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Soirée magique avec Bill Lee

- 23 mai 2016

JP-Bill260L’ancien lanceur des Expos Bill «Spaceman» Lee a toujours fait les choses à sa manière. En toute simplicité, il aura encore fait le bonheur de bien des amateurs de baseball montréalais au cours du dernier week-end.

Avant même de participer à un événement caritatif samedi, l’homme de 69 ans a pris part à une rencontre de la Ligue de baseball senior A de Montréal, vendredi soir, au parc Louis-Riel. Soirée magique, s’il en est une, pour les joueurs des deux équipes, les arbitres de même pour la poignée de spectateurs rassemblés.

La rumeur avait couru plus tôt dans la journée, mais la décision de faire jouer Lee avec les Red Sox de Montréal allait être prise tout juste avant la partie.

«À chaque jour, quand je peux, je lance la balle, a simplement expliqué celui qui habite au Vermont. Le meilleur endroit au monde où je peux être, c’est sur un terrain de baseball.»

Invité par son ami et journaliste Jean-Philippe Bertrand, lui-même un porte-couleurs des Red Sox, Lee a non seulement atteint les sentiers deux fois en autant de présences au bâton, mais il a aussi retiré les trois frappeurs à lui faire face quand le gaucher a été amené au monticule lors de la septième et dernière manche.

Précieux souvenirs

Lee32Pour les membres de la formation adverse, les Cards, la défaite de 8-2 subie contre Lee et ses coéquipiers d’un jour devenait bien secondaire.

«C’était un grand moment pour moi d’affronter Bill Lee, a notamment indiqué Hugo Campagna, retiré sur un roulant au deuxième but. Je suis un grand fan des Expos. C’était irréel. Sur le premier lancer, je voulais frapper, mais j’étais comme hypnotisé.»

Du côté des Red Sox, chacun a rangé précieusement ce match dans sa boîte à souvenirs.

«Je te dirais que c’est vraiment dans mes plus belles soirées de baseball, a ainsi commenté Jonathan Deblois, qui a d’ailleurs grandement aidé son équipe à l’emporter, grâce à un grand chelem en quatrième manche. Bill Lee a été très gentil. Il est arrivé sans vouloir s’imposer. On voulait qu’il joue et était reconnaissant. Il a parlé à tout le monde et donnait des conseils en étant sur le banc.»

Évidemment, «Spaceman» se trouvait dans son élément, d’autant plus qu’il a d’abord joué avec les Red Sox de Boston, de 1969 à 1978, avant de s’amener avec les Expos.

«Si ç’avait été pour un club qui se nomme les Yankees, je ne serais pas venu jouer ce soir (vendredi), a-t-il blagué, au terme de la partie. Je peux le jurer.»

L’après-match

Même une fois la rencontre terminée, le plaisir s’est poursuivi dans les estrades du parc Louis-Riel. Lee montrait ainsi son vieux gant datant de 1946 et enseignait, à qui le voulait bien, comment lancer une balle-papillon.

Fidèle à ses habitudes, «Spaceman» a aussi fait part de quelques opinions bien tranchées.

«Je déteste le Stade olympique, a-t-il affirmé. La surface d’un terrain à l’extérieur, avec de la vraie terre comme ici, c’est mieux.»

- Pour d’autres nouvelles concernant Bill Lee, un reportage de Jean-Philippe Bertrand sur l’événement-bénéfice du week-end au parc du Mont-Royal sera diffusé mardi sur les ondes de TVA Sports.

La faute à Jose Bautista?

- 16 mai 2016

Il suffit d’un peu de violence pour que les sportifs de salon se mettent à parler davantage de baseball…

Naturellement, je n’ai pas non plus changé de poste quand Rougned Odor a atteint Jose Bautista d’une solide droite au menton.

À qui la faute?

BlogMcCutchDisons que Bautista est loin de faire l’unanimité parmi les joueurs du baseball majeur.

D’entre tous ses détracteurs, il y a l’ancien lanceur des Pirates de Pittsburgh Daniel McCutchen, lequel évolue maintenant au niveau AAA pour les Chihuahuas d’El Paso (ça ne s’invente pas!), qui a laissé connaître le fond de sa pensée sur Twitter.

Celui-ci a toutefois effacé rapidement sa publication.

«Au nom des anciens et des joueurs actuels du baseball majeur, je voudrais remercier Rougned Odor pour ce magnifique coup de poing», a-t-il écrit.

Le plus étrange, c’est que McCutchen et Bautista ont déjà fait partie, en même temps, de l’organisation des Pirates… Ils n’ont toutefois jamais joué ensemble dans le baseball majeur.

Les Pirates avaient effectivement envoyé Bautista aux Blue Jays de Toronto, le 21 août 2008, en retour d’un joueur à être nommé plus tard, qui fut un receveur dominicain nommé Robinzon Diaz. Dans le cas de McCutchen, il a porté les couleurs des Pirates une première fois en 2009.

Bautista4325Tout ça pour dire que Bautista, victime du coup d’Odor, n’est pas complètement blanc dans cette histoire. C’est un joueur qui dérange et qui aime déranger. Son fameux «bat flip» effectué contre les Rangers du Texas, en octobre dernier, a évidemment laissé des traces.

Personnellement, j’adore un joueur extravagant comme Bautista, mais tout est relatif.

À moins de se donner à nouveau rendez-vous lors des éliminatoires, les Jays et les Rangers ne s’affronteront pas avant l’an prochain.

Aux yeux de plusieurs, la formation texane a été un brin frileuse de s’en prendre à Bautista lors du dernier match de la série. Or, les joueurs de baseball ont la mémoire longue et Odor risque d’en payer le prix. Disons que ça ne sent pas bon pour Odor (!).

Évidemment, je n’encourage pas ça, mais la culture du baseball, comme dans plusieurs autres sports, demeure parfois primitive. Malheureusement, c’est un peu comme le comportement de certains amateurs qui ne s’intéressent au baseball que lorsqu’il y a une mêlée générale.

(…)

Maintenant que Bautista et les Blue Jays ont capté l’attention dans les manchettes sportives, c’est à la formation torontoise de redresser la situation au niveau du classement. Un dossier de 19-20 n’est pas satisfaisant.

Une série de trois matchs à domicile contre les Rays de Tampa Bay, de lundi à mercredi, est définitivement une belle occasion de donner un nouveau souffle à cette campagne.

 

Jared Goff, fils d’un ancien joueur des Expos

- 29 avril 2016

Si, comme moi, vous êtes parfois nostalgiques en pensant aux Expos de Montréal, ce texte est pour vous! Bonne lecture!

*****

Goff36Prononcé d’entrée au repêchage de la NFL jeudi soir, le nom du quart-arrière Jared Goff, des Rams de Los Angeles, a peut-être ravivé quelques souvenirs un peu flous chez certains nostalgiques des Expos de Montréal.

Il faut remonter jusqu’en 1990, à l’époque des Tim Wallach, Andres Galarraga et Spike Owen, pour retrouver le premier match de Jerry Goff, père de Jared, dans l’uniforme des Expos.

«Son fils est sûrement meilleur au football que lui l’était au baseball, a d’abord commenté le descripteur Jacques Doucet, en riant, lorsqu’invité à plonger dans sa mémoire. Mais Jerry était de commerce agréable. Il était conscient qu’il était un joueur de soutien.»

Évoluant comme receveur, Goff avait participé à 52 matchs avec les Expos en 1990, partageant principalement le travail derrière le marbre avec Mike Fitzgerald et Nelson Santovenia.

Ajoutant trois parties à sa courte présence avec les Expos en 1992, celui qui portait le numéro 19 a maintenu une moyenne au bâton de ,221 avec la formation montréalaise, limité à 27 coups sûrs en 122 apparitions officielles.

En épluchant certains sites spécialisés, on constate par ailleurs que Goff avait probablement vécu son moment le plus grisant avec les Expos, le 26 juin 1990 au Wrigley Field de Chicago, quand il avait été appelé comme frappeur suppléant en début de neuvième manche. Frappant un circuit aux dépens du releveur Les Lancaster, il avait éventuellement permis à Nos Amours d’arracher une victoire de 6-5 aux Cubs.

«Il n’aura fait que passer, a pour sa part mentionné Rodger Brulotte, à propos de Goff. Mais c’était un bon gars. Il était fin avec tout le monde, il avait de la classe. Disons simplement que c’était un bon réserviste.»

Un dernier match au Stade olympique

JerryGoff225Ayant quitté les Expos à titre de joueur autonome, Goff a poursuivi sa carrière dans le baseball majeur jusqu’en 1996, défendant par la suite partiellement les couleurs des Pirates de Pittsburgh et des Astros de Houston.

À son tout dernier match en carrière, le 12 mai 1996 avec les Astros au Stade olympique, Goff avait frappé une longue balle, en deuxième manche, contre Ugueth Urbina, qui agissait alors comme lanceur partant.

Goff aura terminé son séjour dans le baseball majeur avec sept circuits et une moyenne au bâton de ,215 en 90 parties. À son fils Jared maintenant de marquer davantage l’histoire de la NFL!

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Sur le cliché publié ci-contre, le receveur Jerry Goff est accompagné du lanceur Howard Farmer. Les rares partisans qui se rappellent de Goff, se souviendront également de Farmer. Ou peut-être pas…

Subban et Piatti : même combat

- 18 avril 2016

bl280Il est toujours périlleux de faire des comparaisons impliquant différents sports. Peut-être encore plus quand on parle de hockey et de soccer…

Je trouve néanmoins que Mauro Biello a bien résumé la situation concernant la vedette Ignacio Piatti, parfois blâmé pour garder le ballon un peu trop longtemps.

L’entraîneur-chef de l’Impact souligne que Piatti est aussi celui qui peut changer à lui seul le cours d’un match grâce à une action spectaculaire.

En bref, les défauts de celui qu’on surnomme «Nacho» n’arrivent pas à la cheville de ses qualités. Ça fait drôlement penser à P.K. Subban, avec le Canadien, non?

Comment passer pour un génie dans votre pool des séries éliminatoires?

- 13 avril 2016

Toewsblog250La tendance ressemble à ça :

Panthers en 6

Lightning en 6 (ou en 7)

Capitals en 5

Penguins en 7

Dans l’Ouest?

Stars en 5

Blackhawks en 7

Ducks en 5 (ou en 6)

Kings en 6

Pour ne pas avoir l’air fou dans votre pool des séries, ces prédictions sont les bonnes! Or, pour passer pour un génie, il vous faudra probablement être plus audacieux.

Il faut aller au-delà des résultats de la saison régulière et de la réputation de certains clubs.

Par exemple, les Sharks de San Jose sont reconnus pour flancher dans les séries éliminatoires. Pourtant, ils pourraient bien battre les Kings au premier tour. Il ne faut pas non plus compter les Blues pour battus face aux champions en titre de la coupe Stanley! Oui, les Blackhawks demeurent, à tort ou à raison, un choix sentimental pour bien des amateurs, mais les Blues pourraient être un choix payant.

Personnellement, je doute des Panthers. J’ai aussi une confiance exagérée envers les joueurs de soutien comme Matt Martin et Cal Clutterbuck, des Islanders de New York. Sachez que les mises en échec aident aussi à gagner des matchs, particulièrement en séries.

Bref, il y aura des surprises!

Pour la coupe Stanley, les choix populaires demeurent les Capitals, les Blackhawks et les Kings, mais attention aux Ducks! Mais pourquoi pas les Penguins ou… les Blues?

Une prédiction? Les gagnants de la série entre les Blues et les Blackhawks iront jusqu’au bout. Effectivement, je peux me tromper.

La ligne est mince entre passer pour un génie ou un sans-génie, surtout avec la parité qu’on retrouve dans la Ligue nationale de hockey.

Pour mieux connaître chacune des séries, voici un lien menant vers un dossier complet sur les différents duels du premier tour.

En manchette sur Canoë