Pour le retour de Lara Croft, Crystal Dynamics a fait table rase du passé, et s’est inspiré d’Uncharted. Finie également l’aventure qui vous conduit aux quatre coins du monde, tout se passe ici sur une île. Enfin un mode en ligne fait son apparition.
Intitulé sobrement Tomb Raider, ce titre met en scène une Lara Croft jeune et naïve. Malheureusement pour elle, son expédition au large du Japon dans le Triangle du Dragon va devenir un véritable calvaire. Après s’être échouée sur une île mystérieuse, la voilà aux prises avec une population locale particulièrement féroce.
Dès le début du jeu, la nouvelle orientation prise par Eidos nous déboussole. Lara est seule dans une forêt, ne devant sa survie qu’à son arc et devant chasser des animaux pour se nourrir. Véritable tutoriel, pendant la première heure on apprend à connaître ses repères dans ce nouveau monde.
Lara est encore une frêle jeune fille au début de l’aventure, et on sent son inexpérience, et même de l’insouciance. Tout le jeu est un long cheminement où l’on va voir une Lara traumatisée par les évènements qui l’entourent se muer en la Lara Croft que l’on connait.
L’île sur laquelle se déroule l’histoire est semi-ouverte. On ne se promène pas où l’on veut comme dans Far Cry 3. Découpée en de nombreuses portions, chacune représente une mission différente. La progression ressemble à Uncharted, un environnement vaste, mais avec souvent un ou deux chemins possibles pour atteindre son but. Cette orientation offre du dynamisme au jeu, on ne tourne plus en rond à chercher quoi faire, on fonce dans l’action. Bien sûr, si vous voulez retourner en arrière et poursuivre l’exploration, les feux de camp permettent un déplacement rapide entre les différents points de l’île.
Du côté des énigmes, il y a vraiment deux fois où j’ai un peu cherché, mais pas plus que cinq minutes, et vers la fin du jeu. Je l’ai joué d’un coup en dix heures et je n’ai jamais été coincé. Pour résoudre des casse-têtes bien tordus comme dans les précédents épisodes, il faut se tourner vers les tombes optionnelles qui sont disséminées un peu partout sur l’île.
Même s’il s’est inspiré d’Uncharted, Tomb Raider se renouvelle et offre une expérience propre à lui. D’abord visuellement, la direction artistique est incroyable. Le jeu offre un visuel particulier qui lui confère une forte personnalité. Tous les éléments ont été profondément travaillés pour nous immerger dans un monde qui semble crédible. De l’île avec sa nature travaillée à l’extrême aux temples qui semblent réels, on vivra également quelques passages d’horreur qui risquent de soulever le cœur à quelques-uns.
Au fur et à mesure de la progression, on ramasse de l’argent sur ses ennemis pour acheter des nouvelles modifications à ses armes ou encore augmenter ses caractéristiques avec les XP gagnés. Toujours orienté plateforme, l’âme de Tomb Raider, des tyroliennes font leur apparition et viennent même pimenter l’action. Si elles servent à atteindre les endroits inaccessibles en apparences et à admirer les magnifiques paysages, les ennemis les emprunteront également pour vous attaquer. C’est là aussi que ce Tomb Raider a changé, l’action est soutenue, les ennemis sont nombreux, et on meurt facilement lorsqu’on se met à découvert. Si vous êtes plutôt infiltration, le jeu peut également être abordé de cette manière avec l’arc et en étudiant les déplacements des ennemies. L’équilibre entre exploration et action est parfait, on ne s’ennuie pas un instant et on avance dans le jeu sans avoir envie de poser la manette.
Côté multijoueur, je l’ai aimé, mais une grosse erreur pour rejoindre les parties vient tout gâcher. Le jeu en lui-même est nerveux. On se trouve sur une grande carte pleine de recoins et de passages. L’expérience gagnée permet d’acheter de nombreuses modifications et de débloquer de nouvelles armes et personnages. On s’amuse vraiment, et avoir une excellente communication est indispensable pour gagner. Par contre, il est impossible de constituer une équipe et de créer ou rejoindre une game publique. Le seul moyen est qu’un joueur rejoigne une partie publique et envoie des invitations, puis d’ennuyer les autres joueurs en changeant d’équipe.
Au final, Tomb Raider s’est renouvelé et offre une expérience impressionnante. Je l’ai préféré à Uncharted 3, mais le 2 reste légèrement au-dessus pour ses décors immenses. En tout cas, avec ce jeu, Eidos relance en beauté la licence Tomb Raider, c’est assurément l’un des meilleurs jeux de cette année.
8.5/10
Catégories: Général
Tout @ fait d’accord avec l’ensemble de votre analyse sauf que beaucoup comme moi on eu le bug dans le bateau le jeu s’est arrêté là @ environ 65 % et attende une patch pour pouvoir le compléter, alors je m’interroge sur la rigueur de votre analyse car comment vous avez pu le jouer l’histoire en entier…
J’ai reçu le jeu avant sa sortie sur Xbox 360, je l’ai joué de lundi en après midi jusqu’à 5h de matin. Je n’ai pas eu le bug du bateau auquel plusieurs joueurs ont été confrontés et que je viens d’apprendre grâce à votre post, et suis allé à la fin sans problème, petit spoil de fin d’ailleurs pour le prouver : Lara – Deuxième pistolet, j’ai aussi le succès à 75 Une survivante est née. Je ne parle jamais d’un jeu que je n’ai pas fini, hors jeux de courses et de sport, ou quand un jeu est vraiment mauvais comme Syndicate que j’ai arrêté au boss de fin.