Du Québec bashing à Libé

- 23 février 2010

Le Québec bashing n’est pas réservé aux seuls « méchants » du ROC. Non monsieur. Voici que le quotidien Libération, dans son édition de samedi, ouvre ses pages à un écrivain Français – Laurent Sagalovitsch – établi à Vancouver.

Dans son article intitulé Comment leur clouer le Québec ? (admirez le calembour), il déplore le « combat d’arrière-garde (du Québec) pour sauvegarder coûte que coûte un morceau de France en cette Amérique foncièrement angliciste ».

Selon lui, « quand ils débarquent à Vancouver, les Québécois sont aussi retors que des inspecteurs du fisc, prêts à flinguer le premier officiel qui ne comprend goutte au français ».

La conclusion évidente de cette savante « analyse » consiste à dire que « comme une maîtresse délaissée par son amant volage parti pour s’en aller batifoler avec la voisine d’à côté, Québec l’a mauvaise, que ce soit Vancouver, qui attire sur elle, pendant deux semaines, toutes les paillettes médiatiques du monde ».

Comme la nétiquette de ce blogue interdit « la vulgarité, les propos injurieux, diffamatoires, obscènes ou offensants et les attaques personnelles », je m’interdis de commenter ce tissu de stéréotypes.

Ajout : Je me rends compte à l’instant que le texte de M. Sagalovitsch a été publié dans La Presse de ce matin.

8 commentaires

  1. Bouthillette René dit :

    Laurent Sagalovitsch , laissez-le écrire , laissez-le parler . Ce ne sera pas le premier  »cousin de France » qui putasse sa langue avec toutes sortes d’expressions anglaises et quant à moi , il peut bien en être fier .

    Et quand les gens de Vancouver en auront marre de votre petit doigt en l’air et que vous ne voudrez tout de même pas retourner en France , les portes du Québec vous seront grande ouvertes et sur ce point , que je ne nous aime donc pas !

    Un autre verre de Rouge M. Sagalovitsch

  2. Carole Chouinard dit :

    Une terre foncièrement angliciste.

    Hé ben bravo, il est quand même lucide le monsieur, moi j’aimerais que tous les Québécois le soient autant à ce sujet. :-D

  3. Michel Boivin dit :

    LAURENT SAGALOVITSCH dans sa lettre que La Presse a publiée dans son édition du 23 février, lettre publiée aussi dans les pages du Libération français, semble être ce type d’individu qui s’amène dans un pays étranger sans rien connaître du pays en question, sauf ce qu’il constate a priori : le climat est doux à cette latitude, la ville est belle (Vancouver), coincée entre les montagnes (les Rocheuses) et la mer (le Pacifique), dans laquelle il contemple « le soleil se suicider sur les vagues dansantes de l’océan ensanglanté», – à inscrire dans un ouvrage de stylistique française à l’usage des élèves du secondaire – prose édifiante de l’écrivain à l’imagination débordante qu’il est. Il découvre également que les Vancouverois parlent l’anglais, le cantonnais et le mandarin. Un tout petit nombre cependant parle le français, à peine 60 000 et ce, dans toute la province de la Colombie Britannique, précise-t-il. Monsieur Sagalovitsch sait bien sûr qu’il habite cette province, qu’elle fait partie du Canada, le pays qui l’a accueilli et que pour lui, semble-t-il, au-delà des Rocheuses qui marquent sa frontière à l’Est, le reste de ce grand ensemble doit ressembler au milieu qui est désormais le sien. Jusqu’au jour où Vancouver est la ville hôte des Jeux Olympiques d’hiver…
    Le monde entier s’amène donc pour les compétitions sportives, tant athlètes, médias internationaux que touristes. Voilà que parmi eux, Monsieur Sagalovitsch découvre une drôle de tribu parlant français – bien qu’avec un « accent chuintant» -, constate-t-il, d’une «bonhomie chaleureuse» : les Québécois ! Ces cousins d’Amérique à «l’ hospitalité toute méditerranéenne», souligne-t-il, comme bien des Français qui s’amènent ici aiment bien les percevoir. Toutefois, Monsieur Sagalovistch ne les apprécie pas autant que la majorité de ses compatriotes, les traitant de «fieffés francophones», de «pleurnichard[s]», de Québécois «contre le reste du monde», «mal aimé[s] du continent nord-américain», «d’emmerdeur[s] de tourner en rond». De quelque 70 000 qu’ils étaient à l’époque de la Conquête de la Nouvelle-France par les Anglais (1760), les francophones du Québec et hors Québec comptent aujourd’hui pour 22 % de la population canadienne, ce qui signifie quelques millions de locuteurs, quantité non négligeable, n’est-ce pas, noyés dans «cette Amérique foncièrement angliciste», comme le mentionne l’ineffable Sagalovitsch, qui semble toutefois ignorer que le Parlement canadien a adopté en 1969 la Loi sur les langues officielles, proclamant l’anglais et le français langues officielles de l’État fédéral canadien.
    Pour votre information, Monsieur le Français du Canada, votre pays adoptif est un pays bilingue, ne vous en déplaise. Ainsi, que les Québécois, tout comme les francophones hors Québec, se sentent légitimement en droit que leur langue soit reconnue au même titre que l’anglais, partout au pays, même à Vancouver, s’avère tout ce qu’il y a de plus fondé. Et de grâce, « l’expatrié qui a quitté en catimini la France pour ne plus avoir à subir la mauvaise humeur perpétuelle de [vos] adorables compatriotes», épargnez-nous vôtre condescendance et votre fiel méprisant à l’égard des francophones de ce pays qui ont le mérite de vouloir protéger leur langue, même s’il la «chuinte», comme vous le prétendez et comme le fait le signataire de cette réplique, comme enseignant du français, langue et littérature.
    Michel Boivin
    CEGEP régional de Lanaudière à Joliette

  4. Nicolas dit :

    Son texte a fait le tour de la blogosphère surtout qu’il a ete publié par le meme journal qui s’est moqué de Stéphanie Rochette. Il y a meme des blogs qui ont publié son adresse personnelle et son numéro de téléphone comme celui-ci dont l’URL est ici-bas:

    http://harakiri.ca/2010/02/le-journal-liberation-insulte-le-quebec-et-stephanie-rochette/

  5. jp dit :

    de JOANNIE Rochette plutot et non pas Stephanie.

  6. Dominique Dumas dit :

    On n’a qu’à lire les chroniques de Réjean Tremblay quand il est arrivé à Vancouver pour voir qu’il a totalement raison. Il a compris vite le français.

    Bizarre quand même que ce soit les séparatistes, ceux qui veulent quitter le pays, qui font plus chier les gens de Vancouver avec le bilinguisme.

    Stratégie?

  7. james dit :

    Une seule solution:

    Un gouvernement CONSERVATEUR, avec une MAJORITE ECRASANTE; apres, quand certains petits independendistes s’enerveront le poil et feront des grosses me-menaces, ils feront apres dans leurs culottes, car j’espere que Harper leur enverra toute l’armee pour occuper le territoire et leur casser la gueule!

    Faut mater ces petits merdeux!

  8. james dit :

    Je m’excuse si j’offense les petits delicats du political correctness, mais le comportement des quebecois est tout simplement du *terrorisme*, ou sympathisant aux terroristes!!! Et c’en est assez!!! Y FAUT QU’CA CHANGE!!!!! LES GENS DU CANADA SONT ECOEURES!!!!!

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