Archives pour la catégorie ‘Haute définition

Bioshock 2 en test

- 23 février 2010

Lors de sa sortie en 2007, Bioshock a été un véritable électrochoc. Doté d’une réalisation superbe, d’une ambiance et d’un design ultra original, et d’une histoire qui tenait en haleine jusqu’à la fin, il s’est imposé facilement comme l’un des meilleurs jeux de l’année. Pour le deuxième opus, 2K Games a appliqué la même formule, mais deux ans après la surprise est-elle passée ?

Retour à Rapture, cette ville sous-marine faite d’immenses immeubles au design art déco, et dont l’histoire s’est suspendue en 1960 quand les expériences sur les êtres humains ont dégénéré en rendant sa population folle à lier. Dans cet opus, le joueur incarne le surpuissant Big Daddy Delta qui s’est fait kidnapper la little sister dont il était responsable. L’occasion d’évoluer à nouveau dans Rapture et d’explorer de nouveaux endroits qui n’ont rien perdu de leur sinistre charme.

En fait, quand je disais plus haut que 2K a appliqué la même formule que pour le premier, c’est vraiment frappant au point que les nouveautés consistent en des améliorations. Tout d’abord, outre les boss de fin incarnés par des antagonistes toujours aussi fous, on retrouve comme ennemis récurrents les Big Sister, des femmes engoncées dans une armure ultra résistante et qu’il faudra battre souvent, et des colosses dotés d’une force surhumaine qui vous rendront la vie difficile.
bioshock 2

En tant que Big Daddy, vous aussi êtes dans une armure et aurez à disposition la cultissime foreuse dès le début et d’autres armes allant de la mitrailleuse, en passant par le fusil à pompe. Les plasmides qui vous donnent des pouvoirs sont à peu près les mêmes que dans le premier. L’amélioration à ce niveau vient du fait qu’il est désormais très facile d’utiliser ses armes et plasmides en même temps puisque vos deux mains apparaissent à l’écran. Côté nouvelles armes, on retrouve des mitrailleuses mobiles automatiques à déployer ou des minis mines.

L’étude des différents ennemis se fait désormais à l’aide d’une caméra bien plus pratique que l’appareil photo du premier. Une fois enclenchée, plus vous tuez l’ennemi rapidement et plus la note d’étude est élevée.

Le reste du jeu est dans la même veine que le premier, le level design est vraiment bien étudié avec des niveaux immenses, l’ambiance est toujours aussi délicieusement lugubre et folle, et les ennemis animés par la démence seraient à leur place dans la chambre d’isolement d’un asile. Les graphismes déjà superbes du premier ont été retravaillés, notamment tous les éléments comme la fumée mieux rendue et certaines textures plus fines.
bioshock 2

Un mode online a fait aussi son apparition, sympathique, il demeure cependant très loin des standards que sont devenus Gears of War, Call of Duty et autres MAG, même s’il dispose de nombreux modes et d’une évolution de votre personnage et de vos armes, le peu de joueurs et la difficulté à trouver des parties en disent long sur son intérêt.

Un mot sur la version PC, celle-ci n’est qu’en 4/3, un patch doit arriver en ce moment normalement pour que Bioshock 2 puisse passer sur les écrans 16/10 et 16/9. Le support d’une manette de jeu n’a pas été inclus, mais quel joueur PC s’en plaindra ? Par contre, la protection Securom ne permet de l’installer que jusqu’à cinq fois. Après, il faudra contacter le support, rien donc pour donner envie de l’acheter…

bioshock 2

Au final, Bioshock 2 s’avère extrêmement prenant, immersif, et long. La version française est toujours aussi réussie, l’ambiance nous fait entrer dans le jeu dès la première minute, c’est un véritable plaisir de retrouver la magnifique et dérangeante ville de Rapture. Mais après le premier, la surprise s’est estompée et le peu d’évolutions et de nouveautés fait que l’on se retrouve plus face à un Bioshock 1.5 plutôt qu’un 2.

8/10 – disponible sur Xbox 360 – PS3 – PC : testé sur Xbox 360 et PC, mais abandonné très vite sur PC

Idées reçues

- 23 février 2010

Hier, je me trouvais aux Rendez-vous du cinéma québécois où Yannis Mallat, le PDG d’Ubisoft Montréal, est venu discuter au sujet de la convergence du cinéma et des jeux vidéo.

Pendant les questions avec le public, une dame d’une cinquantaine d’année, qui n’était pas venue seule, l’interpelle et lui tient un discours comme quoi les jeux vidéo sont violents et que celui-ci a une responsabilité face aux jeunes. En fait, c’est surtout son argumentation extrêmement pauvre qui m’a frappé, elle a répété en boucle la même chose tournée de manière différente pendant deux minutes.
Yannis Mallat lui a répondu qu’il y faisait attention et que les jeux en boutiques étaient vendus aux bonnes classes d’âge.

En fait, cette femme n’avait aucune connaissance de l’ESRB, sinon elle aurait su qu’Assassin’s Creed est un jeu classé Mature, que le marché des adultes est bien plus grand que celui des jeunes, que les adultes jouent énormément, que les vendeurs en boutique font souvent attention à qui ils vendent le jeu (du moins, dans les Microplay et Eb Games où je vais). Bref, elle a tenu un discours qui dans ma tête appartenait à un autre âge. En voulant se donner un rôle de bien-pensante, elle s’est surtout ridiculisée en répétant bêtement des arguments creux et vides maintes fois entendus et qui n’ont plus lieu d’être, mais en étalant surtout au grand jour une méconnaissance profonde de ce qu’elle critique.

Un peu comme quand Radio Canada avait envoyé lors de la sortie d’Army of Two un journaliste qui visiblement ne connaissait rien aux jeux, interrogeant et accusant pratiquement EA Montréal de faire l’apologie des compagnies de guerre privées, à tel point que j’avais été parcouru par un frisson de la honte pour lui (et je n’ai pas été le seul, car on a été nombreux à en rire).
Un petit conseil à ceux qui se soucient tant de la sécurité des jeunes, des responsabilités… c’est surtout certains parents qu’il faut sensibiliser à l’ESRB, ou à ne pas laisser traîner leurs jeux partout. C’est parfois arrivé qu’on se retrouve avec mes chums, avec un gamin qui débarque dans une game de Gears of War ou Call of Duty à une heure du matin alors que les parents sont couchés. En combattant et en critiquant ce qu’on ne connait pas, on s’attire juste le mépris, la moquerie voire l’indifférence du camp d’en face.

Dante’s Inferno : Voyage au bout de l’Enfer

- 19 février 2010

Tiré du film d’animation et enrichi par la Divine Comédie, Dante’s Inferno offre une descente aux enfers efficace. Quand au principe de progression, on se retrouve face à un God of War, c’est simple, efficace et particulièrement sanglant.

Si vous avez vu l’anime, ce jeu reprend pas mal de passages, du crucifix planté dans l’oeil du père de Dante à la mort de Béatrice, jusqu’à son sein dénudé et j’en passe. L’histoire décrit donc la descente de Dante jusqu’au plus profond de l’enfer afin de sauver l’âme de Béatrice sa bien aimée.

Dante's Inferno

On est d’abord frappé par les cinématiques d’une beauté assez incroyable, tout comme les flashback réalisés dans un style animé très original. Une fois dans le jeu, les graphismes perdent en qualité, mais l’ambiance des enfers est tellement riche qu’on finit par accrocher complètement.

Dante's Inferno

Le jeu se déroule en trois phases qui ne cessent de s’alterner. D’abord, le beat them all. Complètement copié sur God of War, jusque dans la maniabilité très proche, il faudra venir à bout de vagues d’ennemis et de boss. Un bouton pour les coups normaux, un autre pour les coups puissants, et enfin un autre pour les attaques distantes, plus les magies. En tuant vos adversaires, il sera possible pour la plupart de les absoudre ou les condamner. Suivant vos choix, les différents types d’armes vont être plus efficaces suivant que l’on penche d’un côté ou de l’autre. De plus, ces âmes collectées permettent de faire évoluer les techniques de combat et leur puissance.
S’ensuivent des scènes de plate forme souvent faciles. Enfin, quelques scènes de réflexion viennent s’intercaler. Bien qu’elles soient extrêmement simples, elles le sont parfois trop ce qui devient paradoxalement difficile. Heureusement, on reste bloqué rarement.

Dante's Inferno

Graphiquement, Dante’s Inferno vaut surtout pour ses décors et quelques ennemis, il est très loin d’être laid, mais il est loin d’être magnifique. Techniquement, il gère très bien les vagues d’ennemis sans ralentir, la maniabilité est bonne, mais les sauts sont parfois imprécis.
Par contre, la caméra fixe s’avère parfois mal placée, ne laissant seulement deviner les ennemis, on se met donc à tirer à distance n’importe où, en y allant à l’aveugle.

Dante's InfernoDante's Inferno

La durée de vie varie entre huit et neuf heures en normal et facile. Dans les difficultés au-dessus, les boss sont coriaces et il faudra compter quelques heures en plus. Une fois le jeu fini, on débloque de nouveaux éléments et une arène, sans compter que du contenu téléchargeable va arriver somme un éditeur de niveaux. Au final, Dante’s Inferno est un jeu qui vaut surtout par son ambiance infernale totalement réussie, des décors à la hauteur et un gameplay qui a fait ses preuves. Ce n’est pas un grand jeu, mais un jeu efficace qui se démarque surtout par son ambiance.

7/10 Xbox 360 – PS3 – PSP – testé sur Xbox 360

Nouveau trailer de Splinter Cell Conviction

- 18 février 2010

Voici le nouveau trailer de Splinter Cell Conviction. Pour rappel, il doit sortir 13 avril prochain, et chez Ubi ce matin, on m’a promis juré qu’il ne serait pas reporté et que c’est la date définitive.

La PS3 va jouer les Blu Ray en 3D

- 11 février 2010

Si certains d’entre vous comptent s’acheter un écran 3D, sachez que l’une des prochaines mises à jour de la PS3 va lui permettre de lire les films Blu Ray en 3D.

Les écrans 3D devraient débarquer chez plusieurs constructeurs, dont Sony, un peu avant l’été, et sont devenus leur nouvelle technologie à imposer. D’ailleurs, j’ai pu voir Motorstorm Pacific Drift sur un écran 3D la semaine dernière et c’est quand même super impressionnant, car la PS3 ne va pas que lire les Blu Ray, les jeux vont aussi avoir leur option 3D. Reste à savoir maintenant le prix de ces fameux écrans 3D, il y a encore un an on annonçait des prix avoisinant les 5000$, tandis que récemment on parlait d’un surcoût de quelques centaines de dollars. Chez Sony, la semaine dernière, ils ne pouvaient pas encore révéler les prix… pourvu que ce ne soit pas 5000$, parce qu’ils vont en mettre du temps à l’imposer leur 3D vu le prix des écrans actuels.