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Le prochain joyau japonais?

- 28 novembre 2016

Otani25Le nom de Shohei Otani a de quoi émoustiller les amateurs de baseball.

À 22 ans, le Japonais vient de remporter le titre de lanceur de l’année de la Ligue nippone de baseball (NPB) en plus du trophée remis au meilleur frappeur de choix, communément appelé DH.

On parle ici d’un véritable phénomène qui devrait, d’ici quelques années, se retrouver dans le baseball majeur.

Au monticule avec son club basé à Sapporo, sur l’île d’Hokkaido, Otani a conservé une fiche de 10-4 et une moyenne de points mérités de 1,86. Il a aussi totalisé 174 retraits au bâton en 140 manches. Comme frappeur, il s’est signalé avec une moyenne au bâton de ,322, obtenant d’ailleurs 18 doubles et 22 circuits. Au passage, Otani a même gagné le concours de circuits de la ligue nippone, en juillet.

À la lumière de tous ces exploits, il est maintenant intéressant de se demander si un joueur comme Otani peut accomplir un rôle similaire dans le baseball majeur. Dans un monde aussi conservateur, pas certain qu’un club permettra à un lanceur de se présenter au bâton plus souvent qu’à son tour.

Dans la Nationale, il pourrait minimalement frapper de temps à autre. Dans l’Américaine, une formation serait-elle prête à utiliser un artilleur comme frappeur de choix quand il n’est pas envoyé sur la butte? Je n’en suis pas si sûr.

Parmi les lanceurs actuels du baseball majeur, Jake Arrieta, des Cubs de Chicago, a été l’un des plus impressionnants au cours de la dernière saison, lui qui a conservé une moyenne au bâton de ,262. Il a notamment frappé deux circuits.

Madison Bumgarner, des Giants de San Francisco, et Noah Syndergaard, des Mets de New York, ont chacun réussi trois longues balles. Faut-il pour autant les utiliser davantage au bâton? Je n’en suis pas si sûr, non plus.

Bref, Otani impressionne actuellement au Japon. Mais s’il excite les partisans rêvant de le voir aboutir un jour avec leur club favori, il y a un grand pas à franchir avant de penser que le phénomène nippon pourra lancer et frapper avec autant de succès dans le baseball majeur.

 

Un souvenir de Gary Carter?

- 18 novembre 2016

goldglove2C’est ce vendredi soir, sur «Heritage Auctions», que se terminent les enchères pour les objets de la collection personnelle de l’ancien receveur des Expos de Montréal Gary Carter.

Le gant doré qu’il a remporté en 1980 est présentement vendu 15 000$, à sept heures de la fin de l’encan.

J’avoue avoir personnellement reluqué le trophée Claude Raymond qu’on lui a remis, en 1984, à titre de «joueur le plus populaire des Expos». Mais à 320$, c’est rendu au-dessus de mon budget.

bagueIl est un peu triste de voir tous ces objets vendus, mais Gary a toujours partagé avec ses partisans. Me semble que la famille aurait quand même pu conserver le gant doré… Mais qui suis-je pour juger?

Sa bague de la partie d’étoiles de 1982 disputée à Montréal? 1900$ jusqu’ici…

En mangeant un «cheese complet»…

- 14 novembre 2016

blog3p250À vrai dire, c’est en plongeant ma fourchette dans un pot de turbot mariné que j’écris ces quelques lignes. Mais pour moi, ç’a le même bon goût que le fameux «cheese complet» de la Patate D’Amours ou que le fromage en grains de la Fromagerie des Basques.

Ça goûte d’où je viens… Et il y a un étrange sentiment de fierté qui est rattaché à ça.

En remportant le prix journalistique Jacques Doucet lors des Assises de Baseball Québec le week-end dernier, j’ai eu cette drôle d’impression d’être moi-même un produit local qui rend fier, un petit morceau de turbot.

C’est effectivement une immense vague d’amour qui s’est abattue sur moi, via les réseaux sociaux notamment. À grands coups de «J’aime» sur Facebook.

Tout comme la grande famille de Baseball Québec, mes proches, mes amis et même quelques anciens professeurs ont pris soin de me féliciter, précisant que c’était un honneur grandement mérité.

«Tu ne l’as pas volé», m’a lui-même glissé monsieur Doucet, en me remettant le prix.

Précieux moment, s’il en est un.

De tous les commentaires reçus, nombreux venaient de gens de Trois-Pistoles.

À tout ce beau monde, je tenais à dire MERCI! Vous m’avez fait du bien.

Comme une bouchée de turbot mariné.

(…)

Parce que la vie en a voulu ainsi, j’étais justement à Trois-Pistoles pour quelques heures, en matinée, avant de prendre la route vers Sherbrooke pour assister au gala.

Le temps de saluer une dernière fois un ami décédé beaucoup trop jeune, le temps, sans aucun doute, de me rappeler d’où je viens et qui je suis. Parmi tous les clichés, on raconte que «pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient».

Je viens de Trois-Pistoles et on verra bien où ça va me mener.

(…)

berube250À Sherbrooke, j’ai passé une partie de la soirée avec Marc-Antoine Bérubé, un autre produit local qui rend fier. Le jeune homme évolue dans l’organisation des Athletics d’Oakland.

Et hop! Une bouchée de turbot mariné.

Bérubé en est un que je remercie particulièrement. Comme les Benjamin Pelletier, Jesen Therrien, Charles Leblanc, Abraham Toro, William Sierra et autres, je lui donne beaucoup de crédit. Sans tous ces jeunes qui travaillent très fort en s’entraînant quotidiennement, un journaliste amoureux de baseball comme moi n’aurait que très peu de sujets à aborder.

Clin d’oeil aussi à Russell Martin et au bon Ivan Naccarata! Merci aussi à Rodger, Derek, André, Denis, Jules, Jessica et Étienne, pour ne nommer que ceux-là.

marilie140(…)

En finissant le pot de turbot mariné, un petit mot sur la jeune artiste Marilie Bilodeau, soeur de Charlie. Deux bonnes bouchées… Entre Trois-Pistoles et Sherbrooke, j’ai écouté l’album qu’elle m’a remis à la sortie du salon funéraire. Wow!

Une musicienne à découvrir. Comme le turbot mariné, le «cheese complet» ou le fromage en grains de Trois-Pistoles.

Bombe ou pétard mouillé?

- 7 novembre 2016

SternManfred98La bombe a été larguée au cours du week-end, sur Twitter, par le journaliste sportif à la retraite Pierre Trudel: Stuart Sternberg, propriétaire des Rays de Tampa Bay, aurait financé l’étude de faisabilité d’un stade dans le quartier Griffintown à Montréal.

Certes, l’information a de quoi émoustiller l’amateur de baseball au Québec.

Par contre, il faut savoir que si Sternberg (posé ici en compagnie du commissaire Rob Manfred) a vraiment agi ainsi, c’est peut-être pour ajouter un peu de pression sur les instances politiques en Floride.

D’ailleurs, quelques vérifications faites par Le Journal de Montréal semblent déjà confirmer cette théorie. Un pétard mouillé? Probablement. À lire ici !

(…)

En attendant une suite à ce dossier beaucoup trop flou, maudit que ça fait du bien d’imaginer, ne serait-ce que 30 secondes, que les Expos se retrouveraient dans la même division que les Blue Jays, les Yankees, les Red Sox et les Orioles. Ce serait certainement difficile d’aller chercher le championnat de la section Est de la Ligue américaine, mais ça donnerait des sacrés bons matchs avec des vedettes à profusion. Pour l’heure, il est toutefois préférable de demeurer calme, très calme.

 

 

Le plus beau sport au monde

- 3 novembre 2016

Le simple amorti raté par Javier Baez, je pourrais en parler pendant une heure, une journée, une vie.

Voilà pourquoi le baseball est, à mon avis, le plus beau sport au monde.

Quand quelqu’un pense connaître le baseball, il sait qu’on ne tente pas un amorti avec deux prises.

Mais vous savez quoi? Ç’aurait pu être le plus grand coup de génie dans l’histoire du baseball.

Avec un compte complet, la décision était encore plus étrange. À aucune balle, deux prises, j’aurais mieux essayé de comprendre… Les subtilités du baseball font sa beauté.

Avec un seul retrait en début de neuvième manche, un coureur au 3ème but et un pointage égal, il n’y a peut-être pas d’évidence, après tout.

Baez, rappelons-le, avait réussi un amorti-surprise lors du match 5 de cette même Série mondiale.

Jouer le livre, peut-être. Jouer contre le livre, pourquoi pas?

Dans différentes situations, il faut tout analyser. Le pointage, la manche, le compte, le nombre de retraits, les qualités du lanceur, celles du frappeur, celles du frappeur suivant, la vitesse d’un coureur, le bras du voltigeur, la position des joueurs en défensive. Tout.

Et ça mène à d’intéressantes discussions. Entre amis ou entre personnes qui ne se connaissent même pas. Entre ceux et celles qui partagent cette même passion… ou pas.

Quand on pense connaître le baseball, on se permet de juger.

Et quand on pense connaître le baseball, on apprend encore. C’est aussi pour ça que c’est le plus beau sport au monde.

Quel match! Les Cubs l’ont emporté en 10e manche et sont champions. Mais peu importe l’issue de cette Série mondiale 2016, c’est d’abord le baseball qui a gagné. Au moins quelques partisans supplémentaires.

Baez490