Les démos font baisser les ventes de moitié

- 12 février 2013

C’est ce qu’affirme Jesse Schell, patron de Puzzle Cluhouse lors de sa conférence à l’édition 2013 du Dice. Selon lui, les éditeurs devraient plutôt investir l’argent dépensé dans une démo en publicité, afin de pousser le joueur à essayer après avoir acheté.

 

Sur la forme, je trouve qu’il a raison, je me rappelle d’ailleurs un lecteur avec qui je discutais et qui n’avait pas acheté Kingdom of Amalur suite à l’essai de la démo, et quand on voit les ventes du titre et ce qui est advenu du studio. Sur le fond par contre, nombre de joueurs essaient justement la démo pour essayer avant d’acheter. Les démos ont même été un argument marketing du Xbox Live sur Xbox 360 qui permettait de les télécharger du moment qu’on achetait un abonnement.

Catégories: Technologie

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11 commentaires

  1. Mathieu B dit :

    Sérieusement je suis pas du genre a taper sur la tête des gens, mais Jesse Schell est royalement con. Le gars a clairement dit (et j’invente rien aller sur IGN il y a une vidéo): The thing is, with no demo, you’ve gotta BUY it if you want to TRY it. En gros, il dit que les compagnies peuvent faire de la publicité en promouvant leurs jeux comme si c’était le meilleur de l’année, en le vendant plein prix, mais si tu le trouve poche is too bad for you. Désoler mais avec les rumeurs sur l’abolition des jeux d’occasion sur les prochaines consoles, les consommateurs vont demander de plus en plus le droit (et avec raison) de pourvoir tester un jeu via un demo avant de débourser 60$ pour en faire l’acquisition.

    Me faire dire, PAYE pour ESSAYER, c’est insultant. Les compagnies vont devoir repenser à leurs marketings et surtout empêcher des gens comme M.Schell de faire des sortis publique, parce que suis-je le seul a penser que l’industrie du jeu vidéo, commence a devenir des gros bébés gâter, faites des bons jeux pis ont va l’ai acheter mais pas l’inverse.

  2. Bixy dit :

    Moi je dis ca l’encourage plus le warez que autre chose son truc.. de toute façon.. combien de jeu on achète depuis quelques années et finalement on le regrette..

  3. Boris_Slavosk dit :

    Les  »valeurs sûr » vont se vendre pareille, c’est les petits qui vont souffrir de ce genre de mesure, pas de démo… pas de possibilité de revente, pas d’achat au final …

  4. colonel moutarde dit :

    Les démos à la base est de créer un engouement pour un produit et se démarquer en proposant un épisode considéré comme un des meilleurs du jeu en question. Si on se rend compte en l’essayant qu’un jeu est merdique , c’est normal que le consomateur ne l’achète pas. C’est comme dire que les concessionaires automobile demande de débourser le montant de la voiture avant de l’essayer et pas le droit de la revendre….. c’est complètement tarré. Que voulez vous ? ca prend toujours un épais pour repousser la barre limite de la stupidité… et de cette façon on acceptera probablement un jour de payer pour un démo parce que l’on s’est fait dire que c’est mieux que d’être obligé de payer le jeu en entier…. c’est une technique éprouvée de présentanter le pire scénario pour faire passer une autre idée. Qui sera sans dout proposée par une bande de gamers appeurés….: )

  5. Steph dit :

    C’est comme si j’arriverais chez un concessionnaire automobile et que le vendeur exigerait que j’achète la voiture avant de l’essayer pour voir si elle convient à mes besoins. Il me perdrait assez vite comme client.
    On voit bien que cette industrie ne vise que le profit à tout prix, sans se soucier de la qualité de son produit. « C’est pas pour jouer avec, c’est pour vendre! »
    Implicitement il reconnaissent que la moitié des jeux produits ne sont pas assez bons pour mériter d’être achetés puisque si un démo fait baisser les ventes de moitié c’est parce qu’il y a peut-être un problème avec la qualité du jeu. Et voilà que pour remédier à ça, plutôt que de focuser sur la qualité on voudrait empêcher les gens d’essayer de faire un choix éclairé en ne leur permettant plus d’essayer avant d’acheter. C’est peut-être légal, mais moralement je trouve que c’est très près de l’arnaque.

  6. Realnoize dit :

    Il y a une certaine logique dans certains cas, pour certains titres. Les « valeurs sûres » comme on dit, n’ont effectivement pas toujours besoin de démo. Call of Duty, Battelfield, Halo, Uncharted, à moins qu’un jeu décide de d’apporter des changements majeurs à la franchise, tout le monde sait à quoi s’attendre la plupart du temps. Dans des cas comme ça, je comprend un peu son raisonnement.

    Je peux comprendre aussi son raisonnement pour certains jeux sur plateformes mobiles qui se vendent 0,99$. On parle ici de petit change, et même si c’est plate de dépenser de l’argent pour un jeu ou une application qu’on trouve plate au final, il reste que c’est juste du petit change et que ça te paye même pas un café au resto…

    Par contre, penser que forcer les gens à payer 60$ (bientôt 70$ avec la nouvelle génération de consoles) sans avoir la possibilité de savoir si le jeu est bon avant, c’est publiquement faire un gros doigt d’honneur bien senti à toute ta clientèle. C’est un manque de respect flagrant, et personnellement, je n’ai vraiment pas le goût de faire affaire avec une compagnie qui m’envoi ch*** comme ça.

    Si les gens n’achètent pas après joué à la démo, c’est parce que le consommateur n’aime pas, ou juge que c’est pas assez amusant pour payer le prix.

    Selon M. Schell, la solution est de trouver une autre façon de vendre le produit, au lieu de tenter d’AMÉLIORER LE PRODUIT!!!!

    Premièrement, penser que tout le monde peut aimer un jeu, c’est stupide. Il n’y a RIEN qui plait à tout le monde, et chercher à créer un tel jeu est un exercice de futilité. Il est ÉVIDENT que plein de monde n’achèteront JAMAIS un jeu spécifique.

    Mais autant qu’il y a des gens qui auraient acheté mais qui n’acheteront pas, il y a aussi les gens qui n’auraient jamais acheté, mais qui finalement après avoir joué la démo (gratuite) réalisent que le jeu est amusant et achètent le jeu. Je doute fort que ce monsieur ait compilé des statistiques là-dessus, trop obnubilé par sa sainte quête de vouloir « fou**er » ses propres clients pour faire une piastre.

    Je vais me rappeller de sa compagnie, et me souvenir de ne jamais acheter de jeux de cette dernière. J’ai comme politique personnelle de ne pas me laisser tenter par les jeux des compagnies qui m’envoient ch***, en tant que consommateur.

  7. eric simard dit :

    combien de fois Blizzard m’ont pogné les doigts avec cela, 2x starcraft, 2x wow + les 2 extensions+2x les abonnements mensuel (ma conjointe aime bien jouer aussi) et la summun une fois diablo3.. Les jeux sont devenu des biens de consommation courte duré! Nous jouons à black ops et le nouveau est toujours plus trippant mais je persiste à dire que j’achéte les jeux que j’essais en démo !!!! le reste tant pis amélioré vous, démarqué vous!!!!!

  8. Stephane dit :

    Revenons aux années 80-90 du Colecovision, Atari, NES, SNES, Genesis, etc., il n’y avait pas de démo dans le temps! On achetait selon notre feeling. Des fois c’était très bon, souvent des navets. Ça faisait partit de la game!

    Mais la réalité faisait qu’on achetait pas un nouveau jeu toutes les mois non plus. Aujourd’hui, la plupart des gamers ont tous les gros titres disponibles sur le marché! On consomme trop en bout de ligne. On a pas le temps de compléter un jeu et hop, on achète un nouveau et ainsi de suite.

    Dans le temps, peu importe que le jeu soit bon ou poche, on jouait, jouait jusqu’à le finir.

    Côté business, je cromprends l’essence du commentaire de Jesse Schell. C’est comme si les resto nous faisaient goûter un petite portion d’un plat avant de le commander! Come on… on fait un choix, des fois c’est bon, des fois c’est décevant, ça fait parti de la vie. Et pourquoi ça devrait être différent pour les jeux ? Parce que vous ne voulez pas payer 60$ et être déçu ? Bienvenue dans la société de consommation!

    Il y a des développeurs de jeux qu’on peut acheter les yeux fermés et d’autres qu’on doit apprendre à la dure, à les éviter à tout prix!!!!

  9. Mathieu B dit :

    @ Stéphane, dans le temps du NES et SNES, c’est vrai qui avait pas de démo, mais il avait toujours le service de location, pour y jouer avant d’acheter, ensuite il y a eu les magazines avec démo, comme le Xbox Official Magasine, les gamers ont réussit à acquérir le droit de pouvoir y jouer ou du moins d’avoir un gars payer pour y faire un review, aujourd’hui ils veulent nous enlever se droit. Quand tu va acheter du linge, tu l’essaie avant d’acheter et pareil pour une voiture, etc. Au restaurant, quand je commande un spaghetti sauce bolognaise, j’y déjà goûté à la maison avant.

    Les compagnies, se sont rendu contre que les gamers sont plugé sur internet, et si ont peut ont va essayer leur jeu, vérifier les reviews ou les blogues, parce qu’ont veux pas payer pour leurs erreurs ou quelque chose qu’ont n’aime pas.

    PS: Finalement, c’est pour ça que je suis pour les jeux d’occasions et contre les jeux uniquement dématérialisé avec aucun droit de revendre, oui mais, nous (compagnies de jeux) ont perd de l’argent au profite d’un magasin spécialisé, oui mais, eux ils prennent vos pré-commandes, ils achète des tonnes de copies pour la location et ils gère votre stock une fois mise en circulation et eux aussi ils ont des employés a payer. Ça leurs enlèvent le droit absolut de nous fourrer et ça leurs fait peur.

  10. Realnoize dit :

    Dans les années 80, les « nouveautés » sur les consoles n’étaient pas un festival de 10 à 20 jeux qui sortent par semaine (aujourd’hui, si on compte les multiples plateformes, c’est souvent plus que ça – et infiniment plus si on ajoute les plateformes mobiles). Une location coûtait 2,50$ et tu y allais le matin, pour l’avoir le plus de temps possible, jusqu’au lendemain, à 18h. Et tu jouais pendant deux jours nonstop…

    Les jeux étaient encore à l’époque considérés comme une affaire d’enfants, et encore, une affaire de « geeks », même si le terme a été inventé plus tard! ;) Bref, c’était quand même un peu marginal. Les compagnies produisant des jeux « commerciaux » pouvaient encore se compter dans les deux chiffres.

    Aujourd’hui, le marché est dramaticalement différent. Faut tenir compte de ça. Non seulement on a des méga-marché maintenant parce que tout le monde ou presque joue à des jeux (que ce soit des petits jeux Facebook ou sur mobile, ou bien des jeux sur consoles ou PC), et les jeux, n’étant plus vu commes des trucs de « kids », sont devenus des produits commerciaux de masse.

    Et comme pour n’importe quelle produit commrcial de masse, le focus des compagnies s’est donc transformé pour passer de « faire des bons jeux » à « faire des jeux qui vendent beaucoup ». Ce qui n’est pas la même chose, en passant. Un bon jeu peu ne pas vendre beaucoup, et des jeux poches peuvent vendre des millions de copies. C’est devenu du marketing, tout simplement. L’art de vendre prime sur l’art de concevoir un bon produit.

    Le problème, vient du fait qu’en tant que gamer, ce que je veux, ce n’est pas qu’on me fasse un pitch de VENTE du tonnerre. Ce que je veux, c’est un BON JEU. Point.

    Quand j’entend des discours de la sorte, moi, ça me fait vomir de dégoût. Ça démontre tout le contraire de ce que je désire dans un jeu. C’est un développeur qui affirme tout haut, qu’il se « torche ben raide » si le jeu ne me satisfait pas, parce que lui il a eu son argent et donc il est content. Le jeu n’est qu’une façon de faire de l’argent, ce qui signifie donc que, pour lui, qu’un jeu soit bon ou pas n’a pas d’importance, en autant qu’il rapporte.

    Nous sommes rendus à une époque où on peut créer n’importe quelle sous-merde et avec un bon marketing, réussir à la vendre. Et quand la qualité du produit risque de nuire aux ventes, c’est simple! On a juste à enlever la possibilité au consommateur de pouvoir l’évaluer avant d’acheter!

    Toujours ben pas pour se forcer à faire des bons jeux, quand c’est tellement plus facile de fou**er le monde!!!

  11. Miche dit :

    Tout a fait d’accord avec Realnoize!
    Ces « proposeurs, vendeurs de jeux » ont compris la mentalite de Microsoft: on te vend a gros prix, mais tu as toujours quelque chose a ajouter pour corriger le programme et ca ne finit plus!
    Tout ce qu’ils veulent, c’est NOTRE argent!

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