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Aurélie Rivard par-ci

- 19 septembre 2016

Rivard225C’est peut-être juste mon impression, mais je crois qu’on n’a pas assez parlé d’Aurélie Rivard au cours de la dernière semaine… À 20 ans, la nageuse québécoise a remporté quatre médailles, dont trois d’or, aux Jeux paralympiques de Rio, au Brésil.

Elle a aussi, au passage, établi deux nouveaux records du monde.

Il va sans dire que les Jeux paralympiques sont beaucoup moins populaires, autant auprès du public que dans les médias, comparativement aux Olympiques.

Néanmoins, je persiste à croire que Rivard mériterait davantage de reconnaissance.

Sans rien enlever à l’Ontarienne Penny Oleksiak, de nombreux Québécois parlaient de celle-ci avec une grande fierté pendant les récents Jeux olympiques. Oleksiak par-ci, Oleksiak par-là. C’était la saveur du jour, autant pour les fervents de sports amateurs que pour ceux qui n’ont rien à cirer des compétitions de natation (sauf une fois aux quatre ans). D’ailleurs, pour préciser ma pensée, ce vent de popularité était tout à fait mérité pour Oleksiak.

Maintenant, quelques semaines plus tard, c’est une jeune femme de St-Jean-sur-Richelieu qui s’impose. Rivard par-ci, Rivard par-là? Pas vraiment. Vraiment pas, en fait.

Pourtant, comme Oleksiak, Rivard a trimé dur pendant des années à l’entraînement pour en arriver là. Ne pourrait-on pas, en tant que Québécois, être fier d’elle? Juste un peu.

Juste par-ci, mettons.

 

Gérer l’injustice avec le sourire

- 12 septembre 2016

bloggHu250Je suis impressionné par Benoît Huot. Par ce qu’il fait présentement dans la piscine aux Jeux paralympiques de Rio, mais surtout par la façon dont il se comporte à l’extérieur.

Il incarne parfaitement les valeurs de l’olympisme.

Le nageur québécois a terminé cinquième au 100 mètres dos tout en abaissant sa marque personnelle. Puis, au 200 mètres quatre nages, Huot a pris le quatrième rang, derrière trois Ukrainiens. Le vainqueur Denys Dubrov l’a emporté en 2:06,87… C’est quelque trois secondes de moins que le meilleur temps en carrière du Québécois.

Pour tout vous dire, Dubrov participait auparavant aux compétitions avec les athlètes réguliers. À la suite d’une explication un peu floue, l’Ukrainien a été admis aux Jeux paralympiques. L’athlète n’a pourtant aucun handicap physique apparent. Ce serait, à ce que je comprends, une nouvelle condition neurologique qui lui aurait permis de se classer aux yeux des décideurs du mouvement paralympique.

Non mais, sérieusement, qu’est-ce que vous voulez que Huot fasse dans ces circonstances?

De façon noble, Huot, lui, a décidé de sourire.

(…)

Même en battant un record personnel, celui qui compte 19 médailles paralympiques ne parvient pas à atteindre le podium. C’est absurde.

À sa sortie de la piscine, après le 100 mètres dos, il était simplement fier (et avec raison!) de s’être surpassé.

Et à la suite de la domination ukrainienne au 200 mètres quatre nages, il s’est même permis une blague : «je suis premier au monde… après l’Ukraine.»

Il y a des choses que Huot ne peut pas dire publiquement. Et pour sa santé mentale, il est préférable qu’il conserve la bonne attitude.

Par contre, en son nom, il serait de mise de crier à l’injustice. C’est bien beau l’avancement du sport paralympique, mais là, il y a une réelle controverse.

«J’espère tout simplement que ces gars-là ont leur place, a poliment laissé glisser Huot, dans une entrevue accordée à Sportcom. J’ai confiance au mouvement paralympique, mais des fois tu peux douter. Trois Ukrainiens, pas un, pas deux…»

(…)

Huot a raison de s’inquiéter et il ne le fait pas tant par frustration personnelle (il serait pourtant en droit). Le Québécois, qui est pour sa part né avec une malformation à un pied, s’interroge en pensant à l’avenir du mouvement paralympique. Et ça aussi, c’est tout à son honneur.

Le système de classification a toujours été très difficile à comprendre dans les sports paralympiques. Ça ne changera pas.

Vaut mieux ainsi se rappeler ce que dit la Charte olympique : «L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.»

Même s’il devait revenir de Rio sans médaille, Huot est définitivement un champion, un exemple à suivre.

Une pensée pour Max Talbot

- 5 septembre 2016

maxt220Roberto Bissonnette avait beaucoup, beaucoup de «chums», mais des vrais amis, il les comptait sur les doigts d’une seule main. Peut-être deux mains, parce que «Bob», c’était vraiment un bon gars.

Quoi qu’il en soit, de ce que j’en sais, le hockeyeur Maxime Talbot faisait partie de ses vrais amis, probablement son meilleur. C’est immédiatement à lui que j’ai pensé quand j’ai appris, dimanche soir, la terrible nouvelle du décès de Bob dans un écrasement d’hélicoptère.

Je me rappellerai toujours d’une certaine soirée passée à Pittsburgh, où par un concours de circonstances, on s’était retrouvé chez Max avec quelques amis pour une petite fête avec ses coéquipiers des Penguins. Ce soir-là, en novembre 2007, c’était l’anniversaire de Colby Armstrong.

Habile comme pas un pour mettre le party, Bob Bissonnette était sur place et avait gratté la guitare sur l’îlot de la cuisine. C’est lorsqu’il a entonné la chanson «Femme libérée», du groupe français Cookie Dingler, que les invités se demandaient bien d’où venait ce joyeux personnage… Mais nous, les Québécois, on trippait fort à chanter en français, sous le regard ébahi des Crosby, Malkin et Gonchar, entre autres. Merci pour ce beau moment, Bob!

Puis, Bob Bissonnette avait aussi une chanson en l’honneur de son ami Max.

«Max Talbot, c’est un superhéros
Plus rough que Chuck Norris, plus tough que Rambo
Adulé par des millions de fans
Pas mal plus hot, que Spiderman
Sur la coupe Stanley, on a gravé
Le nom de Max Talbot le guerrier»

Aujourd’hui, le guerrier aurait certainement besoin d’être plus tough que Rambo pour passer à travers cette épreuve difficile.

Il n’y a pas beaucoup de mots qui puissent venir aider à accepter une mort aussi soudaine.

Le décès de Bob Bissonnette vient rappeler à quel point il est important de savourer la vie. Et Bob, comme une étoile filante, a su en profiter pleinement.

Comme il le disait si bien pendant ses spectacles : «Gorgée»!

R.I.P. Bob Bissonnette et bon courage Max Talbot!

Parce qu’il fallait que ça sorte, Max Talbot a lui-même rendu hommage à son vieux chum via le réseau social Facebook. Voici ce qu’il a écrit :

«Salut mon chum, Il faut que ça sorte. Je viens de me faire réveiller par une multitude de messages. J’attends toujours un message de ta part pour me dire que c’était un stunt, une blague, une technique médiatique, une stratégie marketing pour ton prochain show… Je n’y crois tout simplement pas. Je ne veux pas y croire. Tu peux pas nous faire ça. Tu viens de commencer la vie, tu as encore tellement de projets, de voyages, de rêves à accomplir. Tu voulais changer le monde. Tu as changé ma vie Buddy. Je ne serais pas qui je suis sans t’avoir rencontré, en 2001, dans mon premier camp junior. Tu m’intimidais tellement, je ne te l’aurais jamais avoué mais je te trouvais tellement cool, tellement tough. Les joueurs de hockey, ça ne pleure pas; à part présentement et le lendemain de ton échange de Hull vers Bathurst quand je me suis retrouvé seul sur le banc à l’aréna Guertin en m’ennuyant de mon Héro. Notre gardien de but, Éric Lafrance ne pouvait pas arrêter une rondelle ce matin-là parce que toute l’équipe t’avais rendu hommage la veille au Bistro. On t’avais pris sur nos épaules au milieu du pub en écoutant Bro Hymne de Pennywise ( elle te fessait tripper cette toune la ). On avait fini la soirée sur le coin d’un piano en chantant ‘With or without you’. J’ai toujours conservé le premier email que tu m’avais envoyé en 2003. Tu m’écrivais que tu t’étais battu contre un gars de de 6 pieds 7 et que tu n’avais pas gagné, que tu avais score contre Arthus Irbe et que tu t’en allais jouer pour les Everblades en Floride. Ensuite, tu me disais qu’ être un gagnant, c’étaitt une attitude, tu me disais que je vivais les plus beaux moments de ma vie junior et tu me suggérais de saisir le moment. Toi mon chum, tu l’ as saisi le moment. Tu savais comment ça fonctionne la vie. Tu as profité et en a fait profiter aux autres. Tu n’as jamais voulu faire comme les autres. Tu as vécu tes rêves mon amis, tu touchais à tout, voulais tout comprendre, voulait tout changer, Tu m’as souvent dit que tu aurais pu jouer dans la LNH mais que tu ne voulais pas travailler les fins de semaines. Je n’ai jamais compris pourquoi tu as perdu ton temps à mémoriser le nom et l’année de toutes les équipes gagnantes de la coupe Stanley depuis sa création? Tu disais souvent à la blague que tu m’avais tout montré. En fait, tu as tellement eu une grande influence sur ma vie que c’est presque vrai. Tu as été le premier à me parler d’être un ‘ Vrai’. Tu essayais de m’expliquer mais je n’avais qu’à te regarder et je comprenais. Plus tu avançais dans la vie et plus tu repoussait tes limites, plus tes rêves grandissaient. Dernièrement, tu voulais devenir billionnaire avec ton App ( je sais que tu aurais réussis ). Tu aurais été le meilleur père du monde. Je vais m’ennuyer ça n’a pas de bon sens mon chum. J’aimerais tellement te faire un colleux comme tu disais. Le dernier video que je t’ai envoyé cette semaine était un vidéo de moi sur la ligne rouge faisant honneur à ton hymne national préféré ( la Russie ) .Je n’ai jamais su pourquoi tu l’aimais autant cette hymne Tes Jobstock étaient légendaire, tu étais le meilleur partenaire de voyage, une des choses que j’aimais le plus dans la vie était de faire un BBQ avec toi et finir sur le bord du feu. Roberto, je pense à ta famille, tes chums, ta blonde, tes connaissances, tes fans… La vie ne sera pas la même sans toi mon chum. Tu me manques déjà. Merci pour tout. Au revoir. Max»

10 merveilleuses secondes

- 15 août 2016

Rares sont les moments sportifs aussi intenses qu’une course de 100 mètres aux Jeux olympiques…

Pendant ces 10 secondes, prière de ne pas cligner des yeux ni d’éternuer.

C’était donc un devoir pour moi de regarder -avec la poivrière tenue à l’écart- cette épreuve en direct, dimanche soir.

Et quel spectacle ce fut!

DeGr280

 

Usain Bolt a été simplement trop fort, malgré le départ-canon du médaillé d’argent Justin Gatlin. Et le Canadien Andre De Grasse qui remporte le bronze. Wow!

Au terme de la course, Bolt s’est montré généreux avec les médias et les partisans. Tout un ambassadeur pour la discipline!

Questionné sur la présence de De Grasse sur le podium, le Jamaïcain n’avait que des bons mots. Il a d’ailleurs prévenu tout le monde de bien surveiller le Canadien dans les prochaines années.

Déjà, j’attends avec impatience ces 10 secondes des Jeux de Tokyo, en 2020.

 

 

La petite soeur de Jamie…

- 8 août 2016

Oleksiak270Avant ces Jeux olympiques de Rio, la jeune nageuse Penny Oleksiak était surtout reconnue, à 16 ans, comme étant la petite sœur de Jamie… Aujourd’hui, c’est le défenseur des Stars de Dallas qu’on appelle «le grand frère de».

Tout est relatif.

Dans une société où le hockey prend énormément de place comparativement aux sports amateurs, il est quand même intéressant de constater qu’un joueur de la LNH marginal sera toujours plus en vue que bien des athlètes se retrouvant parmi l’élite mondiale dans d’autres disciplines.

Heureusement qu’il y a des Jeux olympiques de temps à autre.

La médaille d’argent de la jeune Oleksiak, au 100 mètres papillon, a permis de rectifier le tir pendant un instant.

Bonne nouvelle : il reste encore plein d’athlètes à découvrir d’ici le 21 août.