Kickstarter, Indiegogo: payez maintenant, recevez un jour

- 3 août 2013

Socrates socks Kickstarter fail
Combien de fois avez-vous entendu l’expression Achetez maintenant, payez plus tard dans les publicités?

Avec les sites de financement participatifs comme Indiegogo et Kickstarter, la tendance, c’est le contraire: vous payez maintenant et vous recevez… Un moment donné.

Parce que sur ces sites on ne commande pas simplement un produit. On commence par s’engager (pledge) à appuyer la création du produit. Vous ne payez que si l’objectif financier minimal du projet est atteint.

Dans un monde idéal, des gens avec de bonnes idées peuvent récolter de l’argent nécessaire pour concrétiser un rêve. En retour, ils s’engagent à partager les étapes de la création du projet avec les backers, ceux qui les appuient.

Dans la réalité, les projets accusent trop souvent du retard. Les projets qui semblaient simples se révèlent complexes. Parfois, les créateurs sont de piètres communicateurs.

J’ai appuyé il y a presque un an le projet de chaussettes inusables en kevlar Socrates. Même si le créateur affirme que la production est terminée depuis le 12 juillet, il n’y a toujours pas de photos des produits finis ni de date de livraison. Les messages vagues, évasifs et contradictoires du créateur ne font qu’ajouter à mes soupçons de m’être fait avoir.

Et si le créateur du projet dépense tout l’argent et abandonne le projet, comme ce gars qui s’est servi de l’argent recueilli pour déménager? Vous êtes laissé à vous-même. Dans les termes de service, il est bien indiqué que Kickstarter et Indiegogo ne sont que les entremetteurs, un site de rencontre entre gens qui ont des projets et d’autres qui ont de l’argent. Si le rendez-vous ne se passe pas bien, ce n’est pas leur problème.

De plus, les sites de financement sociaux évoluent: ils se commercialisent. Les compagnies s’en servent pour faire connaître leurs projets, tester des idées de produits. Ubuntu aurait très bien pu lancer le super téléphone Edge sans financement participatif. Mais demander aux gens intéressés de s’investir financièrement dans un projet (… même s’il ne s’agit pas d’un investissement!) est la meilleure des études de marché.

Malgré tout, je me laisse encore séduire souvent. Vous pouvez voir ici les projets Kickstarter que j’ai appuyé, dont la montre Pebble et le super projet québécois de montre Division Furtive (un modèle de projet bien géré). Je trouve intéressant de pouvoir aider directement des projets qui m’inspirent.

Quels sont les projets que vous supportez?

Pascal qui attend ses bas Forget

Ajout: Coup de coeur pour Exo, des barres de protéines de bébittes. J’ai pas pu résister

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Catégories: Critiques express

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3 commentaires

  1. Alain Forget dit :

    Pour le moment…. aucun!

    Toutefois, je suis toujours curieux de voir si les projets arrivent à produire quelque chose à la fin. J’admire les financiers, tout comme j’ai bien hâte de voir ta montre.

    D’un autre côté, ce genre de projet ressemblent au principe de la saucisse Highgrade, sans les saucisses; plus les gens donnent, meilleures sont les chances de réussite. J’admire beaucoup les gens qui donnent et s’engagent dans ces projets.

    Parfois, en lisant certains projets, j’ai comme l’impression qu’un boucher veut que je lui donne de l’argent pour qu’il me vende des abats d’animaux épicés et entubé dans les intestins de l’animal! Dit comme ça c’est bizarre, mais je mange des saucisses régulièrement quand même!

  2. Michel Bellemare dit :

    Kickstarter, Indiegogo ou le syndrome du Bof!

    Jusqu’à quel point «Kickstarter», ne dénature pas le principe derrière le capitalisme? Dans celui-ci, l’entrepreneur s’investit (temps, énergie et argent), dans son projet. Quand celui-ci réussit, il en tire les avantages et la fortune qui vient avec… mais il peut aussi tout perdre si le projet est mal foutu. Ici, nous sommes encore face au syndrome du «Bof!».

    Au lieu de demander l’aide du gouvernement, ici on demande l’argent des futurs consommateurs; et si ça ne fonctionne pas… Bof! Quel est l’investissement financier des instigateurs de projets dans «Kickstarter»? Pour moi ça serait une garantie, et en échange de cette garantie pour le consommateur (et des risques pour l’entrepreneur), il sera logique que celui-ci en profite en cas de réussite, et devienne un Steve Jobs ou un Bill Gates.

  3. Philippe Marcoux dit :

    Je me suis laissé tenter par 2 projets sur Kickstarter (une montre avec du bois original grain et le jeu Gears and pistons).

    La montre était sensée arriver au mois de mai mais je l’ai reçue le 8 août. :-(
    je suis néanmoins satisfait.

    Pour ce qui est du jeu, la livraison est prévue pour septembre… on verra bien mais le feedback des instigateurs du projet est excellent jusqu’à maintenant. Ils répondent A CHAQUE question qui leur est posée dans un temps très court, ce qui m’inspire confiance.

    Il est certain que de « backer » un projet équivaut à donner son argent à un pur inconnu en espérant recevoir quelque chose en retour, mais j’aime à penser que mon investissement servira à aider des gens à se lancer en affaire…

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