Il vous est sûrement déjà arrivé de perdre un ami qui, après avoir atteint de plus hautes sphères de la société, a décidé de vous snober. Seul l’avenir nous dira si l’Impact tombera dans le même piège. Mais pour l’instant, tout est beau, surtout du côté de Patrice Bernier.
L’Impact se vante depuis un certain temps d’être l’équipe professionnelle la plus accessible au grand public. Il est vrai que par le passé, on en a eu plusieurs preuves. L’Impact a tenu plusieurs entraînements publics dans de nombreuses localités, dont Saint-Hubert. L’été dernier, il m’avait même été assez facile d’obtenir une entrevue avec le vice-président, Richard Legendre.
Mais ça, c’était avant l’entrée de l’équipe en MLS. J’étais curieux de voir si les choses allaient changer avec l’entrée du club dans une ligue supérieure. L’embauche de Patrice Bernier m’a rassuré, et a été applaudie par plusieurs, car on avait justement retenu du talent local.
Patrice Bernier me semble être un très bon ambassadeur pour l’équipe présentement. Le jour où sa venue avec l’Impact a été confirmée, il a donné une entrevue à mon collègue Pierre Loiselle. J’avais aussi tenté de le joindre et je lui avais laissé un message sur sa boîte vocale. Je n’ai pas insisté par la suite, car il avait été décidé que ce serait mon collègue qui s’occuperait de l’entrevue. Patrice m’a toutefois rendu mon appel le lendemain. Il s’est même excusé du temps qu’il avait mis pour me contacter. Il a démontré une très grande classe. Il a été sollicité énormément par plusieurs médias nationaux et aurait très bien pu ne pas se préoccuper des locaux, mais il ne l’a pas fait.
Patrice a encore démontré sa grande classe cette semaine. Je tenais à l’interviewer dimanche, soit le lendemain du match, pour compléter ma série d’articles. Pendant que je parlais avec un ami au téléphone, le Brossardois a tenté de me joindre deux fois. Une fois mon appel terminé, j’ai immédiatement contacté Patrice. Ce dernier ne s’est pas montré offusqué du fait de s’être buté à une boite vocale à deux occasions.
Chapeau Patrice pour ta disponibilité! Je souhaite que tu demeures le même tout au long de cette aventure. Je ne suis pas certain que j’aurais eu le même traitement si j’avais essayé de joindre un porte-couleur du Tricolore…
Patrice Bernier, un joueur de grande classe
Jean-Michel qui ?
Avec le Championnat canadien de curling des Maîtres qui s’en vient bientôt à Saint-Lambert et Boucherville, je me devais de parler de curling.
Je profite donc de cette chronique pour vous remémorez la victoire du québécois Jean-Michel Ménard au Brier (championnat canadien masculin) en 2006.
Victoire surprise
Le Québec, la 2e province plus populeuse du pays, n’est pas une super puissance du curling, surtout lorsqu’on le compare au Manitoba et à l’Alberta. Je suis certain que bien des gens ignorent qui est Jean-Michel Ménard. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il est davantage connu dans d’autres provinces qu’ici. Avant 2006, le Québec avait remporté un seul Brier, soit en 1977. Jim Ursel, né au Manitoba, était le capitaine de l’équipe du Québec.
Peu de gens auraient pu prédire la victoire de Ménard en 2006. Ce dernier avait auparavant participé deux fois au Brier. En 2003, il était membre du quatuor mené par Guy Hemmings. En 2005, c’était à titre de capitaine. Son équipe s’était classée 4e au terme du tournoi à la ronde et s’était ainsi approprié la dernière place disponible pour la ronde éliminatoire. L’équipe Ménard a toutefois été élimée au premier match.
La compétition était assez relevée au Brier de 2006. Quatre équipes étaient menées par des capitaines qui avaient déjà décroché un titre canadien, incluant les poids lourds Kevin Martin, Glenn Howard et Jeff Stoughton.
S’ajoutait à cela d’autres équipes pouvant tirer leur épingle du jeu. Bref, Ménard n’était pas favori, même si ses trois coéquipiers avaient terminés troisièmes au Brier de 2000.
En ronde préliminaire, l’équipe de Jean-Michel Ménard avait terminé deuxième au classement, derrière l’équipe de l’Ontarien Glen Howard. Ces deux équipes se sont retrouvées par la suite en grande finale du tournoi. Les statistiques favorisaient largement Howard. Son équipe n’avait jusque-là perdu qu’un seul match et même battu le Québec deux fois, soit en ronde préliminaire et lors du premier match éliminatoire.
L’équipe de Jean-Michel Ménard a toutefois commencé le match ultime en lion, prenant l’avance 4 à 0 après deux bouts seulement. Cependant, Glen Howard est revenu dans le match. Après cinq bouts, l’écart n’était que d’un seul point, en faveur de Ménard.
J’avais bien peur que Howard ait pris le <I>momentum<I> et que le titre échappe à Ménard. Le match s’est décidé aux dernières pierres du dixième bout. Ménard a réussi à tenir le coup et il n’a jamais tiré de l’arrière danse ce match pour l’emporter par la marque de 8 à 7.
Ce fut une victoire importante, voire historique, car Jean-Michel Ménard est devenu le premier capitaine francophone du Québec à remporter le Brier.
C’est un moment que, en tant que grand amateur de curling, je ne suis pas près d’oublier.
Le centre des loisirs Émilie Heymans?
Ouvert depuis septembre dernier, le nouveau centre des loisirs de Saint-Lambert n’a toujours pas de nom d’une personnalité connue. Un nom approprié serait celui de la Lambertoise Émilie Heymans.
Sur le plan sportif, le parcours de la plongeuse canadienne est fort impressionnant. En plus d’un titre de championne du monde, Émilie Heymans a remporté une médaille à chacun des trois derniers Jeux olympiques. C’est un exploit assez rare, alors que seulement quatre autres athlètes canadiens sont montés sur le podium à trois Jeux consécutifs.
Cet été, Heymans va participer à ses 4es et derniers Jeux olympiques. Peu importe les résultats, l’occasion serait belle pour la Ville de Saint-Lambert de rebaptiser le centre des loisirs en l’honneur de la plongeuse, une fois l’aventure londonienne terminée.
En mode action
Le maire de Saint-Lambert, Philippe Brunet, n’est pas contre l’idée de donner un nom propre à la nouvelle infrastructure sportive. Il admet toutefois que le sujet n’a cependant pas fait partie des discussions jusqu’à maintenant.
«Nous sommes en mode d’action. Il reste encore des petites choses à peaufiner pour le centre des loisirs. À son ouverture en septembre, il y avait évidemment plus de choses à peaufiner. Il est vrai que l’on pourrait éventuellement souligner l’apport d’une personnalité connue.»
Deux façons de penser
Il y a toutefois deux principales visions lorsque vient le temps de donner des noms à un bâtiment. Certains préfèrent honorer la personne de son vivant. À titre d’exemple, la municipalité de Sayabec a donné à son aréna le nom de centre sportif David Pelletier en 2002, soit l’année où il a remporté la médaille d’or en patinage artistique avec sa partenaire Jamie Salé aux Jeux de Salt Lake City.
L’autre vision est qu’il est préférable d’honorer une personne à titre posthume. De son vivant, la personne pourrait commettre un crime ou un geste gênant. La Commission de toponymie du Québec, qui officialise entre autres les noms des voies de communication, ne permet pas l’usage de nom de personnes vivantes. Elle stipule aussi qu’il faut attendre un an après le décès de la personne pour donner son nom à une rue, à titre d’exemple.
Rien n’est écarté
Philipe Brunet se dit ouvert à toute suggestion de nom et ne suit d’aucune façon à la lettre l’une de ces deux visions. «Nous pouvons découvrir des choses peu flatteuses sur une personne après son décès.»
M. Brunet reconnait que le nom d’Émilie Heymans constitue une bonne suggestion. «Son nom pourrait être mis dans la liste de candidats possibles. On pourrait aussi donner son nom à un autre bâtiment. Soulignons que la piscine au parc de la Voie maritime n’a pas nom de propre.»
Trois combats mémorables
Avant d’interviewer Adonis Stevenson concernant son combat du 18 février, il m’est venu à l’idée de consacrer cette édition à mon top 3 des combats ayant impliqué des boxeurs québécois. J’ai profité de mon entrevue avec Stevenson pour lui demander son top 3 et il a accepté de jouer le jeu. Lors de l’entraînement public tenu au Orion MMA Fight Club, j’ai également eu l’occasion de m’entretenir avec Marc Ramsay, entraîneur de Jean-Pascal. Ramsay m’a aussi donné son palmarès. Bonne lecture!
Top 3 d’Adonis Stevenson
1-Hilton-Oeullet I : «Disputé en 1998, le premier combat opposant Stéphane Ouellet à Davey Hilton a été très intense et serré. Finalement, Ouellet aura, malheureusement pour lui, échappé le combat»
2-Lucas-Catley II : «C’est le combat disputé en 2001, où Éric Lucas a remporté le Championnat du monde contre Glen Catley. C’est une victoire importante pour toute la boxe au Québec, car elle aura ouvert la voie aux autres. On a pris conscience que nous pouvions aussi croire dans la province.»
3- Pascal-Diaconu I: «J’ai choisi ce duel, car c’est là que tout a commencé pour Jean-Pascal. Il a remporté ce soir de juin 2009 le Championnat du monde et a pu par la suite disputer d’autres grands combats (notamment contre Chad Dawson).»
Top 3 de Marc Ramsay
1-Hilton-Ouellet III: «Ouellet avait perdu les deux premiers combats, mais il été capable de revenir et de battre cette fois Davey Hilton à l’automne de 2000. Ouellet avait démontré beaucoup de cran. Il y avait tout un côté dramatique au combat.»
2-Lucas-Catley II : «La conquête du Championnat du monde par Éric Lucas a permis à la boxe au Québec de rejoindre de nouveaux sommets. Cela a justement démontré qu’il y a de la bonne boxe dans la province.»
3- Tous les combats d’Arturo Gatti : «Ses combats ont toujours été incroyables.»
Je n’ai pu m’empêcher de partager à Ramsay mon étonnement du fait qu’il n’avait pas inclus dans son palmarès des combats de son plus connu poulain, Jean Pascal. J’ai réussi à le faire parler du combat Pascal-Dawson. «Je le classe dans la même lignée que la victoire de Lucas. La victoire de Jean Pascal sur Chad Dawson a permis à la boxe québécoise d’atteindre de nouveaux sommets. Dawson était classé parmi les meilleurs boxeurs livre pour livre.»
Mon top 3
1-Hopkins-Pascal II : tout entourant ce combat était spectaculaire. Rappelons que le 1er affrontement entre Bernard Hopkins et Jean Pascal s’était soldé par un verdict nul. En conférence de presse, Pascal avait fait des allusions soutenant que Hopkins se dopait. Le vieux routier avait répliqué en affirmant qu’il ne serait pas surpris si Pascal perdait la vie durant le combat revanche. Le combat lui-même a été très intense et enlevant. Hopkins a écrit une page d’histoire en devenant le plus vieux boxeur à décrocher une couronne mondiale.
2- Dawson-Pascal : même si Jean Pascal s’amenait dans le combat avec la ceinture de champion du monde, il était le négligé. Dawson était considéré comme l’un des meilleurs livres pour livres. En plus, il n’avait jamais subi la défaite. Bref, le pedigree de Dawson était assez élevé. Jean Pascal a livré une superbe performance et ainsi remporté le combat. Il a, ce soir-là , impressionné bien des observateurs américains alors que le combat était diffusé sur le prestigieux réseau HBO. J’étais particulièrement fier de Jean Pascal, car il a rendu plusieurs Québécois fiers devant un vaste auditoire étranger.
3-Andrade-Bute 1 : ce fut la première défense obligatoire de Bute. Le combat a été très intense. Bien que Bute ait dominé la majorité des rondes, le spectacle offert dans le ring était d’une grande qualité. Il y en a eu de l’action. Évidemment, la fin controversée est venue ajouter de la saveur à ce combat. Cela a mis la table pour un combat revanche. Cependant, le 2e affrontement a permis à Bute de prouver qu’il était sérieux alors qu’il a stoppé Andrade au 4e round.
Destinations à saveur sportive
J’ai décidé de me transformer cette semaine en agent de voyage. Vous êtes en train de planifier des vacances d’été et vous n’êtes pas encore décidés? Si vous aimez le sport, mais vous souhaitez visiter d’autres attraits touristiques situés à proximité de l’infrastructure sportive, il y a de fortes chances que vous achetiez une de mes idées. Notez que les trois villes suggérées dans cette chronique ont été visitées par votre humble serviteur.
Toronto
La Ville Reine est une destination qui peut se faire en train ou en voiture. Les gens qui ont un peu plus de sous peuvent prendre l’avion, mais les deux précédents choix font amplement l’affaire. Évidemment, en plein été, la destination première des amateurs sportifs est le Rogers Center, le domicile des Blue Jays de Toronto.
Le stade est situé en plein centre-ville et on y retrouve tout près : la réputée tour du CN, le temple de la renommée du hockey, le stade du FC Toronto ainsi que le Air Canada Center, le domicile des Maple Leafs et des Raptors. Bien sûr, vous ne verrez pas de match en période estivale, mais vous aurez accès à la boutique. Notons que le Rogers Center est situé près de l’eau, une balade en bateau est donc une option envisageable avant le début d’un match.
Boston
Encore là , le trajet Boston-Montréal se fait très bien en voiture. Avant d’arriver à Boston, vous pouvez aller faire du camping dans de nombreux endroits de l’État du New Hampshire. À Boston, pour les sportifs, il y a bien sûr les Red Sox, mais achetez vos billets tôt si vous voulez éviter de payer trop cher en faisant affaire avec des revendeurs. Plusieurs restaurants et magasins entourent le Fenway Park. Notons que le métro de Boston dessert la majeure partie des sites intéressants de la ville et vous pouvez ainsi en visiter quelques-uns avant le premier lancer.
Si vous allez à Boston en août, vous pouvez aussi aller voir un match des Patriotes. Notons que vous pouvez prendre le train à la gare Centrale de Boston pour vous rendre au Gillet Stadium qui est situé à Foxboro. La durée de la balade est d’une heure, mais vous éviterez l’embouteillage monstre.
New-York
Pour la Grosse Pomme, je vous conseille de prendre l’autobus. Vous ne voulez pas conduire votre automobile dans un embouteillage monstre. Les stades des Yankees et des Mets sont accessibles en métro. Il y a de la vie autour du Yankees stadium, il en vaut donc la peine d’arriver un peu plus tôt. Pour ma part, je ne peux dire la même chose du stade des Mets. Lorsque j’y ai été en 2007, il n’y avait dans les environs que Flushing Meadows, le complexe de tennis où se dispute le US Open. C’est un endroit peu vivant lorsqu’il n’y a pas de grand tournoi.
C’est tout pour cette fois-ci. Je vous reviendrais peut-être plus tard cette année pour vous donner d’autres idées.