Les séries éliminatoires devraient permettre aux fans de voir le meilleur hockey possible. Après tout, ce sont théoriquement les formations les plus talentueuses qui s’affrontent…
Malheureusement, les poings prennent souvent le dessus sur les points au printemps, comme ce fut le cas dimanche soir entre le Canadien et les Sénateurs. Â
Dans cette foire regrettable, un joueur – un seul – a connu une bonne performance pour le Canadien : Brendan Gallagher. Le petit attaquant est l’unique porte-couleur de l’équipe qui n’a pas grand-chose à se reprocher depuis le début de cette série.
Au contraire, malgré son jeune âge et son inexpérience, Gallagher continue à offrir le même genre de jeu qu’il pratiquait en saison régulière. Sa propension à aller se poster devant le filet et à encaisser les coups, malgré sa petite stature, est toujours aussi impressionnante.
Les joueurs des Sénateurs l’ont d’ailleurs «dans la tête», comme le veut le cliché, et ont axé une partie de leur stratégie afin de contenir le numéro 11. Gallagher se fait brasser depuis le début de la série, mais encaisse les coups sans broncher.
«Tabaslack qu’il se fait abuser!» a d’ailleurs commenté de façon imagée Michel Therrien, lundi.
Un cadeau
Mais comme le hasard fait parfois bien les choses, Gallagher a reçu une récompense au lendemain de cette performance regrettable de son équipe.
Figurant parmi les trois finalistes à l’obtention du trophée Calder, il aura une raison de plus de  célébrer son 21e anniversaire (mais il ne faudrait quand même pas qu’il fête trop, il y a quand même un match, demain!)
A-t-il une chance légitime de gagner? Jonathan Huberdeau semble détenir une longueur d’avance. Avec 31 points, il trône au sommet des recrues, à égalité avec Nail Yakupov qui, étonnamment, a été ignoré par les journalistes. Et Huberdeau a porté seul sur ses épaules des pauvres Panthers de la Floride qui n’allaient nulle part, cette saison.
Quoique c’est pas mal ce que fait Gallagher depuis le début des séries…
