les écoles montre aux enfants a écrire oiseaux comme il se prononce oizeau

  9. Realnoize dit :

    C’est certain que les traductions ne coûtent pas cher. Les traduction Google, on s’entend.

    Si on veut avoir une traduction qui se tient, désolé les amis, mais je travaille dans un domaine où la traduction est primordiale (vers le français ou vers l’anglais) et une bonne traduction mérite qu’on y assigne un bon traduction, et un bon traducteur, ça se paye.

    N’importe qui peut traduire des mots. Mais pas n’importe qui est capable de traduire le sens derrière les mots. Le 3/4 des traductions vers le français sont pourries (à mon avis) et les structures de phrases laissent transparaître que c’est une traduction. Oui, c’est plus intelligible pour ceux et celles qui ne comprennent pas la langue originale. Mais est-ce une traduction fidèle? La plupart du temps, NON.

    En cinéma, lecture, jeux vidéo, je préfère de loin la version originale. Qu’elle soit en anglais, en espagnol, en allemand, en japonais… peu importe. Je mettrai des sous-titres au pire. Parce que 95% du temps, les traductions francophone m’horripilent, ne traduisent pas aussi bien les émotion des personnages, les expressions et jeux de mots ne suivent pas, et je suis tanné d’entendre Bernard Fortin dans tous les maudits films (rien contre Bernard Fortin personnellement, mais j’ai l’impression de l’entendre partout! – C’était Yves Corbeil, il y a à peine quelques années, qui était partout).

    Si nous ne sommes pas contents qu’un produit ne soit pas disponible en français au Québec, et bien n’achetons pas! Mais dieu du ciel, cessons de vouloir brimer les droits de ceux qui eux, voudraient acheter quand même…

    On n’assurera JAMAIS la survie du français en FORCANT les gens à le parler ou à l’utiliser. Est-ce que vous seriez porté à aimer une langue qu’on tente de vous enfoncer dans la gorge de force? Évidemment non. Et bien nos anglophones et immigrants n’aiment pas ça non plus. Et la PIRE façon de les faire parler français, c’est de les forcer à le faire. Parce que dès que vous aurez le dos tourné, ils vont cesser de le parler…

    On fait aimer une langue par l’exemple. NON par la force. Quel exemple notre société donne-t’elle quand on se satisfait de la qualité médiocre de la langue de nos finissants du secondaire? Certains écrivent bien, évidemment, mais pour beaucoup, écrire une phrase de plus de dix mots sans faire de fautes au deux mots, c’est tout un défi.

    Ce que je vois, c’est que nous sommes plus intéressés à partir en guerre contre les autres, que de vraiment se défendre contre l’envahisseur… qui vient de l’intérieur… Notre langue est en train de se scléroser de l’intérieur, et tout ce que l’on trouve à faire, au lieu de trouver un remède, c’est d’envoyer des commandos pour tuer les méchants ennemis qui nous attaquent de l’extérieur….

    Tient-on vraiment à notre langue?

    Si oui, alors aimons-là, et cessons de faire la guerre aux autres. Donnons aux autres le GOÛT de la parler. Au lieu de les forcer.

  10. Martin dit :

    Je capote quand je lis des choses comme « parce que mon antivirus est en anglais, je suis brimé et mes enfants parleront anglais »… il est où le lien? Si votre antivirus a des répercussions sur la langue utilisée à table au souper, sucks to be you…!

    Pour revenir au sujet principal, si c’est traduit tant mieux, sinon tant pis… mais tant qu’à faire la job, elle devrait être bien faite!

  11. Martin dit :

    Étonnant quant même qu’ils aient écrit correctement Port au lieu de « Porc » ou « Cochon » lol

  12. Mathieu Delisle dit :

    J’ai acheté un rack pour mon ipad mini pour mettre dans la voiture. Sur le coté de la boite, en anglais et francais ca dit lire les instructions au verso de la boite pour l’assembler. Je vire la boite a l’envers et surprise… tous est en chinois!

  13. Mazinger Z dit :

    Il y aura toujours 2 types de personnes sur Terre: les fonceurs et les soumis. Guy fait partie de la 2e catégorie en prônant l’unilinguisme anglais car supposément le français n’est pas assez riche pour traduire les termes anglophones.

    La mondialisation n’en sera jamais une si on se contente de suivre le modèle anglo-saxxon car finalement, ça revient à se baser sur une culture. La mondialisation en sera vraiment une quand tous les peuples en ce monde auront le droit d’avoir leur voix représenté et non pas seulement ceux des anglos-saxxons comme c’est le cas actuellement.

    De plus, ce n’est pas vrai que le monde entier va abandonner sa langue nationale pour s’assimiler à l’anglais. Le monde ne sont pas tous aussi soumis que Mr. Guy. Certains ont encore leur fierté.

    Enfin, venons-en au fait. Il n’y a strictement aucune raison d’avoir une version aussi bâclée. La personne qui a fait cette traduction n’est simplement pas professionnelle. Tous les termes anglophones ont un équivalent en français, espagnol, allemand, etc. qui sont toutes des langues plus riches que l’anglais.

    Au lieu de sombre dans le défaitisme, la soumission et la soi-disant facilité, bottons-nous le c… et faisons simplement des efforts pour que notre langue soit respectée dans les traductions. Il n’y a strictement aucune raison d’avoir une m… pareille, si ce n’est que la personne ayant fait cette traduction n’a pas voulue se forcer le moindrement.

  14. Jacques Langlois dit :

    Si je comprends bien ma liberté de choix, selon certains, c’est que j’achète ce qui est offert en anglais seulement, ou je n’achète pas. Surtout je ne demande pas que cela soit offert aussi en français, selon la loi lorsque cela est le cas, car le faire brimerait les droits de ceux que cela ne dérange pas !
    WOW!
    Si on devrait appliquer ce principe à la langue, peut-on le faire pour tout?
    Pourquoi pas?
    C’est juste pour la langue?
    Pourquoi donc?

    Si j’applique ce genre de principes et le reste des énoncés qui sont venus avec, il n’y aurait plus bientôt qu’une seule culture et qu’une seule langue sur la planète!
    Il ne me reste plus qu’à m’y préparer adéquatement et de me mettre au…chinois ! Au mandarin ou au …???
    C’est pour quand exactement?
    Bientôt, à l’échelle dont on parle, cela doit bien être plusieurs dizaines d’années.
    Ouf, je devrais pouvoir m’en passer, car à 62 ans je devrais mourir avant que cela soit nécessaire.

    J’y pense, avec les technologies de l’ADN qui évoluent, on devrait bien pouvoir en arriver aussi à une seule race et une seule couleur sur le globe terrestre entier?

    Vive l’évolution!

  15. Jacques Langlois dit :

    « On n’assurera JAMAIS la survie du français en FORCANT les gens à le parler ou à l’utiliser »: c’est pourtant comme cela que l’anglais comme langue et comme « peuples »: anglais, états-uniens, se sont imposés partout dans le monde et le font encore dans plusieurs parties du monde de 2012!

  16. Jacques Langlois dit :

    « Si oui, alors aimons-là, et cessons de faire la guerre aux autres. Donnons aux autres le GOÛT de la parler. Au lieu de les forcer »
    En quoi demander d’être respecter de « la » minorité anglophone et des autres minorités en leurs demandant de parler la langue de la majorité locale à l’échelle de la planète, dans la vie de tout les jours, dans la rue, au travail entre nous, est-elle une guerre?
    En Italie, les nouveaux-arrivants qui s’attendent à y rester un minimum de plusieurs d’années, apprennent-ils l’italien parce qu’ils ont le goût de l’apprendre car les italiens parlent bien leur langue?

    Et moi, lorsque j’étais adolescent et les autres de mon âge, pour la majorité, n’ont-ils pas été forcé d’apprendre la langue de la minorité, MINORITÉ, pour être capable de répondre à la MINORITÉ dans leur langue anglaise? Pendant ce temps même bilingue, les francophones continuaient à occuper des postes de minorités alors que majoritaire à 85% et la minorité anglophone unilingue continuait à occuper les plus hautes sphères de la société!

    SVP, « l’histoire » parle par elle même et n’ouvrez de portes remplis d’arguments connus et remâchés, appartenant à l’histoire et qui ont mené à la création de la bien timide loi 101 et à son application encore plus gênante…car là vous entrerez dans une guerre par les plus grandes portes que vous n’aurez jamais imaginées.

    Une des plus fortes jamais entendue: « Si nous ne sommes pas contents qu’un produit ne soit pas disponible en français au Québec, et bien n’achetons pas! Mais dieu du ciel, cessons de vouloir brimer les droits de ceux qui eux, voudraient acheter quand même… », plus précisément: « cessons de vouloir brimer les droits de ceux qui eux, voudraient acheter quand même ».
    En quoi demander du français pourrait brimer ceux qui sont content avec la version anglaise! Arrive-t-il souvent que l’anglais ne soit pas offert?

  17. Je suis l’éditeur d’une des applications dont Pascal Parle dans son sujet soit celle où on retrouve « de façon plus général » et « chocolats favories ».

    Et je ne peux que lui donner raison, je crois que l’utilisation d’un bon Français devrait être une des priorités lors du développement d’un logiciel. Surtout si l’on se targue de dire que c’est un produit 100% québécois.

    À moins de créer un logiciel qui contient des centaines de pages de texte, je ne crois pas que le coût relié à la traduction ou à la correction soit très élevé. Dans mon cas il y a l’équivalent de quelques pages de texte dans l’application. Comme je n’ai pas les moyens de me payer un correcteur, j’ai envoyé par courriel ces quelques pages à une connaissance qui m’a retourné le tout quelques heures plus tard.

    On peut toujours sortir l’excuse du délai de livraison. C’est vrai que dans mon cas à cause de la nature de l’application je voulais absolument qu’elle soit disponible le 1er décembre. Mais comme j’ai dit, c’était une question de quelques heures.

    Je m’affaire en ce moment de modifier l’application pour qu’elle soit d’un français impeccable. Je ne peux promettre qu’il ne se glissera pas quelques coquilles, mais je ferai de mon mieux. Et je crois qu’à l’avenir j’en ferai toujours une priorité.

  18. Mazinger Z dit :

    On se permet beaucoup de liberté concernant le français, je trouve. Est-ce que vous oseriez même vendre un produit dans la langue de l’Empire ayant des fautes d’orthographe? Je ne pense pas, moi.

    Alors, il n’y a pas à glisser des coquilles ici et là en se disant que ce n’est pas grave. On a parfaitement le droit d’avoir une version française ayant une qualité aussi bonne que la version de l’Empire.

    D’ailleurs, je serais partisan que la loi 101 ajoute un texte obligeant les commerçants à utiliser un français adéquat. Car là, les entreprises s’imaginent que mettre une version française bâclée est acceptable et c’est même une tactique pour nous inciter à adopter la version anglaise. Je vais en faire part à Mme Marois

  19. Jacques Langlois dit :

    Jean-François: mais quelle genre de langue française parle donc votre connaissance pour traduire je ne sais trop quoi en « chocolats favories » et devise pour device, et quoi d’autres ???
    Puis: « Error de désarmement »: il y-a-t-il un francophone en ce monde qui ne sait pas qu’error n’existe pas en français ???

    C’est honteux de la part d’un éditeur Québécois, même si vous l’admettez, je tiens tout de même à le souligner à nouveau.

    Avez-vous demandé à une connaissance non francophone, qui parle un français approximatif de faire cette traduction?

    Je suis éberlué par aussi peu de fierté pour votre langue!
    Je suis insulté pour aussi peu de respect pour vos clients francophones et compatriotes !
    C’est profondément insultant!

    Je pari que la version anglaise de votre produit est impeccable.

  20. Guy dit :

    Je suis abasourdi… c’est devenu une guéguerre sur chaque personne ayant son opinion, on me cite 2 ou 3 fois en prenant une seule phrase hors contexte… c’est à la limite du pathétique…

    Je résume clairement ma pensé:

    Je veux, moi comme personne et comme membre de notre société, avoir des produits en français et en français de qualité.
    Si une compagnie ne peut me fournir en français ou si le français utilisé est de piètre qualité, MOI, PERSONELLEMENT, je préfère utiliser l’anglais.
    Pour toute personne qui VEUT absolument le français, je vous encourage à ne pas acheter si le produit est disponible seulement en anglais ou si le français est mauvais.
    Si vous êtes offusqué par la qualité de la langue dans un produit, adressé une plainte directement à l’éditeur du produit. Il ne sait peut-être même pas qu’un de ses employés (ou autre) à laissé sortir le produit ainsi.

    Et en tout temps, j’aime bien me rappeler que j’ai le droit de choisir d’utiliser un produit dans la langue qui me plait… Français pour les livres, Anglais pour les film, aux choix pour l’informatique selon le cas… Et pourquoi pas les deux à la fois quand j’écoute Simple PLan avec Marie-Mai…

    À la façons dont le français est défendu au Québec, et pour avoir vécu dans plusieurs partie du Québec, pour avoir vu et côtoyer des gens qui ont aujourd’hui 45 ans, 30 ans et beaucoup de jeune de 16 à 20 ans, MON OPINION, c’est que le français va mal et ça ne va pas aller en s’améliorant.

    Et surtout, je peux vous dire que la critique envers une chose, un produit ou une personne ne donne généralement presque rien. Les commentaire positif et les suggestion à l’amélioration elle apporte des résultats…

    Et je dois dire que je suis presque daccors avec une idée suggéré plus haut… une loi qui dirait en clair : « Tu veux vendre ton produit au Québec, il doit être disponible en français et de qualité vérifié… »

    Oups, mais attendez donc une seconde… ça va vouloir dire qu’il coûtera un peu plus cher de produire un bien vendu au Québec …

    Donc le manufacturier va me le vendre plus cher hein?

    Oups, la version Française coute plus cher, bof, je vais le commander direct sur le site en anglais, je vais payer moins cher…

    Oups, mauvaise solution…

    Soyez honnête… quelqu’un à une idée de solution pour avoir un français de qualité dans les produits tout en étant juste et équitable pour tout le monde et en respectant tout le monde?

    La seule que je vois, n’achète pas si c’est pas disponible en français et à ton goût, et plaint toi directement aux personnes concernée…

    Bon « QQing » tout le monde…

  21. Realnoize dit :

    Je pense que plusieurs personnes ne m’ont pas compris.

    Défendre le français, ça ne devrait pas être synonyme d’attaquer les autres langues. Quand on est rendu à vouloir forcer des anglophones (ou peu importe la langue) à parler français entre eux dans des lieux publics, alors ne vous étonnez pas que le reste de la planète nous traite de xénohobe. Car contrairement à ce que certains peuvent penser, une telle mesure n’EST PAS « protéger son français », mais « démoniser l’anglais ».

    Alors cessons d’être hypocrites et fonçons jusqu’au bout…

    Passons une loi qui va interdire tout produit qui n’a pas d’instructions ou d’étiquette en français au Québec. Imposons des amendes aux vendeurs fautifs, ce qui en fera fermer plusieurs (pas graves, c’est des anglophones de toute façon!). Ça aura aussi le résultat que plein de compagnies vont juste simplement choisir de ne pas vendre leurs produits au Québec, ou bien vont nous charger plus cher pour leurs produits. Est-ce que le Québécois moyen est prêt à accepter ça?

    Interdisons la vente de films étrangers ou en anglais si les versions françaises ne sont pas sur les disques. Imposons des amendes aux cinémas qui passent des films anglophones! Ici, c’est en français ou rien du tout!

    Fermons les écoles anglophones. Collèges, cégeps et universités. C’est en français que ça se passe « icitte ». Enseigner l’anglais à nos enfants, ça sert à rien, on est au Québec, c’est en français ici.

    Forçons les commerces qui ont un nom « anglophones » à se franciser. Allons plus loin! Même les noms qui « sonnent » anglophones. (je ris mais c’est déjà le cas). Et comme une compagnie est une personne morale, poussons la loi à s’appliquer aux personnes physiques!!! Tous ceux et celles qui s’appellent John devront changer pour Jean. Ou du moins ajouter « La personne qu’on appelle… » avant son nom pour lui donner un côté « francophone ».

    Ben oui, j’exagère et c’est ridicule tout ce que je dis. Mais c’est parfois À PEINE plus ridicule que ce que certaines personnes (pas nécéssairement sur ce forum) disent.

    Si on veut défendre le français, on le défend en l’encourageant. La défence, c’est pas de l’attaque. Je suis 100% pour qu’on défende le français et qu’on incite le plus possible nos jeunes à le parler. Mais le problème, c’est que l’attaque, la démonisation, n’a au bout du compte qu’un seul résultat: on va finir par complètement se « ghetto-ïser » du reste du monde. La SEULE façon complète et radicale de rester français pour le reste des temps, c’est de se couper complètement du reste du monde. Si on veut pas en arriver là, alors il faut trouver des compromis.

    Personne dit que c’est facile. Mais au lieu d’attaquer les autres, est-ce qu’on pourrait pas juste se défendre à la place? Et si vous voyez pas de différence entre défence et attaque, c’est peut-être qu’il est là, le problème…. ;)

  22. Guy dit :

    Realnoize : +1…

    Voilà… il faut trouver des compromis… et faire des choix personnel. Parce que les lois et les groupe dans notre société sont incapable de faire « le bon choix » qui conviendra à tout le monde…

    Pourquoi? Parce qu’un « bon choix qui conviendra à tout le monde », ça n’existe pas…

    On a tous nos idée, nos envie et nos opinions…

    Longue vie à la langue française ici… et vive le bon voisinage…

  23. Jacques Langlois dit :

    Des mesures de préventions, de protections et des exigences à respecter: est-ce de la défense ou de l’attaque ?

    Évidemment qu’il y a un coût à tout.

    La minimisation des coûts par la quantité est évidente, mais elle a ses limites.
    Ainsi qui mettra sur le marché un produit pour n’en vendre que quelques uns et espérer en tirer profit?
    La traduction a un coût qui doit être amorti par la quantité.
    Sony pour ne donner que cette exemple, offre ses produits avec des livrets d’instructions en plus de dix langues. Tymex et Sanyo offrent leurs montres également avec des livrets d’instructions en de multiples langues. Dans tout ces cas le français y est aussi inclus, y compris au Québec. Ses pratiques ont commencé bien avant que la loi 101 soit mise en vigueur.

    Ainsi les livrets d’instructions influencent très peu le coût final du produit; ce n’est que quelques sous par article.

    Les commerçants qui veulent vendre, nous vendront dans notre langue en nous fournissant des services et des livrets, des explications en français au Québec, comme ils le font en Italien en Italie et ainsi de suite.

    Les autres diront qu’ils n’ont pas les moyens et évoqueront plusieurs autres arguments comme s’ils sont forcés ils quitteront et des milliers d’emplois à cause de intransigeance de nos lois et des Québécois francophones et quoi d’autres que j’ai lu ici et ailleurs et que j’ai entendu depuis que le sujet m’intéresse et que l’on nous servait lorsque la loi 101 était dans les cartons de ses concepteurs.

    La campagne de peur, de dénigrement, que je lis sur le sujet, encore en 2012: ça c’est pathétique…et très insultant !

    Une compagnie Québécoise dont il est question ici et le sujet de départ, dont son propriétaire semble francophone en mettant sur le marché son produit en anglais n’a pas eu a utiliser un traducteur pour s’assurer que son produit était en anglais dans les règles de l’art ???

    Qui a dit que la meilleure défense était l’attaque?

  24. Realnoize dit :

    @ Jacques Langlois,

    Si une compagnie veut faire ses livres d’instructions en plusieurs langues, grand bien lui en fasse! Si une compagnie juge que c’est rentable pour elle de le faire ainsi, et bien c’est tant mieux pour nous.

    Mais entre ça, et obliger les distributeurs à la faire, il y a une marge. Savez-vous mon cher, que certains éditeurs (dans les jeux vidéos entre autres) ne publient simplement pas au Québec à cause de ce genre de restrictions? Bien sûr, on parle ici de jeux, souvent des importations japonaises de titres plus obscurs dont le marché est sommes toutes assez limité. Ces compagnies ont des marges de profits extrêmement minces, et ont simplement jugé que ça ne valait pas le coût. Quelques fois, il m’est arrivé de devoir commander certains jeux des États-Unis, car ils n’étaient pas distribués ici pour cette raison.

    Si je suis d’accord pour dire que les coûts sont relativement minimes si on étale cela sur des ventes de centaines de milliers d’unités, il reste que si un produit n’est pas une produit de « masse » destiné à être vendu en millions d’exemplaires dans une grande surface, devra faire grimper pas mal plus ses coûts pour cela.

    Forcer les distributeurs de la sorte, c’est ce que j’appelle « le syndrome Big Mac ». On va récolter seulement les produits « de masse » qui vendent beaucoup, populaires, et les petits produits plus particuliers, importations, produits qui ne sont pas aussi populaires, vont tout simplement disparaitre. Belle affaire ça!

    On pourrait revire votre argument de campagne de peur de l’autre bord. Vous dites que je fais une campagne de peur, moi je dis plutôt que trop de gens sont simplement inconscient de tous les rouages interreliés qui sont impliqués et inconscient des conséquences.

    Contrairement à ce que vous pensez, il existe plein de compagnies qui fabriquent des trucs et qui n’en vendent pas des millions. Si on sortait un peu de nos centres d’achats et magasins à grande surface qui ne vendent qu’évidemment que des trucs de consommation de masse, on réaliserait qu’il existe plein de compagnies qui vendent un produit pour évidemment faire de l’argent, mais pour qui l’argent n’est pas une fin en soi, et qui donc sont à l’aise avec des petites productions.

    Moi, je ne suis pas d’accord avec l’idée de pénaliser les petits en ne permettant qu’aux plus gros de pouvoir vendre leurs produits ici.

    Encourageons le français. 100% d’accord. Mais cessons de démoniser et de tapper sur les autres. Et arrêtons de penser que tout est tellement si simple dans la vie que tout se règle d’un coup de baguette magique.

  25. Jacques Langlois dit :

    Je me trouve très raisonnable et modéré !
    Si ma position est encore trop demandée pour quiconque, je n’accepterai pas moins pour autant !

  26. Guy dit :

    Bon ce billet date de quelque temps, donc possible que personne ne reviennent continuer la discussion…

    mais tout de même… voici un exemple de ce qui peut se produire quand il faut considérer la traduction dans les coût de production et de commercialisation d’un appareil…

    Je le répète encore, nous sommes dans un marché planétaire maintenant, ce qui signifie que ce qui vient d’ailleurs peut sembler venir… d’ailleurs…

    Alors il y a un choix à faire à un certain point… accepter un produit qui sera dans une langue plus « universelle » que la langue locale, ou voir le produit non disponible dans son pays…

    Voici l’article qui m’a fait revenir sur cette discussion:

    http://fr.canoe.ca/techno/materiel/mobiles/archives/2013/02/20130207-145109.html

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