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ÉLÉPHANT… et LE POUVOIR INFINI !

- 7 avril 2010

Dans le gros cube jaune.

J’y réfléchis et c’est vrai, cela me paraît sans bornes et pourquoi pas « éternel » !  D’un côté, notre Éléphant possède une mémoire immense, illimitée, indéfinie et, de l’autre, il a été apprivoisé pour ne pas dire carrément adopté par la bande de Videotron qui, on le sait – sa publicité nous le répète – a le pouvoir de l’infini !

Dans la belle grosse case jaune de Videotron vit notre Éléphant avec son garde-manger qui approche maintenant la soixantaine de films, en haute définition et en version standard. Des provisions déjà énormes et qui grandissent sans cesse. À la fin de l’année, soit deux ans après sa mise en marche, le projet Éléphant comprendra une centaine de films. Trouvez un seul endroit au petit écran avec une offre aussi considérable et aussi magnifique et, surtout ! disponible en tout temps. Même sur iTunes, dans la section des films classiques, il n’y a pas la moitié autant de films que sur Éléphant.

Éléphant n’est disponible que sur Illico, la télévision sur demande de Videotron, peut-on répliquer… Attendez, Éléphant continue son voyage, il souhaite agrandir son territoire, être accueilli ailleurs. Et cela se fera, car le patrimoine cinématographique québécois devrait être accessible partout au Québec et pourquoi pas partout ailleurs. Et Pierre Karl Péladeau – à qui Éléphant doit son existence – ne répugne pas du tout à partager l’idée géniale qu’il a eue.

Sans la télé-distribution, Éléphant serait né, mais aurait séché sur place ! Il n’aurait pas voyagé.

Robert Dépatie, patron de VidéotronHeureusement, un homme aussi dynamique et clairvoyant que Robert Dépatie, président et chef de la direction de Vidéotron, lui a tout de suite fait une place dans le gros cube jaune. Et il l’a fait généreusement en acceptant que tous, mais tous les bénéfices soient retournés aux ayants-droit, Vidéotron ne conservant qu’une part minime de 10% du prix de location des films pour couvrir une infime partie des coûts de bande passante ou du stockage de ces films qui sont disponibles à toute heure du jour, sept jours par semaine, une caractéristique exceptionnelle du projet.

Lorsque j’ai demandé à Robert ce qu’il pensait d’Éléphant, il n’a pas hésité une seconde : «Permettre, a-t-il dit, un accès à des contenus uniques tels des longs métrages réalisés par certains de nos plus grands artisans du 7e art représente certes la mission que Vidéotron s’est donnée dans le cadre du projet Éléphant. Nous sommes heureux de rendre accessible auprès d’une vaste majorité de Québécois cinéphiles un cinéma d’auteur qui témoigne du grand talent cinématographique d’autrefois, tout en assurant la pérennité de leurs œuvres ».

Suzanne LaverdièreVidéotron a aussi désigné pour s’occuper du bien-être d’Éléphant des gens pour qui le cinéma est pratiquement un art de vivre. Suzanne Laverdière (directrice principale vidéo sur demande et chaînes Indigo) est de ces gens-là, elle qui œuvre dans le cinéma depuis des décennies et qui est devenue une indéfectible amie d’Éléphant. «Éléphant, réfléchit-elle tout haut avec tant de sensibilité, c’est une grande chance, la chance de voir… de voir pour ne pas oublier».

Manon BrouilletteEntre Robert et Suzanne, il y a aussi Manon Brouillette (vice-présidente exécutive, stratégie et commercialisation de Vidéotron) qui garde son œil tutélaire sur notre bête et qui s’assure de la faire connaître. Depuis les débuts du projet, Quebecor a investi des sommes considérables pour publiciser l’arrivée dans le monde d’Éléphant et sa présence sur Illico. Cette publicité à laquelle participe aussi Vidéotron favorise tout le cinéma québécois et pas seulement celui qui vit dans la mémoire d’Éléphant.

Et Manon, comme tous ceux qui contribuent à son succès, est une inconditionnelle du projet. « Éléphant, affirme-t-elle, est clairement l’un des plus précieux miroirs de notre patrimoine cinématographique. Grâce à l’intervention de Quebecor et de son projet Éléphant, une importante partie des fondations de notre héritage au grand écran se voit maintenant rendu disponible en haute définition pour les cinéphiles québécois. »

Un sage et valeureux lion !

Jean-Pierre LefebvreJean-Pierre Lefebvre était président de l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) depuis huit ans. Il a combattu pour tout et surtout pour qu’enfin une entente collective soit signée entre l’association qu’il dirigeait et celle des producteurs (un invraisemblable corps à corps de dix-neuf ans !) Eh bien, à sa dernière assemblée annuelle, l’association a décidé de rompre avec son sage et valeureux lion. Nostalgie. Tristesse, car Jean-Pierre s’était proposé pour un ultime mandat, lui qui trouvait – on ne sait où – le temps d’être président, alors qu’il n’arrête pas de créer ; il vient de terminer un énième long métrage. Jean-Pierre était aussi un fidèle ami d’Éléphant, Éléphant qui – dès le début de son existence – a voulu reconnaître l’apport créateur des réalisateurs en proposant de leur verser des redevances sur la location de leurs films sur Illico. Une première.

François Côté, réalisateur

Désormais, c’est François Côté qui dirigera les destinées de l’ARRQ, François qui était le trésorier de l’association. « Je suis très stimulé par ce mandat à la présidence, a-t-il déclaré après son élection, et heureux de la confiance que mes pairs m’accordent. C’est avec enthousiasme et rigueur que je m’attelle à mes nouvelles fonctions avec la collaboration de tous les membres du conseil d’administration et de l’ARRQ ».

Félicitations, François. Je suis certain qu’ensemble, notre Éléphant et toi, comme avec le lion Lefebvre, sauront vivre harmonieusement…

dans la jungle !