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Voici comment je fais…

- 16 juin 2014

portugalAujourd’hui, j’ai voyagé au Portugal, sans prendre l’avion.

(…)

Je viens de Trois-Pistoles, au Bas-Saint-Laurent, et j’aime profondément Montréal.

Pourtant, j’ai quelques amis et autant de membres de ma famille qui ne savent pas comment je fais pour vivre à Montréal.

«Je ne sais pas comment tu fais!», s’exclame-t-on.

Quand arrive un événement comme la Coupe du monde de soccer, mon amour pour Montréal décuple.

(…)

Aujourd’hui, j’ai voyagé au Portugal tout en demeurant à Montréal.

Petit tour sur la rue Rachel en marge du match entre les Portugais et les Allemands.

Il y a le Boca Iberica, la rôtisserie Portugalia et l’église Santa Cruz…

Il y avait aussi Melissa, sa mère Joanna et la petite Ciella.

(…)

Je viens de Trois-Pistoles et j’aime profondément les régions.

Quand je ne vais pas faire un tour à la maison pendant un certain temps, je m’ennuie du fleuve, je m’ennuie du paysage, je m’ennuie des faces, je m’ennuie de mon monde. Je m’ennuie de prendre le temps, je m’ennuie de la simplicité.

(…)

Aujourd’hui, j’ai voyagé au Portugal et j’ai adoré l’expérience.

La vue, l’odeur, le goût…

Le sandwich au poulet du Portugalia. Apprêté avec amour par Jay.

Même si entre deux grillades, il rageait de voir le Portugal se faire planter par les Allemands.

(…)

Le p’tit gars de Trois-Pistoles a voyagé au Portugal sans prendre l’avion, aujourd’hui.

Il a aimé le paysage, les faces, le monde.

Il a pris le temps de goûter au poulet. C’était tout simple.

Manquait juste le fleuve.

 

À lire également: Dure journée pour la communauté portugaise

Un autre coup fumant de Billy Beane?

- 6 juin 2014

As-blogJe fais partie des «bébites» qui suivent avec intérêt, ces jours-ci, le repêchage du baseball majeur. Il y a évidemment le jeune Brady Aiken, 17 ans, qui a été choisi au premier rang par les Astros de Houston.

Toutefois, ce qui retient personnellement mon attention, c’est la toute première sélection de mon équipe préférée : les A’s d’Oakland.

Le directeur général Billy Beane a ainsi jeté son dévolu, au 25e rang, sur Matt Chapman. Celui-ci était pourtant classé beaucoup plus loin parmi les espoirs, soit 82e.

Un produit de l’Université d’État de Californie à Fullerton, l’athlète est présenté comme un joueur de troisième but. Âgé de 21 ans, il a toutefois été utilisé pendant deux manches au monticule lors d’un séjour avec l’équipe américaine. Chapman en a profité pour lancer une rapide à… 98 mph.

Le jeune homme pourrait-il atteindre le baseball majeur à titre de lanceur?

Il n’y a rien d’impossible. Surtout avec les A’s!

La principale faiblesse de Chapman demeure son coup de bâton, dit-on. Une bonne façon de régler ça serait effectivement de le convertir en lanceur. À suivre.

(…)

L’Ontarien Gareth Morgan a été le premier joueur originaire du Canada à être choisi en 2014. Les Mariners de Seattle l’ont sélectionné au 74e échelon.

Le repêchage, qui se poursuit jusqu’à samedi, compte un total de 40 rondes. Bien hâte de voir si un Québécois entendra son nom.

En 2013, un seul athlète du Québec avait été repêché : Charles Leblanc, au 33e tour (992e au total), par les Brewers de Milwaukee. À propos, celui-ci vient tout juste d’avoir 18 ans et il a décidé récemment de poursuivre sa carrière avec l’Université de Pittsburgh.

Applaudir Bouillon

- 26 mai 2014

Bouillon280Quand Francis Bouillon a marqué dans le quatrième match de la série face aux Rangers de New York, j’étais content pour lui.

Probablement plus content que lui-même.

Car Bouillon, qui était de retour dans la formation, l’a fait dans une cause perdante et que le vaillant défenseur a toujours fait passer les succès de son équipe avant les siens. Avec raison.

Bouillon a peut-être marqué son dernier but dans la Ligue nationale de hockey, ce soir-là, le dimanche 25 mai 2014, au Madison Square Garden.

Remarquez que si Bouillon, âgé de 38 ans, décidait de poursuivre sa carrière, je serai le premier à applaudir. Peu importe son avenir, je salue Bouillon. Un peu prématurément, mais bon… Son courage, sa persévérance, sa dévotion pour le hockey. Surtout, Bouillon a tellement bien représenté le Canadien de Montréal pendant toutes ces années.

Ça fait du bien de voir un gars travailler fort pour faire sa place. Le talent de Bouillon n’était pas suffisant, sa taille ne l’avantageait pas, mais il a tracé son propre parcours. Un total de 776 matchs en saison régulière! Le défenseur aura surpris les gens jusqu’à la toute fin.

Quand il a marqué ce qui était possiblement son dernier but en carrière, c’est David Desharnais qui a été le premier à lui sauter dans les bras. Un beau hasard pour ces deux p’tits hommes au coeur énorme.

S’il s’arrête au terme de cette saison, Bouillon aura le mérite d’avoir été une grande source d’inspiration pour plusieurs. Même s’il conclut sa carrière sans avoir soulevé la Coupe Stanley!

Parfois, le chemin parcouru vaut autant que la plus prestigieuse des récompenses.

Bravo Francis! Et n’hésite pas à me faire mentir…

Un autre but? La Coupe Stanley? Une autre saison?

Ce n’est pas fini. Pas encore.

Mais advenant une défaite du Canadien mardi au Centre Bell, j’espère qu’on pensera à applaudir Bouillon. Au cas où.

Du respect pour Lucy Li

- 20 mai 2014

LucyLib3Non mais, c’est une joke!?!

La gamine a 11 ans. Elle ramène des cartes de 74 et 68 et se qualifie pour l’Omnium de golf des États-Unis.

Oui, c’est un record. La petite Lucy Li, une Californienne, sera effectivement la plus jeune joueuse à se retrouver à ce tournoi majeur (texte complet).

Pendant ce temps, dans la région de Montréal, plusieurs hommes de plus de 30 ans, dont l’auteur de ces lignes, peinent encore à descendre sous les 100 coups pour un 18 trous.

Je reconnais que je suis loin d’être un excellent golfeur, mais une fillette qui joue 68 à 11 ans, il y a toujours bien des limites…

Pensez-y juste deux secondes!

Les Rangers sous-estimés

- 16 mai 2014

RangerblIl ne faudrait surtout pas tomber dans le piège…

Après avoir vaincu les Bruins de Boston en sept matchs, il serait naturel que les joueurs du Canadien connaissent une légère baisse de régime.

Or, il est impossible que le Tricolore parvienne à vaincre les Rangers de New York sans avoir le pied à fond sur l’accélérateur.

À entendre certains partisans, transportés par la frénésie, le club montréalais ne fera qu’une bouchée des Rangers.

«Canadien en 5 ou Canadien en 6», croit-on.

Même l’ancien capitaine Vincent Damphousse s’emballe un peu et maintient que la porte est ouverte pour remporter la Coupe Stanley.

Il précise toutefois que les Rangers ne seront pas une proie facile.

«Les joueurs d’Alain Vigneault se sont ralliés derrière Martin St-Louis, qui a eu la douleur de perdre sa mère durant la deuxième ronde des séries, a-t-il souligné dans ce texte du confrère Pierre Durocher, du Journal de Montréal. (Brad) Richards et St-Louis ont déjà remporté la coupe Stanley à Tampa. Ce sont deux vétérans qui savent ce que ça prend pour gagner.»

En fait, les Rangers forment un club complet. Ils ont d’abord un excellent gardien (Henrik Lundqvist), puis une bonne brigade défensive et une attaque vaillante.

Le groupe est par ailleurs très bien dirigé par Vigneault.

Remarquez que Michel Therrien fait aussi du très bon boulot et que le Canadien est également efficace à toutes les positions.

Rendu là, le résultat dépend surtout de l’attitude, de l’émotion, de la soif de vaincre et de la dévotion des joueurs pour l’équipe.

Les amateurs, comme les joueurs, doivent être confiants, mais ils doivent aussi réaliser que la partie est loin d’être gagnée contre les Rangers.

À force de se faire dire que ça ressemble à 1993, les gens finissent par y croire. Il y a alors danger de se retrouver dans une zone de confort. Le Canadien doit pourtant batailler dès la première minute de jeu.

Mon feeling actuel: les Rangers gagneront l’un des deux premiers matchs à Montréal. À égalité 1-1, la série deviendra alors un 3 de 5 (avec avantage de la glace aux Rangers). Au final, le Tricolore remportera la série (en 6 ou en 7). Un simple feeling…