Activision menacé… par sa maison mère

- 8 juillet 2013

Ça va mal chez Activision Blizzard. Non pas que les bénéfices du groupe soient en berne et qu’ils soient obligés de licencier comme EA, non. En fait, les problèmes viennent de sa maison mère, Vivendi, qui aimerait bien se servir des réserves d’Activision d’environ 4,6 milliards afin de renflouer ses caisses et éponger une partie de sa dette qui s’élève à 15 milliards.

À un moment l’investissement est primordial afin d’aborder le virage de la prochaine génération de consoles, et d’investir dans de nouvelles licences, la nouvelle tombe plutôt mal. Et comme une mauvaise nouvelle n’est jamais suffisante, un accord signé lors du rachat d’Activision Blizzard et interdisant de laisser monter la dette de la société au-dessus des 400 millions de dollars va être caduc cette semaine. Vivendi pourra donc piocher à loisir dans les comptes de la compagnie dont elle cherche à se débarrasser depuis un an, quitte à la vider entièrement de ses fonds.
Si ce scénario catastrophe se produit, la situation d’Activision risque d’être intenable. D’un côté, l’argent rapporté ne sera pas réinvesti, même si les mauvaises langues diront qui’il l’était dans des sempiternelles suites, tandis que les futurs développements risquent de souffrir des diminutions de budgets.

Pour en arriver là, il faut se pencher sur le passé de Vivendi. Cette société française était à la base une compagnie privée de gestion de l’eau comme Hydro Solution. À la fin des années 90, avec l’internet et la convergence, celle-ci, sous l’influence de son PDG de l’époque s’est lancée dans une vague monumentale d’achats : Universal, Activision, Canal +, ou encore le géant des télécoms SFR, la compagnie a dû emprunter pour acquérir toutes ces sociétés. Mais les comptes ont vite rattrapé l’entreprise, empêtrée depuis des années avec ses dettes.

Catégories: Technologie

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1 commentaire

  1. Pourtant, la consommation de jeux vidéo augmente chaque année. Fin 2011, près de 30 millions de Français arpentent les mondes virtuels. La culture du « gaming » irrigue les réseaux sociaux sur Facebook et s’invitent sur les smartphones. Le jeu Angry Birds -il s’agit de catapulter des oiseaux pas contents sur des cochons espiègles- a été téléchargé 650 millions de fois sur les portables en quatre ans !

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