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Je t’aime all-dressed!

- 13 février 2015

pizza-coeur25Méchant dilemme pour les mordus de hockey alors que la Saint-Valentin tombe le même soir qu’un match entre le Canadien et les Maple Leafs.

Boston Pizza croit avoir trouvé la solution en proposant, encore cette année, des pizzas en forme de coeur.

«La détresse est palpable à travers la province et Boston Pizza se devait de venir en aide aux fans du CH, a expliqué Julie Dionne, directrice du marketing Québec pour la chaîne, dans un amusant communiqué transmis aux médias. Nous souhaitons leur rappeler que les pizzas en forme de coeur de Boston Pizza sont la solution idéale pour célébrer la journée de l’amour en famille ou en amoureux, sans manquer le Tricolore!»

Pour être honnête, je doute que cette solution soit parfaite pour un tête-à-tête… Même avec une bonne bouteille de vin. Mais ça vaut peut-être la peine d’essayer si vous êtes vraiment un inconditionnel du hockey.

Dans le pire des cas, si la conjointe le digère mal (!), vous serez minimalement libérés pour la prochaine Saint-Valentin!

(…)

Et maintenant, fermez-vous les yeux et imaginez un gars barbu, pleurant, seul, devant son téléviseur, en train de manger une nouvelle pizza en forme de coeur l’année suivante!

Il prend son téléphone et envoie un texto:

«Pardonne-moi! Je t’aimais all-dressed, bébé! Reviens. Je t’aime plus que Carey!»

 

Son nom: Yoan Moncada

- 6 février 2015

Moncada290x350Yoan Moncada n’est pas énormément connu. Puisqu’il n’a que 19 ans, il risque de faire jaser, mais pas avant quelques années encore.

Pour l’instant, le jeune Cubain enflamme les plus fervents amateurs de baseball (notamment sur les réseaux sociaux), lui qui est présentement joueur autonome et qui se retrouve à la recherche d’une équipe.

Moncada sera-t-il une future grande vedette du baseball majeur?

Difficile à dire.

Voici un texte qui résume son histoire et l’intérêt qu’il suscite auprès des plus grandes organisations du baseball majeur.

Les Yankees de New York et les Dodgers de Los Angeles seraient très intéressés, dit-on, à le mettre sous contrat.

Anthony Beauvillier, un choix judicieux pour le CH?

- 30 janvier 2015

Beauvillier-blogÀ chaque année, les partisans du Canadien de Montréal sont nombreux à souhaiter que l’équipe repêche quelques Québécois.

Pour la prochaine cuvée, le Tricolore aura peut-être l’occasion d’appeler l’attaquant Anthony Beauvillier. Pour le moment, selon le dernier rapport de la Centrale de recrutement, le jeune homme de 17 ans se retrouve au 49e rang des patineurs nord-américains. Or, d’après différents observateurs, il devrait logiquement être mieux classé.

J’ai moi-même été plutôt impressionné par l’athlète lors du match des espoirs de la Ligue canadienne, plus tôt ce mois-ci, lui qui était le capitaine de l’équipe de Don Cherry. Beauvillier, qui évolue avec les Cataractes de Shawinigan, a du caractère et semble très travaillant.

Un joueur se retrouvant au 49e rang des patineurs nord-américains peut logiquement être disponible jusqu’au quatrième ou cinquième tour dans un repêchage.

À titre d’exemple, celui qui occupait cet échelon en 2014 (le défenseur Ben Thomas, des Hitmen de Calgary) avait été choisi à l’avant-dernier rang de la quatrième ronde, soit 119e au total, par le Lightning de Tampa Bay.

Le CH risque justement d’avoir un choix en fin de quatrième ronde de même qu’un autre au début du cinquième tour (lequel avait été offert par l’Avalanche du Colorado en compagnie de Pierre-Alexandre Parenteau pour les services de Daniel Brière).

Oui, tout ça demeure de pures spéculations en ce moment. Il y a effectivement 30 équipes dans la LNH, autant de formations pouvant s’intéresser à Beauvillier.

(…)

Quoi qu’il advienne, Anthony Beauvillier, qui est originaire de Saint-Hyacinthe,  ne deviendra probablement pas une grande vedette dans la Ligue nationale de hockey, mais il pourrait constituer un élément régulier sur un troisième ou un quatrième trio. Aussi bien que ce soit à Montréal, non?

La sélection d’un joueur comme Beauvillier par le Canadien ajouterait à la brigade québécoise figurant parmi les espoirs de l’équipe.

Charles Hudon, qui impressionne grandement dans la Ligue américaine pour un joueur de 20 ans, fait partie du bataillon, tout comme Jérémy Grégoire, du Drakkar de Baie-Comeau. Michaël Bournival, qui n’a que 22 ans, demeure très jeune. Puis, il est encore permis d’espérer une percée tardive pour Gabriel Dumont, 24 ans, dans la LNH.

Avec tous ces athlètes qui poussent, le moment n’est peut-être pas si loin où l’attaque du Tricolore sera composée de plusieurs jeunes Québécois. Peut-être pas sur les deux premiers trios, mais certainement une quatrième ligne formée de p’tits gars ayant grandi en rêvant de porter le bleu, blanc, rouge.

(…)

Peut-être reluquez-vous d’autres joueurs que Beauvillier en vue du prochain repêchage? Il y a plusieurs bons défenseurs québécois qui y sont admissibles : Thomas Chabot (15e espoir nord-américain parmi les joueurs), Jérémy Roy (23e) et Guillaume Brisebois (30e).

L’attaquant Nicolas Roy, des Saguenéens de Chicoutimi, est également bien classé, soit 25e, toujours selon le récent rapport de la Centrale de recrutement.

Personnellement, le joueur de la LHJMQ que j’ai particulièrement hâte de voir dans la LNH est le Suisse Timo Meier, des Mooseheads de Halifax. Pour l’obtenir, le Canadien de Montréal devrait toutefois prononcer son nom dès la première ronde.

Spéculations, quand tu nous tiens.

Boston > Montréal

- 22 janvier 2015

Pedro2Comme ça, notre beau Pedro portera la casquette des Red Sox de Boston sur sa plaque lorsqu’il fera son entrée au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown.

Et vous savez quoi? C’est tout à fait logique…

Évidemment, certains nostalgiques des Expos (j’en fais partie!) ont le droit d’être déçus. Il s’agit là d’un simple coup rappelant que l’équipe a malheureusement déjà écrit son dernier chapitre.

Après ses quatre saisons à Montréal, Pedro a passé sept ans avec les Red Sox.

C’est avec la formation de Boston qu’il a signé plus de la moitié de ses 219 victoires en carrière, soit 117.

Il a œuvré pendant quelque 1383 manches sur la butte pour les Red Sox, contrairement à 797 avec les Expos. Notre Pedro a aussi gagné la Série mondiale à Boston, en 2004.

Et si un ultime argument devait être le Cy Young remporté avec Montréal en 1997, sachez que notre Pedro a remporté l’honneur deux fois, dans l’Américaine, dans l’uniforme des Red Sox.

Pedro n’est pas un sans cœur d’être immortalisé avec la casquette des Red Sox. Il n’est simplement pas sans tête non plus (d’où la casquette)… Bref, c’était un choix évident!

Malgré tout, Pedro garde une place spéciale pour Montréal dans ses pensées. Le célèbre lanceur saura bien trouver le moyen de faire un clin d’œil aux Expos au moment de son intronisation, le 26 juillet.

Le héros obscur de 2014

- 22 décembre 2014

GilmoreJunio-blogueIl y a de ces histoires qui sombrent dans l’oubli, des héros qui ne trouvent pas nécessairement leur importance dans une revue de l’année sportive. Pourtant.

Ma pensée va donc au patineur de vitesse Gilmore Junio.

Gilmore qui?

Junio est cet homme qui avait laissé sa place à Denny Morrison à l’épreuve du 1000 mètres de patinage de vitesse longue piste aux Jeux olympiques de Sotchi. Sachant que son compatriote avait plus de chances de gagner, il a cédé le passage deux jours avant la compétition.

Morrison ne s’était pas qualifié en raison d’une chute lors des sélections olympiques.

Le noble geste est passé à l’histoire quand Morrison a finalement décroché la médaille d’argent. Les Canadiens ont été touchés, tout comme plusieurs amateurs de sports du monde entier. L’esprit olympique à son état pur.

Fils d’un immigrant philippin qui est arrivé au Canada dans les années 1970, Gimore Junio avait été surpris par la réaction des gens. Faisant remarquer qu’il avait d’abord été un joueur de hockey, il a servi une explication plutôt simple pour justifier sa décision.

«C’était une évidence, avait-il dit. Tu veux ton meilleur joueur dans le cercle des mises en jeu. C’est de la manière que je vois tout cela. J’ai une mentalité de hockey en moi.»

Ce serait quand même dommage d’oublier Gilmore.

Denny Morrison, lui, ne l’oubliera jamais.