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15 conseils pour le beau-frère et son pool de hockey

- 17 septembre 2014

Pour chaque supposé connaisseur, il y a au moins un beau-frère, un collègue de bureau louche, un ami illuminé ou la blonde de l’autre qui participe à un pool de hockey.

Voici 15 conseils pour ceux qui ne s’y connaissent pas tellement, mais qui ont quand même l’audace de jouer le jeu. Car l’important n’est-il pas de s’amuser?

 

1) Sidney Crosby doit être choisi avant Max Pacioretty.

 

2) Ne pas sélectionner un joueur parce que son nom est « cute »: comme Brind’Amour, Latendresse ou, ces années-ci, Beau Bennett. Ne pas non plus sélectionner un joueur parce qu’il est « cute ». Point.

 

3) À propos de Dustin Tokarski, il était vraiment «hot» lors des séries, mais on ne le verra pas beaucoup cette année. Pour vrai.

 

4) Conservez votre crédibilité et ne prononcez pas « Bi-fou-gli-enne ».

 

5) Alex Ovechkin doit aussi être choisi avant Max Pacioretty.

 

6) Les meilleurs moments de Martin Brodeur sont comme le but qu’il défend: derrière lui.

 

7) Moi aussi, je le trouvais fin Josh Gorges et c’est dommage qu’il ait été échangé, mais ne le prenez pas dans votre pool par pitié. Sauf si les tirs bloqués donnent des points.

 

8) Ilya Kovalchuk ne joue plus dans la Ligue nationale depuis mars 2013.

 

9) Ne pas choisir Martin Biron (compris, Michel?).

 

10) Aimer la fameuse chanson de Ron Fournier est une raison semi-acceptable de choisir Max Pacioretty.

 

11) Ne pas confondre Nicklas Backstrom et Niklas Backstrom. L’un est attaquant, l’autre est gardien.

 

12) Ne pas confondre Jamie Benn et Jordie Benn. L’un fait des points, l’autre beaucoup moins.

 

13) «I’ll kill you next year», aurait lancé Milan Lucic, frustré. Dans les faits, Dale Weise ne se fera pas tuer… Mais il ne marquera pas 20 buts non plus.

 

14) Sélectionner un joueur des Bruins de Boston n’est pas passible d’une peine de prison, mais simplement du regard désapprobateur de vos amis.

 

15) Ah pis, prenez-le donc Max Pacioretty!

beauf

 

Ultime recommandation en extra: ne pas trop boire d’alcool avant et/ou pendant le repêchage. Bon pool, le beau-frère!

À propos, je sais : il y a aussi des beaux-frères, des collègues de bureau louches, des amis illuminés et des blondes qui s’y connaissent.

Ci-contre: photo du beau-frère.

Lettre à Stéphane Ouellet, prise 2

- 9 septembre 2014

Allo Stéphane,

T’aurais dû me le dire que t’étais sur le point de retrouver ton permis de boxeur de la Régie des alcools, des courses et des jeux.

Je me serais préparé de mon bord.

Mais c’est correct, je vais être là pour t’encourager le 27 septembre au Centre Bell. J’ai toujours été là à t’applaudir et ça ne changera pas.

Alors qu’on apprend officiellement ton retour, je tiens simplement à te dire que l’offre que je t’avais faite en novembre 2011 (ici) tient toujours.

Yvon Michel veut te permettre de terminer sur une bonne note et c’est de bonne guerre avec tout ce que tu as fait pour la popularité de la boxe au Québec.

Maintenant, si jamais tu perds contre Gary Kopas, je veux que tu saches que je vais être là.

Je t’aime Stéphane! Prends ton temps. Je vais t’attendre…

Évidemment, mon plus grand souhait serait que tu battes Kopas (4-9-2, 1 K.-O.). Parce que ça pourrait arriver. Le gars a perdu ses six derniers combats.

Mais si jamais… Si jamais, Stéphane… Promets-moi de me faire signe.

Toi aussi, Yvon.

Faudra simplement me laisser le temps d’obtenir, à mon tour, ce précieux permis de boxeur.

Une fois cette étape franchie, ça va me faire un honneur d’aller me faire sacrer une volée, m’offrir en sacrifice pour enfin que tu finisses ta carrière comme il se doit. D’ailleurs, tes fans vont apprécier. Plusieurs d’entre eux ne comprennent pas et croient que j’écris cette nouvelle lettre pour te ridiculiser. Pourtant.

Alors, voilà, j’espère donc que tu vaincras ce cher Gary Kopas.

Sinon, je serai toujours là!

Par amour pour toi, j’absorberai sans broncher.

À bientôt,

Benoît Rioux (0-0-0, 0 K.-O.)

Show me the Mo’Ne!

- 19 août 2014

mone-davisUne histoire sensationnelle, ces jours-ci, dans le merveilleux monde du sport: celle de Mo’Ne Davis, qui participe aux Séries mondiales des Petites Ligues.

La joueuse de 13 ans, qui a réussi un jeu blanc au monticule lors du premier match de son équipe (Mid-Atlantic), fait maintenant la couverture du populaire magazine Sports Illustrated.

Dans la foule, à South Williamsport, j’ai vu à la télévision une femme avec une pancarte «Show me the Mo’Ne». Oui, c’est la folie.

Pourquoi échanger Yoenis Cespedes?

- 31 juillet 2014

Cespedes5Contrairement à d’autres partisans des Athletics d’Oakland, je ne suis pas choqué de voir l’équipe se départir du voltigeur cubain Yoenis Cespedes.

Le directeur général Billy Beane a simplement agi logiquement, selon le contexte financier avec lequel il doit composer.

D’abord, à court terme, les A’s me semblent meilleurs avec l’ajout du lanceur Jon Lester, mais aussi le voltigeur Jonny Gomes.

Globalement, dans cet univers «Moneyball», il faut savoir que Gomes, à .329,  a un meilleur taux de présence sur les buts que Cespedes (,303). Surtout Gomes vient combler un besoin important en étant un frappeur qui connaît beaucoup de succès contre les lanceurs gauchers.

L’éclosion d’un joueur comme Stephen Vogt, qui évolue de plus en plus régulièrement au champ extérieur, doit aussi être considéré pour expliquer le départ de Cespedes.

De nombreux observateurs critiquent la transaction. À mon humble avis, certaines images viennent fausser les données, celles des relais incroyables du Cubain qui circulent sur YouTube et celles entourant les deux derniers concours de circuits en marge du match des étoiles du baseball majeur.

Cespedes jouit d’une belle popularité. Or, les fans des A’s qui regardent les matchs régulièrement constatent que Cespedes est payé relativement cher (8,5 millions $) pour ce qu’il apporte concrètement à l’équipe. Considérant que l’argent se fait rare à Oakland, il faut surtout noter que Cespedes écoulera la dernière année de son contrat en 2015.

C’était une question de temps avant que les A’s laissent aller Cespedes qui gagnera bientôt un salaire encore plus élevé.

Bref, la décision de Billy Beane n’est pas aussi folle que ce que certains peuvent penser sans l’analyser profondément. Ceci étant dit, d’ici la fin de la saison, Jon Lester a besoin d’être bon!

(…)

Pendant ce temps, à Boston, un marché bien différent d’Oakland, on rêve déjà de retenir les services de Cespedes pour de nombreuses saisons.

(…)

Et à Detroit, il y a David Price qui s’amène. Ne reste plus qu’à espérer que les A’s pourront éviter les Tigers, cette année, lors des séries…

Hommage à Jason Lane

- 28 juillet 2014

JasonLaneQuelqu’un se souvenait de Jason Lane?

Soyez honnêtes…

C’était un voltigeur avec les Astros de Houston au début du siècle.

À 37 ans, le type est de retour dans le baseball majeur, mais à titre de lanceur.

Ce lundi après-midi, après deux présences comme releveur en juin, il a effectué un premier départ dans l’uniforme des Padres de San Diego.

En six manches complètes, Lane, un gaucher, a accordé seulement un point et six coups sûrs aux Braves d’Atlanta dans une défaite de 2-0.

Concernant «l’ancien Jason Lane», il avait lui-même frappé un total de 138 balles en lieu sûr (dont 34 doubles et 26 circuits) avec les Astros en 2005, aux côtés de Craig Biggio et Lance Berkman, entre autres.

Après des difficultés éprouvées en 2007, Lane s’est retrouvé notamment au niveau AAA, avec l’Express de Round Rock, les Red Sox de Pawtucket et les 51s de Las Vegas. Il a aussi évolué dans un circuit indépendant, soit la Ligue Atlantique, avec les Blue Crabs de Southern Maryland et les Skeeters de Sugar Land.

Bref, j’imagine qu’il faut beaucoup aimer le baseball pour accepter un tel parcours après avoir connu les grandes ligues pendant plusieurs saisons. Il y a certains jours, Lane devait se demander pourquoi il faisait tout ça. Quand il a quitté le monticule du Turner Field lundi, il avait nécessairement trouvé une partie de la réponse.

S’il a lancé occasionnellement lors des cinq dernières années, c’est en 2012 que Lane s’est véritablement concentré  à devenir artilleur. Cette saison-là, il a notamment oeuvré pendant 110 manches et deux tiers avec Sugar Land.

Oui, on peut dire que Jason Lane revient de loin.

Il mérite tout notre respect!