Canoë comme page d'accueil English

Un bon spectacle pour 5$

- 14 janvier 2017

cp250Certains loustics résumeront le sport en disant que les athlètes ne font que «porter du spandex et tourner à gauche», mais le patinage de vitesse courte piste demeure à mes yeux une discipline des plus excitantes.

Les présents Championnats canadiens seniors, qui se déroulent jusqu’à dimanche à l’aréna Maurice-Richard à Montréal, en font la preuve une fois de plus.

Vendredi, Marianne St-Gelais et Charle Cournoyer ont enlevé les épreuves de 1500 mètres. Le vétéran Guillaume Bastille a pour sa part causé une certaine surprise en terminant au deuxième rang chez les hommes.

Parce que le calibre est fort relevé (et que ça finit par jouer serré dans les virages), chaque course laisse le spectateur sur le bout de son siège et ce, bien avant les finales. L’animateur Dany Lemay fait également un excellent travail.

Allez voir ce spectacle! Seulement 5$ par jour. Je vous conseille personnellement la séance de dimanche après-midi, laquelle déterminera les premiers patineurs canadiens qualifiés en vue des épreuves individuelles des prochains Championnats du monde, en mars.

Les billets sont disponibles en ligne à www.FPVQ.org ou à la porte.

Voici pourquoi le Canadien va gagner la coupe Stanley

- 10 décembre 2016

Moment d’épiphanie pendant le match de samedi soir entre le Canadien de Montréal et l’Avalanche du Colorado.

Réjouissez-vous, partisans, car la Sainte-Flanelle va gagner la coupe Stanley en 2017!

Une bribe de la théorie m’avait pourtant été suggérée par mon ami Tony. Puisque ses origines sont écossaises, j’avais tourné ses dires au ridicule et je m’en excuse.

Les Écossais s’y connaissent davantage au golf qu’au hockey que je lui disais. Qu’à cela ne tienne, l’ami Tony a une longue barbe et tout le monde sait que les grands prophètes ont du poil au menton, peu importe la religion, que ce soit le hockey ou autre.

Roy250Bref, selon la théorie «scot», la dernière coupe Stanley du Canadien remonte à 1993 et il existe présentement une malédiction autour du Tricolore depuis l’échange de Patrick Roy. Il y a eu la «curse» de Babe Ruth avec les Red Sox de Boston, celle de Billy la chèvre avec les Cubs de Chicago et il y a celle de Roy avec le CH qui se poursuit.

Or, cher Tony, une pièce du puzzle s’est ajoutée au cours de la dernière année. J’aurais dû y penser… C’est seulement samedi, pendant le match contre l’Avalanche, que tout est devenu limpide pour moi.

Comme les gardiens du Colorado, j’ai vu la lumière.

Voilà, donc: quand Roy et l’Avalanche ont rompu les liens, en août dernier, la malédiction a simplement été déplacée. C’est l’impact que ça fait quand on se débarasse du plus grand gardien de l’histoire (après Carey Price, évidemment). Et c’est maintenant le Colorado qui entamera une disette éternelle sans trophée.

Une théorie qui relève de la fabulation, vous dites? Un instant. Comme celles de Nostradamus, un autre barbu d’ailleurs, les preuves sont «béton»:

1) Faut-il vraiment rappeler que Roy avait été échangé à l’Avalanche? Et c’était en décembre 1995, pratiquement à la même date que le moment d’épiphanie. Un simple hasard? Je ne crois pas…

2) Le prophète Tony, père de la théorie initiale, n’aime pas nécessairement le Canadien. Il est plutôt un partisan des Kings de Los Angeles. D’ailleurs, le Canadien avait justement battu les Kings lors de la conquête de 1993. Ne voyez-vous pas un certain lien, google translator à l’appui, entre «Kings» et «Roy»? Un autre hasard? Peu probable.

Besoin de continuer?

3) Quel était le pointage final le soir où Patrick Roy a subi l’affront de Mario Tremblay, le 2 décembre 1995, contre les Red Wings de Detroit. Oui, 11-1, c’est bien ça. Et le Canadien a battu l’Avalanche combien, samedi soir? 10-1, bingo!!!

M’enfin… On sait tous que 11 – 1 donne 10 et que 10 + 1 donne 11.

Puis, en décomposant les chiffres des «scores»: 1, 1, 1 = 3 puis 1,0,1 = 2.

3 appliqué deux fois = 33 (le numéro de Patrick Roy)

 

Je vous le dis: ça sent la coupe!

On s’en reparle en juin… ou pas.

Le prochain joyau japonais?

- 28 novembre 2016

Otani25Le nom de Shohei Otani a de quoi émoustiller les amateurs de baseball.

À 22 ans, le Japonais vient de remporter le titre de lanceur de l’année de la Ligue nippone de baseball (NPB) en plus du trophée remis au meilleur frappeur de choix, communément appelé DH.

On parle ici d’un véritable phénomène qui devrait, d’ici quelques années, se retrouver dans le baseball majeur.

Au monticule avec son club basé à Sapporo, sur l’île d’Hokkaido, Otani a conservé une fiche de 10-4 et une moyenne de points mérités de 1,86. Il a aussi totalisé 174 retraits au bâton en 140 manches. Comme frappeur, il s’est signalé avec une moyenne au bâton de ,322, obtenant d’ailleurs 18 doubles et 22 circuits. Au passage, Otani a même gagné le concours de circuits de la ligue nippone, en juillet.

À la lumière de tous ces exploits, il est maintenant intéressant de se demander si un joueur comme Otani peut accomplir un rôle similaire dans le baseball majeur. Dans un monde aussi conservateur, pas certain qu’un club permettra à un lanceur de se présenter au bâton plus souvent qu’à son tour.

Dans la Nationale, il pourrait minimalement frapper de temps à autre. Dans l’Américaine, une formation serait-elle prête à utiliser un artilleur comme frappeur de choix quand il n’est pas envoyé sur la butte? Je n’en suis pas si sûr.

Parmi les lanceurs actuels du baseball majeur, Jake Arrieta, des Cubs de Chicago, a été l’un des plus impressionnants au cours de la dernière saison, lui qui a conservé une moyenne au bâton de ,262. Il a notamment frappé deux circuits.

Madison Bumgarner, des Giants de San Francisco, et Noah Syndergaard, des Mets de New York, ont chacun réussi trois longues balles. Faut-il pour autant les utiliser davantage au bâton? Je n’en suis pas si sûr, non plus.

Bref, Otani impressionne actuellement au Japon. Mais s’il excite les partisans rêvant de le voir aboutir un jour avec leur club favori, il y a un grand pas à franchir avant de penser que le phénomène nippon pourra lancer et frapper avec autant de succès dans le baseball majeur.

 

Un souvenir de Gary Carter?

- 18 novembre 2016

goldglove2C’est ce vendredi soir, sur «Heritage Auctions», que se terminent les enchères pour les objets de la collection personnelle de l’ancien receveur des Expos de Montréal Gary Carter.

Le gant doré qu’il a remporté en 1980 est présentement vendu 15 000$, à sept heures de la fin de l’encan.

J’avoue avoir personnellement reluqué le trophée Claude Raymond qu’on lui a remis, en 1984, à titre de «joueur le plus populaire des Expos». Mais à 320$, c’est rendu au-dessus de mon budget.

bagueIl est un peu triste de voir tous ces objets vendus, mais Gary a toujours partagé avec ses partisans. Me semble que la famille aurait quand même pu conserver le gant doré… Mais qui suis-je pour juger?

Sa bague de la partie d’étoiles de 1982 disputée à Montréal? 1900$ jusqu’ici…

En mangeant un «cheese complet»…

- 14 novembre 2016

blog3p250À vrai dire, c’est en plongeant ma fourchette dans un pot de turbot mariné que j’écris ces quelques lignes. Mais pour moi, ç’a le même bon goût que le fameux «cheese complet» de la Patate D’Amours ou que le fromage en grains de la Fromagerie des Basques.

Ça goûte d’où je viens… Et il y a un étrange sentiment de fierté qui est rattaché à ça.

En remportant le prix journalistique Jacques Doucet lors des Assises de Baseball Québec le week-end dernier, j’ai eu cette drôle d’impression d’être moi-même un produit local qui rend fier, un petit morceau de turbot.

C’est effectivement une immense vague d’amour qui s’est abattue sur moi, via les réseaux sociaux notamment. À grands coups de «J’aime» sur Facebook.

Tout comme la grande famille de Baseball Québec, mes proches, mes amis et même quelques anciens professeurs ont pris soin de me féliciter, précisant que c’était un honneur grandement mérité.

«Tu ne l’as pas volé», m’a lui-même glissé monsieur Doucet, en me remettant le prix.

Précieux moment, s’il en est un.

De tous les commentaires reçus, nombreux venaient de gens de Trois-Pistoles.

À tout ce beau monde, je tenais à dire MERCI! Vous m’avez fait du bien.

Comme une bouchée de turbot mariné.

(…)

Parce que la vie en a voulu ainsi, j’étais justement à Trois-Pistoles pour quelques heures, en matinée, avant de prendre la route vers Sherbrooke pour assister au gala.

Le temps de saluer une dernière fois un ami décédé beaucoup trop jeune, le temps, sans aucun doute, de me rappeler d’où je viens et qui je suis. Parmi tous les clichés, on raconte que «pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient».

Je viens de Trois-Pistoles et on verra bien où ça va me mener.

(…)

berube250À Sherbrooke, j’ai passé une partie de la soirée avec Marc-Antoine Bérubé, un autre produit local qui rend fier. Le jeune homme évolue dans l’organisation des Athletics d’Oakland.

Et hop! Une bouchée de turbot mariné.

Bérubé en est un que je remercie particulièrement. Comme les Benjamin Pelletier, Jesen Therrien, Charles Leblanc, Abraham Toro, William Sierra et autres, je lui donne beaucoup de crédit. Sans tous ces jeunes qui travaillent très fort en s’entraînant quotidiennement, un journaliste amoureux de baseball comme moi n’aurait que très peu de sujets à aborder.

Clin d’oeil aussi à Russell Martin et au bon Ivan Naccarata! Merci aussi à Rodger, Derek, André, Denis, Jules, Jessica et Étienne, pour ne nommer que ceux-là.

marilie140(…)

En finissant le pot de turbot mariné, un petit mot sur la jeune artiste Marilie Bilodeau, soeur de Charlie. Deux bonnes bouchées… Entre Trois-Pistoles et Sherbrooke, j’ai écouté l’album qu’elle m’a remis à la sortie du salon funéraire. Wow!

Une musicienne à découvrir. Comme le turbot mariné, le «cheese complet» ou le fromage en grains de Trois-Pistoles.