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Surveillez les Brewers et les Phillies!

- 8 juin 2016

Lebl300Je suis peut-être un oiseau rare, mais le repêchage du baseball majeur, prévu du 9 au 11 juin, m’excite grandement.

Ça fait des semaines que je m’intéresse aux jeunes Québécois Charles Leblanc, Mathieu Deneault-Gauthier et William Sierra, pour ne nommer que ceux-là.

Je parle à des recruteurs, aux joueurs et à différents observateurs.

Or, particulièrement au baseball, il demeure périlleux de risquer des prédictions.

J’ai toutefois un feeling : les Brewers tenteront de repêcher au moins un Québécois.

Il y a d’abord Charles Leblanc, déjà sélectionné par cette équipe au 33e tour en 2013, qui pourrait à nouveau être appelé par cette équipe. Je sais que le dépisteur québécois Jean-Philippe Roy s’est assuré que les Brewers, par le biais du recruteur Jay Lapp, étaient au courant de l’éligibilité de Leblanc pour cet encan. Même si Leblanc a tourné le dos à la formation de Milwaukee, il y a trois ans, le club voit plus que jamais quelque chose de bien en lui.

Parlant de Leblanc, ils sont plusieurs à croire qu’il pourrait être appelé au cours des 10 premières rondes. Le joueur d’arrêt-court originaire de Laval devrait effectivement être sélectionné au deuxième jour (rondes 3 à 10), ce vendredi 10 juin. Une vingtaine de clubs ont montré de l’intérêt concret pour lui.

Reste à voir si une équipe sera en mesure de lui verser un boni de signature qui saura le satisfaire.

(…)

Agostino250À propos des Brewers, on m’a aussi raconté que Sierra pourrait être dans leur mire.

Il faut toutefois faire attention avant de tracer un chemin direct entre le jeune lanceur et l’organisation de Milwaukee.

Au Québec, un certain Alex Agostino (photo ci-contre), qui œuvre pour les Phillies de Philadelphie, est particulièrement efficace pour mettre la main sur les plus talentueux joueurs de baseball de la province.

Après Benjamin Pelletier l’an dernier, ce sera peut-être Sierra justement ou encore, dans le département des surprises, Conor Angel.

À 16 ans, Angel mesure déjà six pieds et quatre pouces. Avec un bel arsenal de tirs, il a de quoi intéresser les formations du baseball majeur, mais le jeune homme risque ultimement de poursuivre son cheminement en étudiant aux États-Unis dans les prochaines années.

(…)

Mathieu Deneault-Gauthier, un autre lanceur, pourrait aussi intéresser les Brewers et les Phillies. Membre de l’équipe canadienne chez les juniors, il a toutefois été vu par les dépisteurs de plusieurs autres organisations. À suivre!

Un autre Québécois susceptible d’être repêché est le Trifluvien Raphaël Gladu. Celui-ci touche toutefois une importante bourse d’études à Louisiana Tech et il a l’option de se montrer gourmand dans les négociations avec les équipes souhaitant le repêcher. Au final, ça pourrait jouer contre lui.

Au fil des discussions des dernières semaines, on me raconte aussi qu’Abraham Toro intéresse certaines équipes. Par contre, il exigerait également un généreux boni de signature.

Je conserve un clin d’œil pour le releveur Iannick Rémillard, qui a terminé ses études au Canisius College en multipliant les victoires préservées. Malgré tout, je crains qu’il soit ignoré. À 23 ans, le temps est probablement venu pour lui de se tourner vers la Californie, où il compte poursuivre des études pour devenir chiropraticien. Mais sait-on jamais?

Il y a déjà eu de plus grandes surprises dans l’histoire du repêchage du baseball majeur.

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Outre les Québécois, j’ai la vague impression que les Phillies, qui ont le premier choix au total, opteront pour le lanceur gaucher Jason Groome. Notez qu’il s’agit là plutôt d’un souhait… Les voltigeurs Kyle Lewis et Mickey Moniak font aussi partie des principaux espoirs en vue de ce repêchage.

En choisissant Groome (ou encore A.J. Puk, un autre lanceur), ça ferait un concurrent direct de moins pour notre ami Pelletier dans son ascension vers le baseball majeur.

Plusieurs experts voient plutôt Moniak comme la première sélection. À suivre!

 

Deux textes pour en savoir plus sur le repêchage:

Qui sera le premier choix?

Un repêchage tout en subtilité

Frustrant pour Auger-Aliassime

- 6 juin 2016

Felix260Dimanche matin, je me suis fait un devoir de me lever tôt pour regarder le match… Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant d’émotions à travers une compétition sportive présentée à la télévision.

J’ai savouré des coups gagnants et pesté contre des fautes directes.

J’ai encouragé, célébré, puis prié et juré.

Comme Félix Auger-Aliassime, j’ai terminé la rencontre déçu, très déçu.

(…)

On dit qu’il est jeune et qu’il aura l’occasion de se reprendre. C’est vrai.

Mais rendu à un certain niveau, un athlète peut aussi avoir le sentiment qu’il n’a pas besoin d’une défaite comme celle-là pour apprendre.

Vient un temps où la victoire est la seule avenue qui satisfait pleinement. Et c’est sans doute comme ça qu’on reconnaît les grands champions!

Perdre la finale du prestigieux tournoi de Roland-Garros  en trois manches de 1-6, 6-3 et 8-6, c’est fâchant! Même chez les juniors.

Surtout après avoir laissé filer trois balles de championnat… Je n’en reviens toujours pas!

(…)

Mâcher un revers crève-coeur pendant des jours, des semaines et des mois, ça ne sert à rien. Par contre, c’est normal et c’est humain.

Le petit Geoffroy Blancaneaux a été très impressionnant. Faut donner le crédit à l’adversaire.

Il reste que cette fameuse finale était à la portée d’Auger-Aliassime et il l’a perdue.

Le jeune Québécois de 15 ans, qui était clairement le meilleur des deux joueurs sur le terrain, s’en rappellera toute sa vie. Son prochain triomphe dans une compétition aussi grandiose servira de baûme, certainement. Mais il va toujours s’en vouloir un peu. Normal.

Dans un certain sens, c’est la beauté du sport.

On gagne, on perd, on rit, on pleure, mais à tout coup, on se sent vivant!

 

L’expérience-client

- 30 mai 2016

expérience260Naturellement, les différentes équipes sportives sont gérées comme des entreprises. Normal, elles le sont.

Le président et chef de la direction des Alouettes de Montréal Mark Weightman l’a très bien rappelé récemment lors d’une conférence téléphonique d’avant-saison organisée par la Ligue canadienne de football.

Il a ainsi parlé de l’importance de «l’expérience-client». Tout en reconnaissant la nécessité de présenter un club compétitif sur le terrain, il a surtout vanté le taux de satisfaction des abonnés, les différentes promotions du club et ce joli stade situé sur le flanc du mont Royal.

Or, la saison dernière, les Alouettes ont aussi été limités à 177 points marqués en neuf matchs à domicile, ce qui représente une faible moyenne de 19,7. Ils ont ainsi été les pires de la LCF à ce chapitre.

Mais ce n’est pas si grave car les clients étaient tout de même heureux… Ils ont bien mangé, bien bu. Les «cheerleaders» étaient belles et le spectacle agréable.

L’«expérience-client», ça passe pourtant aussi par la victoire. Ça aide à satisfaire la clientèle et à attirer les commanditaires. Mais c’est un facteur parmi tant d’autres.

Les Alouettes le savent, tout comme le Canadien et l’Impact d’ailleurs.

Les défaites ne mettent pas en danger la survie de ces équipes. Tant et aussi longtemps que les abonnés (qui ne sont pas tous des fans purs et durs) passent d’agréables soirées.

Et il n’y a rien de fâchant dans tout ça! Sauf peut-être pour les vrais mordus, dont la victoire demeure primordiale. Mais pour les hauts dirigeants des équipes, la victoire est-elle tout aussi primordiale? Pas toujours certain.

À propos, les Alouettes disputeront un match préparatoire à domicile, le vendredi 17 juin, contre les Argonauts de Toronto. La première rencontre au stade Percival-Molson, en saison régulière, aura ensuite lieu à la semaine #2, le jeudi 30 juin, contre le Rouge et Noir d’Ottawa.

Soirée magique avec Bill Lee

- 23 mai 2016

JP-Bill260L’ancien lanceur des Expos Bill «Spaceman» Lee a toujours fait les choses à sa manière. En toute simplicité, il aura encore fait le bonheur de bien des amateurs de baseball montréalais au cours du dernier week-end.

Avant même de participer à un événement caritatif samedi, l’homme de 69 ans a pris part à une rencontre de la Ligue de baseball senior A de Montréal, vendredi soir, au parc Louis-Riel. Soirée magique, s’il en est une, pour les joueurs des deux équipes, les arbitres de même pour la poignée de spectateurs rassemblés.

La rumeur avait couru plus tôt dans la journée, mais la décision de faire jouer Lee avec les Red Sox de Montréal allait être prise tout juste avant la partie.

«À chaque jour, quand je peux, je lance la balle, a simplement expliqué celui qui habite au Vermont. Le meilleur endroit au monde où je peux être, c’est sur un terrain de baseball.»

Invité par son ami et journaliste Jean-Philippe Bertrand, lui-même un porte-couleurs des Red Sox, Lee a non seulement atteint les sentiers deux fois en autant de présences au bâton, mais il a aussi retiré les trois frappeurs à lui faire face quand le gaucher a été amené au monticule lors de la septième et dernière manche.

Précieux souvenirs

Lee32Pour les membres de la formation adverse, les Cards, la défaite de 8-2 subie contre Lee et ses coéquipiers d’un jour devenait bien secondaire.

«C’était un grand moment pour moi d’affronter Bill Lee, a notamment indiqué Hugo Campagna, retiré sur un roulant au deuxième but. Je suis un grand fan des Expos. C’était irréel. Sur le premier lancer, je voulais frapper, mais j’étais comme hypnotisé.»

Du côté des Red Sox, chacun a rangé précieusement ce match dans sa boîte à souvenirs.

«Je te dirais que c’est vraiment dans mes plus belles soirées de baseball, a ainsi commenté Jonathan Deblois, qui a d’ailleurs grandement aidé son équipe à l’emporter, grâce à un grand chelem en quatrième manche. Bill Lee a été très gentil. Il est arrivé sans vouloir s’imposer. On voulait qu’il joue et était reconnaissant. Il a parlé à tout le monde et donnait des conseils en étant sur le banc.»

Évidemment, «Spaceman» se trouvait dans son élément, d’autant plus qu’il a d’abord joué avec les Red Sox de Boston, de 1969 à 1978, avant de s’amener avec les Expos.

«Si ç’avait été pour un club qui se nomme les Yankees, je ne serais pas venu jouer ce soir (vendredi), a-t-il blagué, au terme de la partie. Je peux le jurer.»

L’après-match

Même une fois la rencontre terminée, le plaisir s’est poursuivi dans les estrades du parc Louis-Riel. Lee montrait ainsi son vieux gant datant de 1946 et enseignait, à qui le voulait bien, comment lancer une balle-papillon.

Fidèle à ses habitudes, «Spaceman» a aussi fait part de quelques opinions bien tranchées.

«Je déteste le Stade olympique, a-t-il affirmé. La surface d’un terrain à l’extérieur, avec de la vraie terre comme ici, c’est mieux.»

- Pour d’autres nouvelles concernant Bill Lee, un reportage de Jean-Philippe Bertrand sur l’événement-bénéfice du week-end au parc du Mont-Royal sera diffusé mardi sur les ondes de TVA Sports.

La faute à Jose Bautista?

- 16 mai 2016

Il suffit d’un peu de violence pour que les sportifs de salon se mettent à parler davantage de baseball…

Naturellement, je n’ai pas non plus changé de poste quand Rougned Odor a atteint Jose Bautista d’une solide droite au menton.

À qui la faute?

BlogMcCutchDisons que Bautista est loin de faire l’unanimité parmi les joueurs du baseball majeur.

D’entre tous ses détracteurs, il y a l’ancien lanceur des Pirates de Pittsburgh Daniel McCutchen, lequel évolue maintenant au niveau AAA pour les Chihuahuas d’El Paso (ça ne s’invente pas!), qui a laissé connaître le fond de sa pensée sur Twitter.

Celui-ci a toutefois effacé rapidement sa publication.

«Au nom des anciens et des joueurs actuels du baseball majeur, je voudrais remercier Rougned Odor pour ce magnifique coup de poing», a-t-il écrit.

Le plus étrange, c’est que McCutchen et Bautista ont déjà fait partie, en même temps, de l’organisation des Pirates… Ils n’ont toutefois jamais joué ensemble dans le baseball majeur.

Les Pirates avaient effectivement envoyé Bautista aux Blue Jays de Toronto, le 21 août 2008, en retour d’un joueur à être nommé plus tard, qui fut un receveur dominicain nommé Robinzon Diaz. Dans le cas de McCutchen, il a porté les couleurs des Pirates une première fois en 2009.

Bautista4325Tout ça pour dire que Bautista, victime du coup d’Odor, n’est pas complètement blanc dans cette histoire. C’est un joueur qui dérange et qui aime déranger. Son fameux «bat flip» effectué contre les Rangers du Texas, en octobre dernier, a évidemment laissé des traces.

Personnellement, j’adore un joueur extravagant comme Bautista, mais tout est relatif.

À moins de se donner à nouveau rendez-vous lors des éliminatoires, les Jays et les Rangers ne s’affronteront pas avant l’an prochain.

Aux yeux de plusieurs, la formation texane a été un brin frileuse de s’en prendre à Bautista lors du dernier match de la série. Or, les joueurs de baseball ont la mémoire longue et Odor risque d’en payer le prix. Disons que ça ne sent pas bon pour Odor (!).

Évidemment, je n’encourage pas ça, mais la culture du baseball, comme dans plusieurs autres sports, demeure parfois primitive. Malheureusement, c’est un peu comme le comportement de certains amateurs qui ne s’intéressent au baseball que lorsqu’il y a une mêlée générale.

(…)

Maintenant que Bautista et les Blue Jays ont capté l’attention dans les manchettes sportives, c’est à la formation torontoise de redresser la situation au niveau du classement. Un dossier de 19-20 n’est pas satisfaisant.

Une série de trois matchs à domicile contre les Rays de Tampa Bay, de lundi à mercredi, est définitivement une belle occasion de donner un nouveau souffle à cette campagne.