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Ça sent le baseball!

- 20 février 2017

Ça commence à sentir le baseball…

Les équipes sont maintenant à l’entraînement, en Floride et en Arizona.

Dès cette semaine, il y aura d’ailleurs quelques matchs préparatoires.

Il y a aussi la Classique mondiale de baseball qui s’en vient au début du mois de mars.

J’ai hâte!

(…)

Parce que les Blue Jays n’ont jamais été aussi populaires au Québec, mon entourage immédiat me demande surtout, depuis quelques semaines, si je m’attends à une bonne saison de la formation torontoise.

«Edwin Encarnacion n’est plus là, ça va faire mal aux Blue Jays», me répète-t-on.

Tellez250Un frappeur comme Encarnacion demeure sans doute très précieux pour une équipe (42 circuits et 127 points produits la saison dernière). Ce serait toutefois mal connaître le baseball de penser que son seul départ entraînera les Jays vers une descente aux enfers.

Je crois personnellement que les Blue Jays, si tout se passe bien, se battront pour une participation au match éliminatoire de la Ligue américaine. Je m’attends à ce qu’ils gagnent environ 85 matchs. Ce ne sera pas suffisant pour devancer les Red Sox de Boston au sommet de la section Est, mais peut-être assez pour prolonger leur saison.

Les Blue Jays comptent notamment sur une solide rotation de partants avec J.A. Happ, Marco Estrada, Aaron Sanchez, Marcus Stroman et Francisco Liriano. Il y a même Mat Latos, Mike Bolsinger, Gavin Floyd et Brett Oberholtzer qui ajoutent actuellement un peu de profondeur.

S’il y a certaines interrogations au premier but pour le début de la saison, avec Justin Smoak et Steve Pearce, il faudra surveiller l’espoir Rowdy Tellez (photo ci-contre). Celui-ci pourrait très bien faire le saut dans le baseball majeur avant la fin de l’été. Je vous invite d’ailleurs à le surveiller pendant le prochain calendrier préparatoire. Scruter les espoirs, n’est-ce pas là où réside le plaisir durant les camps d’entraînement?

Ultimement, en 2018 ou en 2019, Tellez fera peut-être oublier Encarnacion. Du moins, en partie.

(…)

Faut-il rappeler que les Blue Jays termineront à nouveau leur calendrier pré-saison à Montréal en 2017? Les matchs au Stade olympique sont prévus le vendredi 31 mars, en soirée, et le samedi 1er avril, en après-midi.

Oui, ça commence à sentir le baseball.

«Vlad» refusé à Cooperstown: une bonne affaire

- 18 janvier 2017

Vlad270Je crois, probablement comme vous, que Vladimir Guerrero a sa place au Temple de la renommée du baseball. Pour moi, ça ne fait aucun doute.

Puisque son nom s’est retrouvé sur 71,7% des bulletins pour 2017, «Vlad» devra toutefois attendre (au moins) une année de plus.

Et vous savez quoi? C’est une excellente chose.

Je m’explique…

D’abord, cela laisse toute la place présentement pour Tim Raines, un homme qui mérite toute notre attention.  Au Stade olympique, au début du mois d’avril, et encore le 30 juillet, lors de son intronisation à Cooperstown, c’est Raines que nous allons célébrer.

Ultimement, je me réjouis de savoir que nos deux anciens des Expos ne seront pas honorés lors de la même année. Cela permettra éventuellement un autre party, une autre occasion de faire revivre des souvenirs reliés au club montréalais.

Et à ce moment-là, Guerrero aura, à son tour, toute notre attention.

Car après «Vlad», on s’entend que les anciens joueurs des Expos se retrouvant à Cooperstown risquent d’être très très rares…

Larry Walker? Je ne crois pas. Bartolo Colon? Faudrait pas exagérer.

À propos du joueur d’arrêt-court Orlando Cabrera, son nom a été officiellement exclu pour les années futures puisqu’il figurait sur moins de 5% des bulletins.

Pour être élu, il faut 75% ou plus.

«Vlad» pourrait l’avoir dès l’an prochain.

D’ici là, parlons de Tim Raines et de ses 86%…

De ses 808 buts volés, dont 635 dans l’uniforme des Expos.

Nostalgie, quand tu nous tiens.

 

Un bon spectacle pour 5$

- 14 janvier 2017

cp250Certains loustics résumeront le sport en disant que les athlètes ne font que «porter du spandex et tourner à gauche», mais le patinage de vitesse courte piste demeure à mes yeux une discipline des plus excitantes.

Les présents Championnats canadiens seniors, qui se déroulent jusqu’à dimanche à l’aréna Maurice-Richard à Montréal, en font la preuve une fois de plus.

Vendredi, Marianne St-Gelais et Charle Cournoyer ont enlevé les épreuves de 1500 mètres. Le vétéran Guillaume Bastille a pour sa part causé une certaine surprise en terminant au deuxième rang chez les hommes.

Parce que le calibre est fort relevé (et que ça finit par jouer serré dans les virages), chaque course laisse le spectateur sur le bout de son siège et ce, bien avant les finales. L’animateur Dany Lemay fait également un excellent travail.

Allez voir ce spectacle! Seulement 5$ par jour. Je vous conseille personnellement la séance de dimanche après-midi, laquelle déterminera les premiers patineurs canadiens qualifiés en vue des épreuves individuelles des prochains Championnats du monde, en mars.

Les billets sont disponibles en ligne à www.FPVQ.org ou à la porte.

Voici pourquoi le Canadien va gagner la coupe Stanley

- 10 décembre 2016

Moment d’épiphanie pendant le match de samedi soir entre le Canadien de Montréal et l’Avalanche du Colorado.

Réjouissez-vous, partisans, car la Sainte-Flanelle va gagner la coupe Stanley en 2017!

Une bribe de la théorie m’avait pourtant été suggérée par mon ami Tony. Puisque ses origines sont écossaises, j’avais tourné ses dires au ridicule et je m’en excuse.

Les Écossais s’y connaissent davantage au golf qu’au hockey que je lui disais. Qu’à cela ne tienne, l’ami Tony a une longue barbe et tout le monde sait que les grands prophètes ont du poil au menton, peu importe la religion, que ce soit le hockey ou autre.

Roy250Bref, selon la théorie «scot», la dernière coupe Stanley du Canadien remonte à 1993 et il existe présentement une malédiction autour du Tricolore depuis l’échange de Patrick Roy. Il y a eu la «curse» de Babe Ruth avec les Red Sox de Boston, celle de Billy la chèvre avec les Cubs de Chicago et il y a celle de Roy avec le CH qui se poursuit.

Or, cher Tony, une pièce du puzzle s’est ajoutée au cours de la dernière année. J’aurais dû y penser… C’est seulement samedi, pendant le match contre l’Avalanche, que tout est devenu limpide pour moi.

Comme les gardiens du Colorado, j’ai vu la lumière.

Voilà, donc: quand Roy et l’Avalanche ont rompu les liens, en août dernier, la malédiction a simplement été déplacée. C’est l’impact que ça fait quand on se débarasse du plus grand gardien de l’histoire (après Carey Price, évidemment). Et c’est maintenant le Colorado qui entamera une disette éternelle sans trophée.

Une théorie qui relève de la fabulation, vous dites? Un instant. Comme celles de Nostradamus, un autre barbu d’ailleurs, les preuves sont «béton»:

1) Faut-il vraiment rappeler que Roy avait été échangé à l’Avalanche? Et c’était en décembre 1995, pratiquement à la même date que le moment d’épiphanie. Un simple hasard? Je ne crois pas…

2) Le prophète Tony, père de la théorie initiale, n’aime pas nécessairement le Canadien. Il est plutôt un partisan des Kings de Los Angeles. D’ailleurs, le Canadien avait justement battu les Kings lors de la conquête de 1993. Ne voyez-vous pas un certain lien, google translator à l’appui, entre «Kings» et «Roy»? Un autre hasard? Peu probable.

Besoin de continuer?

3) Quel était le pointage final le soir où Patrick Roy a subi l’affront de Mario Tremblay, le 2 décembre 1995, contre les Red Wings de Detroit. Oui, 11-1, c’est bien ça. Et le Canadien a battu l’Avalanche combien, samedi soir? 10-1, bingo!!!

M’enfin… On sait tous que 11 – 1 donne 10 et que 10 + 1 donne 11.

Puis, en décomposant les chiffres des «scores»: 1, 1, 1 = 3 puis 1,0,1 = 2.

3 appliqué deux fois = 33 (le numéro de Patrick Roy)

 

Je vous le dis: ça sent la coupe!

On s’en reparle en juin… ou pas.

Le prochain joyau japonais?

- 28 novembre 2016

Otani25Le nom de Shohei Otani a de quoi émoustiller les amateurs de baseball.

À 22 ans, le Japonais vient de remporter le titre de lanceur de l’année de la Ligue nippone de baseball (NPB) en plus du trophée remis au meilleur frappeur de choix, communément appelé DH.

On parle ici d’un véritable phénomène qui devrait, d’ici quelques années, se retrouver dans le baseball majeur.

Au monticule avec son club basé à Sapporo, sur l’île d’Hokkaido, Otani a conservé une fiche de 10-4 et une moyenne de points mérités de 1,86. Il a aussi totalisé 174 retraits au bâton en 140 manches. Comme frappeur, il s’est signalé avec une moyenne au bâton de ,322, obtenant d’ailleurs 18 doubles et 22 circuits. Au passage, Otani a même gagné le concours de circuits de la ligue nippone, en juillet.

À la lumière de tous ces exploits, il est maintenant intéressant de se demander si un joueur comme Otani peut accomplir un rôle similaire dans le baseball majeur. Dans un monde aussi conservateur, pas certain qu’un club permettra à un lanceur de se présenter au bâton plus souvent qu’à son tour.

Dans la Nationale, il pourrait minimalement frapper de temps à autre. Dans l’Américaine, une formation serait-elle prête à utiliser un artilleur comme frappeur de choix quand il n’est pas envoyé sur la butte? Je n’en suis pas si sûr.

Parmi les lanceurs actuels du baseball majeur, Jake Arrieta, des Cubs de Chicago, a été l’un des plus impressionnants au cours de la dernière saison, lui qui a conservé une moyenne au bâton de ,262. Il a notamment frappé deux circuits.

Madison Bumgarner, des Giants de San Francisco, et Noah Syndergaard, des Mets de New York, ont chacun réussi trois longues balles. Faut-il pour autant les utiliser davantage au bâton? Je n’en suis pas si sûr, non plus.

Bref, Otani impressionne actuellement au Japon. Mais s’il excite les partisans rêvant de le voir aboutir un jour avec leur club favori, il y a un grand pas à franchir avant de penser que le phénomène nippon pourra lancer et frapper avec autant de succès dans le baseball majeur.