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Russell Martin est Québécois… et Canadien

- 19 novembre 2014

russelljayspJ’aimerais régler un truc.

Car on va parler de lui encore davantage dans les prochaines années.

C’est important de mettre ça au clair maintenant: Russell Martin est Québécois.

Oui, il est né à East York, une municipalité devenue un quartier de Toronto, mais notre Russell a aussi grandi à Chelsea, puis à Montréal. Surtout à Montréal.

Il a fréquenté le Collège Édouard-Montpetit et a vécu dans NDG (Notre-Dame-de-Grâce).

Peu importe l’allégeance politique, Russell Martin est, dans les faits, Québécois et… Canadien.

Soit dit en passant, c’est parfait pour les Blue Jays de Toronto sur le plan marketing!

Pour dresser un bref portrait, le père de Russell, qui porte le même nom, est un musicien anglophone qui serait lui-même originaire de Longueuil. Pour permettre à son fils de s’entraîner au baseball, il a notamment joué du saxophone dans le métro de Montréal.

Concernant sa mère, elle ne pourrait être plus francophone, son nom étant Suzanne Jeanson. Les plus futés avanceront toutefois que Suzanne, une chanteuse, vient du Manitoba. D’une communauté nommée Lorette, semble-t-il.

Quoi qu’il en soit, Russell Martin est Québécois. Demandez-lui! Il va vous le dire…

À propos, Russell a aussi vécu un peu en France alors qu’était âgé de 8 à 10 ans et il a passé une bonne partie de la dernière décennie aux États-Unis.

Québécois, Canadien et citoyen du monde? Certainement, mais ne me dites surtout pas que Russell Martin n’est pas Québécois, avec comme simple argument qu’il est né dans le coin de Toronto. Sérieux.

Russell Martin est beaucoup plus Québécois que bien des gens nés au Québec.

Bon week-end!

- 13 novembre 2014

BenoitRiouxJ’ai moi-même tenté l’expérience du patinage de vitesse sur courte piste, en début de semaine (vidéo).

Si mon coup de patin n’est pas concluant -tout comme mon look en spandex-, l’activité n’a pas moins haussé mon niveau d’excitation face au week-end qui s’en vient.

Je comprends maintenant à quel point les patineurs canadiens sont rapides et en grande forme…

J’ai définitivement très hâte d’aller à l’aréna Maurice-Richard, de vendredi à dimanche, pour admirer ces fusées sur deux lames.

À propos, notez que l’entrée est gratuite pour la première journée des compétitions, ce vendredi 14 novembre.

Il y a évidemment Charles Hamelin, Valérie Maltais et Marianne St-Gelais, mais je suis particulièrement chaud à l’idée de suivre Samuel Girard et Kasandra Bradette, cette dernière devant participer aux deux différentes épreuves de 500 mètres. Voir le Russe d’origine sud-coréenne Victor An à l’œuvre s’avère également un grand spectacle.

Et qu’est-ce que le Canada va faire au relais? On espère évidemment des médailles pour ces épreuves en équipe, mais ce ne sera pas facile.

Concours: Gagnez le livre «100 athlètes, cent recettes»

- 7 novembre 2014

COUVERT_100CENT2Un petit concours pour vous, chers internautes, afin de vous remercier de consulter ce blogue…

En marge du lancement du livre «100 athlètes, cent recettes», de l’ancienne joueuse de volleyball Marie-Andrée Lessard, il me fait plaisir de vous permettre de gagner un exemplaire du bouquin.

Pour participer à ce concours spontané, il suffit de m’envoyer un courriel à l’adresse benoit.rioux@agenceqmi.ca, en inscrivant la mention «Concours 100 athlètes». Vous pouvez aussi simplement laisser un commentaire au bas de ce présent blogue.

Un internaute se verra attribuer le livre lors d’un tirage, au hasard, le lundi 10 novembre à 23h59. Écrivez-moi d’ici là!

Pour ceux qui aimeraient commander «100 athlètes, cent recettes», sachez qu’il est en vente au grand public exclusivement via la Fédération de volleyball du Québec.

Pour plus de détails ou pour des commandes corporatives: www.facebook.com/100athletescentrecettes.

Ne retenez pas ce nom!

- 5 novembre 2014

Girard-0Je ne vous demande même pas de retenir ce nom… Ça va se faire automatiquement!

Le patineur de vitesse courte piste Samuel Girard est une future étoile.

Charles Hamelin le dit, Marc Gagnon le crie.

«Samuel est un jeune qui est sans limite, m’a également assuré François Hamelin, frère de Charles, quand je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Je crois que tout est possible pour lui. Honnêtement, il peut espérer à tout. Il a du méga-potentiel!»

Personnellement, je suis déjà vendu.

Girard n’a que 18 ans. J’ai maintenant simplement hâte de suivre ses exploits pendant de nombreuses années… Et ça commence lors du prochain week-end à Salt Lake City! Pourrait-il déjà obtenir une première médaille sur le circuit de la Coupe du monde? Rien d’impossible.

(…)

Pour lui avoir parlé à quelques reprises et pour l’avoir observé à l’entraînement, Girard a cette personnalité qui caractérise un grand champion. Il n’est pas intimidé par qui que ce soit et possède une excellente attitude.

Je profite de ce blogue pour vous faire une petite prédiction: «Un jour, Samuel Girard deviendra le plus grand médaillé canadien de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver. Il surpassera ainsi les six médailles de Cindy Klassen.»

Vous pourrez dire que c’est sur ce blogue que vous l’avez lu en premier.

Oui, vous pouvez également m’accuser de lui mettre de la pression inutilement, mais un futur champion comme Samuel ne cherche pas d’excuses, mais carbure à ça.

(…)

En cherchant «Samuel Girard» dans Google, on tombe davantage sur des photos de ce jeune joueur de 16 ans qui évolue avec les Cataractes de Shawinigan, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On dit qu’il a également un certain potentiel. À suivre!

Le Québec pourrait bientôt avoir deux Samuel Girard à applaudir, à commencer par le patineur de vitesse. Mais ne retenez pas ce nom! Vous allez en entendre parler bien assez vite.

Trop jeunes pour mourir

- 27 octobre 2014

OscarTavIl y a de ces jours qui nous rappellent que la vie est aussi fragile que précieuse.

J’avoue avoir été touché, voire même choqué, quand j’ai appris, dimanche soir, le décès tragique du jeune Oscar Taveras, espoir des Cardinals de St. Louis.

Je n’ai pas connu personnellement Oscar, mais le fait qu’il ait passé son adolescence à Montréal avait développé chez moi un intérêt marqué pour ce joueur.

À 22 ans, c’est trop tôt pour perdre la vie.

Le baseball occupe une place importante dans mon coeur, ce qui vient sans doute m’ébranler davantage par le départ d’Oscar. Mais il y a plus que ça… C’est le sentiment d’injustice, la réflexion que provoque la mort et l’impression que ça pourrait arriver à quelqu’un de près de soi.

(…)

accidentUn peu plus tôt dans la journée de dimanche, j’ai participé à la remise des trophées de ma propre ligue de baseball senior.

Au moment d’accueillir un joueur d’une autre équipe qui venait d’arriver, il y a eu les salutations d’usage.

- «Salut. Ça va?»

- «Non, pas tant que ça, m’a-t-il répondu. Mon père vient de m’appeler. Ma cousine est morte. Elle était couchée dans sa chambre, la nuit passée, et il y a une voiture qui l’a frappée dans sa maison. Elle était mère de trois enfants.»

À 36 ans, Rachel Middleton était aussi trop jeune pour perdre la vie. À 4, 11 et 13 ans, ses trois fils étaient aussi trop jeunes pour perdre leur mère.

Il y a ce sentiment d’injustice, disait-on, cette réflexion que provoque la mort et l’impression que ça peut effectivement arriver à quelqu’un de près de soi.

(…)

RiouxForbesLors de cette même remise de trophées, en ce dimanche bien rempli, j’ai appris que la nouvelle recrue de notre équipe, l’ami Anthony, cachait pour sa part un secret du passé.

En août 2008, notre lanceur gaucher avait ainsi été frappé par un camion lourd sur le boulevard Métropolitain. Multiples fractures et poumon perforé, on dit qu’il est un miraculé et qu’il a frôlé la mort. À 19 ans, Anthony était trop jeune pour mourir. Il a été épargné. Oscar et Rachel n’ont pas eu la même chance.

Notre Anthony a par ailleurs été élu lanceur de l’année, dimanche.  Absent, c’est moi qui ai récupéré son trophée. Au moment de lui remettre, je vais sans doute le serrer longuement dans mes bras en le félicitant. Comme la fois où on avait gagné un tournoi de «washer toss» ensemble en buvant de la Pabst Blue Ribbon.

(…)

En pensant à Oscar, Rachel et Anthony, j’ai l’impression de devoir dire plus souvent aux gens autour de moi que je les aime et qu’ils me sont précieux. Faites-le vous aussi… Pourquoi attendre un accident? Nous serons tous toujours trop jeunes pour mourir.