Bienvenue aux dames !

- 18 février 2013

Dans un peu plus de 2 semaines, on célèbrera la Journée internationale de la femme. Officialisée en 1977 par les Nations Unies et célébrée le 8 mars dans le monde entier année après année, cette journée trouve son origine dans les manifestations réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité des droits.

Avec le temps, les choses ont changé.

Les femmes ont obtenu le droit de vote au Québec en 1940, une loi sur l’équité salariale a vu le jour, les épouses ont cessé de porter le nom de leur mari et même des écriteaux « Bienvenue aux dames » sont apparus aux portes des tavernes en guise d’acceptation.

Est-ce que toutes les batailles seraient gagnées ?

Aujourd’hui, l’ESA (Entertainment Software Association) estime à 47 % le nombre de joueurs de jeux vidéo féminins; pourtant, seulement 11 % des postes reliés au jeu vidéo sont occupés par des femmes. Est-ce à dire que les femmes ne sont pas bienvenues dans l’industrie vidéoludique ?

Selon Gabrielle Toledano, vice-présidente directrice et chef recruteur chez Electronic Arts, les femmes ne peuvent que se blâmer elles-mêmes pour leur faible présence dans le milieu. Dans un entretien accordé au magazine Forbes, Toledano soutient qu’il est facile de condamner les hommes pour ne pas avoir créé un environnement de travail attrayant, mais qu’il s’agit d’une excuse. « Le vrai problème est loin d’être le sexisme, une idée préconçue et fausse. Plutôt que de pointer du doigt la majorité uniquement parce qu’elle est constituée d’hommes, je crois que la solution commence par nous, les femmes », a lancé Toledano, qui souhaite embaucher davantage de femmes au sein de l’entreprise.  « Je peux vous assurer que les femmes ne sont pas seulement bienvenues dans l’industrie du jeu, nous sommes égales et nécessaires », a ajouté Toledano.

Est-ce que les déclarations de Toledano influenceront les femmes dans leur choix de carrière ?

Catégories: Stef en bref

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6 commentaires

  1. Steve dit :

    Le 47% reste un nombre tout de même abstrait. Il y en une grande majorité là-dedans qui joue à angry birds ou farmville 1 heure ou 2 par mois. Le sondage les considère comme des “joueuses” alors qu’en fait elles ne le sont pas du tout..

  2. Realnoize dit :

    Je pense sincèrement qu’il est extrêmement réducteur de penser qu’une femme va s’empêcher de faire un métier qu’elle aimerait faire simplement parce que le domaine est composé majoritairement d’hommes.

    Je pense que le problème, c’est tout simplement que peu de femmes sont intéressées par le domaine. Pourquoi toujours tenter de chercher une explication pour “excuser” quelque chose qui est peut-être le résultat d’une tendance “normale” (statistiquement parlant)?

    À ce que je sache, il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes qui sont infirmièr(e)s. Est-ce que l’on tente de trouver une “excuse” artificielle pour ça? Peut-être que pour un homme, ce prospect de carrière n’est pas son premier choix. Pour certains, peut-être, et il y en a effectivement qui suivent cette voie, même s’ils sont minoritaires. Pourtant, les hommes doivent représenter logiquement près de 50% de la clientèle servie par les infirmièr(e)s! Est-ce qu’ils devraient donc automatiquement représenter 50% de ces derniers? Doit-on crier au scandale pour ça?

    Un de mes amis est éducateur en CPE. Les hommes forment probablement 1% des effectifs dans ce domaine largement féminin. Est-ce que c’est parce que les hommes ne sont pas bienvenus dans le milieu? Au contraire, on se les arrache tellement il y en a peu! Alors c’est peut-être juste que c’est pas une carrière vers laquelle les hommes se dirigent normalement. Rien de plus que ça. Cessons de chercher des “excuses” pour “comprendre” le phénomène.

    Pourquoi faut-il toujours tenter de chercher une “excuse” pour expliquer qu’il n’y ait pas toujours 50% de femmes et d’hommes dans un domaine? C’est peut-être tout simplement parce qu’un domaine particulier n’intéresse pas généralement les hommes, ou les femmes.

    Ce qui m’énerve aussi là-dedans, c’est qu’on ne sait pas d’où les chiffres avancés sont tirés. 47% des femmes jouent à des jeux vidéo? Ok. Comment le sondage a été compilé? Est-ce que jouer au solitaire dans Windows est compté comme un jeu vidéo? Parce que si c’est ça, ma mère est donc considérée comme un “gamer”? Il y a une différence entre jouer à Angry Birds sur son téléphone et jouer à Gears of War, Halo, Uncharted, etc…, non?

    Les statistiques, ça ne veut RIEN dire si on ne sait pas comment elles ont été compilées, quels ont étés les critères de sélection, la taille de l’échantillon, et quelles étaient les questions.

    Par exemple, on peut dire qu’un risque quelconque augmente de 200% si on consomme tel produit. Sauf que si on prend les stats, on passe seulement de 1 chance sur 1 million, à 2 chances sur 1 million. Oui, c’est 200% plus de chances, mais ça reste 2 chances sur 1 million pareil. D’où l’importance d’avoir TOUTES les données.

  3. Bixy dit :

    Femme ou homme? Peu importe non? Sérieux encore ce genre de discussion en 2013?..

  4. Felix dit :

    Realnoize, de 1 sur 1 million a 2 sur 1 million, c’est 100% plus de chance et non 200% ^^

  5. elvince dit :

    SI on veut que toutes les professions soient 50-50, il va falloir vivre dans un méchant régime totalitaire où le gouvernement décide qui fait quoi (style futurama). Thanks, but no thanks.

    En passant, l’industrie du jeu vidéo, si elle veut plus de choix pour ses candidat(e)s, elle a juste à payer des salaires décents. Si t’es une femme programmeur et que t’as le choix entre travailler en jeu vidéo à des conditions presque tier-mondiste ou aller chez google/microsoft/startup intéressant avec des conditions superbes, le choix est pas dur. Si tout le monde s’arrachent le peu de femmes qui ont des compétences en programmation/animation, alors elles vont aller là où les conditions sont les meilleures, et c’est certainement pas dans le jeu vidéo.

  6. Realnoize dit :

    @ Felix,

    Désolé, mon erreur. ;) Mais on comprend le principe quand même. Les chiffres, on peut leur faire dire ce que l’on veux, tout dépendemment de comment on “spin” ça.

    Donc les chiffres, c’est toujours à prendre avec un grain de sel. On devrait tous avoir le réflexe de se demander comment ils sont arrivé avec un tel chiffre. Souvent, on se rendrait compte que finalement, ils ont étés manipulés en comptant certaines choses qui n’auraient pas dû l’être, ou autre façon de “faire paraître” l’information plus importante qu’elle ne l’est.

    On se fie trop souvent au chiffres pensant qu’ils sont “infaillibles”, mais au contraire, ils sont trop facilement manipulables, et sans contexte, ils ne veulent trop souvent que rien dire.

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