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Bienvenue sur mon blogue. C'est ici que vous pouvez commenter l'actualité en direct avec moi. Réagissez et prenez part à la discussion sur le Web en tout temps et à LCN, du lundi au vendredi, de 15h00 à 16h45.
Au plaisir de vous lire!
Jean-Luc Mongrain
Je suis mandataire pour ma soeur au C »H »S »L »D »Jean-louis Lapierre et je vous assure que je me réjouis de la nouvelle de visites surprises. Les endroits occupés par la gérance sont impeccables.Quand vous montez sur les étages particulièrement à l’aile prothétique c’est la désolation. La malpropreté est omniprésente…Senteur, chaises souillées. plancher remplis de détritus des repas, de crachats, de papiers mouchoirs salis, excusez-moi de crottes de nez et j’en passe…. J’ai souligné les faits à la gérance et on m’a dit que la désinfection etait une zone grise. Je n’ai pas compris.Bientôt j’irai laver ses meubles car ils sont sales depuis un mois. On ne peut pas parler trop fort car semble-t-il que nous sommes dans le meilleur..et on a peur que notre malade en paie le prix….
Bonjour M. Mongrain,
Les inspections ne seront plus annoncées à l’avance? Il était temps! Mais encore faudra t-il augmenter le nombre d’inspecteurs et de visites. Seul 10% des CHSLD sont visités chaque année. Ce n’est pas suffisant. Quant aux résidences privées, une fois certifiées il n’y a AUCUNE visite.
En passant M. Mongrain qui décide de ne donner qu’un seul bain par semaine? Y a t-il un seul élu a l’Assemblée nationale qui prend UN BAIN par semaine? Belle société. Beau destin pour les batisseurs de notre société!
Voici une lettre, un peu longue certe mais qui décritr bien un volet de la misère de nos personnes âgées. Lue en ondes par Paul Arcand et publiée dans La Presse et le jouranl de Chambly. Je l’ai aussi envoyée à la Commission mourir avec dignité. Ce texte n’a qu’un seul But. Faire réfléchir les décideurs et la population du Québec:
Pourquoi ne pas aussi vivre avec dignité?
C’est là tout un débat que celui de l’euthanasie. Je suis préposé aux bénéficiaires dans un centre de réadaptation physique de Montréal. Évidemment dans un tel endroit la mort est rarement au rendez-vous. Mais la souffrance y est bien présente. Nous vivons de plus en plus vieux. Cela comporte donc des bons et des moins bons côtés. Lorsque j’ai débuté, il y a 27 ans, les patients opérés pour une fracture de hanche, par exemple, dépassaient rarement les 70 ans. Aujourd’hui il n’est pas rare que je dispense des soins à des personnes ayant subit une fracture de hanche, du bassin ou autres de plus de 90 ans. Or ces personnes arrivent à mon centre après avoir passés plusieurs jours dans un centre hospitalier suite à une opération majeure. Suite à cette chirurgie la personne demeure, par faute de temps et par manque de personnel, dans la plupart des cas alitée et on lui revêt, pour les mêmes raisons, une culotte d’incontinence, communément appelée couche. Cette personne passera donc de longues et interminables journées dans ce lit, dans sa couche et trop souvent dans sa solitude. Une fois rétablie (!?) elle est envoyée dans un centre comme le mien afin de retrouver son autonomie, dit-on. Mais voilà que sa semaine d’immobilité (une semaine sans bouger, ou si peu, à 90 ans c’est trop long) l’aura rendue amorphe et ses muscles sont atrophiés. Même l’appétit n’est plus au rendez-vous. Le rôle des intervenants étant de remettre cette personne sur pied est donc difficile sinon, dans plusieurs cas impossible car les dommages engendrés par l’immobilité et l’indifférence du réseau de la santé qui va bien selon le ministre de la santé, sont irréversibles. Cet être humain qui était autonome avant sa chute devient donc totalement dépendant à partir du moment où l’équipe multidisciplinaire décide qu’il n’y a plus rien à faire pour lui. S’ensuivent donc les démarches afin de ”placer” le patient dans un CHSLD. La liste d’attente étant de plus en plus longue, on ne peut trouver une place en quelques jours. Une fois son nom placé sur LA liste nous ne pouvons le garder car nous aussi avons une liste d’attente interminable de personnes qui attendent d’être réhabilitées. Nous retournons donc Monsieur Tremblay ou Madame Lizotte à l’hôpital qui les a opérés. Encore au lit, des jours sinon des semaines durant, une couche aux fesses et des plaies de lits qui se forment au gré des jours passés sur le dos. Dans certains cas il y a déshydratation, dénutrition et même la mort avant même d’être rendus au CHSLD. Les plus chanceux (!?) qui se rendront en CHSLD ou en résidence privée vont survivre, dans la plupart des cas, dans ce système indigne d’une société dite civilisée. Ils seront réveillés au lever du jour et demeureront au lit ou seront assis dans un fauteuil gériatrique. Par la suite un succulent (!?) déjeuner préparé la VEILLE dans une cuisine satellite leur sera servi. Après avoir passé quelques heures dans une couche souillée celle-ci sera ENFIN changée. Viens ensuite le diner composé, dans bien des cas, de viande et de légumes en purée. Le bain? Non le bain c’est UNE fois par semaine. D’où peut bien venir cette directive du un bain par semaine? Du ministère de la santé? Bof! Peut importe. Les ‘’vieux’’ ne s’en plaignent pas. Mais dites-moi y a-t-il un seul élu qui se lave une fois par semaine?
Avant même le coucher du soleil et sans avoir digérer complètement leur succulent souper, nos ainés sont couchés pour la nuit. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, la même routine se répète et deviens le quotidien pour des dizaines de milliers de nos concitoyens. Voilà comment certaines de nos personnes âgées qui étaient autrefois autonomes se surprennent parfois à supplier la mort de venir les chercher.
C’est donc là le sort qui attend certains des bâtisseurs de notre société. Société qui se vante d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Vraiment? Je suis heureux de la mise sur pied de cette Consultation générale et auditions publiques sur la question de mourir dans la dignité. Mais ne croyez-vous pas qu’il faudrait aussi pouvoir vivre dans la dignité?
Jean Bottari
Préposé aux bénéficiaires à l’hôpital Marie-Clarac à Montréal
Bonjour,
J’ai une copine qui est adjointe dans une résidence privée pour personnes âgées et/ou déficientes. Tout est en ordre: caméra dans chaque chambre et corridors, porte d’entrée barrée et identification des gens qui entrent (avec carte et photo), etc….
Quand ils ont été accrédités par le gouvernement, au moment d’auditer les ressources humaines l’auditeur a dit: ‘non, je ne regarde pas les dossiers car ce sont des informations confidentielles’…. Ce qui signifie aucune vérification des compétences. Ma copine n’en revenait pas! De leur côté tout était ok mais franchement elle se posait des questions sur les autres résidences et la compétence des gens.
Finalement, elle en est arrivé à la conclusion que cette accréditation vaut ce qu’elle vaut. Connaissant la certification ISO 9001 pour avoir oeuvré dans une entreprise qui avait cette certification, elle songe sérieusement à une telle certification dont l’audit est beaucoup plus sérieux et professionnelle.
De mon côté, j’espère que lors des visites-surprise, les gens vérifieront les compétences du personnel!
M. Mongrain
Le gouvernement dit envoyer des personnes pour faire l’inspection des chlsd sans pré-avis. Ils sont vraiment en retard sur ce système. Je travaillais comme inspecteur en automobile dans les années 1975 et les banques nous envoyaient faire des inspections sans pré-avis. POurquoi le gouvernement ne suit pas les règles du secteur prive. Ca fait des annees que ce travail existe. Nous avons un gouvernement qui fait vraiment un travail d »aveugle. Bonne semaine .
Jusqu’où va le respect des informations confidentielles ?
Quand il s’agit de tenir un endroit propre et-ou de donner un bain à une personne âgée, est-il nécessaire de savoir si l’employé(e) possède un diplôme universitaire?
Non! Il suffit de savoir si la personne aime le travail qu’elle fait. Peu importe de savoir de quel milieu arrive cette personne, tant qu’elle le fait bien et avec passion. Il y a plein de gens qui cherchent du travail mais nos gouvernements préfèrent investir l’argent dans des enquêtes inutiles à n’en plus finir!
Parfois, je pense qu’il est plus économique et avantageux pour nos gouvernements de laisser mourir les gens plutôt que de leur fournir des services adéquats! Je me demande si ça vaut la peine de vivre vieille-vieux, sans dignité. Vous savez, ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de se payer des soins au privé, ça coûte cher$$$$$$$$$$$ !
Qu’arrivera-t-il avec les rapports des inspections-surprises? On va faire des nouvelles études? Pourquoi ne pas agir et engager du personnel pour les vraies tâches: entretenir, laver les lieux physiques et les êtres humains.
Pour répondre à ‘gagné’, je ne parlais pas de diplôme universitaire, ni du milieu d’où la personne vient. Mais ayant un certaine âge, je crois qu’un minimum de formation de la part de la résidence serait très utile. J’ai vu toute sorte de choses comme par exemple (ma mère) à l’hôpital où on les bourre de pilules pour qu’ils dorment et dérangent le moins possible.
J’aurais beau aimé ce que je fais, si je ne connais pas ce travail il faut tout de même que quelqu’un me le montre. En plus, il faut aussi aimer les personnes âgées; ils ont très peu de visite – je le sais, je vais rendre visite aux personnes âgées – donc, un peu de psychologie, d’amour est également très utile. Je ne crois pas que ce soit facile de s’occuper des personnes âgées….
Par contre, je suis d’accord avec vous: il est primordial que la personne aime ce qu’elle fait.
De plus, j’espère sincèrement que le gouvernement ne créera pas une autre commission suite aux visites-surprises…..