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La Classique mondiale de baseball chez les Mexicains

- 10 mars 2017

pavoDepuis Guadalajara, au Mexique, je fais une entorse à cette petite semaine de congé. Comment vivre une telle expérience à la Classique mondiale de baseball sans avoir envie de la partager?

Ici, même le traditionnel «Take Me Out to the Ball Game», à la septième manche, devient «Llevame al estadio».

Dans les estrades, breuvage à la main, on applaudit, on chante, on crie, on rit et on souffre en espagnol… Malgré une maîtrise approximative de la langue, on vient à partager tout ça avec les amigos, mais aussi avec le voisin moustachu ou encore avec le petit couple qui s’embrasse (peut-être un peu trop souvent) devant nous.

On arrive aussi, tant bien que mal, à se commander cette énorme cuisse de dinde qui est accompagnée, naturellement, d’un peu de sauce piquante.

«Una pierna de pavo, por favor, mi amigo.»

(…)

Pour ce premier match du pool D, la formation mexicaine affrontait donc les représentants de l’Italie, jeudi soir.

Ici, on parle plutôt d’«el Clásico Mundial de Béisbol».

Le temps de ces quelques matchs au superbe stade de baseball de Jalisco, lequel a été construit pour les Jeux panaméricains de 2011, le journaliste n’a d’ailleurs aucune difficulté à incarner pleinement un rôle de partisan.

Côté sportif, tout un spectacle pour commencer!

Six circuits au total dans cette défaite de 10-9 des Mexicains. Ceux-ci menaient pourtant par quatre points avant le dernier tour au bâton des Italiens.

Le lanceur des Blue Jays Roberto Osuna n’a pas su fermer la porte en fin de neuvième manche et c’est un simple de deux points de l’Italien John Andreoli (aux dépens du releveur Oliver Perez) qui a mis fin à la rencontre. Un «walk-off hit» est ainsi venu choquer momentanément la foule mexicaine qui, malgré tout, avait encore le coeur à la fiesta peu de temps après le match.

(…)

stade270En tant que grand passionné de baseball, il fut naturellement intéressant de voir l’accueil réservé lors des cérémonies d’avant-match au légendaire Fernando Valenzuela, qui agit comme conseiller pour les lanceurs du Mexique.

Le joueur le plus applaudi? Adrian Gonzalez, qu’on surnomme «El Titan».

Mon coup de coeur personnel : observer l’artilleur ambidextre Pat Venditte en action. Comment un lanceur peut-il alterner d’un frappeur à l’autre en s’exécutant de la gauche et de la droite? Venditte a accordé trois points au Mexique en une seule manche, mais c’est probablement lui qui m’a le plus impressionné. Ex-aequo avec la «pierna de pavo».

(…)

Au programme ce vendredi soir : Felix Hernandez est au monticule pour le Venezuela face à Puerto Rico.

Le fait d’être au Mexique ne m’empêche pas non plus d’observer ce qui se passe du côté de Miami.

Chapeau à Jose Bautista qui a bien fait dans la victoire de 9-2 de la République dominicaine contre le Canada (3 en 4, 4 PP). Tout aussi intéressant de suivre le Québécois Jonathan Malo qui prendra sa retraite du baseball professionnel au terme de cette Classique mondiale.

Faudra aussi surveiller Éric Gagné et Jesen Dygestile-Therrien au cours des prochains jours. Bon baseball! Diviertéte!

Ça sent le baseball!

- 20 février 2017

Ça commence à sentir le baseball…

Les équipes sont maintenant à l’entraînement, en Floride et en Arizona.

Dès cette semaine, il y aura d’ailleurs quelques matchs préparatoires.

Il y a aussi la Classique mondiale de baseball qui s’en vient au début du mois de mars.

J’ai hâte!

(…)

Parce que les Blue Jays n’ont jamais été aussi populaires au Québec, mon entourage immédiat me demande surtout, depuis quelques semaines, si je m’attends à une bonne saison de la formation torontoise.

«Edwin Encarnacion n’est plus là, ça va faire mal aux Blue Jays», me répète-t-on.

Tellez250Un frappeur comme Encarnacion demeure sans doute très précieux pour une équipe (42 circuits et 127 points produits la saison dernière). Ce serait toutefois mal connaître le baseball de penser que son seul départ entraînera les Jays vers une descente aux enfers.

Je crois personnellement que les Blue Jays, si tout se passe bien, se battront pour une participation au match éliminatoire de la Ligue américaine. Je m’attends à ce qu’ils gagnent environ 85 matchs. Ce ne sera pas suffisant pour devancer les Red Sox de Boston au sommet de la section Est, mais peut-être assez pour prolonger leur saison.

Les Blue Jays comptent notamment sur une solide rotation de partants avec J.A. Happ, Marco Estrada, Aaron Sanchez, Marcus Stroman et Francisco Liriano. Il y a même Mat Latos, Mike Bolsinger, Gavin Floyd et Brett Oberholtzer qui ajoutent actuellement un peu de profondeur.

S’il y a certaines interrogations au premier but pour le début de la saison, avec Justin Smoak et Steve Pearce, il faudra surveiller l’espoir Rowdy Tellez (photo ci-contre). Celui-ci pourrait très bien faire le saut dans le baseball majeur avant la fin de l’été. Je vous invite d’ailleurs à le surveiller pendant le prochain calendrier préparatoire. Scruter les espoirs, n’est-ce pas là où réside le plaisir durant les camps d’entraînement?

Ultimement, en 2018 ou en 2019, Tellez fera peut-être oublier Encarnacion. Du moins, en partie.

(…)

Faut-il rappeler que les Blue Jays termineront à nouveau leur calendrier pré-saison à Montréal en 2017? Les matchs au Stade olympique sont prévus le vendredi 31 mars, en soirée, et le samedi 1er avril, en après-midi.

Oui, ça commence à sentir le baseball.

«Vlad» refusé à Cooperstown: une bonne affaire

- 18 janvier 2017

Vlad270Je crois, probablement comme vous, que Vladimir Guerrero a sa place au Temple de la renommée du baseball. Pour moi, ça ne fait aucun doute.

Puisque son nom s’est retrouvé sur 71,7% des bulletins pour 2017, «Vlad» devra toutefois attendre (au moins) une année de plus.

Et vous savez quoi? C’est une excellente chose.

Je m’explique…

D’abord, cela laisse toute la place présentement pour Tim Raines, un homme qui mérite toute notre attention.  Au Stade olympique, au début du mois d’avril, et encore le 30 juillet, lors de son intronisation à Cooperstown, c’est Raines que nous allons célébrer.

Ultimement, je me réjouis de savoir que nos deux anciens des Expos ne seront pas honorés lors de la même année. Cela permettra éventuellement un autre party, une autre occasion de faire revivre des souvenirs reliés au club montréalais.

Et à ce moment-là, Guerrero aura, à son tour, toute notre attention.

Car après «Vlad», on s’entend que les anciens joueurs des Expos se retrouvant à Cooperstown risquent d’être très très rares…

Larry Walker? Je ne crois pas. Bartolo Colon? Faudrait pas exagérer.

À propos du joueur d’arrêt-court Orlando Cabrera, son nom a été officiellement exclu pour les années futures puisqu’il figurait sur moins de 5% des bulletins.

Pour être élu, il faut 75% ou plus.

«Vlad» pourrait l’avoir dès l’an prochain.

D’ici là, parlons de Tim Raines et de ses 86%…

De ses 808 buts volés, dont 635 dans l’uniforme des Expos.

Nostalgie, quand tu nous tiens.

 

Un bon spectacle pour 5$

- 14 janvier 2017

cp250Certains loustics résumeront le sport en disant que les athlètes ne font que «porter du spandex et tourner à gauche», mais le patinage de vitesse courte piste demeure à mes yeux une discipline des plus excitantes.

Les présents Championnats canadiens seniors, qui se déroulent jusqu’à dimanche à l’aréna Maurice-Richard à Montréal, en font la preuve une fois de plus.

Vendredi, Marianne St-Gelais et Charle Cournoyer ont enlevé les épreuves de 1500 mètres. Le vétéran Guillaume Bastille a pour sa part causé une certaine surprise en terminant au deuxième rang chez les hommes.

Parce que le calibre est fort relevé (et que ça finit par jouer serré dans les virages), chaque course laisse le spectateur sur le bout de son siège et ce, bien avant les finales. L’animateur Dany Lemay fait également un excellent travail.

Allez voir ce spectacle! Seulement 5$ par jour. Je vous conseille personnellement la séance de dimanche après-midi, laquelle déterminera les premiers patineurs canadiens qualifiés en vue des épreuves individuelles des prochains Championnats du monde, en mars.

Les billets sont disponibles en ligne à www.FPVQ.org ou à la porte.

Voici pourquoi le Canadien va gagner la coupe Stanley

- 10 décembre 2016

Moment d’épiphanie pendant le match de samedi soir entre le Canadien de Montréal et l’Avalanche du Colorado.

Réjouissez-vous, partisans, car la Sainte-Flanelle va gagner la coupe Stanley en 2017!

Une bribe de la théorie m’avait pourtant été suggérée par mon ami Tony. Puisque ses origines sont écossaises, j’avais tourné ses dires au ridicule et je m’en excuse.

Les Écossais s’y connaissent davantage au golf qu’au hockey que je lui disais. Qu’à cela ne tienne, l’ami Tony a une longue barbe et tout le monde sait que les grands prophètes ont du poil au menton, peu importe la religion, que ce soit le hockey ou autre.

Roy250Bref, selon la théorie «scot», la dernière coupe Stanley du Canadien remonte à 1993 et il existe présentement une malédiction autour du Tricolore depuis l’échange de Patrick Roy. Il y a eu la «curse» de Babe Ruth avec les Red Sox de Boston, celle de Billy la chèvre avec les Cubs de Chicago et il y a celle de Roy avec le CH qui se poursuit.

Or, cher Tony, une pièce du puzzle s’est ajoutée au cours de la dernière année. J’aurais dû y penser… C’est seulement samedi, pendant le match contre l’Avalanche, que tout est devenu limpide pour moi.

Comme les gardiens du Colorado, j’ai vu la lumière.

Voilà, donc: quand Roy et l’Avalanche ont rompu les liens, en août dernier, la malédiction a simplement été déplacée. C’est l’impact que ça fait quand on se débarasse du plus grand gardien de l’histoire (après Carey Price, évidemment). Et c’est maintenant le Colorado qui entamera une disette éternelle sans trophée.

Une théorie qui relève de la fabulation, vous dites? Un instant. Comme celles de Nostradamus, un autre barbu d’ailleurs, les preuves sont «béton»:

1) Faut-il vraiment rappeler que Roy avait été échangé à l’Avalanche? Et c’était en décembre 1995, pratiquement à la même date que le moment d’épiphanie. Un simple hasard? Je ne crois pas…

2) Le prophète Tony, père de la théorie initiale, n’aime pas nécessairement le Canadien. Il est plutôt un partisan des Kings de Los Angeles. D’ailleurs, le Canadien avait justement battu les Kings lors de la conquête de 1993. Ne voyez-vous pas un certain lien, google translator à l’appui, entre «Kings» et «Roy»? Un autre hasard? Peu probable.

Besoin de continuer?

3) Quel était le pointage final le soir où Patrick Roy a subi l’affront de Mario Tremblay, le 2 décembre 1995, contre les Red Wings de Detroit. Oui, 11-1, c’est bien ça. Et le Canadien a battu l’Avalanche combien, samedi soir? 10-1, bingo!!!

M’enfin… On sait tous que 11 – 1 donne 10 et que 10 + 1 donne 11.

Puis, en décomposant les chiffres des «scores»: 1, 1, 1 = 3 puis 1,0,1 = 2.

3 appliqué deux fois = 33 (le numéro de Patrick Roy)

 

Je vous le dis: ça sent la coupe!

On s’en reparle en juin… ou pas.