Depuis sa présentation, Limbo ne cesse d’intriguer. L’ambiance incroyablement sombre et le design aussi original et novateur que Braid laissaient présager un jeu typiquement à part. Une fois en main, on se retrouve face à un jeu de plate-forme où les pièges plus tordus les uns que les autres vont vous forcer à réfléchir bien fort pour vous en tirer.
L’histoire : un petit garçon va partir à la recherche de sa sœur. Pour la retrouver, il doit traverser un monde cauchemardesque et infesté de pièges.
Les graphismes en noir et blanc offrent à ce jeu une ambiance incroyablement sombre comme on en voit rarement. Notre héros mourra énormément, et à chaque fois c’est d’un glauque ultime avec force décapitation ou démembrements, tandis que les ennemis et insectes ne sont pas épargnés et peuvent subir eux aussi le même sort.
Les bruitages minimalistes renforcent l’impression de mal être distillée au fur et à mesure de l’aventure, tandis que les pièges qui ne se ressemblent jamais offrent un challenge vraiment intéressant. Car c’est là la force de Limbo, malgré ses pièges tordus à souhait et les nombreuses énigmes à résoudre pour avancer, on a du mal à lâcher la manette. Extrêmement bien pensés, ces pièges offrent une richesse de situations incroyable, mais surtout, ils ne se répètent jamais. On est donc obligé à chaque nouvel obstacle de réfléchir à comment s’en sortir, sans compter que la progression est extrêmement bien pensée avec une difficulté qui va crescendo. Toutes les situations demanderont une bonne dose de logique vu qu’elles sont uniques, comme le moustique qu’il faudra approcher en marchant très lentement.
Seule la durée de vie déçoit, il faudra environ trois à quatre heures pour le finir si on ne bute pas sur les énigmes, à 1200 MS points le jeu, c’est un peu court. Pour le reste Limbo mérite vraiment qu’on s’y attarde, tout a été travaillé, peaufiné, et pensé minutieusement.