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Toronto: des chaussures et des tapas

- 29 mai 2014
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(Photo Bata Shoe Museum.)

Dans une de mes vies antérieures, je crois que j’arpentais la taïga dans de fabuleux mocassins ornés de perles et de fourrure…

Bon, peut-être pas, mais ça expliquerait en partie pourquoi j’ai été fascinée par l’exposition sur les chaussures des premiers peuples nord-américains plus que par les souliers de stars lors de ma visite au Bata Shoe Museum de Toronto.

Ce musée original, ouvert en 1995, présente exclusivement des chaussures. Mais pas besoin d’être une ancienne nomade des steppes (!) ou un fan fini d’escarpins pour apprécier les expositions du musée, qui a pignon sur la rue Bloor West.

Car à travers les 1000 chaussures qui sont exposées – de tous les coins du monde et de toutes les époques -, on parle finalement de cultures autant que de mode et on retrace, à partir des orteils de l’humanité, l’évolution de ses différents peuples.

C’est grâce à l’exposition Beauty, Identity, Pride: Native North American Footwear que j’ai pu découvrir les différents types de mocassins des Premières Nations de l’Amérique du Nord et la signification de leurs si fins ornements.

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Au Bata Shoe Museum.

Dans l’exposition intitulée All about Shoes: Footwear Through the Ages, j’ai plutôt vu les changements des chaussures à travers les époques: sabots préhistoriques doublés de paille, anciens souliers féminins chinois de 3 pouces (quelle torture!), bottes d’astronaute du programme spatial Apollo, talons hauts de notre ère moderne…

L’établissement possède aussi des chaussures célèbres, dont des stilletos enfilés par Marilyn Monroe à Montréal, des espadrilles ayant appartenu à Terry Fox et des flâneurs bleus portés par le King lui-même!

Le musée Bata Shoe, qui est encore un secret bien gardé, possède une collection de 13 000 pièces, dont certaines ont 4500 ans et d’autres sortent (presque) tout juste des grands défilés. On en alterne la présentation.

Il se visite plutôt rapidement (14$ par adulte) et il est situé non loin du Musée royal de l’Ontario (ROM) et de sa fameuse façade en forme de cristal.

Les deux institutions font partie du Bloor Steet Culture Corridor, une association toute neuve née en avril 2014, qui regroupe 12 organisations culturelles et artistiques (orchestres, cinéma, centres culturels, musées) situées sur le même kilomètre et demi de la rue Bloor.

Design Exchange: un autre petit secret 

Un autre lieu qui m’a agréablement surprise est le Design Exchange (DX), le musée de design du Canada, installé dans l’ancienne bourse de Toronto, en plein quartier des affaires.

Mode, architecture, graphisme, design intérieur et industriel, l’établissement – dont on peut facilement manquer l’entrée si on se promène le nez en l’air à regarder les gratte-ciels – a comme nouvelle mission de faire découvrir le design au public.

Lors de ma visite, la curatrice associée et directrice des collections Sarah Nickleson m’a minutieusement fait découvrir l’exposition This is Not a Toy  (maintenant terminée) et ses jouets de collectionneurs. À compter du 12 juin, l’espace accueillera plutôt une expo sur le design et la gastronomie espagnols intitulée TAPAS, Spanish Design for Food, dont je vous mets quelques photos plus bas.

Si vous aimez le design et passez par le centre-ville, faites-y un petit détour (le prix d’entrée varie selon l’exposition). Une boutique y est aussi installée: trouvailles originales garanties.

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(Photo Courtoisie DX)

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(Photo Courtoisie DX)

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(Photo Courtoisie DX)

J’ai fait un petit séjour à Toronto récemment. D’autres découvertes ici: Quelques flâneries et Quelques chiffres et une confession.

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