La sauvegarde du français? Laissez moi rire!

- 4 mai 2012

Langue QMI
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-Photo Agence QMI

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« Le Québec deviendra souverain le jour où on réalisera que notre langue est en péril ». Cette phrase prononcée par un auditeur de ligne ouverte à Radio-Canada, dans un débat sur le sempiternel conflit constitutionnel entre notre province et le ROC (Rest of Canada) m’a beaucoup…. fait rire.
Mais un rire jaune. En ce qui a trait au français, je suis passé du cri d’alarme au constat d’échec.
Je me souviens avoir déjà écrit sur ce blogue à quel point je m’inquiétais pour la sauvegarde du français. Bien savez-vous quoi ? Personne n’a fait de commentaire. Savez-vous pourquoi ? « Le « monde » s’en « crisse » » m’a durement fait remarquer un collègue. Et savez-vous quoi ? Je me suis fait une raison.
Avec toutes les mauvaises habitudes qui font leur apparition dans notre langage de tous les jours, je ne vois pas comment on pourrait redresser la situation. Les premières qui me viennent à l’esprit sont l’usage systématique du pléonasme dans le possessif : « mon ami à moi », « ton idée à toi », etc. Remarquez bien : tous les animateurs de radio et de télévision le font maintenant. Ma référence pour la qualité du français ÉTAIT Radio-Canada. Or, tous ses animateurs ont maintenant ce défaut de langage. Ailleurs, il y a des miss Meteo qui parlent de la « belle température ». Et les jeunes qui valorisent l’anglais! Certains croient qu’on a l’air plus intelligent quand on parle anglais.
Il y a aussi tous les verbes anglais francisés de façon maladroite : BASHER le Québec, FUCKER le chien, STOOLER quelqu’un, FLASHER à droite. BACKCHECKER quand on joue au hockey, SPOTTER quelqu’un. Et les maudites revues de vedettes qui font la promotion du « look de star » et des « tops sexys ». Leurs rédacteurs ne prennent même plus la peine de mettre les guillemets.
Une station de radio a récemment fermé ses portes dans la région. Il était clair dès le départ que ses dirigeants avaient demandé à leurs animateurs et journalistes de mal parler « parce que le monde parle de même ». Ça s’appelle du nivellement par le bas et à mon avis, c’est l’une des raisons pour lesquelles la station n’avait pas assez d’auditeurs. Les gens de Rimouski sont en général raffinés et instruits et ils n’ont pas « embarqué » dans ce genre de radio « poubelle ». Un de ses animateurs avait d’ailleurs la mauvaise habitude de vouloir « CHALLENGER » ses invités au lieu de les mettre au défi. Je m’amusais à l’écouter en me disant que j’allais changer de chaîne aussitôt qu’il dirait un mot anglais. Ça ne durait jamais plus que 30 secondes.
C’est là qu’on a un problème. Les médias ont un devoir et c’est celui de maintenir de hauts standards de qualité sur la langue française pour aider les gens à bien parler et à préserver la langue. Or, quand les médias se laissent aller, les gens prennent pour acquis que c’est correct de « parler comme ça ». Je vous laisse, j’ai une « game » de l’Océanic à voir.
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La grève qui changera l’histoire

- 26 avril 2012

cManif et SQ - 1
-Photo LE JOURNAL Miguel Tremblay
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Le conflit étudiant que l’on vit présentement ne se répétera pas. Heureusement diront certains.
Cette grève étudiante changera l’histoire parce qu’en raison des manifestations qui dégénèrent et des injonctions que reçoivent les établissements d’études supérieures, les étudiants y penseront dorénavant à deux fois avant de déclencher une autre « grève ».
Et les institutions y penseront à deux fois avant de fermer leurs classes parce que les étudiants ont décrété un boycott. Tout le problème est là. Pourquoi, d’ailleurs, les universités et cégeps ont-ils fermé leurs salles de cours quand les étudiants ont décrété le boycott ?
Ne serait-ce pas plus simple de garder les salles de cours ouvertes, pour laisser le libre choix à ceux qui veulent manifester leur colère en participant à des lignes de piquetage, autant qu’à ceux qui veulent s’instruire ? Un boycott, c’est habituellement volontaire. On peut boycotter la compagnie XY qui vend son essence trop chère mais ceux qui veulent participer au boycott le font et ceux qui ne veulent pas ne le font pas. Et les uns ne passent pas leur temps à rabrouer les autres.
Alors, si on n’a pas réglé le problème des frais de scolarité quand ce conflit sera terminé, on aura au moins réglé… le problème des grèves étudiantes.

La récréation a assez duré!

- 5 avril 2012

Étudiante vote - 1

En général, je les aime et les appuie mais là, j’en ai assez.

-Photo LE JOURNAL Miguel Tremblay

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Je ne me reconnais plus, moi, l’homme au grand coeur, celui qui est sensible à toutes les causes sociales et humanitaires. J ‘en ai plein mon casque de la « grève » des étudiants. Celle-ci a assez duré. Fini la récréation! Quand je vois des étudiants qui se promènent avec des voitures que je n’avais pas les moyens de me payer il y a encore quelques années, qu’ils utilisent pour se rendre de la résidence étudiante au Cégep, situé trois rues plus loin; qui ont des téléphones intelligents et leurs notes mensuelles plutôt salées, et qui sortent en ville dans les bars plus souvent que moi, il y a lieu de se poser des questions sur leur « incapacité » de mettre un dollar de côté par jour pour combler la hausse qui leur est imposée. Et quand on interroge un leader étudiant, on a souvent l’impression d’un discours appris par coeur: « Il faut préserver le choix de société qu’on a fait de maintenir les études post-secondaires accessibles au Québec. Nos parents et nos grands-parents se sont beaucoup battus pour ça. Et bla, bla, bla » . On dirait que certains ne s’entendent pas! « On déclare la guerre au gouvernement du Québec….. et on espère que M. Charest fera preuve d’ouverture d’esprit dans le dossier » a dit un des leaders étudiants. Comment peut–on déclarer la guerre à quelqu’un et lui demander par la suite d’être ouvert à nos revendications. Je ne pense pas que Staline avait envie de discuter amicalement avec Hitler quand celui-ci a attaqué l’Union soviétique en 1941. Il y a une vice-présidente qui a demandé au gouvernement de « Réouvrir » le dossier. On dit rouvrir bâtard! Tu devrais retourner à l’école au lieu manifester!

Non, c’est bien dommage mais ça fait assez longtemps qu’il nous revient dans la face, ce débat sur la hausse des frais de scolarité. C’est dommage pour ceux qui y sont présentement mais on a trop souvent débattu, manifesté, perdu du temps et remis à plus tard l’augmentation des frais de scolarité. Avec l’état des finances publiques et ce que coûte et coûtera la santé, on ne peut pas ne pas régler ce problème dès maintenant.

Nycole Turmel vient appuyer la mobilisation régionale

- 3 mars 2012

Nycole Turmel Rimouski 2

-Nycole Turmel à Rimouski. -Photo LE JOURNAL Pierre Michaud

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Convaincue qu’elle peut contribuer à faire pencher la balance en faveur des espoirs des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie de sauver 37 emplois à Rimouski et 28 à New Richmond, la chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Nycole Turmel, s’est jointe au mouvement de pression en sol rimouskois, le 2 mars dernier.

Ottawa veut transférer ces emplois vers Thetford Mines, dans le comté du député-ministre Christian Paradis. Le gouvernement conservateur veut ramener de 122 à 20 le nombre de bureaux de Service Canada qui accompagne et informe les demandeurs d’assurance-emploi. Le personnel concerné fournit aussi de l’aide aux citoyens pour les régimes de pension du Canada. Il a été établi récemment qu’en transférant ces emplois, le gouvernement dépenserait 1,27 M $ en loyer inutile, son bail à Rimouski se terminant en 2018. On a aussi appris que les emplois de Rimouski déménageraient dans un édifice appartenant à l’ex-associé du ministre.

« Je suis venue à Rimouski spécialement pour ce dossier là, pour défendre les services au public, et pour dénoncer la situation politique du transfert des emplois de Rimouski à Thetford Mines, notamment, sans vraiment avoir d’explications et de réponses de la part du gouvernement conservateur. Sans parler de l’apparence de conflit d’intérêts dans ce dossier qui est sous enquête (par la commissaire à l’éthique). C’est une injustice flagrante et je le constate quand j’écoute les personnes qui sont choquées avec raison. C’est une injustice pour les services aux citoyens et c’est une injustice pour les employés. On dit aux gens qu’à l’avenir, ils devront se servir du téléphone ou d’Internet pour régler leurs problèmes », déclare-t-elle.

À ceux qui croient qu’il est « normal » de ne pas bénéficier des largesses d’un gouvernement quand on n’a pas voté pour lui, Mme Turmel sursaute : « C’est terrible d’entendre ça et c’est choquant. La politique n’a pas d’affaires dans les services publics et ça démontre que les conservateurs n’ont pas vraiment, contrairement à ce qu’ils ont dit, changé la manière de politique. En tout cas, ce n’est pas le changement qu’on attendait. Ils travaillent comme les libéraux. Les scandales sont différents mais c’est la même chose. »

Une enquête de la commissaire à l’éthique Mary Dawson, a été ouverte à la demande du député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron. Mme Turmel espère qu’elle conduira à une remise en question de la décision d’Ottawa de transférer ces emplois, qui doit être confirmée lors du budget à la fin du mois.

« J’ose espérer que le gouvernement reviendra alors sur sa décision car si M. Paradis est reconnu comme n’ayant pas respecté l’éthique parlementaire, on pourrait devoir revoir tout le processus. Je suis d’autant plus confiante quand je vois la belle mobilisation qui s’est organisée dans la région. Les travailleurs, votre député et les médias ont contribué à cette mobilisation. Les employés menacés sont outrés et choqués. »

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Le monstre à une tête

- 11 février 2012

Paradis QMI

Le ministre Christian Paradis

 

-Photo Agence QMI

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Après le monstre à trois têtes, le monstre à une seule tête. Le gouvernement conservateur fédéral entend profiter au maximum de sa situation majoritaire et ne veut rendre de comptes à personne ! L’auteur de ces lignes a récemment porté à l’attention des lecteurs du Progres Echo, une situation inacceptable dans un contexte de rationalisation des dépenses publiques. Le gouvernement Harper, notre nouveau monstre à une seule tête, celle du PM, prévoit couper 32 emplois à Rimouski, en marge d’une réorganisation des services relatifs à l’assurance emploi et au régime des rentes. Une fois ces coupures effectuées, les bureaux rimouskois du gouvernement fédéral ne seront utilisés qu’à 25 % de leur capacité, ce qui représente une dépense inutile de 1,27 M $ d’ici la fin du bail, en 2018.
Ces emplois seront transférés, la nouvelle doit être confirmée au budget fédéral, de Rimouski à Thetford Mines. Cette ville est située dans le comté du ministre Christian Paradis. Invité à expliquer le bien-fondé de cette décision, ce dernier a refusé notre demande d’entrevue. Même difficulté à obtenir des justifications du côté des communications du ministère des Travaux publics, responsable des approvisionnements et services et donc des baux. Il aura fallu plus de 48 heures à notre interlocutrice pour avoir des réponses à trois questions très simples, une fois notre « deadline » passé, bien sûr !
Constatation : le gouvernement conservateur est tellement décidé à faire ce qu’il veut qu’il ne prend même pas la peine de justifier ce genre de décision publiquement. L’opinion des Québécois : il s’en fout ! L’affaire a tout de même fait son chemin jusqu’à la Chambre des communes, où le député local, Guy Caron, du NPD, a interpellé la ministre responsable, Diane Finley, qui aura toutefois eu une réponse laconique du genre : On a un plan pour améliorer les services et on s’y tient. Tu parles ! Ils veulent ramener de 120 à 20 le nombre de bureaux qui traitent l’assurance emploi et le régime des rentes.
Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot. Le JOURNAL travaille pour mettre à jour un autre fait scandaleux concernant cette réorganisation. Des proches du ministre Paradis profiteraient financièrement de ce transfert d’emplois. On y reviendra.