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P.K. Subban : du déni à l’acceptation

- 4 juillet 2016

Sub250Il y a eu la phase du déni, puis la colère chez plusieurs amateurs. Les étapes du marchandage, de la dépression et de l’acceptation suivront, selon les plus grands psychiatres.

J’étais personnellement en vacances quand c’est arrivé…

En visite chez mon père, celui-ci m’a d’abord avoué qu’il croyait que Subban avait été échangé pour le même Weber qui avait déjà joué à Montréal.

La différence est effectivement énorme entre Yannick et Shea.

Vous allez adorer Shea Weber, chers partisans. Toi aussi, papa.

(…)

Quand un joueur-étoile comme Subban est échangé, c’est qu’il représente un grave problème dans le vestiaire. Il y a des choses qu’on ignore dans cette histoire… On ne se départit pas d’un tel joyau autant sur la patinoire que sur le plan du marketing sans un cancer bien installé dans l’équipe.

(…)

Les résultats seront primordiaux dès le début de la prochaine saison. Pour le bonheur des amateurs, mais aussi pour Marc Bergevin et Michel Therrien.

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Le Canadien rendra visite à Subban et aux Predators, le 3 janvier 2017, et c’est seulement le jeudi 2 mars que P.K. effectuera un retour au Centre Bell.

D’ici là, plusieurs amateurs auront atteint l’étape de l’acceptation, mais d’autres non. Et vous, où-êtes vous rendus dans votre processus de deuil?

Le jour où je suis devenu ambidextre

- 20 juin 2016

Toro250J’écrivais tout récemment un texte sur le jeune joueur de baseball Abraham Toro, un Québécois d’origine vénézuélienne repêché au cinquième tour par les Astros de Houston plus tôt ce mois-ci.

Intitulé «Le jour où Abraham Toro est devenu ambidextre», l’article m’a étrangement replongé dans mes propres souvenirs.

Je devais avoir 9 ou 10 ans et je collectionnais les autocollants Panini. En observant les informations sous la case de Gregg Jefferies, des Mets de New York, j’avais remarqué qu’il était ambidextre. Il y avait peut-être un «S» pour switch ou encore la mention «Left and Right», je ne me souviens plus trop…

Mais ce jour-là, après certaines recherches dans Le Petit Robert (et probablement avec l’aide de ma mère ou de mon père), je savais désormais ce que voulait dire le terme «ambidextre».

- Qui peut faire la même chose de la main droite ou de la main gauche, avec autant de facilité.

GregJ200x280Il suffisait d’associer le tout au baseball.

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Plus tard dans la semaine, j’avais une pratique avec mes coéquipiers au Stade Paul-Émile Dubé de Trois-Pistoles.

Dès mon entrée sur le terrain, j’avais laissé entendre à mes coéquipiers que j’étais désormais un frappeur ambidextre. Quelques minutes plus tard, au grand dam de notre entraîneur, tous les joueurs de cette formation moustique de Trois-Pistoles étaient ambidextres.

Ç’a duré le temps d’un entraînement.

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Aujourd’hui, je joue encore au baseball avec les A’s d’Hochelaga/Centre-Sud et… je frappe uniquement de la gauche. Pis encore.

Chapeau à Fleury!

- 13 juin 2016

Fleury450

Dans une équipe sportive, il y a des héros plus obscurs que d’autres lors d’une conquête.

En acceptant simplement son rôle et en gardant le sourire en compagnie de ses coéquipiers, le Québécois Marc-André Fleury a exercé un impact positif chez les Penguins de Pittsburgh au cours des dernières semaines.

Évidemment, l’athlète de Sorel aurait préféré se retrouver plus souvent devant le filet. Or, Fleury a participé à seulement deux matchs, disputant exactement 79 minutes et 19 secondes.

Du bout du banc, il a toutefois appuyé sans broncher son jeune coéquipier Matt Murray et encourager les joueurs de sa formation.

«Gagner la coupe, c’était plus gros que de savoir si j’allais jouer ou non», a encore une fois commenté Fleury, dimanche soir, pendant les célébrations des Penguins.

C’est aussi ça savoir faire partie d’une équipe…

Surveillez les Brewers et les Phillies!

- 8 juin 2016

Lebl300Je suis peut-être un oiseau rare, mais le repêchage du baseball majeur, prévu du 9 au 11 juin, m’excite grandement.

Ça fait des semaines que je m’intéresse aux jeunes Québécois Charles Leblanc, Mathieu Deneault-Gauthier et William Sierra, pour ne nommer que ceux-là.

Je parle à des recruteurs, aux joueurs et à différents observateurs.

Or, particulièrement au baseball, il demeure périlleux de risquer des prédictions.

J’ai toutefois un feeling : les Brewers tenteront de repêcher au moins un Québécois.

Il y a d’abord Charles Leblanc, déjà sélectionné par cette équipe au 33e tour en 2013, qui pourrait à nouveau être appelé par cette équipe. Je sais que le dépisteur québécois Jean-Philippe Roy s’est assuré que les Brewers, par le biais du recruteur Jay Lapp, étaient au courant de l’éligibilité de Leblanc pour cet encan. Même si Leblanc a tourné le dos à la formation de Milwaukee, il y a trois ans, le club voit plus que jamais quelque chose de bien en lui.

Parlant de Leblanc, ils sont plusieurs à croire qu’il pourrait être appelé au cours des 10 premières rondes. Le joueur d’arrêt-court originaire de Laval devrait effectivement être sélectionné au deuxième jour (rondes 3 à 10), ce vendredi 10 juin. Une vingtaine de clubs ont montré de l’intérêt concret pour lui.

Reste à voir si une équipe sera en mesure de lui verser un boni de signature qui saura le satisfaire.

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Agostino250À propos des Brewers, on m’a aussi raconté que Sierra pourrait être dans leur mire.

Il faut toutefois faire attention avant de tracer un chemin direct entre le jeune lanceur et l’organisation de Milwaukee.

Au Québec, un certain Alex Agostino (photo ci-contre), qui œuvre pour les Phillies de Philadelphie, est particulièrement efficace pour mettre la main sur les plus talentueux joueurs de baseball de la province.

Après Benjamin Pelletier l’an dernier, ce sera peut-être Sierra justement ou encore, dans le département des surprises, Conor Angel.

À 16 ans, Angel mesure déjà six pieds et quatre pouces. Avec un bel arsenal de tirs, il a de quoi intéresser les formations du baseball majeur, mais le jeune homme risque ultimement de poursuivre son cheminement en étudiant aux États-Unis dans les prochaines années.

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Mathieu Deneault-Gauthier, un autre lanceur, pourrait aussi intéresser les Brewers et les Phillies. Membre de l’équipe canadienne chez les juniors, il a toutefois été vu par les dépisteurs de plusieurs autres organisations. À suivre!

Un autre Québécois susceptible d’être repêché est le Trifluvien Raphaël Gladu. Celui-ci touche toutefois une importante bourse d’études à Louisiana Tech et il a l’option de se montrer gourmand dans les négociations avec les équipes souhaitant le repêcher. Au final, ça pourrait jouer contre lui.

Au fil des discussions des dernières semaines, on me raconte aussi qu’Abraham Toro intéresse certaines équipes. Par contre, il exigerait également un généreux boni de signature.

Je conserve un clin d’œil pour le releveur Iannick Rémillard, qui a terminé ses études au Canisius College en multipliant les victoires préservées. Malgré tout, je crains qu’il soit ignoré. À 23 ans, le temps est probablement venu pour lui de se tourner vers la Californie, où il compte poursuivre des études pour devenir chiropraticien. Mais sait-on jamais?

Il y a déjà eu de plus grandes surprises dans l’histoire du repêchage du baseball majeur.

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Outre les Québécois, j’ai la vague impression que les Phillies, qui ont le premier choix au total, opteront pour le lanceur gaucher Jason Groome. Notez qu’il s’agit là plutôt d’un souhait… Les voltigeurs Kyle Lewis et Mickey Moniak font aussi partie des principaux espoirs en vue de ce repêchage.

En choisissant Groome (ou encore A.J. Puk, un autre lanceur), ça ferait un concurrent direct de moins pour notre ami Pelletier dans son ascension vers le baseball majeur.

Plusieurs experts voient plutôt Moniak comme la première sélection. À suivre!

 

Deux textes pour en savoir plus sur le repêchage:

Qui sera le premier choix?

Un repêchage tout en subtilité

Frustrant pour Auger-Aliassime

- 6 juin 2016

Felix260Dimanche matin, je me suis fait un devoir de me lever tôt pour regarder le match… Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant d’émotions à travers une compétition sportive présentée à la télévision.

J’ai savouré des coups gagnants et pesté contre des fautes directes.

J’ai encouragé, célébré, puis prié et juré.

Comme Félix Auger-Aliassime, j’ai terminé la rencontre déçu, très déçu.

(…)

On dit qu’il est jeune et qu’il aura l’occasion de se reprendre. C’est vrai.

Mais rendu à un certain niveau, un athlète peut aussi avoir le sentiment qu’il n’a pas besoin d’une défaite comme celle-là pour apprendre.

Vient un temps où la victoire est la seule avenue qui satisfait pleinement. Et c’est sans doute comme ça qu’on reconnaît les grands champions!

Perdre la finale du prestigieux tournoi de Roland-Garros  en trois manches de 1-6, 6-3 et 8-6, c’est fâchant! Même chez les juniors.

Surtout après avoir laissé filer trois balles de championnat… Je n’en reviens toujours pas!

(…)

Mâcher un revers crève-coeur pendant des jours, des semaines et des mois, ça ne sert à rien. Par contre, c’est normal et c’est humain.

Le petit Geoffroy Blancaneaux a été très impressionnant. Faut donner le crédit à l’adversaire.

Il reste que cette fameuse finale était à la portée d’Auger-Aliassime et il l’a perdue.

Le jeune Québécois de 15 ans, qui était clairement le meilleur des deux joueurs sur le terrain, s’en rappellera toute sa vie. Son prochain triomphe dans une compétition aussi grandiose servira de baûme, certainement. Mais il va toujours s’en vouloir un peu. Normal.

Dans un certain sens, c’est la beauté du sport.

On gagne, on perd, on rit, on pleure, mais à tout coup, on se sent vivant!