En faisant ma recherche sur le loup, pour le Focus sur le loup diffusé en fin de semaine dernière, j’ai été à même de constater jusqu’où les gens peuvent aller dans leur désir de rendre cet animal absolument démoniaque. Le film Peur Grise ne fait qu’amplifier cette image négative en lui atribuant des comportements dignes des vrais prédateurs de l’homme comme l’ours ou le lion alors que finalement, le loup, si on le laisse tranquille, va faire sa vie tranquillement en nature. On aime exploiter le hurlement du loup dans la nuit pour faire peur surtout en période de pleine lune. Ces cris ne sont en fait qu’une façon de communiquer pour différentes raisons et non pas le signal d’attaquer l’homme. Très honnêtement, le film m’a un peu déçu à ce niveau en tentant de démontrer que les cris du loup sont nécessairement un signe d’agressivité. Si c’était le cas, pourquoi y aurait-il autant de forfaits d’observation du loup comme c’est le cas présentement, s’il y avait du danger pour l’humain. Les guides professionnels qui offrent ce genre de rendez-vous, savent tout de même ce qu’ils font. Dans la réalité, le loup va chercher à fuir l’humain à moins qu’il ne soit surpris, pris au piège sans pouvoir s’en sortir ou encore s’il doit défendre ses petits. Comme dans toutes les espèces d’animaux sauvages, il y aura toujours des exceptions avec des individus agressifs plus que d’autres.Même chez les chiens de compagnie, on retrouve ce genre de spécimens. Si des gens veulent continuer à faire peur aux enfants avec le grand méchant loup, c’est leur choix mais de grâçe, cessons de le présenter comme un mangeur d’hommes qui rôde autour des villes et villages à la recherche d’une proie.
Lorsque l’adrénaline mène le cerveau
La conduite d’une motoneige implique que nous devons agir prudemment, en respectant les autres et surtout en sachant que notre comportement, s’il est délinquant,peut causer des préjudices qui sont parfois irréparables. Il semble bien que certaines personnes qui pratiquent la motoneige, oublient trop rapidement ces données de base. Ce sont ces motoneigistes irresponsables qui font la différence dans le bilan des accidents et des morts à la fin d’une saison. Les responsables de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, de concert avec les autorités policières, auront beau faire toutes les campagnes de prévention du monde, si ces gens ne changent pas leur comportement, le résultat demeurera toujours le même. Il est souvent question de vitesse, d’alcool comme causes probables de bien des accidents. J’ajouterais l’indifférence et l’insouscience de certains motoneigistes qui ne sont menés que par l’adrénaline qu’ils ressentent en circulant à haute vitesse dans les sentiers. Il faut absolument s’attaquer à contrôler ces gens sans cervelle qui font fi de tous les autres motoneigistes qui eux pratiquent leur activité dans le respect des lois et réglements mais aussi de la prudence essentielle pour circuler en motoneige.
Oui il y a des cougars au Québec
Le sujet de la présence des cougars sauvages, des cougars de la branche Amérique du Nord, a refait surface depuis quelques semaines. Pour les gens qui se posent des questions sur son existence, je vous dirais que les experts possèdent des preuves qu’il y en a au Québec. A titre d’exemple, en 2002, dans la Réserve faunique des Laurentides, un automobiliste a frappé un cougar. Les experts ont recueilli des morceaux de chair et des poils sur le pare-choc de la voiture pour des analyses. Ils ont ainsi obtenu la preuve qu’il s’agissait bien d’un cougar sauvage. Dans les archives du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune, il y a d’autres preuves semblables de l’existence véritable de ce grand félin chez nous, dans d’autres régions. Un point important, c’est que très souvent, avant des rencontres qui ont mené à ces preuves irréfutables, des gens avaient signalé aux autorités avoir vu un cougar dans la région. Il est donc très important de signaler aux gens concernés les éléments de preuve d’une rencontre que vous pourriez posséder. Maintenant, en ce qui a trait aux dangers de la présence de cet animal, il ne faut pas partir en peur. Il y a des cougers c’est certain mais les attaques vis-à-vis des humains, quoique possibles, ne sont pas monnaie courante. Également, les experts s’entendent pour dire qu’il y a un petit nombre d’individus au Québec mais qu’on ne peut pas parler de population de cougars. Le cougar possède une aire de vie de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Les chances d’en rencontrer un demeure très minime et surtout, son comportement habituel sera d’éviter l’humain et non de l’attaquer.
Enfin le beau temps, mais…
Depuis le temps que tout le monde l’attendait, le beau temps est enfin arrivé pour les pêcheurs. Au cours des derniers jours, la pluie qui tombait a permis de libérer les lacs de leurs glaces sauf qu’en même temps, elle a endommagé les routes forestières qui donnent accès aux territoires. Il faudra quelques jours de beau temps avant que le tout rentre dans l’ordre. Avant de vous rendre pêcher en forêt, informez-vous de l’état des routes qui peut représenter le seul problème pouvant vous empêcher de vous rendre à votre lacs. Les gestionnaires de zecs devront faire des miracles pour leurs routes parce que le gouvernement n’a pas d’argent pour les aider, même si on avait promis qu’il y aurait des fonds. Les compagnies forestières étant moins actives en forêt, les routes dépérissent à vue d’oeil. C’est encore une fois le citoyen ordinaire qui doit payer.
Les oies blanches ne mentent pas
Même s’il est difficile de le croire, le printemps est bel et bien en train de s’installer malgré les petits sauts de mauvais temps de Dame Nature. Le meilleur baromètre pour les gens de la grande région de Québec, c’est le retour des oies blanches sur les battures du Saint-Laurent. Elles sont arrivées par milliers depuis quelques jours afin de profiter de ce garde-manger naturel qui a beaucoup à leur offrir. Si elles sont ici, c’est parce que le printemps est débuté dans le nord. C’est un signal que la Nature nous donne. Il y aura bel et bien un été sous peu et une saison de pêche. Préparez votre matériel !
Plus Maîtres chez nous
Le dernier dossier en lice en ce qui a trait aux revendications autochtones, touche la pêche de la ouananiche dans les rivières du Lac Saint-Jean. Sans dire quoique se soit, le Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune a donné ordre aux gestionnaires de l’Activité pêche, de tasser les pêcheurs non-autochtones durant 80 jours pour faire place aux autochtones, membres de la bande de Mashteuiath. Questionnés sur le sujet, des fonctionnaires nous ont mentionné qu’il y avait eu des négociations de nation à nation, le MRNF et les Innus. Sans en informer les gens concernés, le MRNF a tranché et annoncé ses nouvelles modalités. Voilà bien un exemple de ce qu’est devenu le dossier des richesses naturelles au Québec. Elles ne sont plus aux québécois(es). Elles sont le sujet de discussions où nous ne sommes pas admis. Nous sommes ignorés complètement sous prétexte qu’il ne faut pas brouiller les relations entre le gouvernement et les nations autochtones. Finalement, nous l’avons la réponse. Désormais, nous ne sommes plus Maîtres chez nous comme le disait la fameuse devise mais bien, des gens qui doivent marcher au pas à la suite des décisions rendues entre deux gouvernements. Finalement, comme le gouvernement ne veut l’avouer, il faut bien le dire. Désormais, nos dirigeants ne peuvent plus prendre aucune décision sans consulter les autochtones. C’est à partir de ces ententes que nous allons vivre à l’avenir. Naturellement, le gouvernement prétend qu’il est obligé de le faire sauf qu’il oubli une chose importante, ce ne sont pas les autochtones qui votent pour l’élire mais bien les chasseurs et les pêcheurs ,tout comme tous les autres citoyens du Québec ,qui veulent profiter de leurs richesses naturelles. Il aurait sûrement intérêt à les consulter eux aussi avant de prendre ses décisions.
Les fonctionnaires compliquent tout
Que se soit dans le dossier du caribou du nord québécois ou dans celui du doré jaune, les fonctionnaires du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune ont choisi de compliquer drôlement la situation, ce qui a pour effer de pourrir la vie des chasseurs et des pêcheurs alors que pour eux, les fonctionnaires, il n’y a pas de conséquence. En diminuant le nombre de permis de chasse disponibles pour le caribou, l’impact biologique aurait été direct sur les troupeaux. Pour le doré, au lieu de se concentrer sur les 28% de plans d’eau qui sont en situation de surpêche, on a choisi de taper dans le tas pour 100% des plans d’eau, à peine à trois mois de l’ouverture de la saison. Il faut croire que les gens en place se creusent souvent les méninges pour faire en sorte que de plus en plus, les amateurs trouvent que c’est compliquer de pêcher. Pendant ce temps, le même gouvernement investi pour favoriser la relève dans ces deux activités.Cherchez l’erreur!
Compliqué de pêcher le doré jaune
Il avait été question du nouveau plan de gestion du doré jaune qui sera mis en application à compter de l’été prochain. On nous avait prévenu qu’il serait difficile pour les pêcheurs. Hier, en conférence de presse, le ministre Serge Simard l’a présenté officiellement et les gens présents n’ont pas été déçus. Certains nous ont même déclaré qu’ils couperaient la ligne s’ils voyaient un doré au bout , tellement les nouvelles mesures sont compliquées. Désormais, vous devrez tenir compte de la taille, donc mesurer vos prises, savoir si vous pouvez les transporter en filets ou entier ou encore selon la nouvelle méthode des filets en portefeuille. Si vous ne savez pas comment faire, vous devrez vous organiser pour consulter le vidéo explicatif du Ministère des Ressources Naturelles qui sera disponible sous peu nous a-t-on déclaré. Vraiment,c’est une farce de vouloir imposer autant de mesures alors qu’une légère diminution du quota là où il y a des problèmes ou une saison de pêche plus courte aurait aussi pu faire l’affaire. Heureusement, si la population de dorés jaunes est en très mauvaise posture un peu partout, les amateurs qui fréquentent le réservoir Gouin et le lac Saint-Jean seront heureux de savoir que ces deux royaumes ne sont pas touchés parce que leur population est en excellente santé. Il risque d’y avoir des embouteillages la saison prochaine sur ces deux immenses plans d’eau.
Oncle Jacques devrait se retirer
Victime d’un autre accident grave en fin de semaine dernière au Grand Prix de Valcourt, Jacques Villeneuve devrait sérieusement penser à prendre sa retraite. Malgré des blessures importantes, il a tout de même persister à se présenter sur les lignes de départ sauf qu’il ne pouvait pas donner le maximum. Les gens présents ont admiré son courage. Il a prouvé hors de tout doute qu’il respectait ses admirateurs. Toutefois, même s’il ne veut pas l’avouer lui-même, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Il devrait songer à se retirer en pleine gloire alors que tout le monde le respecte dans le milieu de la motoneige et avant qu’il ne soit victime d’un accident duquel il ne pourrait pas se relever.
La guerre de la 20 en chasse et pêche
Il n’y a pas que dans le monde du sport professionnel ou dans le dossier du Colisée qu’il y a une guerre de la 20. Dans le monde de la chasse et de la pêche, très souvent les spécialistes de Montréal regardent les gens d »ailleurs de haut. Il suffit de se rendre dans les salons de chasse et pêche un peu partout pour réaliser que ce n’est pas une invention de ma part mais bien une réalité. Un jour, une personne influente du domaine m’a déclaré que si quelqu’un voulait le punir, il lui demandait de se rendre à Québec. Pourtant, cette personne aurait dû réfléchir au fait que la majorité de ses clients du domaine, vivaient ailleurs qu’à Montréal. Il est vrai que la majorité des sièges sociaux des compagnies du domaine de la chasse et de la pêche sont installés à Montréal sauf que pour la pratique des activités, on repassera. Il suffit de penser à des endroits de rêve comme l’Île d’Anticosti, les rivières à saumon de la Gaspésie et de la Côte-Nord, les réserves de Matane, Dunière, Chics-Choc et Rimouski qui sont des paradis de chasse de l’orignal. Elles sont dans l’est du Québec. N’en déplaise à ces grands spécialistes, c’est à l’est que ça se passe. Alors, au lieu de tout ramener à Montréal, que les gens se rappellent que la majorité de la population du Québec vit à l’extérieur de Montréal et sa région. Ils ont aussi droits à leurs idées et à leurs techniques de chasse et de pêche qui donnent de très bons résultats. Loin de moi l’idée de diminuer les gens de l’Abitibi ou des Cantons de l’Est qui comme ceux de l’Est du Québec, fournissent leurs terrains de jeux aux gens de Montréal. Les aventures de chasse et pêche ne se vivent pas dans le ciment et le béton.