Archives pour mai 2012

Le joueur tout désigné

- 24 mai 2012

Joey Saputo l’avait promis, les amoureux du ballon rond l’ont eu : l’Impact de Montréal a fait signer un contrat à son premier joueur désigné.

Marco Di Vaio, ancien international italien, vice-meilleur buteur de la Série A en 2009, foulera le terrain du stade Saputo pour la première fois le 27 juin contre le Toronto FC.

Joey Saputo disait tenter de mettre sous contrat un joueur désigné, mais pas «à n’importe quel prix». Il voulait un athlète qui, même au-delà des limites du terrain, allait représenter fièrement le maillot bleu et blanc.

Il semble avoir trouvé le joueur idéal en l’attaquant de 35 ans, fort apprécié des partisans de Bologne, l’équipe italienne pour laquelle il jouait jusqu’à tout récemment.

«Il évoluait dans une petite équipe en première division en Italie qui faisait face à la relégation toutes les années, a mentionné le directeur technique Nick De Santis en point de presse.

«Marco était un catalyseur pas seulement en marquant des buts, mais aussi en faisant progresser les jeunes joueurs. Nous amenons un joueur doté d’une grande force de caractère.»

Parlant de marquer des buts, voici un avant-goût du talent de Di Vaio…

 

AJOUT – Petit cours 101 sur les joueurs désignés dans la MLS, courtoisie de Wikipédia.

Qui pourra stopper les Kings?

- 23 mai 2012

Un cliché sportif veut que les séries éliminatoires soient une nouvelle saison. Les Kings de Los Angeles ont prouvé que l’adage disait vrai.

Inconstante en saison régulière, la troupe de Darryl Sutter a pulvérisé un à un ses adversaires depuis le début des séries.

Les Canucks de Vancouver, champions de la Ligue nationale, finalistes de la coupe Stanley en 2011? Évincés en cinq petites parties.

Les Blues de St. Louis, bons deuxièmes dans l’Ouest, comptant sur un duo de gardien hors-pair? Éliminés d’un coup de balai, en quatre rencontres. kings2

Les Coyotes de Phoenix, champions de leur section, formation aussi difficile à battre depuis le début de ces séries? Là aussi, battus en cinq matchs.

Qui les arrêtera?

Les Kings de ce « tournoi printanier » – là encore, un autre cliché sportif – n’ont rien à voir avec l’équipe qu’ils formaient en saison régulière. Comme par magie, tous les éléments sont tombés en place juste au bon moment.

Auteur de 17 points seulement durant la campagne, Dustin Penner en a déjà amassé 10 depuis le début des séries.

Malheureux à Columbus dans l’uniforme des Blue Jackets, Jeff Carter a retrouvé sa touche sous le soleil de L.A., permettant aux Kings de compter sur un deuxième trio aussi menaçant que leur premier.

Quant aux Dustin Brown, Anze Kopitar, et bien sûr, Jonathan Quick, qui faisaient déjà des Kings une équipe redoutable sur papier, ils ont aussi haussé leur jeu d’un cran.

Maintenant, il reste à voir si une équipe de l’Est, une équipe qu’ils n’ont pas affrontée aussi souvent que leurs rivales de l’Ouest, ne viendra pas jouer les trouble-fêtes.

Mais au rythme actuel, tout porte à croire que pour la première fois de leur histoire, les Kings porteront la coupe Stanley à bout de bras.

Salut Gilles!

- 8 mai 2012

Dans les années 1960, 1970, même au tournant des années 1980, c’était l’implacable réalité du sport automobile.

Elle était partout. Dans une courbe, en bout de piste. Parfois provoquée par un absurde accident (Tom Pryce, décédé en 1977 après être entré en collision avec un commissaire de piste), souvent le résultat de voitures mal conçues, de circuits trop dangereux. 

La mort guettait chaque pilote. Sur le circuit belge de Zolder, en pleine séance de qualifications, c’est la vie de Gilles Villeneuve, héros de tout un peuple, qu’elle a fauchée.

Dans un des nombreux soubresauts de témérité qui ont fait sa renommée, l’orgueil de Berthierville a accroché la voiture de Jochen Mass avant de s’envoler et d’être éjecté de son bolide. À l’hôpital, quelques heures plus tard, son décès était confirmé.

Le Québec a alors pleuré son héros, un homme qui par son charisme autant que son talent, transcendait son sport.

C’était il y a 30 ans, le 8 mai 1982.

Aujourd’hui, dans la Belle Province, mais aussi dans tous les pays qu’il a marqués par son génie en piste, on commémore la perte d’un homme qui, parti trop tôt, n’a jamais pu atteindre le summum de son potentiel.

Salut Gilles!