Canoë comme page d'accueil English

En mangeant un «cheese complet»…

- 14 novembre 2016

blog3p250À vrai dire, c’est en plongeant ma fourchette dans un pot de turbot mariné que j’écris ces quelques lignes. Mais pour moi, ç’a le même bon goût que le fameux «cheese complet» de la Patate D’Amours ou que le fromage en grains de la Fromagerie des Basques.

Ça goûte d’où je viens… Et il y a un étrange sentiment de fierté qui est rattaché à ça.

En remportant le prix journalistique Jacques Doucet lors des Assises de Baseball Québec le week-end dernier, j’ai eu cette drôle d’impression d’être moi-même un produit local qui rend fier, un petit morceau de turbot.

C’est effectivement une immense vague d’amour qui s’est abattue sur moi, via les réseaux sociaux notamment. À grands coups de «J’aime» sur Facebook.

Tout comme la grande famille de Baseball Québec, mes proches, mes amis et même quelques anciens professeurs ont pris soin de me féliciter, précisant que c’était un honneur grandement mérité.

«Tu ne l’as pas volé», m’a lui-même glissé monsieur Doucet, en me remettant le prix.

Précieux moment, s’il en est un.

De tous les commentaires reçus, nombreux venaient de gens de Trois-Pistoles.

À tout ce beau monde, je tenais à dire MERCI! Vous m’avez fait du bien.

Comme une bouchée de turbot mariné.

(…)

Parce que la vie en a voulu ainsi, j’étais justement à Trois-Pistoles pour quelques heures, en matinée, avant de prendre la route vers Sherbrooke pour assister au gala.

Le temps de saluer une dernière fois un ami décédé beaucoup trop jeune, le temps, sans aucun doute, de me rappeler d’où je viens et qui je suis. Parmi tous les clichés, on raconte que «pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient».

Je viens de Trois-Pistoles et on verra bien où ça va me mener.

(…)

berube250À Sherbrooke, j’ai passé une partie de la soirée avec Marc-Antoine Bérubé, un autre produit local qui rend fier. Le jeune homme évolue dans l’organisation des Athletics d’Oakland.

Et hop! Une bouchée de turbot mariné.

Bérubé en est un que je remercie particulièrement. Comme les Benjamin Pelletier, Jesen Therrien, Charles Leblanc, Abraham Toro, William Sierra et autres, je lui donne beaucoup de crédit. Sans tous ces jeunes qui travaillent très fort en s’entraînant quotidiennement, un journaliste amoureux de baseball comme moi n’aurait que très peu de sujets à aborder.

Clin d’oeil aussi à Russell Martin et au bon Ivan Naccarata! Merci aussi à Rodger, Derek, André, Denis, Jules, Jessica et Étienne, pour ne nommer que ceux-là.

marilie140(…)

En finissant le pot de turbot mariné, un petit mot sur la jeune artiste Marilie Bilodeau, soeur de Charlie. Deux bonnes bouchées… Entre Trois-Pistoles et Sherbrooke, j’ai écouté l’album qu’elle m’a remis à la sortie du salon funéraire. Wow!

Une musicienne à découvrir. Comme le turbot mariné, le «cheese complet» ou le fromage en grains de Trois-Pistoles.

Bombe ou pétard mouillé?

- 7 novembre 2016

SternManfred98La bombe a été larguée au cours du week-end, sur Twitter, par le journaliste sportif à la retraite Pierre Trudel: Stuart Sternberg, propriétaire des Rays de Tampa Bay, aurait financé l’étude de faisabilité d’un stade dans le quartier Griffintown à Montréal.

Certes, l’information a de quoi émoustiller l’amateur de baseball au Québec.

Par contre, il faut savoir que si Sternberg (posé ici en compagnie du commissaire Rob Manfred) a vraiment agi ainsi, c’est peut-être pour ajouter un peu de pression sur les instances politiques en Floride.

D’ailleurs, quelques vérifications faites par Le Journal de Montréal semblent déjà confirmer cette théorie. Un pétard mouillé? Probablement. À lire ici !

(…)

En attendant une suite à ce dossier beaucoup trop flou, maudit que ça fait du bien d’imaginer, ne serait-ce que 30 secondes, que les Expos se retrouveraient dans la même division que les Blue Jays, les Yankees, les Red Sox et les Orioles. Ce serait certainement difficile d’aller chercher le championnat de la section Est de la Ligue américaine, mais ça donnerait des sacrés bons matchs avec des vedettes à profusion. Pour l’heure, il est toutefois préférable de demeurer calme, très calme.

 

 

Le plus beau sport au monde

- 3 novembre 2016

Le simple amorti raté par Javier Baez, je pourrais en parler pendant une heure, une journée, une vie.

Voilà pourquoi le baseball est, à mon avis, le plus beau sport au monde.

Quand quelqu’un pense connaître le baseball, il sait qu’on ne tente pas un amorti avec deux prises.

Mais vous savez quoi? Ç’aurait pu être le plus grand coup de génie dans l’histoire du baseball.

Avec un compte complet, la décision était encore plus étrange. À aucune balle, deux prises, j’aurais mieux essayé de comprendre… Les subtilités du baseball font sa beauté.

Avec un seul retrait en début de neuvième manche, un coureur au 3ème but et un pointage égal, il n’y a peut-être pas d’évidence, après tout.

Baez, rappelons-le, avait réussi un amorti-surprise lors du match 5 de cette même Série mondiale.

Jouer le livre, peut-être. Jouer contre le livre, pourquoi pas?

Dans différentes situations, il faut tout analyser. Le pointage, la manche, le compte, le nombre de retraits, les qualités du lanceur, celles du frappeur, celles du frappeur suivant, la vitesse d’un coureur, le bras du voltigeur, la position des joueurs en défensive. Tout.

Et ça mène à d’intéressantes discussions. Entre amis ou entre personnes qui ne se connaissent même pas. Entre ceux et celles qui partagent cette même passion… ou pas.

Quand on pense connaître le baseball, on se permet de juger.

Et quand on pense connaître le baseball, on apprend encore. C’est aussi pour ça que c’est le plus beau sport au monde.

Quel match! Les Cubs l’ont emporté en 10e manche et sont champions. Mais peu importe l’issue de cette Série mondiale 2016, c’est d’abord le baseball qui a gagné. Au moins quelques partisans supplémentaires.

Baez490

Un match de rêve pour Christopher Stanford

- 31 octobre 2016

Stanford250Comme dans un scénario de film, un circuit en solo après deux retraits en fin de dernière manche…

Oui, c’est ce qui a permis aux Redmen de l’Université McGill de remporter le championnat national de baseball universitaire de la CCBA disputé au parc Ahuntsic, à Montréal, dimanche.

«Honnêtement, c’est surréaliste, a lui-même commenté le héros du jour Christopher Stanford, sur le site web de l’Université McGill. Tu vois ce type d’histoires dans les films et tu ne peux pas imaginer que ça peut arriver et là, ça se passe et tu te dis mon Dieu, c’est ridicule.»

McGill a ainsi remporté l’ultime match par le pointage de 3-2 contre les représentants de l’Université de Montréal.

Stanford, qui évolue comme receveur, a d’ailleurs été élu le joueur par excellence du tournoi, conservant une moyenne au bâton de ,500 (8 en 16) durant le week-end.

McGill2450

Photo Courtoisie / Université McGill

Une première depuis Gary Carter

- 26 octobre 2016
GCarter250

En frappant deux circuits dans le match initial de la Série mondiale mardi soir, Roberto Perez, des Indians de Cleveland, est devenu le premier receveur à accomplir l’exploit depuis… Gary Carter.

L’ancienne gloire des Expos de Montréal avait réalisé ce fait d’armes dans l’uniforme des Mets de New York, en 1986, lors du quatrième match de la fameuse finale disputée contre les Red Sox de Boston.

«Je ne crois pas avoir déjà connu une soirée comme ça», a commenté Perez, au terme de la rencontre de mardi, tel que cité par le site web du baseball majeur.

Étonnamment, en 153 apparitions officielles au bâton cette saison, le receveur des Indians avait plutôt été limité à trois longues balles au total.

Dans l’histoire du baseball majeur, seulement cinq receveurs ont déjà frappé deux circuits dans un même match de la Série mondiale. Avant Perez et Carter, il y a eu Johnny Bench (1976), Gene Tenace (1972) et Yogi Berra (1956).