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Brodeur à Montréal?

- 5 mars 2014

Brodeu300L’ami Albert Ladouceur est un grand, très grand journaliste, mais on soupçonne qu’il aurait eu beaucoup moins de succès comme directeur général dans la Ligue nationale de hockey.

Dans sa dernière chronique, monsieur Ladouceur avoue fantasmer en imaginant une transaction.

Il écrit : «Je rêverais de voir Martin Brodeur terminer sa carrière chez le Canadien en partenariat avec Carey Price. Je concocte donc le marché suivant: le Canadien obtient Brodeur et l’ailier gauche Stefan Matteau en retour du gardien Peter Budaj, du centre Tomas Plekanec, d’un jeune de l’organisation que le dg Bergevin estime inférieur à Matteau et d’un ou deux choix au repêchage.»

Avouez que c’est un peu insultant pour Plekanec.

À moins que monsieur Ladouceur soit un partisan des Devils…

Sans rancune, Albert.

Fais simplement remplacer Plekanec par Brian Gionta, lequel devient joueur autonome sans compensation à la fin de la saison. Et garde un ou deux choix au repêchage.

 

Le bon Brière

- 27 février 2014

Briere65Ça ne prend pas un psychologue pour voir que Daniel Brière n’est pas dans les bonnes grâces de l’entraîneur-chef Michel Therrien.

Ce jeudi soir, face aux Penguins de Pittsburgh, il a récolté deux buts et une mention d’aide alors qu’il a joué pendant tout juste un peu plus de 9 minutes.

Même Dale Weise a été utilisé pendant 11 minutes et demie.

Si Brière n’a pas été envoyé sur la glace en prolongation, c’est probablement que Therrien craint son jeu défensif. Il demeure aussi difficile de blâmer l’entraîneur quand l’équipe a obtenu neuf points sur 10 au classement lors des cinq derniers matchs.

Bref, le bon Brière continue d’accomplir le travail qu’on lui demande sans rechigner.

Il en a vu d’autres et semble ne pas vouloir être une distraction pour l’équipe.

Malgré tout, quand il prend une bière avec ses amis ou sa famille, je ne peux pas croire qu’il n’a jamais dit : «Avoir su que ça passerait de même, je n’aurais pas signé à Montréal!»

Oui, il joue un brin en supériorité numérique, mais plus souvent qu’autrement, on le retrouve aux côtés des moins talentueux depuis le début de la saison. Mercredi, il a joué avec Brian Gionta et Tomas Plekanec. Faudrait répétér l’expérience plus souvent, non?

Trois points en neuf minutes, c’est un méchant bon argument.

Avec un différentiel de +2 pour le match de jeudi, il conserve une statistique similaire pour l’ensemble de la saison. Loin devant Lars Eller, à -8, entre autres.

Play ball!

- 26 février 2014

Aujourd’hui, c’était l’ouverture du calendrier préparatoire dans le baseball majeur. Dès sa première présence au bâton, Jose Bautista, des Blue Jays de Toronto, a frappé la longue balle. BANG!

Dans environ un mois, la formation torontoise sera de passage au Stade olympique, à Montréal, pour affronter les Mets de New York.

J’ai de plus en plus hâte. Pas vous?

Bautista450

Une médaille nommée Sylvester

- 26 février 2014

stG25J’étais à l’aéroport Montréal-Trudeau, mardi, quand l’équipe de patinage de vitesse courte piste est revenue au pays.

On m’avait confié la mission d’interviewer les filles du Saguenay, une tâche que j’ai accomplie avec joie. D’abord, Valérie Maltais et Marie-Ève Drolet sont très agréables à côtoyer. Et que dire de Marianne St-Gelais? Sans doute parmi les athlètes les plus sympathiques qui existent sur cette planète.

«Je te présente Sylvester!», m’a ainsi lancé St-Gelais, en me montrant sa médaille d’argent obtenue au relais à Sotchi.

«Sylvester pour Sylvester Stallone, a-t-elle précisé. Dans tous les films qu’il faits, il perd tout le temps une jambe ou il reçoit une balle dans le bras. C’est un peu l’impression que j’ai eue pendant mes Jeux (aucune médaille dans les épreuves individuelles). Mais Sylvester, il reste debout. Il ne meurt jamais ce gars-là. Et à la fin, il gagne. C’est pour ça que cette médaille, je l’ai appelée Sylvester.»

Rafraîchissant!

Et bonne nouvelle: St-Gelais semble décidé à poursuivre sa carrière sportive pour un autre cycle olympique.

Cournoyer ou Price?

- 21 février 2014

Courn65Évidemment, le nom de Carey Price est sur toutes les lèvres.

L’équipe canadienne de hockey masculin passe en finale du tournoi olympique et c’est extraordinaire, j’en conviens.

Malgré tout (et c’est bien personnel!), le héros du jour demeure, à mes yeux, le jeune Charle Cournoyer. Quelle belle histoire!

Sa médaille de bronze à l’épreuve du 500 mètres me console avec le reste de l’aventure olympique de l’équipe de patinage de vitesse courte piste.

Pour l’avoir rencontré trois ou quatre fois, j’apprécie le côté désinvolte, excité, fougueux et un brin lunatique de Charle Cournoyer. De ce que je connais de lui, c’est un rêveur. Un rêveur au sourire facile.

Je me rappelle particulièrement d’une entrevue avec lui et son frère aîné Vincent, également patineur, en janvier 2013, à l’aréna Maurice-Richard. Les deux espéraient alors une participation commune aux Jeux olympiques de Sotchi.

J’avais alors conclu l’entretien avec une question-piège à Charle.

«À choisir, préférerais-tu une médaille individuelle aux Jeux de Sotchi ou encore une simple participation à l’événement en compagnie de ton grand frère», avais-je demandé.

Sa réponse, avec un sourire en coin: «J’aime beaucoup mon frère, mais je pense que je prendrais la médaille.»

Aujourd’hui, Charle a cette médaille. Et il peut en être fier.

Sa conscience lui dira par ailleurs qu’il la doit en partie à Vincent, qui l’a toujours poussé à devenir meilleur.

Cette médaille de bronze peut aussi être partagée avec son père Christian, sa mère Louise, sa sœur Lydiane et son autre frère Philipe, qui est d’ailleurs le jumeau de Charle.

Oui, Philipe s’écrit «ipe». Et Charle ne prend pas de «s».

Comme quoi les parents ont sans doute aussi un petit côté désinvolte et rêveur…