Les tendances à venir

- 16 juin 2012

Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, a commenté sur l’avenir du jeu vidéo. Selon lui, il y a 6 tendances à surveiller dans l’industrie :

Un second écran

« Les jeux vidéo joués sur sa télévision vont de plus en plus intégrer un autre écran, mobile. »

Le jeu sans arrêt

« Le jeu ne s’arrête plus, vous aurez la possibilité de continuer votre jeu à tout moment sur n’importe quelle plateforme. »

Le jeu social

« On ne parle plus seulement de Facebook, mais des éditeurs qui créent leur propre réseau social comme celui de Call of Duty ou de Battlefield. »

Le jeu multijoueur asynchrone

« Malheureusement, tout le monde ne peut pas jouer ensemble à tout moment. Les développeurs doivent trouver de nouvelles idées pour permettre aux joueurs d’interagir sans avoir besoin de prendre leur manette en main. Ce système est typique des jeux Facebook, et cette caractéristique va gagner d’autres styles de jeu. »

Le « companion gaming »

« Voici un exemple : Ghost Recon: Commander, est un jeu Facebook sorti en même temps que Future Soldier. En évoluant sur le jeu Facebook, vous déverrouillez de nouvelles armes pour le jeu console. Nous voulons que vous puissiez jouer sur n’importe quel écran qui se trouve près de vous. »

Les jeux gratuits

« Le succès des jeux freemium (gratuits pour y jouer mais payants pour acheter des mises à niveau) a complètement explosé au cours des dernières années. »

Si les tendances énumérées par Guillemot n’ont rien de réellement surprenant, comment aimeriez-vous que l’avenir de l’industrie vidéoludique se dessine ?

Catégories: Stef en bref

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3 commentaires

  1. Bozo le Clown dit :

    Moi je le sais! Imaginez, ca sera completement radical. On fait des jeux dont la campagne singler player dure 20 heures au lieu de faire des modes « live » a plus finir.

    Dans mon cas, peut-etre que le temps marche a l’envers. Mais je serais bien content de ce retour « aux sources ».

  2. Realnoize dit :

    Le problème avec les jeux « freemium », c’est que top souvent, le concept « Free to Play » sous-entend également le concept « Pay to Win ». La plupart de ces créations ont une jouabilitée faite expressément pour diriger le joueur vers les éléments payants. Et souvent, ces tactiques sont carrément horribles.

    Par exemple, une célèbre compagnie de jeux mobiles, spécialisés dans l’adaptation de styles de jeux à succès pour plateformes style iOS ou Android, on récemment mis sur le marché la troisième version de leur populaire jeu de golf. Mais contrairement aux deux titres précédents, ils ont décidé de rendre le jeu « gratuit ». La « pogne » c’est que si vous ne payez pas pour acheter des « tokens », vous serez limités à jouer seulement quelques trous avant que votre personnage ne soit « épuisé » et doive se reposer une journée (réelle). Avant, vous payez quelques dollars et pouviez jouer au jeu autant de fois que vous le vouliez. Maintenant, vous devez payer tout le temps afin de pouvoir vraiment « jouer ».

    Alors on a juste à acheter les deux premiers jeux si ce modèle ne nous satisfait pas, non? Et bien non, puisque la compagnie a retiré les deux précédents jeux des marchés d’app pour appareils mobiles…. pour forcer les gens à payer pour le nouveau jeu…

    Je respectais cette compagnie avant. Maintenant, je m’en moque et je n’achète plus aucun de leurs jeux.

    Le « free to play », ça va aussi vouloir dire que seuls ceux qui payent risquent d’avoir accès à l’équipement dans le jeu qui permettent de gagner. Pas tout le temps, mais souvent. D’où l’expression « Free to play, Pay to win! »

    Mais à part ça, ce que je remarque, c’est la tendance de vouloir à tout prix se lancer dans le jeu « grand public » pour des raisons économiques, et non necessairement par passion. Un jeu, c’est comme un film. Ça peu être un chef d’oeuvre réalisé par un artiste passionné, comme ça peut être un bête film « à popcorn » fait pour remplir les salles.

    Les jeux deviennent comme la musique et les films. C’est devenu beaucoup trop « commercial » aujourd’hui, et c’est de plus en plus difficile de trouver un « chef d’oeuvre » parmi la tonne de produits commerciaux.

  3. Jo dit :

    Je vis dans le même monde utopique que Bozo, on dirait bien… :P

    Et Realnoize décrit bien le problème du « freemium ». Je sais que c’est extrêmement populaire en Asie et en Europe, mais ici aussi? Ça me surprend un peu…

    Et pour le reste, ben ce serait l’fun de penser à ceux qui n’ont rien à cirer du multijoueur ou le jeu en ligne, une fois de temps en temps. Un bon jeu single player, ça fait pas de mal à personne. C’est pour ça que je vais encourager le développeur Hitman:Absolution, qui a ouvertement dit qu’il a grandi avec des jeux solo et qui n’a rien à faire de cette nouvelle tendence au jeu en ligne/multijoueur.

    Et ce n’est pas en sortant des jeux médiocres du genre Lollipop Chainsaw que le jeu solo va reprendre du poil de la bête…

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