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Bonsoir, je suis parti!

- 24 février 2016

Dernière nuit à Dunedin. Et c’est ainsi que se termine ce voyage de rêve au camp d’entraînement des Blue Jays de Toronto.

DSC_1876-2bIl y a d’abord eu cette rencontre avec Russell Martin et Tony Sanchez au domicile du joueur québécois. Un p’tit détour improvisé au camp des Phillies de Philadelphie, puis l’ouverture officielle pour les Jays. Il y a eu cette entrevue avec Drew Storen, cette photo de Roberto Osuna (que le principal intéressé a aimé sur Twitter), la collaboration continue de Russell, ces quelques interventions à TVA Sports et cette intéressante discussion avec Tim Raines.

L’ancien joueur des Expos en avait d’ailleurs une bonne à raconter au sujet de l’ami Rodger Brulotte: «J’étais une recrue à Montréal et Rodger travaillait pour l’équipe. Avec la caravane, nous avions visité plusieurs villes du Québec et il me servait de traducteur. Mais souvent, je donnais une réponse de 15 secondes plutôt simple et la sienne, en français, durait plus d’une minute et faisait rire tous les journalistes. C’est certain que Rodger traduisait des choses que je n’avais pas dites.»

Comment conclure parfaitement ces quelques journées passées en Floride? Un petit souper de départ, au resto, avec Russell, Tony et Ivan Naccarata (un gars qui, de son propre aveu, a l’air un peu « fresh », mais qui est vraiment un chic type quand tu te donnes la peine de le connaître). Pendant le souper, parmi d’autres échanges sympathiques, j’ai rapporté l’anecdote de Raines sur Rodger et tout le monde a bien ri. Une soirée réussie, à l’image du voyage.

Merci à tous ceux qui ont apprécié mon travail dans la dernière semaine!

Dunedin 2016, tu garderas toujours une place spéciale dans mon coeur de journaliste.

L’enfant en moi…

- 21 février 2016

Un blogue ne sert-il pas à y aller d’une touche un peu plus personnelle?

Aux abords d’un palmier de ma chambre d’hôtel du Howard Johnson, j’ai versé des larmes de joie… Je suis heureux. Je ne peux pas plaider une allergie aux palmiers. Ce serait tout faux.

photo250Sous le chaud soleil de la Floride, je vis un véritable rêve en couvrant le camp d’entraînement des Blue Jays de Toronto. Je n’ai jamais eu le talent pour passer près de jouer au baseball dans les ligues majeures. Mais l’enfant en moi, qui a grandi sur le diamant du Stade Paul-Émile Dubé à Trois-Pistoles, est fier de l’homme qu’il devient. Je touche à un vieux rêve, différemment.

C’est mon coeur qui parle… Ce même coeur qui, tant bien que mal, sert à tirer mon épingle du jeu, comme receveur, avec mes A’s de la Ligue de baseball senior A de Montréal.

Après avoir eu le privilège d’être invité au domicile de Russell Martin samedi soir, je viens donc de faire un saut à Clearwater au camp des Phillies de Philadelphie. Non mais, tant qu’à être là, aussi bien en profiter… Un texte sur Chris Leroux, le plus Montréalais des Ontariens (ou le plus Ontarien des Montréalais), suivra d’ailleurs sous peu.

N’allez pas croire que je me la coule douce en Floride. J’y suis pour travailler. Mais bon Dieu que j’aime mon boulot en ce moment. À en pleurer de joie que je vous dis!

Ma fierté vient justement des efforts déployés dans le but de devenir, un jour, un grand journaliste sportif. En attendant, il y a tous ces beaux commentaires et ces «J’aime» qui enveloppent mon fil Facebook.

Quand un ami comme Patrick m’écrit «Tu me gosses solide» en témoignant, à sa manière, de sa jalousie, mais du même coup de son amitié, ça vient me chercher. Je me sens encore un peu plus privilégié.

Et lorsque Mathieu m’envoie ce mot «No stress… Just be Ben Rioux and work hard», ça me dit que je suis quelqu’un de pas si mal.

Je pourrais multiplier les exemples comme ceux-là.

Sachez que chaque «J’aime», chaque partage est une tape dans le dos. Je sens ainsi de nombreux lecteurs, parents, amis et collègues qui sont avec moi, cette semaine, dans cette merveilleuse opportunité que m’offre la vie. Un merci spécial à Jessica et à Ivan Naccarata!

Sur ce, je ferme cette parenthèse un peu plus personnelle, car je dois retourner travailler, avec tout le plaisir qui vient avec.

Pierre-Marc Bouchard avec le CH?

- 22 janvier 2016

Bouchard44465Au-delà du réflexe trop souvent observé chez le partisan moyen du Canadien, la question m’a sérieusement frappé en lisant ce texte du collègue Mathieu Boulay, du Journal de Montréal.

Pourquoi le Tricolore ne pourrait-il pas embaucher le Québécois Pierre-Marc Bouchard en vue de la saison prochaine?

La question mérité d’être posée, non?

Si Marc Bergevin a pris une chance avec Alexander Semin, ça vaut peut-être la peine de tenter le coup avec Bouchard en 2016-2017. Cette fois, le Canadien pourrait être plus chanceux.

Offrir un contrat à Pierre-Marc Bouchard, aujourd’hui âgé de 31 ans, serait un bon moyen d’ajouter, à faible coût, un joueur ayant été sélectionné parmi les 10 premiers dans un repêchage de la LNH.

Bouchard avait effectivement été choisi huitième au total, par le Wild du Minnesota, en 2002.

Ça fait longtemps, effectivement…

Bon an, mal an, le Québécois a récolté 356 points en 593 matchs dans la LNH.

Bouchard avait même connu des saisons de 63, 59 et 57 points avec le Wild.

Évidemment, Bouchard n’est plus le jeune joueur qu’il était. On le croit par ailleurs encore fragile physiquement, lui qui a subi plusieurs commotions cérébrales en carrière.

Néanmoins, Bouchard -dont la dernière rencontre dans la LNH remonte au 7 décembre 2013 avec les Islanders de New York- connaît actuellement une belle saison avec la formation de Zug, en Suisse. Il a obtenu 50 points en 36 matchs au cours de la présente campagne.

On dit aussi qu’il a retrouvé le plaisir de jouer… Ça fait au moins une chose que Semin ne semblait pas posséder.

Je répète la question : pourquoi le Tricolore ne pourrait-il pas embaucher le Québécois Pierre-Marc Bouchard en vue de la saison prochaine?

Je lance le débat (qui n’en est peut-être pas un finalement).

À vous de juger!

 

 

Bye Bye 2015!

- 30 décembre 2015

Berube200À chaque année, vers la fin du mois de décembre, c’est avec un grand plaisir que je reviens sur les 12 derniers mois (en revisitant les publications de ce blogue, entre autres).

Je le fais d’abord pour moi-même. Cela me permet de me rappeler à quel point je suis privilégié de pratiquer un emploi qui me plaît au plus haut point. Par contre, si vous trouvez votre compte à ressasser certains événements en même temps que moi, tant mieux.

Voici, en rafales, 10 moments marquants que j’ai vécus en 2015 :

10) Émilie et Hugues Fournel m’ont complètement charmé, ici, en rendant hommage à leur maman Guylaine St-Georges dans le cadre de la Fête des Mères.

9) À n’en point douter, j’ai adoré cette rencontre avec l’entraîneur-chef de l’équipe française Philippe Bergeroo en marge de la Coupe du monde féminine de soccer. Il m’a parlé de son vieux rêve olympique, qui est d’abord né en admirant la légende du saut en hauteur Valeriy Brumel.

8) Couvrir un événement comme le Marathon de Montréal, c’est s’inspirer d’un champion comme Nicholas Berrouard, mais aussi de tous ceux qui repoussent leurs propres limites sur les différentes distances.

7) Entrevue avec la jeune joueuse de baseball Mo’ne Davis, qui rêve désormais d’une carrière au basketball. Celle qui a été découverte lors des Séries mondiales des petites ligues parle de son amour des Flyers de Philadelphie et, dans un second texte, d’un certain rendez-vous avec le président Barack Obama.

6) Coup de cœur pour la Québécoise Stéphanie Savoie, qui n’a malheureusement pas été l’athlète la plus en vue, à titre de joueuse de baseball au niveau international. En 2015, elle a décidé d’accrocher ses crampons de même que ses jambières de receveuse.

5) Un match de baseball au Stade olympique est toujours spécial à couvrir, surtout lorsqu’il rassemble Russell Martin et un certain Vladimir Guerrero, à qui on a rendu hommage. J’ai aussi apprécié cette généreuse entrevue que m’a accordée, dans son bureau, Alex Anthopoulos.

4) Quand chaque coup de pédale entraîne une pensée pour un ami décédé, un autre en rémission ou pour celui qui a survécu… J’ai eu la chance de couvrir le Tour CIBC Charles-Bruneau, tout en grimpant sur mon nouveau vélo, au mois de juillet.

3) Nadia Comaneci s’est arrêtée à Montréal, cet été. J’ai particulièrement aimé ce moment où elle est tombée, par hasard, sur une ex-coéquipière roumaine des Jeux de 1976.

2) Ce n’est pas à tous les jours qu’on a le privilège de partager le terrain avec les Russell Martin, Phillippe Aumont et Derek Aucoin. Pour un journaliste sportif dont la grande passion est le baseball, l’expérience frôle le rêve éveillé. Et c’est encore plus mémorable quand ça arrive lors d’une victoire face aux 4 Chevaliers…

1) L’année 2015 demeurera toujours, à mes yeux, celle où un p’tit gars de Trois-Pistoles, là d’où je viens, s’est fait repêcher par une équipe du baseball majeur. Et la vie a voulu que mon club préféré, les A’s d’Oakland, le sélectionne… Bravo encore Marc-Antoine!

En extra, il y a deux autres textes que j’ai beaucoup aimé écrire en 2015 :

-          Au monticule à 60 ans!

-          Et un «ugly sweater» pour Dmitry Migunov…

Ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne année 2016! En espérant que celle-ci sera aussi fructueuse pour vous que pour moi… Finalement, un merci particulier à ceux qui fréquentent ce blogue régulièrement.

Au-delà de cette photo avec Russell Martin…

- 21 décembre 2015

RussellBen300J’en conviens: ce cliché en compagnie de Russell Martin demeure un précieux souvenir. Merci au photographe Joël Lemay!

Mais au-delà de cette photo prise avec Russell samedi, au-delà de ce privilège de jouer à ses côtés, au-delà de cette victoire de 6-2 contre les 4 Chevaliers, la journée a servi d’inspiration.

Côtoyer Russell, c’est mieux comprendre tous les efforts qui lui ont permis de gravir les échelons pour devenir l’un des meilleurs receveurs du baseball majeur.

Côtoyer Russell, c’est oser rêver…

Il y a eu ce match à Terrebonne et cette petite fête qui a suivi. Plusieurs autres rencontres inspirantes: Ivan Naccarata, Marie-Dominique Savard et le jeune Ben Pelletier, pour ne nommer que ceux-là.

Renaud Lefort, des 4 Chevaliers, en est un autre qui chamboule, par sa passion, par son intensité. On peut en dire autant de sa copine Annie Dufresne.

Au-delà de cette photo prise avec Russell Martin, il y a cette voix intérieure qui me dit, un peu plus fort que la semaine passée, que je dois continuer de rêver à différents projets un peu fous (au niveau professionnel tout comme sur le plan personnel), avec la passion et l’intensité d’un Renaud Lefort.

Ben200

 

À propos du match contre les 4 Chevaliers, ce texte publié précédemment décrit la fantastique expérience que j’ai vécue.

J’ajoute ici que ce fut un réel plaisir pour moi d’expliquer à Rachid Badouri ce que signifie l’expression «good eye, good eye».