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Lucian Bute et l’ombromanie

- 14 août 2015

Une photo prise à la pesée des boxeurs par mon collègue Joël Lemay, ce vendredi 14 août, démontre que Lucian Bute semble en grande forme. Mais en regardant d’un peu plus près, il est aussi possible de constater que Bute, bien malgré lui, excelle dans… les ombres chinoises. Ça ressemble définitivement à un kangourou, non?

bute-ombromanie

À propos du combat de samedi contre l’Italien Andrea Di Luisa, j’ose prédire une victoire de Bute par K.-O., soit avant la limite des 10 rounds.

Bon week-end!

Ngarlem veut écrire son propre scénario

- 2 juillet 2015

L’histoire est devenue plus grosse que nature quand Kristel Ngarlem a avoué, une première fois, avoir débuté l’haltérophilie après le visionnement du film «La mystérieuse Mademoiselle C.», dans lequel une jeune fille pratique cette discipline.

Depuis, les entrevues  ont trop souvent tourné autour de cet éternel sujet.

«On a compris le topo, a-t-elle noté, en riant, quand on lui a demandé si elle était effectivement fatiguée d’en parler. J’ai dû voir ce film-là en 2005 et là, on est en 2015. En fait, je pense que je n’ai jamais réécouté ce film-là depuis.»

Invitée à imaginer son propre film, Ngarlem parle d’une participation aux Jeux olympiques (en 2016 ou 2020) et une promesse d’embauche au Service de Police de la Ville de Montréal.

«Je veux devenir policière. Mais dans mon film, il y aurait aussi du bonheur, de la santé et de la belle musique à la fin», a-t-elle ajouté, en éclatant de rire.

En attendant d’aller aux Jeux olympiques, la Montréalaise sera à surveiller aux prochains Jeux panaméricains (entrevue complète).

À lire seulement si vous venez de Trois-Pistoles…

- 11 juin 2015

Berube220C’était le 29 mai dernier. J’avais cette entrevue avec Marc-Antoine Bérubé.

J’étais plus soucieux. Le professionnalisme devait primer.

Bien informé par mon cousin Fred (un bon ami de Marc-Antoine), je devinais que le gars avait de fortes chances d’être repêché par une équipe du baseball majeur. Je laissais toutefois mes sentiments de côté afin de pouvoir relater des faits, plutôt que des souhaits. Rigueur, rigueur, rigueur…

J’ai enchaîné les questions le plus objectivement possible, comme si je ne connaissais pas si bien le sujet.

Pourtant, le jeune homme est originaire de Trois-Pistoles, comme moi.

Pourtant, son père Valmond, un homme axé sur la «discipline», m’a montré les rudiments du basketball au gymnase de l’école secondaire.

Pourtant, sa grand-mère m’enseignait la biologie… Elle m’avait d’ailleurs partagé un jour, en voyant que j’avais un feu sauvage, qu’elle souffrait elle-même d’herpès buccal à l’occasion. Si ma mémoire est bonne, « ma’ame Bio » m’avait révélé traîner ses propres ustensiles au resto pour éviter, autant que possible, d’avoir un bobo sur les lèvres. J’ai visiblement été marqué. Mais ça, ça n’a rien à voir avec le baseball et le contenu de ladite entrevue.

(…)

Je me devais, disait-on, de demeurer détaché avec Marc-Antoine même si on vient de la même place, que je connais très bien son père et visiblement trop bien sa grand-mère.

J’ai moi-même, pourrais-je ajouter, dirigé «Béru» quand il était haut comme trois pommes et qu’il évoluait au niveau «École de baseball».

Plus récemment, j’ai aussi fait partie des entraîneurs, tout comme lui, à l’Académie de baseball MVP de Trois-Pistoles, en 2013. C’est là que je l’ai connu tout juste un peu mieux.

À travers tout ça, je dois être clair: je n’ai aucun crédit pour son développement. Je vous l’assure.

À vrai dire, je trouvais même Marc-Antoine plutôt perdu quand il était petit. N’empêche, j’aimais bien voir le gamin aux cheveux bouclés attaquer le t-ball vigoureusement.

(…)

En tant que journaliste, tout en demeurant objectif, je trouvais simplement intéressant de lui offrir ne serait-ce qu’un peu de visibilité avant le repêchage (ici).

Moins de deux semaines plus tard, voilà que Bérubé vient d’être sélectionné par mon club préféré, les A’s d’Oakland. Difficile de demeurer parfaitement insensible, je vous le concède.

J’ai pu féliciter sa mère Nathalie (la fille de ma’ame Bio), au téléphone, avant de reparler un peu avec Marc-Antoine. Encore une fois, j’ai tenté d’enchaîner les questions -le plus objectivement possible- pour ce nouvel article (ici).

(…)

En discutant avec Marc-Antoine, autant lors de la première entrevue qu’à la deuxième, je me suis quand même rendu compte que je ne connaissais pas si bien le sujet finalement… Il y a toujours moyen d’en apprendre.

Le monde du baseball universitaire américain, peu importe l’athlète qui y évolue, est fascinant. On finit par comprendre que les clubs de l’ACC (pour Atlantic Coast Conference) font partie de ceux qui attirent le plus les regards des dépisteurs. En choisissant l’Université de Pittsburgh, Bérubé a mis les chances de son bord.

Tout ça pour me rendre compte également à quel point «Béru» a évolué, autant sur le plan personnel que sur le plan sportif. Il y a notamment eu cette réponse à la question «quel aspect du jeu as-tu le plus amélioré dans la dernière année»?

«Honnêtement, je pense que c’est l’approche mentale», a-t-il dit.

Il a parlé de l’importance d’avoir une mémoire à court terme au baseball, entre autres.

«Ce qui fait la différence à un certain niveau, c’est le talent oui, mais c’est aussi l’aspect mental», de préciser Bérubé.

Oui, le meilleur joueur des fourmis de Trois-Pistoles (un nom trouvé par Valmond, à l’époque) parle maintenant comme un gars des grandes ligues.

(…)

En devenant journaliste sportif, je vis moi-même un rêve. Je demeure à Montréal depuis plusieurs années, mais mon cœur n’est jamais bien loin de Trois-Pistoles.

Il y a cette fois où, invité par l’animateur en pastorale Gratien Gagnon, j’ai fait une série de conférences à mon ancienne école secondaire. Mon discours : oser, prendre des risques et croire en ses rêves.

À l’époque, certains élèves m’avaient laissé entendre qu’il était difficile de réussir sa vie quand on vient d’un petit village comme Trois-Pistoles. Tout en essayant de renverser cette fausse impression, j’ai été offusqué, déçu, triste.

En étant repêché par le baseball majeur mercredi, Marc-Antoine Bérubé a lui-même prouvé le contraire.

Pour ça, je félicite le jeune homme de même que toute sa famille.

Merci à vous de permettre aux gens de Trois-Pistoles de s’offrir un brin de fierté (qui doit se retrouver aussi ailleurs que dans le «cheese complet» de la Patate D’Amours et dans le fromage quick-quick).  Merci de permettre aux gens de Trois-Pistoles de rêver un peu plus fort!

(…)

En terminant, si vous ne venez pas de Trois-Pistoles et que vous êtes rendus à lire ceci, vous comprendrez que c’est tout le Québec qui devrait parfois se permettre de rêver un peu plus.

Il faut être fier de ce que l’on est et d’où l’on vient!

Une golfeuse d’exception

- 1 mai 2015

Hend65Les Québécois sont nombreux à avoir hâte que la saison de golf commence (à part celle des joueurs du Canadien, évidemment).

Plus au sud, dans la PGA et la LPGA, les tournois se déroulent depuis déjà un certain temps. J’aimerais attirer votre attention sur une Canadienne qui ne cesse d’épater.

Elle se nomme Brooke M. Henderson et n’a que 17 ans.

Le week-end dernier, la jeune fille a terminé au troisième rang de la Classique Swinging Skirts, à San Francisco. Elle a alors joué des rondes de 70, 65, 72 et 74.

Je répète: elle a 17 ans!

On parle d’un phénomène qui mérite certainement davantage d’attention.

Henderson est originaire de Smiths Falls, en Ontario, une communauté située à environ 80 kilomètres d’Ottawa.

En raison de ses derniers résultats, la Canadienne a percé le top 100 lors du plus récent classement mondial de golf féminin. Henderson, qui se retrouve au Texas cette fin de semaine, pourrait logiquement, d’ici quelques années, se classer parmi les meilleures de sa profession.

Non mais, une ronde de 65 pour une fille de 17 ans, c’est assez extraordinaire, ne trouvez-vous pas?

 

Red Wings ou Lightning?

- 28 avril 2015

montL’entraîneur-chef Michel Therrien ne répondra pas à cette question. J’aimerais donc avoir votre avis… Préférez-vous que le Canadien affronte les Red Wings ou encore le Lightning au deuxième tour des séries?

Dans un sondage-éclair autour de moi, je remarque que les observateurs croient que la tâche serait plus facile contre les Wings. Pourtant, l’équipe compte notamment sur les vétérans Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk. Le défenseur Nicklas Kronwall, en plus d’être bon, frappe comme un train. Et à la position la plus importante, celle de gardien de but, la recrue Petr Mrazek ne cesse d’étonner.

Mrazek est d’ailleurs devenu le cinquième gardien à récolter deux blanchissages à sa première série en carrière. Avant lui, il y a eu Tiny Thompson (en 1929), Ron Hextall (en 1987) et Semyon Varlamov (en 2009).

Qui fut l’autre?

Oui, Carey Price, en 2008, contre les Bruins de Boston.

(…)

Bref, les Red Wings ne seraient pas une proie facile.

Mais le Lightning non plus.

Dans la formation de Tampa Bay, il y a Steven Stamkos qui semble fonctionner au ralenti, mais il demeure une menace constante. Le trio formé de Tyler Johnson, Ondrej Palat et Nikita Kucherov reste le plus excitant. La brigade défensive est lourde et imposante. Devant le filet, Ben Bishop semble toutefois vulnérable quand ça compte, mais l’auxiliaire Andrei Vasilevskiy n’attend que son tour pour briller. Si le Lightning passe, je ne serais d’ailleurs pas surpris de voir le Russe garder les buts à un moment ou à un autre face au Canadien.

Le match ultime entre les Red Wings et le Lightning est prévu ce mercredi, à Tampa.