Le monstre à trois têtes

- 17 janvier 2012

Plan Nord Charest QMI

Le Premier ministre Jean Charest. -Photo Agence QMI
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Dans un récent blogue, je me demandais comment les Québécois réagiront lors des prochaines élections provinciales, vu les conséquences qui risquent de découler de la présence d’un nouveau « joueur », la Coalition Avenir Québec. Je me disais que certains électeurs seront sans doute un peu « mêlés » dans leurs options. Mêlés, vous dites ?

S’il faut en croire les 1001 personnes qui ont répondu à un sondage Léger Marketing/Agence QMI les 11 et 12 janvier derniers, le Premier ministre idéal aurait trois têtes, celle des trois dirigeants des principaux partis. On considère que Jean Charest est le meilleur « leader » à 34 %, comparativement à 31 % pour Legault et 14 % pour Marois. Qui se préoccupe le plus des intérêts des Québécois ? Les réponses sont, dans l’ordre, Mme Marois à 39 %, M. Legault à 35 % et M. Charest à 21 %. Devinez qui inspire le plus confiance ? Bien oui, celui qui n’a pas dominé les deux autres catégories, François Legault, avec 36 % des réponses favorables, devant Pauline Marois à 28 % et Jean Charest à 21 %. Vous parlez d’une tendance claire !

Nos informations laissent croire à d’éventuelles élections provinciales au printemps de 2012. Vous êtes peut-être comme moi et vous n’avez pas saisi à prime abord l’intérêt de M. Charest d’aller en élection ce printemps ? Je me suis donné moi-même la réponse en relisant un de mes textes dont le titre était « La CAQ part à zéro dans Rimouski ». Jean Charest veut prendre de vitesse la CAQ qui n’est pas prête. On peut aussi penser que M. Charest fait le calcul que le PQ ne sera pas remis de ses crises à répétition à temps pour être pleinement efficace en campagne électorale.

Mon « lundi noir » du 2 janvier

- 6 janvier 2012

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Non, mais, le « monde » aime donc bien ça magasiner! -Photo Pierre Michaud

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Il y a eu et il y a encore un certain débat sur la pertinence d’ouvrir les commerces le 2 janvier. Certains commerçants trouvent qu’on serait mieux de laisser congé aux employés, surtout une semaine après le « boxing day ».

J’ai des raisons bien personnelles d’être d’accord avec eux. Laissez-moi plutôt vous raconter :

Lundi matin, 2 janvier 2012.

-10 h : J’annonce fièrement à ma blonde que je vais rester en culottes de « colon ouatté » toute la journée et ne faire que regarder des films en sa compagnie, jusqu’à 17 h, où ma seule « corvée » sera d’aller chercher mon vieux chum l’Dré pour le souper et la veillée.
-10 h 30 : Alors que je suis en train de faire ma « physio » à la maison (problèmes de dos), le téléphone sonne : mon bien-aimé et respecté père réclame mon aide pour aller échanger sa nouvelle télé au plasma de 51 pouces. J’ai un véhicule utilitaire sport (VUS) et pas lui.
-11 h 30 : Comme prévu, je me présente chez mes parents. Mon père fait attention à mes maux de dos. Il a pris soin d’ « inviter » un de ses amis pour transporter la précieuse marchandise, qui nous accompagne au magasin;
-11 h 45 : Mon père a oublié sa facture : 15 minutes de négociations avec le responsable du service à la clientèle.
-Midi : 15 minutes de négociations avec le responsable du service après-vente pour lui expliquer ce qui ne va pas avec la télé.
-Midi 15 : le responsable du service après-vente va dans l’entrepôt chercher le même modèle de télé pour la remettre à mon père.
-Midi 45 : rien !
-13 h : c’est long. Mon père va chercher le responsable du service après-vente. Celui-ci lui présente ses excuses : un collègue a vendu la télévision qui devait être encore dans l’entrepôt.
-13 h 15 : On propose une solution : il reste un « démo ». Il faut la démonter.
-13 h 30 : Changement d’option. On négocie pour une télé qui vaut plus cher et est plus élaborée : 100 $ de plus au lieu de 400 $.
-13 h 45: L’ami de mon père vient me prévenir : « Change l’auto de place, ça s’en vient ! »
-14 h : le commis, mon père et son ami arrivent à l’auto devant le magasin. « M. Michaud : une télévision au plasma, ça ne se couche pas dans un véhicule. Elle doit rester « debout » ». Mais « debout », dans mon VUS, ça rentre pas, câl…. !
-14 h 15 : Mon père au commis : « rentre la dans le magasin, on va revenir la chercher. »
-14 h 20 : « Comme ça papa, tu n’as plus besoin de moi ? » « Non, non, pas de problème. Tu n’es pas trop contrarié d’avoir attendu? » « Pas du tout, après tout ce que tu as fait pour moi dans la vie, ce n’est rien. » « Je peux t’appeler si j’ai de la difficulté à installer ma télé ? » « Oui, oui (en espérant que non, non !) ».
-14 h 25 : en déplaçant la voiture, et en arrêtant mon moteur, j’ai oublié d’éteindre mes lumières. Le « char » part « pus » câl…. !
-14 h 25 et des grenailles: « Pierrot, on va aller te chercher des câbles à survolter », lance mon père.
-14 h 40 : Mon père est de retour… « J’ai perdu mes câbles dans le déménagement ». Tab ! « Bon, OK j’appelle le CAA Québec (selon mon père, les garanties prolongées sur les voitures ne servent à rien mais j’ai eu le CAA gratuitement avec l’achat d’une garantie pour mon dernier véhicule). » Mon paternel retourne vaquer à ses affaires : il lui faut une camionnette pour sa fichue TV.
-14 h 42 : J’appelle CAA Québec. « Bla,bla, bla,… merci, on vous envoie quelqu’un au plus tard dans 45 minutes »
-15 h 05: le remorqueur arrive et mon père en même temps, me disant qu’il va pouvoir me dépanner et tout heureux d’avoir trouvé un « chum » avec une camionnette.
-15 h 10 : j’m’en vais dîner simonac !
-15 h 30 : j’arrive à la maison. Ma blonde et moi, on s’installe pour UN des films qu’on voulait regarder.
-15 h 50 : le téléphone sonne : « Pierrot, ça marche pas ! J’ai besoin de toi. Essaye de venir plus tôt, car si ça ne marche pas, je vais retourner au magasin. Je veux ma tél. pour ce soir !» « Je vais aller chercher André. Il connaît ça mieux que moi. »
-16 h 30 : on arrive chez mes parents.
-17 h 30 : LA TÉLÉ MARCHE ENFIN !

Bilan : six heures de contretemps, trois véhicules et six personnes nolisées pour une « mautadite » TV. J’haïs la consommation excessive !

Le « monde » aime donc bien ça magasiner!

La politique pronvinciale en 2012

- 30 décembre 2011

Quand je regarde vers 2012, je me demande bien ce qu’il adviendra des prochaines élections provinciales, que certaines sources nous annoncent pour le printemps. Si Pauline Marois ne parvient pas à rallier les troupes péquistes, bien malin celui qui pourrait prédire les résultats du prochain scrutin. Les Libéraux profiteraient-ils de la division du vote entre le PQ, l’ADQ et la CAQ? François Legault aura-t-il suffisamment d’appuis pour prendre le pouvoir? Jean Charest, constatant qu’il a de bonnes chances de gagner pour cette raison demeurerait-il à la tête du PLQ? L’attitude du gouvernement fédéral aura-t-il un effet sur l’humeur des électeurs québécois? Ca s’annonce passionnant!

François Legault QMI

 

François Legault -Photo Agence QMI

Je me sens jeune tout à coup!

- 16 décembre 2011

Pour faire un suivi sur mon récent commentaire sur le vieillissement, je partage avec mes lecteurs le message d’un ancien collègue de travail qui m’a écrit pour m’encourager. Il y a de belles leçons à tirer de son commentaire. Je me sens plus jeune tout-à-coup!

« Je viens tout juste de lire ton article sur l’arrivée de tes 50 ans. Comme tu es jeune! La réaction que tu as eue est normale car le temps passe si vite qu’on oublie le chiffre de notre âge. Tout-a-coup on se dit « c’est tu vrai que je vais avoir 50 ans?  » Mais malheureusement c’est la vérité évidente qui nous éclate en pleine figure. Et vlan! Moi j’ai passé par là aussi mais je me dis encore que ce n’est qu’un chiffre et que l’important c’est que tu demeures jeune dans ton cœur et dans tes idées. Si tu as une bonne santé en plus alors c’est encore plus valorisant. Lâche pas mon Pierre tu n’as que la moitié de ta vie de passée!Moi je t’encourage et je pense que plein de bonnes choses encore vont t’arriver. Tu es jeune et dynamique et il te reste beaucoup, beaucoup de belles années à venir tu verras. Profite du bon temps avec ta conjointe vie les moments présents et prends ça comme ça vient. Ne te casses pas la tête avec ce qui va arriver, car c’est là que le stress va te nuire et moins on en a mieux c’est.Nous ici ça va bien nous vivons notre retraite en toute quiétude et nous profitons au max des moments de la vie. J’ai eu des problèmes de santé et ça m’a affecté pas mal. Mais j’ai du me résoudre à vivre plus calmement et à faire attention à moi pour la nourriture. C’est la recette de la longévité et on en ressent les bienfaits.
Je vais avoir bientôt 70 ans je ne panique pas et si je passe le cap des 80 ans ce sera encore un défi que j’aurai relevé! Espérons que rendu là ma santé sera encore bonne. Donc je te salue et en même temps je te souhaite de passer de belles et joyeuses Fêtes ainsi qu’à ta conjointe. Penses aux beaux moments qu’il te reste à vivre et sois heureux!

D’un ami de Mascouche.

Gérald. »

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Mon ami Gérald et sa conjointe Danielle.

J’ai eu peur de mourir pendant un an!

- 9 décembre 2011

Comment réagissez-vous face à l’inévitable vieillissement de votre propre personne ? Je viens de célébrer mes 50 ans. Je peux vous dire que j’ai passé une année difficile. Alors que j’avais toujours 49 ans, j’ai perdu plusieurs amis et connaissances au cours des 12 derniers mois. Pendant toute l’année, j’ai pensé à la mort.

J’ai finalement réalisé que je n’étais pas immortel, car auparavant, je n’envisageais pas ma mort, étant de nature plutôt optimiste et même, à la rigueur, du genre à repousser les choses désagréables à plus loin, consciemment ou non.

Puis, j’ai eu droit à une belle fête organisée par mon adorable conjointe, avec 25 de mes amis, la moitié de 50 ! Mes amis se sont montrés tellement gentils, m’ont tellement démontré leur affection, que ma perspective a changée. La plupart d’entre eux sont d’ailleurs passés par là avant moi. La crise de mes 50 ans est passée. Elle est devenue une prise de conscience qui me rappelle simplement qu’il faut faire un peu plus attention à moi. Depuis ma fête, je marche à tous les jours et j’ai amélioré mon alimentation.

Mes parents, qui sont toujours en vie à 72 et 77 ans, m’ont beaucoup encouragé aussi. Mon père ma fait sourire : le médecin spécialiste qui a confirmé son excellente forme après un cancer de la prostate ne le croyait pas quand il lui a rappelé son âge. Et il y a mon grand-père paternel, maintenant décédé, qui s’était remarié à plus de 70 ans, avant de mourir à plus de 80.

Pas de panique ! La vie est belle !

Un sport unique au monde

- 15 novembre 2011

Changeons un peu de sujet pour apaiser encore une fois les esprits après un blogue sur la politique et la souveraineté.

Le hockey : notre sport national est un sport unique au monde…. mais pas pour les bonnes raisons.

C’est le seul sport AU MONDE qui n’applique pas ses règlements. Imaginez-vous essayant d’expliquer les règlements du hockey à une personne qui n’en connaît rien. Des fois, un cinglage vaut deux minutes de punition, des fois non. Des fois, un joueur qui fait tomber un autre joueur a une punition, des fois non !

Que ce soit au hockey junior, avec l’Océanic de Rimouski, ou dans la Ligue nationale, on ne peut pas rejeter le blâme seulement sur les arbitres. Au contraire, ils suivent les directives qui viennent d’en haut. Les meilleurs matches de hockey ne sont-ils pas les finales des Jeux olympiques ? C’est la preuve que quand les joueurs savent à quoi s’en tenir, ils respectent les règlements. D’autant plus que les hockeyeurs qui évoluent avec les meilleures équipes nationales sont souvent aussi des étoiles du hockey professionnel.

Le problème, c’est que ça peut avoir une influence sur le résultat d’une rencontre, voir même d’une série éliminatoire. D’ailleurs, je ne  sais pas si vous avez remarqué, mais lors des séries éliminatoires, le printemps dernier, les arbitres ont été très tolérants sur l’accrochage, la rudesse et tutti quanti ! Résultat : l’équipe qui avait la pire fiche en avantage numérique a gagné la Coupe Stanley. Les Canucks de Vancouver, une équipe bien meilleure en attaque, n’a pu se faire justice. Pensez vous que les Bruins gagneraient une finale olympique ?

Alors qu’on ne sait toujours pas si l’étoile la plus scintillante du hockey professionnel, Sidney Crosby, sera de retour au jeu, ayant des difficultés à recouvrer la santé à la suite de coups reçus à la tête, l’incident Lucic-Miller vient jeter de l’huile sur le feu. L’attaquant des Bruins a frappé brutalement le gardien des Sabres tout en ne recevant aucune sanction  du préfet de discipline, Brendan Shanahan.

Miller, un des meilleurs gardiens de la Ligue, était alors en dehors de son filet. Si le message est que les gardiens peuvent être frappés quand ils sont hors de la zone qui leur est réservée, alors, l’inverse devrait être aussi vrai quand les gardiens sont dans la zone qui doit les protéger. Il faudrait que les arbitres soient plus sévères à ce chapitre… ou que les gardiens puissent se faire justice en se servant de leur bâton. Mais on ne serait pas beaucoup plus avancé parce que c’est illégal !

Miller QMI

Le gardien de but Ryan Miller des Sabres de Buffalo.

-Photo Agence QMI

Le dernier des mohicans 2e partie

- 7 novembre 2011

Pauline Marois QMI

Finalement, Pauline, est pas si pire!

(Photo Agence QMI)

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Je vous reviens sur le récent  blogue intitulé « Le dernier des mohicans » pour vous dire que j’ai échangé avec lui et qu’il ne souhaite pas revenir à la vie publique. Je ne le nomme pas car il n’a pas aimé mon intervention et m’a interdit de reparler de lui.

Mieux encore, je dirais même que je n’aurais jamais du vous suggérer sa candidature pour remplacer Pauline Marois, parce qu’il ne mérite pas les bons mots que j’ai eu pour lui.

J’avais envie de savoir le fond de l’histoire et il ne me l’a pas envoyé dire. Lisez plutôt l’échange de courriel qui s’en suit :

-« Bonjour M. X. Je me permets de vous contacter pour solliciter une réaction au blogue que j’ai écrit récemment et qui vous concerne. J’aimerais bien avoir un commentaire de votre part. À moins que vous ne préféreriez que je vous appelle ? Merci d’avance. »

-« Bonjour M. Michaud. On m’avait signalé votre…jovialisme!  J’avais répondu à mon interlocuteur que j’appréciais de voir que dans l’immense désarroi de la scène politique de l’heure certains Québécois n’avaient pas perdu le sens de l’humour!

Adieu! »

-«Bonjour M. X. C’est très gentil de me répondre et de souligner mon enthousiasme naturel. Content aussi de voir que l’on vous a signalé mon intervention. Je suis lu partout ! Sur une note plus sérieuse, si ce sont vos seuls commentaires, il se pourrait que je les utilise pour un autre article. Je suis connecté avec l’Agence QMI et ça pourrait faire le tour du Québec rapidement. En seriez-vous offusqué ou est-ce que vous apprécieriez que l’on mette un point final (avec votre commentaire) sur toute possibilité de retour en politique ?) »

-« Cher monsieur Michaud,

Sachez que je ne souhaite aucunement que la réponse personnelle et ironique que je vous ai faite connaisse LA MOINDRE présence sur la place publique, où que ce soit, pour qui que ce soit. Mon retour à la vie privée est total et sans ambiguité, ni concession. Je ne veux même pas que mon nom n’apparaisse nulle part. Je vous répète: adieu. »

-« Merci M. X. Désolé de vous avoir offusqué. Je fais mon travail, tout simplement. Vous devriez en savoir quelque chose car lorsque vous avez animé votre émission d’affaires publiques, vous avez sûrement eu à faire face à des situations délicates comme celle-ci. Et je ne crois pas avoir été déplaisant avec vous, d’autant plus que je vous admire. Si vous étiez tombé sur un journaliste qui aime le spectaculaire et qui n’a pas beaucoup d’éthique, votre réponse serait déjà en train de faire le tour de la province. Au plaisir, je l’espère. »

Je serai ravi de lire vos commentaires mais faites comme moi, ne mentionnez pas son nom et appelez le simplement le dernier des mohicans. On se comprendra.

Un homme de principe

- 14 octobre 2011

John Lennon QMI

John Lennon -Photo Agence QMI

C’était l’anniversaire de naissance d’un de mes héros le 9 octobre dernier. Ce sera celui de sa mort le 8 décembre.

Ce qui m’a donné le goût de replonger dans l’histoire du Beatle le plus rebelle et le plus controversé. Une recherche m’a permis de retrouver sur le net l’extraordinaire documentaire « Les USA contre John Lennon », diffusé par Télé-Québec il y a quelques années.

Lors de son arrivée aux Etats-Unis à la fin des années 1960, John Lennon a trouvé une ville qui lui a plu parce qu’elle répondait à ses aspirations: New-York, dont la vie culturelle est effervescente mais où on peut vivre dans un certain anonymat. Il a voulu s’y installer, en dépit de l’opposition d’une certaine Amérique bien pensante, celle du controversé directeur du FBI, J. Edgar Hoover.

Lennon croyait à l’importance de s’investir pour améliorer le monde. Yoko Ono lui a permis de prendre conscience que son statut lui procurait une renommée dont il pouvait tirer parti. Ils ont organisé des activités comme la démonstration de « bagism » (cachés dans un sac, ils prétendaient que les invités se concentreraient sur ce qu’ils avaient à dire plutôt que sur l’apparence) et le « bed in » de Montréal. Lennon prônait la paix et la justice sociale.

Amis « douteux »

Mais rendu aux Etats-Unis, Lennon s’est senti interpellé par des causes sociales comme celles des vétérans qui réclamaient la fin de la guerre du Viet-Nam, des « Black Panthers » criant justice pour les noirs, et des pacifistes en général. Il s’est affiché avec des activistes comme Abbie Hoffman, Jerry Rubin et Bobby Seale des Black Panthers. Coupable par association, le gouvernement a cherché un moyen de le faire expulser.

Alléguant une vague condamnation pour possession de drogue en Angleterre, l’état américain est passé aux actes. Après quatre ans et demi, Lennon a fini par gagner sa cause. Ironie du sort, c’était au moment où Nixon, duquel Lennon avait prévenu les Américains de se méfier, démissionnait. Dans le document, des gens de grande valeur et des intellectuels renommés, comme Ron Kovic (dont l’histoire a fait l’objet du film « Born on the fourth of july »), Noam Chomsky et le célèbre journaliste Walter Cronkite rendent hommage à cet homme, dont ils disent notamment qu’il a toujours défendu ses principes.

Le rapport avec l’actualité ? S’il y avait plus d’hommes de principe comme lui dans notre monde politique, on n’en serait pas là.

Entre la salière et Pierre Bruneau

- 7 octobre 2011

Bruneau QMI

Le chef d’antenne de TVA, Pierre Bruneau.-Photo Agence QMI

Une récente étude indique qu’une famille sur deux, au Québec, comme au Bas-Saint-Laurent, soupe devant la télévision.

Rien de mal à ça, direz-vous. Ça dépend ! Comme toujours, il y a deux côtés à la médaille, peut-être même trois ! Pour ma part, je fais (malheureusement ?) partie de ceux qui soupent plus souvent qu’autrement devant la téloche. Je suis en couple mais nous n’avons pas d’enfants. J’ai souvent expliqué à ma tendre moitié qu’étant donné que j’ai un travail très exigeant mentalement parlant – je passe mes grandes journées à me concentrer sur ce qu’on me dit et sur ce que j’écris-, la télévision me permet de me changer les idées. Aussi, vous aurez deviné que je m’intéresse aux actualités par déformation professionnelle.

Chez un collègue de la rédaction au JOURNAL, c’est le contraire. Il y a trois enfants dans la maison et la maman ferme le téléviseur dès que le repas est servi. « La vie va tellement vite qu’il faut bien prendre le temps de se parler de temps en temps ! Aussi, toujours en raison des exigences de la vie moderne, le souper est souvent le seul repas qu’on prendra ensemble à la maison sur semaine. Je dîne au bureau et les enfants dînent à l’école », confie ce collègue.

Pour une autre personne que je côtoie à tous les jours au travail, c’est un peu des deux. « Je mange à table pendant que mon conjoint prend son repas dans son fauteuil favori en regardant les nouvelles. Je suis compréhensive car il est assoiffé d’information… mais j’aimerais mieux qu’il vienne souper avec moi ! »

La situation m’interpelle, me fait réfléchir et remettre (un peu) en question mon habitude.  Lequel choisir entre la salière et Pierre Bruneau ?

Une commission d’enquête sur la construction, vraiment ?

- 30 septembre 2011

Gagliano QMI

Alfonso Gagliano est l’un des rares politiciens qui a un peu « payé » pour son implication dans le scandale des commandites. Il a été nommé ambassadeur au Danemark. Il y a pire comme punition! -Photo Agence QMI

À force d’entendre tous ceux qui réclament une commission d’enquête sur l’industrie de la construction (et son lien avec les élus), j’en viens à me demander si ça en vaudrait vraiment la peine. Le Premier ministre Jean Charest a-t-il raison de se sentir indisposé par toutes ces demandes ? Je ne crois pas. Car si le passé est garant de l’avenir, en faisant le bilan de toutes les commissions d’enquête et de consultation des 50 dernières années, on en trouve peu, mis à part la Commission d’enquête sur le crime organisé et la Commission Parent sur l’éducation, respectivement dans les années 1970 et 1960, qui ont donné vraiment quelque chose de concret. Quand on fait une recherche Google sur Internet en indiquant « commission » et « Québec », on obtient 67 millions de résultats.

Une fois mises de côté toutes les réponses concernant des commissions parlementaires, des commissions scolaires et des commissions qui sont plus ou moins des ordres professionnels, on retiendra diverses commissions de consultation et/ou d’enquête qui ne sont pas allées au fond des choses ou que les politiciens ont choisi d’ignorer.

La Commission Bélanger-Campeau et le rapport Allaire auraient pu donner quelque chose mais Robert Bourassa a choisi de noyer le poisson. Je suis d’ailleurs en train de relire « Le Naufrageur » de Jean-François Lisée. L’histoire relatée est celle-ci : étant lié à l’obligation de tenir un référendum si les négociations avec Ottawa ne débouchaient pas sur des offres constitutionnelles concrètes et acceptables, Robert Bourassa a préféré faire la promotion de mauvaises offres pour éviter une consultation sur la souveraineté. Rappeler que Bourassa était passé maître dans l’art de cultiver l’ambiguité serait un euphémisme.

Parmi les plus récentes commissions plus ou mois utiles, notons la Commission Bastarache sur le processus de nomination des juges, la Commission sur la réforme des institutions parlementaires (quelqu’un a vu une réforme du mode de scrutin quelque part ?), la Commission Gomery sur le scandale des commandites (quelques boucs émissaires y ont goûté, mais les gens du politique ?), la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, la Commission sur le droit de mourir dans la dignité (euthanasie et suicide assisté), la Commission Coulombe sur l’industrie forestière, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire, etc.

J’en ai trouvé aussi des plus nébuleuses, comme la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoires communs et la Commission sur la participation des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus.

Ironiquement, dans les articles recensés, un sujet revient plus souvent que les autres dans la recherche Google : les Québécois veulent une commission d’enquête sur l’industrie de la construction (et ses liens avec les politiciens) !