Non, malgré tous les jeux de mots qu’il aurait été possible d’en tirer, l’épopée des Kings de Los Angeles n’est pas digne d’Hollywood.
Parce que si les scénaristes avaient planché sur pareille histoire, le déroulement aurait été beaucoup plus tonitruant, ponctué de remontées in extremis et de victoires en prolongation.
Les Kings n’ont même pas eu besoin de ça pour gagner. Ils ont à peine tremblé. Ce n’est qu’à la quatrième partie de cette finale qu’on a pu voir une lueur de doute dans les yeux des jeunes joueurs.Â
Un doute confirmé lors de la cinquième rencontre, mais rapidement oublié au match numéro 6.
Tel un rouleau compresseur aidé par un gardien de but quasi sans faille, les Kings ont filé vers le titre à la vitesse grand V. Comme si de rien n’y était. Comme si c’était le scénario attendu, comme si cette saison difficile n’avait jamais existé, comme si le capitaine Dustin Brown n’avait jamais failli être échangé.
Comme si Jeff Carter avait rempli les promesses dès le départ, aussi. Comme si rien n’était impossible.
Parce que s’il faut se rappeler une chose, une seule de cette édition championne des Kings, c’est celle-là . Rien n’est impossible.
Même pour une équipe qui se faufile en séries éliminatoires par la petite porte, chanceuse d’avoir pu terminer à la huitième place de son association.
On ne verra sans doute plus pareil scénario avant 10, 15, 20 ans, mais les Kings auront servi cette leçon au monde du hockey.
Rien n’est impossible.
