C’aura été la saison de toutes les misères. Des controverses, des blessures, de la honte. Une saison marquée par l’improvisation de cette grande organisation qui pourtant n’y a pas droit, guidée par sa tradition centenaire.
Lorsque la sirène a sonné la fin de la troisième période samedi, lorsque les joueurs se sont rassemblés pour saluer les partisans encore dévoués, la plupart des fans se sont sûrement dit « enfin ». Ce coup de sifflet signifiait le glas de cette lente agonie marquée de quelques rares, trop rares moments de réjouissance.
Mais puisqu’on a déjà fait maintes fois l’étalage des éléments les moins glorieux de cette saison 2012-2013, parlons-en, de ces points positifs.
À commencer par la tenue du trio mené habilement par David Desharnais. Aux côtés du Québécois que l’on disait trop petit pour la LNH, Max Pacioretty et Erik Cole ont chacun atteint le plateau des 30 buts, Cole en ajoutant même cinq de plus à sa fiche.
Et dire que le vétéran n’était pas « le sauveur », selon Jacques Martin…
Les Canadiens n’avaient plus misé sur un trio aussi électrisant depuis la belle saison des Alex Kovalev, Andrei Kostitsyn et Tomas Plekanec. C’était en 2007-2008, il y a cinq ans. 
Si Cole a pleinement rempli le mandat qui lui a été confié, que dire de Pacioretty? Il y a un peu plus d’un an, il quittait sur une civière, inconscient, la patinoire du Centre Bell, sans que l’on sache s’il pourrait à nouveau chausser les patins.
Sans remplir de façon aussi efficace que ses comparses les filets adverses, Desharnais a été promu au poste de joueur de centre numéro un. Il y a cinq saisons, c’est dans la ECHL qu’il évoluait. Sans contredit la belle histoire de cette campagne.
Parmi les quelques rares points positifs, notons aussi le retour en force de Josh Gorges. Le petit guerrier a encore excellé dans ce qu’il fait de mieux, c’est-à -dire bloquer les tirs des joueurs adverses. Certains diront qu’une équipe moins médiocre se retrouverait moins souvent dans cette fâcheuse position. Ce n’est pas faux. Mais saluons le brio d’un défenseur qui se dévoue corps et âme, à chaque match, pour son équipe.
Le retour en forme d’Andrei Markov laisse entrevoir un peu d’espoir pour cette prochaine saison, qu’elle s’amorce en 2012 ou en 2013.
Quant à Alexei Emelin, le Russe aura fait bondir de leur siège à quelques reprises les partisans, à coups de mises en échec percutantes.
Devant son filet, Carey Price n’a pas été aussi étincelant qu’il y a un an, mais pas non plus aussi chancelant qu’il y a deux hivers.
Si le rideau est tombé sur cette saison de misère, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre à partir de lundi, lorsque les Canadiens tiendront leur traditionnel bilan de fin de saison.
Auront-ils déjà des annonces à faire?