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Un match de rêve pour Christopher Stanford

- 31 octobre 2016

Stanford250Comme dans un scénario de film, un circuit en solo après deux retraits en fin de dernière manche…

Oui, c’est ce qui a permis aux Redmen de l’Université McGill de remporter le championnat national de baseball universitaire de la CCBA disputé au parc Ahuntsic, à Montréal, dimanche.

«Honnêtement, c’est surréaliste, a lui-même commenté le héros du jour Christopher Stanford, sur le site web de l’Université McGill. Tu vois ce type d’histoires dans les films et tu ne peux pas imaginer que ça peut arriver et là, ça se passe et tu te dis mon Dieu, c’est ridicule.»

McGill a ainsi remporté l’ultime match par le pointage de 3-2 contre les représentants de l’Université de Montréal.

Stanford, qui évolue comme receveur, a d’ailleurs été élu le joueur par excellence du tournoi, conservant une moyenne au bâton de ,500 (8 en 16) durant le week-end.

McGill2450

Photo Courtoisie / Université McGill

Une première depuis Gary Carter

- 26 octobre 2016
GCarter250

En frappant deux circuits dans le match initial de la Série mondiale mardi soir, Roberto Perez, des Indians de Cleveland, est devenu le premier receveur à accomplir l’exploit depuis… Gary Carter.

L’ancienne gloire des Expos de Montréal avait réalisé ce fait d’armes dans l’uniforme des Mets de New York, en 1986, lors du quatrième match de la fameuse finale disputée contre les Red Sox de Boston.

«Je ne crois pas avoir déjà connu une soirée comme ça», a commenté Perez, au terme de la rencontre de mardi, tel que cité par le site web du baseball majeur.

Étonnamment, en 153 apparitions officielles au bâton cette saison, le receveur des Indians avait plutôt été limité à trois longues balles au total.

Dans l’histoire du baseball majeur, seulement cinq receveurs ont déjà frappé deux circuits dans un même match de la Série mondiale. Avant Perez et Carter, il y a eu Johnny Bench (1976), Gene Tenace (1972) et Yogi Berra (1956).

Russell Martin devra se méfier des voleurs

- 14 octobre 2016

Le receveur Russell Martin devra être sur ses gardes: les Indians de Cleveland ont dominé la Ligue américaine avec 134 buts volés durant la saison 2016.

blogvoleurs250La vitesse des Indians pourrait d’ailleurs être exploitée dès le premier match de la série de championnat face aux Blue Jays, ce vendredi soir, alors que le lanceur partant de la formation torontoise sera Marco Estrada.

En décortiquant les statistiques, on constate effectivement que le tandem Martin/Estrada a été volé 10 fois en autant de tentatives durant la saison régulière. Aucun coureur épinglé par Martin quand Estrada est au monticule. Zéro. Niet.

Évidemment, les variables sont nombreuses, mais le fait demeure.

(…)

Sans excuser Martin, tous ceux qui ont déjà occupé le poste de «catcher» sauront vous le dire: le lanceur s’avère parfois le principal responsable d’un but volé lorsque, par exemple, son geste vers le marbre est un peu lent ou trop facile à anticiper. Disons que la faute revient tantôt aux lanceurs, tantôt aux receveurs. Un relais parfait n’est pas toujours suffisant.

Quoi qu’il en soit, pour l’ensemble de la saison, Martin a retiré seulement 15% des coureurs ayant tenté de voler un but contre lui. Le Québécois a épinglé 11 joueurs sur 72 exactement. Son taux de réussite était de 44% en 2015 (32 en 72).

Avec Estrada cette saison, je le répète: 0 en 10.

(…)

Le taux de coureurs retirés en tentative de vol par Martin en compagnie des autres partants prévus dans la série face aux Indians:

J.A. Happ : 14,3% (1 en 7)

Marcus Stroman : 25% (3 en 12)

Aaron Sanchez : 14,3% (2 en 14)

(…)

voleurs150Évidemment, l’adversaire choisit ses occasions.

Or, selon l’analyse des chiffres de la saison 2016, Sanchez est le lanceur ayant été le plus souvent victime d’un but volé, 12 fois, quand Martin est derrière le marbre.

Pourtant, l’adversaire ne se rend pas nécessairement souvent sur les buts contre Sanchez (.OBP: ,290). Contre les Indians, au match #4, il sera d’autant plus important pour le jeune lanceur, qui semble particulièrement vulnérable, de limiter le nombre de coureurs sur les sentiers. Sinon, attention aux voleurs!

(…)

Étrange constat découlant des statistiques épluchées: le releveur Brett Cecil, qui est un gaucher, a été la cible de six buts volés avec Martin derrière le marbre en 2016.

(…)

61 buts volés réussis par l’adversaire contre Russell Martin lors de la saison 2016. Qui étaient les lanceurs?

Sanchez = 12

Estrada = 10

Stroman = 9

Cecil = 6

Osuna = 6

Happ = 6

Liriano = 4

Biagini = 3

Floyd = 2

Chavez = 2

Storen = 1

11 coureurs retirés en tentative de vol par Russell Martin lors de la saison 2016. Qui étaient les lanceurs?

Stroman = 3

Sanchez = 2

Loup = 1

Benoit = 1

Osuna = 1

Liriano = 1

Biagini = 1

Happ = 1

(…)

Rajai350En rafales:

Qu’on se le dise, le voltigeur Rajai Davis est celui qui a mené la formation de Cleveland avec 43 larcins lors de la saison 2016. À titre comparatif, l’ensemble du club torontois a totalisé 54 buts volés.

(…)

Martin s’est fait voler 11 buts en seulement six matchs, sans retirer un seul coureur, entre le 28 mai et le 4 juin. Dure séquence pour l’orgueil d’un receveur!

(…)

En fin de saison, les 13 derniers coureurs à avoir tenté un vol contre le Québécois ont été en mesure de le faire.

Depuis le début des éliminatoires, le receveur des Jays est 1 en 3. Il a ainsi été battu par le rapide Michael Bourn, des Orioles de Baltimore (avec Stroman au monticule) et par Carlos Gomez, des Rangers du Texas (avec Sanchez sur la butte lors du match #3). Elvis Andrus avait tenté son coup dans le premier rendez-vous de la série de division, mais il a été épinglé. Martin formait alors un tandem avec… Estrada. Ça fait quand même juste 1 en 11!

 

Le «bandwagon» des Jays

- 5 octobre 2016

Jaysblogue280La situation est fascinante.

Avec les Blue Jays de Toronto qui se retrouvent en séries éliminatoires, il y a soudainement une armée d’amateurs de baseball au Québec. On embarque dans la folie, on ressort nos casquettes avec des geais bleus, on fait preuve de fanatisme, particulièrement sur les réseaux sociaux.

Je ne dénonce pas, je tente simplement de comprendre.

Remarquez que le phénomène se produit aussi au football, lors du week-end du Super Bowl, et je dirais même au hockey… lorsque le Canadien de Montréal fait les séries. Soudainement, les partisans (et partisanes) du Tricolore se multiplient ou, du moins, s’affichent davantage.

Là où c’est encore plus curieux avec les Jays, c’est qu’il s’agit d’un club de Toronto. Oui, Toronto.

Encore une fois, je ne dénonce pas, je tente simplement de comprendre.

Dans un certain sens, ç’a quelque chose de beau, à part peut-être pour ceux qui y mélangent certaines convictions politiques.

Personnellement, je m’en tiens au niveau sportif et j’ai tendance à dire «embarquez tous dans le bandwagon», le party sera juste plus spectaculaire.

Anyway, pendant ce temps-là, ça brime quelqu’un?

Si oui, expliquez-moi…

Aurélie Rivard par-ci

- 19 septembre 2016

Rivard225C’est peut-être juste mon impression, mais je crois qu’on n’a pas assez parlé d’Aurélie Rivard au cours de la dernière semaine… À 20 ans, la nageuse québécoise a remporté quatre médailles, dont trois d’or, aux Jeux paralympiques de Rio, au Brésil.

Elle a aussi, au passage, établi deux nouveaux records du monde.

Il va sans dire que les Jeux paralympiques sont beaucoup moins populaires, autant auprès du public que dans les médias, comparativement aux Olympiques.

Néanmoins, je persiste à croire que Rivard mériterait davantage de reconnaissance.

Sans rien enlever à l’Ontarienne Penny Oleksiak, de nombreux Québécois parlaient de celle-ci avec une grande fierté pendant les récents Jeux olympiques. Oleksiak par-ci, Oleksiak par-là. C’était la saveur du jour, autant pour les fervents de sports amateurs que pour ceux qui n’ont rien à cirer des compétitions de natation (sauf une fois aux quatre ans). D’ailleurs, pour préciser ma pensée, ce vent de popularité était tout à fait mérité pour Oleksiak.

Maintenant, quelques semaines plus tard, c’est une jeune femme de St-Jean-sur-Richelieu qui s’impose. Rivard par-ci, Rivard par-là? Pas vraiment. Vraiment pas, en fait.

Pourtant, comme Oleksiak, Rivard a trimé dur pendant des années à l’entraînement pour en arriver là. Ne pourrait-on pas, en tant que Québécois, être fier d’elle? Juste un peu.

Juste par-ci, mettons.