Au tennis, les tournois du Grand Chelem regorgent chaque fois de belles histoires. C’est inévitable. On n’a qu’à penser à la consécration de Goran Ivanisevic à Wimbledon, en 2001. Probablement la plus incroyable histoire que le monde de la petite balle jaune ait connue…
Il y a un an, à Melbourne, Milos Raonic faisait écarquiller les yeux de la planète tennis en accédant au quatrième tour des Internationaux d’Australie après avoir d’abord passé par les qualifications.
Cette fois, c’est dans la peau d’un des favoris de l’épreuve que le Canadien s’est présenté en Australie. Et c’est devant un joueur qui a déjà bien connu ce rôle qu’est tombé le puissant serveur, au cours du week-end.
Chuté au 181e rang mondial, Lleyton Hewitt a déjoué les pronostics en atteignant le quatrième tour devant son public. Dans les derniers milles de sa carrière – l’Australien aura 31 ans le mois prochain – il a fait fi d’un tableau relevé pour se faufiler parmi les 16 dernières raquettes du tournoi.
Profitant certes d’un peu de chance, dont l’abandon sur blessure d’Andy Roddick en deuxième ronde, l’ancien numéro 1 mondial a fait l’étalage tout du long de la détermination et de la passion qui ont caractérisé son passage au sein du circuit de l’ATP.
Il aura finalement fallu un Novak Djokovic en grande forme pour mettre un terme à son tournoi, non sans que le meilleur joueur au monde ne cède une manche à l’ancienne gloire du tennis.
Dire qu’avant le début du tournoi, Hewitt ne savait même pas s’il allait être en mesure de compléter la première rencontre, remportée aux dépens de Cedrik-Marcel Stebe, un Allemand plutôt anonyme…
«J’espérais seulement que mon corps tienne le coup pour ce match, a confié Hewitt aux journalistes, après son revers contre Djokovic. Je n’ai pas voulu penser au-delà de ça».
Et pourtant…

Dans le fond Hewitt, c’t'un peu le Halak du tennis, en moins jolié