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Le héros obscur de 2014

- 22 décembre 2014

GilmoreJunio-blogueIl y a de ces histoires qui sombrent dans l’oubli, des héros qui ne trouvent pas nécessairement leur importance dans une revue de l’année sportive. Pourtant.

Ma pensée va donc au patineur de vitesse Gilmore Junio.

Gilmore qui?

Junio est cet homme qui avait laissé sa place à Denny Morrison à l’épreuve du 1000 mètres de patinage de vitesse longue piste aux Jeux olympiques de Sotchi. Sachant que son compatriote avait plus de chances de gagner, il a cédé le passage deux jours avant la compétition.

Morrison ne s’était pas qualifié en raison d’une chute lors des sélections olympiques.

Le noble geste est passé à l’histoire quand Morrison a finalement décroché la médaille d’argent. Les Canadiens ont été touchés, tout comme plusieurs amateurs de sports du monde entier. L’esprit olympique à son état pur.

Fils d’un immigrant philippin qui est arrivé au Canada dans les années 1970, Gimore Junio avait été surpris par la réaction des gens. Faisant remarquer qu’il avait d’abord été un joueur de hockey, il a servi une explication plutôt simple pour justifier sa décision.

«C’était une évidence, avait-il dit. Tu veux ton meilleur joueur dans le cercle des mises en jeu. C’est de la manière que je vois tout cela. J’ai une mentalité de hockey en moi.»

Ce serait quand même dommage d’oublier Gilmore.

Denny Morrison, lui, ne l’oubliera jamais.

Rigatoni Tarasco

- 16 décembre 2014

J’avoue que j’ai moi-même d’abord trouvé un peu niaiseux ce billet de Michael Clair sur MLB.com, dans lequel on parle d’un restaurant du gérant Joe Maddon dans la région de Tampa Bay. L’auteur s’imagine donc que le menu, si le resto avait été un peu moins huppé, aurait pu servir des plats comme l’«Alex Cobb Salad». Il en remet en proposant qu’un nouveau resto, à Chicago, pourrait maintenant proposer le «Beef Welington Castillo» ou l’«Anthony Rizzoto».

Oui, c’est niaiseux. Et force est d’admettre que monsieur Clair n’est pas le plus doué dans les calembours.

J’ai honte parce que je me suis finalement fait prendre au jeu…

Et accessoirement, je ne suis pas meilleur.

C’est maintenant à vous de me juger car mon cerveau s’est automatiquement imaginé un menu rendant hommage aux vieux Expos (je le sais, c’est niaiseux) :

exposlogo2Pour les amateurs de fast-food: Poutine Wallach ou Pogo Henry;

Côté pâtes: Lasagne Smith, Rigatoni Tarasco, Capelli Sant’angelo ou le fameux Mac’n’Hill;

Fines bouches : Canard Alourange ou Salade de roquette, betteraves et fromage Deshields.

OK, désolé… C’est vraiment vraiment niaiseux!

Quand même. Certains oseront-ils faire mieux dans la section des commentaires?

 

Bon voyage «Le grand Jean»!

- 3 décembre 2014

JB250On le surnommait «Le grand Jean». Difficile de trouver un surnom plus représentatif.

Au-delà de sa stature, Jean Béliveau était un grand homme.

Mon principal souvenir demeure celui d’une légende qui voue un énorme respect aux amateurs.

Je me rappelle d’une certaine soirée (à l’ancien Forum, si je me souviens bien) au cours de laquelle monsieur Béliveau devait multiplier les autographes durant un événement où on lui rendait hommage.

Il s’appliquait à signer chacun des foulards rouges qu’on lui tendait avec délicatesse.

Pour ça, mais pour tout le reste, merci monsieur Béliveau!

Russell Martin est Québécois… et Canadien

- 19 novembre 2014

russelljayspJ’aimerais régler un truc.

Car on va parler de lui encore davantage dans les prochaines années.

C’est important de mettre ça au clair maintenant: Russell Martin est Québécois.

Oui, il est né à East York, une municipalité devenue un quartier de Toronto, mais notre Russell a aussi grandi à Chelsea, puis à Montréal. Surtout à Montréal.

Il a fréquenté le Collège Édouard-Montpetit et a vécu dans NDG (Notre-Dame-de-Grâce).

Peu importe l’allégeance politique, Russell Martin est, dans les faits, Québécois et… Canadien.

Soit dit en passant, c’est parfait pour les Blue Jays de Toronto sur le plan marketing!

Pour dresser un bref portrait, le père de Russell, qui porte le même nom, est un musicien anglophone qui serait lui-même originaire de Longueuil. Pour permettre à son fils de s’entraîner au baseball, il a notamment joué du saxophone dans le métro de Montréal.

Concernant sa mère, elle ne pourrait être plus francophone, son nom étant Suzanne Jeanson. Les plus futés avanceront toutefois que Suzanne, une chanteuse, vient du Manitoba. D’une communauté nommée Lorette, semble-t-il.

Quoi qu’il en soit, Russell Martin est Québécois. Demandez-lui! Il va vous le dire…

À propos, Russell a aussi vécu un peu en France alors qu’était âgé de 8 à 10 ans et il a passé une bonne partie de la dernière décennie aux États-Unis.

Québécois, Canadien et citoyen du monde? Certainement, mais ne me dites surtout pas que Russell Martin n’est pas Québécois, avec comme simple argument qu’il est né dans le coin de Toronto. Sérieux.

Russell Martin est beaucoup plus Québécois que bien des gens nés au Québec.

Bon week-end!

- 13 novembre 2014

BenoitRiouxJ’ai moi-même tenté l’expérience du patinage de vitesse sur courte piste, en début de semaine (vidéo).

Si mon coup de patin n’est pas concluant -tout comme mon look en spandex-, l’activité n’a pas moins haussé mon niveau d’excitation face au week-end qui s’en vient.

Je comprends maintenant à quel point les patineurs canadiens sont rapides et en grande forme…

J’ai définitivement très hâte d’aller à l’aréna Maurice-Richard, de vendredi à dimanche, pour admirer ces fusées sur deux lames.

À propos, notez que l’entrée est gratuite pour la première journée des compétitions, ce vendredi 14 novembre.

Il y a évidemment Charles Hamelin, Valérie Maltais et Marianne St-Gelais, mais je suis particulièrement chaud à l’idée de suivre Samuel Girard et Kasandra Bradette, cette dernière devant participer aux deux différentes épreuves de 500 mètres. Voir le Russe d’origine sud-coréenne Victor An à l’œuvre s’avère également un grand spectacle.

Et qu’est-ce que le Canada va faire au relais? On espère évidemment des médailles pour ces épreuves en équipe, mais ce ne sera pas facile.