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Bombe ou pétard mouillé?

- 7 novembre 2016

SternManfred98La bombe a été larguée au cours du week-end, sur Twitter, par le journaliste sportif à la retraite Pierre Trudel: Stuart Sternberg, propriétaire des Rays de Tampa Bay, aurait financé l’étude de faisabilité d’un stade dans le quartier Griffintown à Montréal.

Certes, l’information a de quoi émoustiller l’amateur de baseball au Québec.

Par contre, il faut savoir que si Sternberg (posé ici en compagnie du commissaire Rob Manfred) a vraiment agi ainsi, c’est peut-être pour ajouter un peu de pression sur les instances politiques en Floride.

D’ailleurs, quelques vérifications faites par Le Journal de Montréal semblent déjà confirmer cette théorie. Un pétard mouillé? Probablement. À lire ici !

(…)

En attendant une suite à ce dossier beaucoup trop flou, maudit que ça fait du bien d’imaginer, ne serait-ce que 30 secondes, que les Expos se retrouveraient dans la même division que les Blue Jays, les Yankees, les Red Sox et les Orioles. Ce serait certainement difficile d’aller chercher le championnat de la section Est de la Ligue américaine, mais ça donnerait des sacrés bons matchs avec des vedettes à profusion. Pour l’heure, il est toutefois préférable de demeurer calme, très calme.

 

 

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1 commentaire

  1. François-Xavier Clément | 8 novembre 2016 à 15 h 50 min

    Ce qui me fait douter de la véracité de cette nouvelle, c’est le cadre légal qui entoure la recherche d’un nouveau stade pour les Rays.

    Contrairement à l’idée reçue, le contrat de location des Rays au Tropicana Field n’est pas un bail, mais bien un accord d’utilisation, « Use Agreement » en bon français. Cela fait en sorte que les Rays et la Ville de St. Petersburg sont en quelque sorte partenaire d’affaires et non pas simplement locataire/locateur. Ce qui n’est en aucun cas la norme lorsqu’il est question de bail usuel d’amphithéâtre sportif!

    Pour donner un exemple probant, en guise de loyer, le Club paie à la Ville et dans un compte de capital, une partie de la vente de billets. Même les droits du nom du stade sont partagés entre les deux partenaires d’affaires. Pour l’heure c’est toujours la Ville de St-Pete qui a le gros du bâton dans son bras de fer avec les Rays.

    Depuis l’an dernier, la Ville de St-Pete a choisi de mettre un peu d’eau dans son vin en permettant aux Rays de reluquer des emplacements nouveaux où installer un nouveau stade dans la grande région de Tampa Bay. En ratifiant ainsi une nouvelle mouture du protocole d’entente (memorandum of understanding), la balle est maintenant dans le gant de Sternberg, qui devra alors prouver d’ici décembre 2018 qu’il a bel et bien l’intention de conserver les Rays dans la région et il lui en incombera alors de trouver le financement public d’un nouveau stade à Tampa ou St-Pete.

    En ouvrant une brèche dans le contrat de location original, qui avait d’ailleurs été signé avant même que les Rays n’existent, Sternberg peut depuis lors regarder si le gazon est réellement plus vert ailleurs qu’au Tropicana Field, mais pas n’importe où, seulement des deux côtés de la baie de Tampa!

    Pourtant, la primeur de Pierre Trudel nous révèle complètement autre chose. Or, quelle est réellement la perspective juridique de cette nouvelle?

    Si Sternberg a réellement commandé une étude de faisabilité pour analyser la viabilité d’un Parc de balle à Montréal et que lui ou le président de l’équipe, Brian Auld l’avoue publiquement, ça serait dès lors assez difficile de préserver leur présomption d’innocence dans un éventuel conflit juridique entre eux et St-Pete. Les élus du coin voudront par le fait même s’assurer qu’il n’y a personne à Montréal qui a fait du maraudage pour leur voler la franchise.

    En de telles circonstances, on peut pratiquement tout de suite annoncer que Sternbreg sera tenu responsable d’éventuels actes d’ingérences reprochés par la Ville de St-Pete et se ferait aussitôt intenter un recours auprès des Tribunaux. En fait, si Sternberg a réellement procédé à une étude de viabilité à Montréal, il lui serait alors assez difficile de contester une hypothétique applicabilité de sa responsabilité d’entreprise face à leur partenaire d’affaires devant un juge. Particulièrement, à cause de leur situation contractuelle bien singulière. La cour aurait alors le…

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