Archives pour la catégorie ‘Le verdict

Quest for Booty

- 12 septembre 2008

Les jeux téléchargeables sont de plus en plus nombreux sur les consoles modernes. Au cours des dernières semaines, j’ai entrepris d’en tester plusieurs. Voici donc mes impressions sur Ratchet Clank : Quest for Booty, offert sur la PS3.

Le jeu, qui suit les traces de l’excellent Tools of Destruction (publié à la fin de 2007), sert à la fois de publicité et d’apéritif pour les adeptes de la série. L’aventure, qui dure environ trois heures, offre au joueur de l’action à couper le souffle, des graphiques hallucinants et des tableaux conçus avec un savoir-faire digne d’Insomniac, une entreprise qui s’est fait connaître grâce à cette série et au fabuleux jeu de tir à la première personne : Resistance : Fall of Man.

Quest for Booty est un des jeux téléchargeables les plus impressionnants que j’aie vus! Si l’aventure est courte, les armes recyclées de l’épisode précédent et l’absence de Clank font de ce titre le meilleur de la série depuis Up your Arsenal : on ne perd pas de temps avec des mini-jeux agaçants et on se concentre sur le tir, les sauts et l’humour, les éléments qui font la force de la série.

Bref, je le conseille fortement à tous les propriétaires de PS3!

9/10

Heavenly Sword

- 12 octobre 2007

Un des jeux les plus prometteurs de la PS3 de Sony, Heavenly Sword fait partie des rares exclusivités du système et se joint au rang des multiples titres majeurs de la période des Fêtes. Malheureusement, une aventure trop courte et l’absence de contenu supplémentaire nuisent grandement à la valeur de ce jeu d’action magnifique.

Dans Heavenly Sword, le joueur suit les aventures de Nariko et de Kai tandis qu’elles affrontent les forces maléfiques du sarcastique roi Bohan – joué par Andy Serkis, l’acteur qui interprétait Golum dans Lord of the Rings -, afin de défendre le légendaire Heavenly Sword. Bien qu’un brin prévisible, l’histoire est divertissante et agrémentée d’un jeu d’acteurs fantastique. Le scénario peaufiné ressemble beaucoup plus à celui d’un long métrage qu’à celui d’un jeu, un effort qui n’est pas en vain, car le jeu s’en trouve plus divertissant et plus immersif. Sur ce point, Heavenly Sword devrait servir d’exemple à suivre.

Le système de combat est original et efficace, un aspect important pour un jeu dominé par l’action. Nariko peut assumer trois positions de combat : une permettant d’atteindre les ennemis à distance, une étant concentrée sur la rapidité et une autre favorisant la force. L’épée divine se transforme selon la position, passant de fouet à la God of War à la lourde épée à deux mains. En plus de permettre une multitude de combinaisons différentes, chacune des positions permet de bloquer différentes attaques des adversaires. Lorsqu’un ennemi frappe, une lueur colorée apparaît autour de lui, avertissant le joueur de la position qu’il doit adopter pour bloquer le coup. La position rapide freine le bleu tandis que celle de force bloque le jaune. Mis à part le changement de position, il n’y a pas de bouton pour parer les coups; si Nariko est immobile, elle bloque automatiquement. Kai, quant à elle, est armée d’une arbalète dont la direction des projectiles peut être contrôlée par les capacités de détection de mouvements de la manette Six Axis. Si elle ne peut pas bloquer, elle est capable d’enjamber les obstacles et de se planquer derrière les objets.

Mais l’élément le plus impressionnant demeure les graphiques. Les environnements sont vastes et variés, les textures sont riches et détaillées et le jeu souffre rarement de ralentissement, ce qui est impressionnant considérant qu’à quelques reprises, des centaines d’ennemis envahissent l’écran. La trame sonore est tout aussi époustouflante et accompagne à merveille les émotions véhiculées par l’histoire.

Au premier regard, Heavenly Sword a tout pour réussir; malheureusement, la lune de miel est courte. Les combats parfois répétitifs, les ennemis peu variés et la courte aventure (7 heures tout au plus) contribuent à assombrir le véritable potentiel du jeu. Par ailleurs, l’absence de contenu supplémentaire réduit énormément sa valeur. Aussi formidable soit-il, je ne conseille à personne d’investir 59,99$ pour sept heures de jeu. Par contre, si vous êtes propriétaire d’une PS3, vous devez absolument y jouer; allez donc le louer!

Ma cote : 7.9/10

Super Puzzle Fighter II Turbo

- 18 septembre 2007

Les bijoux ne sont pas rares dans la section Arcade du service Xbox Live. Un de ceux-ci est Super Puzzle Fighter II Turbo, un grand titre pour un jeu de casse-tête original qui rappelle un peu Puyo Puyo.

Le concept est simple : chacun des deux joueurs – humain ou artificiel — a sa section dans laquelle tombent des blocs de couleurs en groupe de deux. Les participants peuvent les tourner à leur guise pour en réunir le plus possible d’une même couleur, ce qui les change en gros blocs du même coup. Des pièces de destruction affichant les mêmes couleurs que les blocs réguliers tombent parfois et servent à détruire ceux de cette même couleur. Plus la démolition est massive, plus il y aura de morceaux inutiles qui apparaîtront dans la section de votre adversaire. Ces pièces nuisibles demeurent présentes environ trois secondes, après quoi elles se transforment en blocs réguliers, ce qui donne une chance à votre adversaire de contre-attaquer. Le but est de remplir la section de l’autre et de remporter ainsi la partie!

Quelques modes supplémentaires existent, mais la différence entre ceux-ci et le mode de base est plutôt superficielle et n’amène rien qui dépasse l’efficacité du mode principal. L’aspect le plus intéressant de cette version du jeu est la possibilité d’affronter des adversaires via Xbox Live.

Point de vue graphiques, les blocs et les sections ont été retouchés et sont superbes. Par contre, les graphiques centraux, là où s’affrontent des versions miniatures des personnages de Street Fighter II, n’ont pas été modifiés et le contraste entre les deux sections crée un malaise et donne l’impression que les concepteurs ont été négligents à cet effet.

SPF2T est un excellent jeu pour tous les amateurs du genre, mais ne convaincra pas ceux qui n’aiment pas les casse-têtes de changer d’avis!

7.7/10

The Darkness

- 27 août 2007

En tant que fan inconditionnel de la BD, j’ai toujours aimé les jeux inspirés des personnages illustrés. Malheureusement, les jeux de super héros, tout comme les films du même genre, sont souvent très bons ou très, très mauvais. Alors quand j’ai appris qu’un jeu basé sur la BD The Darkness était prévu, j’avais mes réticences. Et encore plus quand j’ai appris qu’il s’agissait d’un jeu de tir à la première personne, un style qui, selon moi, se mariait mal avec le concept initial. Heureusement, mes craintes se sont avérées inutiles, car le produit final est un des meilleurs jeux de l’été!

Basé sur une BD obscure publiée par TopCow et mettant en vedette Jackie Estacado, un tueur à gage de la mafia, et la force maléfique appelée Darkness, ce jeu s’inspire brillamment des personnages créés par Garth Ennis et Marc Silvestri. Les fans de BD doivent savoir que le jeu est basé sur la deuxième version de The Darkness, soit celle de Paul Jenkins, qui a aussi travaillé sur le scénario du jeu.

L’histoire commence le soir des 21 ans de Jackie; une collecte d’argent tourne mal et l’oncle du protagoniste (Paulie) met un prix sur la tête de ce dernier. Heureusement pour Jackie, c’est le soir de ce même anniversaire que le Darkness se manifeste en lui. Cette ancienne malédiction lui donne plusieurs pouvoirs qui grandiront au cours de l’aventure. Le premier se manifeste par deux têtes serpentines veillant sur lui. Il est possible pour le joueur de les utiliser pour accéder à des endroits que Jackie ne peut pas atteindre et pour assassiner des ennemis sans qu’ils réalisent que vous êtes dans les parages. Jackie peut aussi faire appel à des Darklings, des petites créatures démoniaques qui peuvent effectuer différentes tâches. Malheureusement, l’intelligence artificielle de ceux-ci est plutôt limitée, ce qui les rend plus ou moins utiles. Là où les choses se corsent, c’est sur les conditions à respecter pour pouvoir utiliser et faire progresser les pouvoirs du Darkness. Pour les utiliser, Jackie doit rester dans l’ombre. Vous passerez donc plus de temps à tirer sur les lampadaires qui longent les rues de New York qu’à descendre vos adversaires. Pour ce qui est de la progression de vos pouvoirs, vous devrez laisser vos serpents se nourrir du cœur de vos victimes si vous voulez qu’ils deviennent plus forts. Violent? Bien sûr, mais combien satisfaisant!

Je ne veux pas trop parler de l’histoire, car elle fait partie des points forts du jeu. Les revirements de situations sont souvent inattendus et parfois même choquants! Inutile de dire que ce n’est pas un jeu pour enfants; les dialogues sont impeccables, mais aussi vulgaires et crus. Le jeu, violent et sombre, rappelle le style des films de Coppola. Les acteurs sont formidables et crédibles, ce qui rend l’univers du jeu d’autant plus réaliste et amplifie les émotions du joueur au cours de son aventure.

Les superbes graphiques rendent à merveille les stations de métro et la texture des têtes du Darkness, notamment. La musique accompagne admirablement le jeu et les différentes situations, tout comme les effets sonores. Il est évident que les concepteurs ont mis beaucoup d’énergie sur l’esthétisme du jeu et qu’ils avaient le talent de leurs ambitions.

Le seul aspect négatif est l’intelligence artificielle des Darklings et des ennemis. Les démons sont ainsi moins utiles et moins plaisants à utiliser. Il m’est arrivé à quelques reprises qu’un démon kamikaze se fasse exploser trop près de moi et qu’il me nuise beaucoup plus qu’à mes ennemis. Les adversaires ne sont pas très difficiles à vaincre et ne semblent pas réaliser que vous avez des pouvoirs démoniaques. À un moment dans le jeu, j’ai vu le reflet de Jackie dans un miroir : ces yeux brillaient d’une lueur menaçante tout comme ceux des deux têtes survolant ses épaules. Pourtant, mes ennemis n’ont jamais vraiment eu peur de moi. Étrange.

Malgré tout, The Darkness est selon moi un des meilleurs jeux de l’été 2007 et offre une expérience intense et unique. Je le conseille évidemment à tous les fans de BD, mais aussi à tous les joueurs qui cherchent une expérience de jeu hors du commun!

Ma cote : 8.8/10

Project Sylpheed

- 12 août 2007


Ayant été jadis un grand fan de la série Wing Commander, l’idée d’un nouveau jeu de vaisseau me plaisait bien, surtout quand j’ai appris que c’était Square-Enix (une compagnie reconnue pour ses jeux de qualité) qui s’occupait du contenu. Grande déception : Sylpheed est un jeu maladroit qui déçoit beaucoup plus qu’il ne surprend.

Durant le jeu, vous suivez l’histoire de Katana, un jeune pilote terrien qui doit défendre sa planète contre la résistance ADAN, car celle-ci considère le régime terrien comme de la tyrannie. L’histoire est racontée par des cinématiques qui révèlent aussi le parcours personnel des personnages. Le tout ressemble à un film d’animation japonais et c’est plutôt réussi : les scènes sont belles et l’histoire est intéressante.


Malheureusement, les scènes cinématiques sont plus captivantes que le reste du jeu. Les contrôles sont drôlement configurés et ne rendent pas le jeu particulièrement plaisant. La plupart des boutons servent à exécuter deux actions différentes (on appuie une fois pour une action, deux fois pour une autre), ce qui complique les choses pour rien. De plus, si le joueur prend la peine de laisser le temps à l’ordinateur du vaisseau de figer la mire sur une cible, les missiles à têtes chercheuses ne ratent jamais! Finalement, tout ce que vous aurez à faire, c’est tenter de réussir à accomplir les objectifs secondaires qui vous sont donnés dans le feu de l’action et qui ne sont pas toujours très clairs.


Entre les missions, un côté intéressant du jeu est la capacité de dépenser les points que vous avez accumulés pour acheter de nouvelles armes et renforcir celles que vous avez déjà. C’est dommage qu’aucune d’entre elles ne soient à la hauteur des fameux missiles à têtes chercheuses!

Les graphiques sont beaux, mais souffrent de ralentissements fréquents, ce qui devient rapidement agaçant. Côté son, les effets sont plutôt bien, mais le jeu des acteurs est inégal. Certains d’entre eux sont excellents, alors que d’autres vous donneront le goût de lancer quelque chose dans votre téléviseur.


Project Sylpheed est un jeu vidéo comparable à un film de série B. Le projet était bon, mais en y jouant, on a vraiment l’impression qu’il n’a pas été pris au sérieux. Je vous conseille de le louer avant de l’acheter, question que vous sachiez dans quoi vous vous embarquez!

Ma cote : 5.8/10