Archives pour la catégorie ‘Tests de jeux

Dante’s Inferno : Voyage au bout de l’Enfer

- 19 février 2010

Tiré du film d’animation et enrichi par la Divine Comédie, Dante’s Inferno offre une descente aux enfers efficace. Quand au principe de progression, on se retrouve face à un God of War, c’est simple, efficace et particulièrement sanglant.

Si vous avez vu l’anime, ce jeu reprend pas mal de passages, du crucifix planté dans l’oeil du père de Dante à la mort de Béatrice, jusqu’à son sein dénudé et j’en passe. L’histoire décrit donc la descente de Dante jusqu’au plus profond de l’enfer afin de sauver l’âme de Béatrice sa bien aimée.

Dante's Inferno

On est d’abord frappé par les cinématiques d’une beauté assez incroyable, tout comme les flashback réalisés dans un style animé très original. Une fois dans le jeu, les graphismes perdent en qualité, mais l’ambiance des enfers est tellement riche qu’on finit par accrocher complètement.

Dante's Inferno

Le jeu se déroule en trois phases qui ne cessent de s’alterner. D’abord, le beat them all. Complètement copié sur God of War, jusque dans la maniabilité très proche, il faudra venir à bout de vagues d’ennemis et de boss. Un bouton pour les coups normaux, un autre pour les coups puissants, et enfin un autre pour les attaques distantes, plus les magies. En tuant vos adversaires, il sera possible pour la plupart de les absoudre ou les condamner. Suivant vos choix, les différents types d’armes vont être plus efficaces suivant que l’on penche d’un côté ou de l’autre. De plus, ces âmes collectées permettent de faire évoluer les techniques de combat et leur puissance.
S’ensuivent des scènes de plate forme souvent faciles. Enfin, quelques scènes de réflexion viennent s’intercaler. Bien qu’elles soient extrêmement simples, elles le sont parfois trop ce qui devient paradoxalement difficile. Heureusement, on reste bloqué rarement.

Dante's Inferno

Graphiquement, Dante’s Inferno vaut surtout pour ses décors et quelques ennemis, il est très loin d’être laid, mais il est loin d’être magnifique. Techniquement, il gère très bien les vagues d’ennemis sans ralentir, la maniabilité est bonne, mais les sauts sont parfois imprécis.
Par contre, la caméra fixe s’avère parfois mal placée, ne laissant seulement deviner les ennemis, on se met donc à tirer à distance n’importe où, en y allant à l’aveugle.

Dante's InfernoDante's Inferno

La durée de vie varie entre huit et neuf heures en normal et facile. Dans les difficultés au-dessus, les boss sont coriaces et il faudra compter quelques heures en plus. Une fois le jeu fini, on débloque de nouveaux éléments et une arène, sans compter que du contenu téléchargeable va arriver somme un éditeur de niveaux. Au final, Dante’s Inferno est un jeu qui vaut surtout par son ambiance infernale totalement réussie, des décors à la hauteur et un gameplay qui a fait ses preuves. Ce n’est pas un grand jeu, mais un jeu efficace qui se démarque surtout par son ambiance.

7/10 Xbox 360 – PS3 – PSP – testé sur Xbox 360

Mass Effect 2 en test

- 8 février 2010

Voici l’un des jeux les plus attendus de cette année que l’on peut enfin toucher et surtout vivre. Car Mass Effect, au-delà d’un jeu vidéo, est l’un des jeux les plus marquants de ces dernières années. Son univers fabuleux et d’une richesse incroyable, son histoire résolument originale et sa réalisation souvent somptueuse l’ont propulsé en tête des meilleurs jeux sortis en 2007. Cette suite était donc très attendue, pari réussi ?

Toujours à la poursuite des moissonneurs qui ont décidé de réduire les espèces intelligentes à néant, le commandant Shepard va une fois de plus devoir une fois de plus parcourir la galaxie.

Mass Effect 2Mass Effect 2

Techniquement, le jeu affiche plus de détails, les couleurs affichées sont plus nombreuses et plus riches, bref, l’univers a été renforcé tout comme l’immersion visuelle. Le premier était déjà d’un haut niveau, là, on est happé complètement par cet univers. Les visages sont criants de vérité et de réalisme, les décors sont superbes, seuls les déplacements de Shepard façon « je me suis assis sur un parapluie » tranchent un peu, mais on y prête vraiment pas attention.

Mass Effect 2 offre toujours le choix de réponses multiples lors des conversations, créant une richesse des situations énormes, puisque l’issue même des missions peut être bouleversée par les choix à effectuer. Mass Effect 2 n’a rien perdu de la richesse du premier de ce côté.
Les missions principales restent les mêmes, on avance armé de différentes armes ou en se servant à loisir des pouvoirs biotiques, on tire plus qu’on enquête, toujours de l’action donc. Mais pour cet épisode, Bioware a procédé à plusieurs changements souvent profonds dans tout ce qui est derrière. À commencer par la gestion de l’équipement, bien moins riche que dans le premier, celui-ci a été simplifié. On aura le choix juste entre quelques armes, mais on devra surtout développer leur puissance en lançant des recherches sur celles-ci. D’ailleurs, on ne peut plus du tout revendre les armes en trop, il en résulte donc souvent que l’on se retrouve à court d’argent, et pour en faire il n’y a qu’une solution, faire des missions et en ramasser en fouillant les coffres.

Mass Effect 2Mass Effect 2

Les missions secondaires ne sont plus aussi nombreuses que dans le premier, elles ont été remplacées par des missions d’aide à vos coéquipiers, mais tournées action comme les missions principales. Plus de muscle et moins de subtilité donc. Mais l’aventure tiendra en haleine de nombreuses heures, en m’attardant un peu, j’ai mis environ 45 heures à le finir.

Les explorations de planètes à bord d’un véhicule ont aussi changé et été remplacées par des scans à effectuer depuis le Normandy afin de trouver des matières premières qui seront indispensables pour faire évoluer votre équipement. Si les phases d’exploration étaient longues et permettaient de renforcer l’univers de Mass Effect avec des paysages divers, ces phases de scans sont aussi intéressantes à faire que de regarder un mur vide ou les chars passer sur un bord de route. On s’ennuie ferme, et on espère ne pas les revoir dans le prochain.

Dans les regrets je mets aussi la Citadelle, superbe dans le premier épisode, ici on en voit d’autres endroits, mais juste en intérieur. Par contre, les assenceurs si ennuyeux à prendre pendant de longues minutes parfois qui camouflaient les chargements ont été remplacés par des écrans de chargements plus rapides.

Mass Effect 2Mass Effect 2

Disponible aussi sur PC, la différence avec la version Xbox 360 se situe surtout visuellement dans le rendu plus lisse de la version PC. Par contre, et c’est incompréhensible, il est impossible sur PC de se servir d’une manette pour contrôler le jeu. Il faudra donc passer par un logiciel, ce qui est dommage, car le contrôle à la manette est plus intuitif que celui au clavier souris. C’est assez incompréhensible, surtout que la manette 360 fonctionne à merveille sur PC. Il faudra aussi, si vous tenez absolument le faire au clavier souris, revoir certaines configurations de touches, car celle de base n’est vraiment pas intuitive. Espérons qu’un patch corrigeant ce défaut arrivera rapidement.

Malgré ces remaniements, Mass Effect 2 reste un jeu absolument prenant, la richesse du scénario est encore une fois énorme, même chose pour l’univers où l’on peut passer des heures à lire tout ce qui concerne les différentes races dans le jeu ou les informations sur les différentes organisations. Et une fois arrivé au bout, on peut poursuivre l’exploration ou le recommencer avec des bonus en prime, ce qui ne dérange absolument pas tellement cette aventure est prenante et vous transporte dans un autre univers.

Dernière chose, il faudra choisir entre les versions française et anglaise, si les doublages de l’anglaise sont excellents, ceux de la version française même s’ils ne sont pas à ce niveau sont très bons.

9/10

Army of Two 40ème jour

- 15 janvier 2010

Nouvelle grosse production d’Electronic Art Montréal, Army of Two 40ème jour a pris en compte les critiques émises par les joueurs lors du premier et offre, outre un déroulement du jeu plus technique et tactique, un mode online qui donne cette fois le goût d’y jouer.

Salem et Rios viennent à peine d’arriver à Shanghai que des explosions retentissent, des immeubles s’écroulent, de nombreux civils meurent sous leurs yeux, pendant qu’une armée privée prend le contrôle de la ville. Une seule solution pour eux, s’en sortir et traverser la ville en éliminant les centaines de terroristes qui pullulent.

Army of Two 40e jourArmy of Two 40e jour

Techniquement, le jeu s’est affiné, l’ambiance est apocalyptique avec des immeubles qui s’écroulent de partout, des avions qui s’écrasent, laissant place à des zones entièrement dévastées. Visuellement, le jeu est vraiment réussi et n’a rien à envier à la concurrence.

La coopération entre Salem et Rios est à nouveau mise en avant, avec cette fois, un côté tactique bien plus poussé que dans le premier. Le tout étant dû à un level design bien plus travaillé, qui laisse place à de grandes aires de jeu permettant de se séparer afin d’élaborer des tactiques basées sur l’agro : un qui tire et attire l’attention et le feu ennemi pendant que l’autre contourne et prends tout le monde à revers. La panoplie d’interactions avec l’ennemi est aussi plus riche. L’un peut se rendre pendant que l’autre contourne ou se met en place pour tirer, sortira son pistolet caché, pourra prendre en otage les ennemis, attacher ceux qui se rendent ou les tuer au risque d’avertir leurs coéquipiers, et même se servir de boucliers humains. Il y a assez de nouveautés et de richesse dans cet opus, comme la possibilité d’effectuer des choix tout au long du jeu mais qui influencent peu finalement son déroulement, pour passer un très bon moment.
On peut toujours améliorer les armes, avec ici un nombre parfois impressionnant de pièces à rajouter. Luxe ultime, on peut se créer son propre masque sur le site d’Army of Two et l’inclure dans le jeu.

Army of Two 40e jourArmy of Two 40e jour

Mais il a beau s’être bien amélioré, il comporte quelques défauts dont certains sont vraiment dommages. Le premier vient de l’IA de votre coéquipier qui aura parfois tendance à foncer dans le tas pour se faire tuer. On a beau lui dire de rester derrière un mur et de tirer, non ! Il faut que cet épais aille jouer les kamikazes et vous fasse perdre en se faisant tuer. Heureusement, ça n’arrive que lors de quelques passages dans le jeu, mais c’est vraiment frustrant.
La narration n’est pas le fort de cet épisode, et il n’y a pas de cinématiques entre les niveaux. Mais le plus gros problème reste le mixage de la partie son. Le volume des voix est réglé sur minimum alors que tout le reste est au maximum, impossible de régler ça dans les options en plus. Fait que si on joue avec un volume bas ou moyen, on loupera de nombreuses conversations et la compréhension de passages clés.
Enfin, le jeu est vraiment court, cinq heures pour le terminer en médium c’est trop vite. Un ou deux niveaux de plus n’auraient pas été de trop. Par contre, le mode difficile est vraiment plus dur que dans le premier, ce qui rehausse le challenge.

Army of Two 40e jourArmy of Two 40e jour

Côté online, l’évolution est énorme, plusieurs modes de jeux à deux en coop ou en équipe sont disponibles. On s’amuse beaucoup et on y prend vraiment du plaisir.

Au final, Army of Two 40ème jour se révèle être bon mais est vraiment court, ceux qui ont tripé le premier retrouveront un jeu enrichi de nouvelles possibilités et qui fera passer un bon moment. Plus de niveaux et un enrobage plus sexy, notamment avec des cut scènes n’auraient pas été de trop. Mais se le refaire en coop ou tâter le très bon mode online allongera la durée de vie.

7.5/10

Army of Two 40e jourArmy of Two 40e jour

Ratchet & Clank Future – A crack in Time – une suite efficace

- 29 octobre 2009

Deux ans que je me demandais ce qui était advenu de Clank, j’ai la réponse, il a été enlevé par le docteur Nefarious. L’occasion de suivre ce duo dans une aventure classique, mais extrêmement efficace.

Ratchet & Clank

Le jeu nous place donc juste après la disparition de Clank. Enfermé au centre de l’univers par le docteur Nefarious, Ratchet quant à lui parcourt nombre de planètes à sa recherche.

Autant le dire tout de suite, les nouveautés ne sont pas légion, c’est surtout l’efficacité qui prime avec un jeu prenant dès les premières minutes de jeu et qui vous tient haleine tout du long. Ratchet, dont les missions représentent une grande partie du jeu, doit donc toujours parcourir nombre de niveaux aidé d’armes toujours aussi géniales dont une partie sont reprises du dernier épisode comme la fabuleuse boule disco ou l’excellent Mr Zurkon avec ses répliques guerrières. Clank sera coincé dans la grande horloge et devra résoudre en plus des énigmes grâce à son bâton temporel qui offre une belle originalité.

Ratchet & Clank

Cet épisode rajoute la gestion de la croix de direction pour faire apparaitre des armes indispensables, mais surtout des bottes équipées de propulseurs pour Ratchet. Et entre les niveaux, il se retrouvera dans l’espace avec des planètes à explorer, une arène avec de nombreux combats dont triompher, et bien sûr les sbires du Dr Nefarious à éliminer à bord de son vaisseau.

Ratchet & Clank

Techniquement, on est dans le prolongement du précédent épisode déjà superbe à sa sortie. Cette suite s’annonce plus lumineuse au niveau de l’image et avec une palette de couleurs enrichie. La maniabilité est toujours aussi parfaite, il faudra juste faire attention avec les bottes à réaction lorsqu’on est proche des ravins pour ne pas tomber accidentellement.

Ratchet & Clank

Cette suite se révèle encore plus accrocheuse, et il me semble plus longue que le précédent Ratchet & Clank, qui bénéficiait déjà d’une très longue durée de vie pour un jeu solo. Un des excellents titres exclusifs à la PS3 de cette fin d’année qui amusera tous les types de joueurs.

8/10

Ratchet & Clank

Cities XL, c’est vous le mai(t)re

- 28 octobre 2009

Après un essai très moyen avec City Life, Monte Cristo a décidé de simplifier son jeu avec Cities XL, non sans garder énormément de paramètres à gérer ce qui lui assure une certaine richesse.

Cities XL

Construire et gérer votre ville, voilà ce que propose Cities XL sur PC. Après avoir choisi son avatar au style graphique très discutable puisqu’il sera surtout laid et pas réaliste, ce qui tranche avec le reste du jeu, direction une des régions de la planète pour construire sa future ville.
Cities XL

On choisi d’abord l’environnement qui va des montagnes aux plaines fertiles, tout en passant par les petites îles qui seront tournées vers le tourisme. Après la construction de la mairie, puis de la première route que je vous conseille de faire le plus large possible, on installe ses premières usines, champs, commerces et logements. Des habitants arrivent, on construit encore, et plus ils sont nombreux et plus ils réclament de moyens et d’attentions. Il faudra construire des postes de police, des casernes, des hôpitaux, surveiller l’éducation, et aménager des parcs quand la ville aura pris le pas sur la nature. Cette affluence d’habitants débloquera de nouveaux types d’industries, tandis que celles de base pourront être adaptées à la nouvelle densité de population. Si les jobs sont occupés au début par des ouvriers et personnels qualifiés, les managers et les élites arriveront ensuite et pourvoiront de nouveaux postes disponibles.

Cities XL

Semblant de rien, cette gestion est très prenante et l’on peut y passer des heures (dans mon cas des nuits) il faut surveiller constamment sur ce qui rapporte de l’argent et veiller à ne pas en dépenser trop non plus sous peine d’être déficitaire et de voir la ville se bloquer. Bien sûr, l’influence des zones géographique permet de construire des villes totalement différentes. Bref, la gestion est vraiment bien pensée, l’évolution d’un village qui peut devenir une ville façon New York est vraiment prenante, surtout que graphiquement le jeu tient très bien la route, permettant de voir le jeu du ciel ou de se promener dans les rues.

Cities XL

Passons maintenant aux défauts. Tout d’abord, il n’y a pas encore de transports en commun, on est donc obligé de démolir sans cesse, de rajouter des routes pour décongestionner la ville. L’ajout de services publics malgré les impôts a une trop grande influence en coût sur le budget, construire une école peut du jour au lendemain faire chuter le budget de la ville et force à l’agrandir encore et toujours.
Côté online, les updates ne sont accessibles qu’à ceux qui versent un abonnement à l’offre Planète, bien que des packs façon ceux de World of Warcraft soient prévus. Les updates en ligne comportent par contre des ajouts qui auraient bien été intéressants dans le jeu, mais pour 6$ par mois, on peut tenter l’aventure si l’on accroche vraiment le jeu. Il permet aussi de créer sa ville en ligne et de visiter celle des autres joueurs et de chater avec eux. Par contre, mesquinerie de ces maudits français, l’offre Planète n’est accessible qu’une semaine quand on a acquis le jeu. On n’accroche donc pas du tout à cette offre, surtout que prendre le jeu bien en main nécessitera plusieurs heures pour en découvrir toutes les subtilités, alors imaginez explorer un monde en ligne… une offre d’un mois aurait été vraiment plus judicieuse afin d’attirer les joueurs.

Cities XL

Au final, Cities XL est un jeu de gestion de ville assez poussé qui arrive à intéresser tout en restant facile d’accès. Le mode online n’est pas indispensable, et on prend vraiment du plaisir à développer ses villes.

7/10

Machine de test : Intel Q9550 – 4GB de ram – ATI Radeon HD4870 1GB