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Carey Price: un être humain

- 6 avril 2016

Price-bl600Avec ses exploits des dernières années, il aurait été facile de croire que Carey Price provenait d’une autre planète. Mais non, il n’est pas, proprement dit, un superhéros.

Les partisans l’ont d’ailleurs constaté cette saison avec son inquiétante blessure. Entorse du ligament collatéral interne de son genou droit, a-t-on dévoilé mercredi.

Au final, ce fut bien triste pour les amateurs du Canadien, mais surtout triste pour Price. Car il y a un être humain derrière le masque…

On a parfois tendance à l’oublier!

(…)

Dans une vidéo diffusée sur le web par La fondation evenko mardi, on y voit Price de passage dans une école secondaire de Kahnawake.

«Je vous encourage tous à vous trouver une passion. Ce n’est pas obligé d’être le hockey, d’être un sport ou d’être la musique. Mais vous avez tous un talent. Un jour, vous trouverez une activité qui vous passionne et que vous voudrez faire chaque jour», a notamment lancé le gardien, en s’adressant aux jeunes qui, comme lui, sont issus d’une communauté autochtone.

Price aurait lui-même préféré faire quotidiennement ce qui le passionne au cours des derniers mois.

(…)

«Mais Price ne fait pas pitié, il gagne des millions», suggère-t-on.

Ça fait aussi partie des risques du métier quand on est un athlète.

Effectivement, mais pouvez-vous imaginer (une seule seconde) qu’un athlète professionnel désire, plus que tout, pratiquer le sport ayant toujours composé une grande partie de sa vie?

Et au-delà de l’argent, il y a aussi la santé…

Non, Price n’a pas besoin d’être pris en pitié. Mais peut-on quand même avoir un peu de compassion face à sa vilaine blessure et sa mise à l’écart?

«Ç’a été probablement l’année la plus éprouvante de ma carrière», a reconnu le gardien, mercredi.

(…)

Dans sa chronique publiée mardi dans Le Journal de Montréal, l’ancien gardien José Théodore parlait, à son tour, de la lente guérison de Price. Il se disait inquiet, comparant la situation à celle de Sheldon Souray au début des années 2000.

«Le chemin de la récupération peut être prolongé dans le cas d’un gardien élite tel que Carey, en raison du stress physique placé sur cette structure anatomique par les techniques modernes des gardiens de but», a noté le médecin en chef du Canadien, le Dr. Vincent Lacroix, mercredi.

Êtes-vous convaincus?

L’organisation du Canadien, qui a longuement entretenu le mystère, a précisé: «le personnel médical s’attend à une récupération complète lors de l’après-saison».

C’est au moins ça de gagné…

(…)

De rater les séries, c’est dommage, mais un partisan finit par s’en remettre. Du moins, j’espère. Ne reste plus qu’à souhaiter une bonne récupération à Carey… et aux amateurs. Vivement la fin de la saison du Canadien!

Maintenant, allez jouer dehors, ça vous détendra un peu, en attendant la loterie du repêchage prévue le 30 avril. Et pour ceux qui n’aiment pas aller à l’extérieur, il y a ce petit jeu.

Des heures et des heures de plaisir!

Top 25 baseball (et code promo)

- 31 mars 2016

20160331-163306-bC’est ce vendredi 1er avril que le palmarès des 25 Québécois les plus influents dans le monde du baseball est publié.

À suivre, entre autres, sur Canoe.ca!

Naturellement, c’est le type de travail qui ne fait pas toujours l’unanimité. Certaines personnalités auraient dû être mieux classées, d’autres moins?

Des choix curieux? Des oubliés? Le fait de porter son propre jugement ne fait-il pas partie du plaisir de consulter un palmarès?

Évidemment, en ce qui me concerne, je n’ai pas la prétention de pouvoir établir, en solo, un tel «top 25». Il y a également le souci professionnel à travers tout ça… C’est pourquoi une dizaine de personnes du milieu ont été consultées pour sélectionner les candidats.

Merci encore aux précieux collaborateurs qui sauront se reconnaître!

Et n’hésitez pas à revenir sur ce blogue pour partager vos propres choix et faites-le aussi via les réseaux sociaux (#top25baseballqc).

Dans un dossier différent, voici un code promo pour les participants du Pool TVA Sports: CANO-SE21-F4F8. Cela pourrait vous donner les quelques points qui feront la différence.

 

Bonsoir, je suis parti!

- 24 février 2016

Dernière nuit à Dunedin. Et c’est ainsi que se termine ce voyage de rêve au camp d’entraînement des Blue Jays de Toronto.

DSC_1876-2bIl y a d’abord eu cette rencontre avec Russell Martin et Tony Sanchez au domicile du joueur québécois. Un p’tit détour improvisé au camp des Phillies de Philadelphie, puis l’ouverture officielle pour les Jays. Il y a eu cette entrevue avec Drew Storen, cette photo de Roberto Osuna (que le principal intéressé a aimé sur Twitter), la collaboration continue de Russell, ces quelques interventions à TVA Sports et cette intéressante discussion avec Tim Raines.

L’ancien joueur des Expos en avait d’ailleurs une bonne à raconter au sujet de l’ami Rodger Brulotte: «J’étais une recrue à Montréal et Rodger travaillait pour l’équipe. Avec la caravane, nous avions visité plusieurs villes du Québec et il me servait de traducteur. Mais souvent, je donnais une réponse de 15 secondes plutôt simple et la sienne, en français, durait plus d’une minute et faisait rire tous les journalistes. C’est certain que Rodger traduisait des choses que je n’avais pas dites.»

Comment conclure parfaitement ces quelques journées passées en Floride? Un petit souper de départ, au resto, avec Russell, Tony et Ivan Naccarata (un gars qui, de son propre aveu, a l’air un peu « fresh », mais qui est vraiment un chic type quand tu te donnes la peine de le connaître). Pendant le souper, parmi d’autres échanges sympathiques, j’ai rapporté l’anecdote de Raines sur Rodger et tout le monde a bien ri. Une soirée réussie, à l’image du voyage.

Merci à tous ceux qui ont apprécié mon travail dans la dernière semaine!

Dunedin 2016, tu garderas toujours une place spéciale dans mon coeur de journaliste.

L’enfant en moi…

- 21 février 2016

Un blogue ne sert-il pas à y aller d’une touche un peu plus personnelle?

Aux abords d’un palmier de ma chambre d’hôtel du Howard Johnson, j’ai versé des larmes de joie… Je suis heureux. Je ne peux pas plaider une allergie aux palmiers. Ce serait tout faux.

photo250Sous le chaud soleil de la Floride, je vis un véritable rêve en couvrant le camp d’entraînement des Blue Jays de Toronto. Je n’ai jamais eu le talent pour passer près de jouer au baseball dans les ligues majeures. Mais l’enfant en moi, qui a grandi sur le diamant du Stade Paul-Émile Dubé à Trois-Pistoles, est fier de l’homme qu’il devient. Je touche à un vieux rêve, différemment.

C’est mon coeur qui parle… Ce même coeur qui, tant bien que mal, sert à tirer mon épingle du jeu, comme receveur, avec mes A’s de la Ligue de baseball senior A de Montréal.

Après avoir eu le privilège d’être invité au domicile de Russell Martin samedi soir, je viens donc de faire un saut à Clearwater au camp des Phillies de Philadelphie. Non mais, tant qu’à être là, aussi bien en profiter… Un texte sur Chris Leroux, le plus Montréalais des Ontariens (ou le plus Ontarien des Montréalais), suivra d’ailleurs sous peu.

N’allez pas croire que je me la coule douce en Floride. J’y suis pour travailler. Mais bon Dieu que j’aime mon boulot en ce moment. À en pleurer de joie que je vous dis!

Ma fierté vient justement des efforts déployés dans le but de devenir, un jour, un grand journaliste sportif. En attendant, il y a tous ces beaux commentaires et ces «J’aime» qui enveloppent mon fil Facebook.

Quand un ami comme Patrick m’écrit «Tu me gosses solide» en témoignant, à sa manière, de sa jalousie, mais du même coup de son amitié, ça vient me chercher. Je me sens encore un peu plus privilégié.

Et lorsque Mathieu m’envoie ce mot «No stress… Just be Ben Rioux and work hard», ça me dit que je suis quelqu’un de pas si mal.

Je pourrais multiplier les exemples comme ceux-là.

Sachez que chaque «J’aime», chaque partage est une tape dans le dos. Je sens ainsi de nombreux lecteurs, parents, amis et collègues qui sont avec moi, cette semaine, dans cette merveilleuse opportunité que m’offre la vie. Un merci spécial à Jessica et à Ivan Naccarata!

Sur ce, je ferme cette parenthèse un peu plus personnelle, car je dois retourner travailler, avec tout le plaisir qui vient avec.

Pierre-Marc Bouchard avec le CH?

- 22 janvier 2016

Bouchard44465Au-delà du réflexe trop souvent observé chez le partisan moyen du Canadien, la question m’a sérieusement frappé en lisant ce texte du collègue Mathieu Boulay, du Journal de Montréal.

Pourquoi le Tricolore ne pourrait-il pas embaucher le Québécois Pierre-Marc Bouchard en vue de la saison prochaine?

La question mérité d’être posée, non?

Si Marc Bergevin a pris une chance avec Alexander Semin, ça vaut peut-être la peine de tenter le coup avec Bouchard en 2016-2017. Cette fois, le Canadien pourrait être plus chanceux.

Offrir un contrat à Pierre-Marc Bouchard, aujourd’hui âgé de 31 ans, serait un bon moyen d’ajouter, à faible coût, un joueur ayant été sélectionné parmi les 10 premiers dans un repêchage de la LNH.

Bouchard avait effectivement été choisi huitième au total, par le Wild du Minnesota, en 2002.

Ça fait longtemps, effectivement…

Bon an, mal an, le Québécois a récolté 356 points en 593 matchs dans la LNH.

Bouchard avait même connu des saisons de 63, 59 et 57 points avec le Wild.

Évidemment, Bouchard n’est plus le jeune joueur qu’il était. On le croit par ailleurs encore fragile physiquement, lui qui a subi plusieurs commotions cérébrales en carrière.

Néanmoins, Bouchard -dont la dernière rencontre dans la LNH remonte au 7 décembre 2013 avec les Islanders de New York- connaît actuellement une belle saison avec la formation de Zug, en Suisse. Il a obtenu 50 points en 36 matchs au cours de la présente campagne.

On dit aussi qu’il a retrouvé le plaisir de jouer… Ça fait au moins une chose que Semin ne semblait pas posséder.

Je répète la question : pourquoi le Tricolore ne pourrait-il pas embaucher le Québécois Pierre-Marc Bouchard en vue de la saison prochaine?

Je lance le débat (qui n’en est peut-être pas un finalement).

À vous de juger!