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Roses des Andes: bienvenue en Argentine

- 8 avril 2014
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Les 112 participantes du premier Trophée Roses des Andes sont passées sous l’arche officielle du rallye ce lundi, à Salta, en Argentine.

Des montagnes, des moteurs et des filles: du 7 au 15 avril, je suivrai la première édition du Trophée Roses des Andes, un rallye d’aventure exclusivement féminin, dans le nord-ouest de l’Argentine. Vous venez?

***

Lundi 7 avril 2014. Il est 7h et le jour commence à peine à se lever sur la ville de Salta, dans le nord-ouest de l’Argentine. Par ma fenêtre du 5e étage: la silhouette des montagnes, une soixantaine de «pick-up» impeccablement alignés dans la rue et une petite armée de gens s’affairant dans la plaza d’en face.

Ce n’est pas une journée tout à fait comme les autres qui s’amorce ici. C’est le début du premier Trophée Roses des Andes, un rallye d’aventure 100% féminin, organisé par la même équipe que le Trophée Roses des Sables du Maroc.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ces compétitions sont – en bref – des raids automobiles d’orientation (et non de vitesse), où les femmes, en équipe de deux (pilote et copilote), doivent se guider à l’aide d’une boussole et d’un carnet de route pour passer différents points de contrôle et cumuler des points.

Les 112 participantes de cette première édition, qui viennent presque toutes de la France et du Québec (45), sont se réunies hier soir, après un long voyage de deux, trois, voire même quatre vols dans le cas de certaines Québécoises.

Je suis de celles qui n’ont fait «que» trois escales et je vous l’assure: c’est loin, le Nord-ouest argentin! Mais le déplacement vaut sûrement la peine. La région est synonyme de cordillère des Andes, plaines salines, paysages volcaniques, vallées viticoles, hauts plateaux, lamas, petits villages et sommets à plus 4000 mètres d’altitude…

Pour cette première journée de raid, nous restons en ville, à l’ombre chaude et humide des palmiers de Salta.

Les participantes doivent régler les questions pratico-pratiques avant le grand départ: vérifications des véhicules et du matériel obligatoire (avez-vous vos boussoles? vos tentes pour dormir durant le raid?), récupération de l’équipement fourni («plaques de désensablage», pelle, etc.), dernières vérifications santé (groupe sanguin, allergies, mal de l’altitude?), sans oublier les derniers achats avant de partir. Ça prendra bien quelques cannes de thon pour manger le midi et quelques bidons d’huile pour les camions!

Plus la journée avance et plus les curieux s’attardent dans la rue en face de l’hôtel Alejandro 1ero, où vont et viennent les concurrentes. «Ce ne sont vraiment que des femmes?», me demande un jeune Salteño nommé Francisco, en poussant sa moto. Je lui confirme. «Je trouve ça très surprenant!», me dit-il.

«Il y a une énergie particulière ici», se contente de me répondre plus tard un autre Salteño, quand je lui demande ce qu’il pense de ça, «un rallye 100% féminin». Il faut dire que la région a plutôt l’habitude de voir débarquer des rallyes comme le Dakar, dont les Roses suivront en partie les traces, d’ailleurs.

À 18h, c’est l’heure du «briefing» à l’hôtel avec la remise du premier carnet de route aux femmes et un survol de ce qui les attend, à savoir sept jours d’épreuves de conduite et d’orientation, en véhicule 4×4, en altitude,  dans une région qui, dit-on, a parfois l’air de la lune…

«Quelle galère!», me lance en riant Annie Boisvert, de l’équipe 11, en sortant de la rencontre.

«C’est beaucoup d’émotion, mais je pense que ça va être vraiment trippant, me dit Mélanie Laviolette, de l’équipe 46. Je suis nerveuse, je suis fébrile, je ne sais pas comment décrire ça, je n’ai jamais vécu ça!»

Quand on sait que chaque équipe a dû amasser 25 000$ pour participer à ce raid, que certaines femmes ont dû surmonter blessures, maladies ou épreuves personnelles dans les derniers mois, que d’autres en sont à leurs débuts dans le monde du rallye, et que cette édition est une grande première pleine d’inconnu, on peut comprendre.

Sont-elles prêtes pour l’aventure? C’est ce qu’on va voir!

Suis-je prête, moi, à les suivre pendant une semaine? C’est ce qu’on va voir aussi! En tout cas, j’ai fait mes courses et rencontré le chauffeur – Romuald – qui me mènera en 4×4 sur leurs traces. À moins que le mal de l’altitude ne frappe trop fort, je vous donnerai des nouvelles de cette première chaque soir, en direct des Andes. Revenez!

À consulter pour tous les détails et le classement: trophee-roses-des-andes.com

Pour m’écrire: sarah.bergeron-ouellet@agenceqmi.ca

Pour me suivre sur Twitter: @sarahb_o

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3 commentaires

  1. Rejanep | 8 avril 2014 à 16 h 17 min

    Sarah, toi qui a de la chance d.etre parmis les roses, j’attends avec impatience tes commentaires. Bonne route. Réjane (Rose 2015)

  2. Chantal Larivee | 8 avril 2014 à 21 h 38 min

    S.V.P. Donne nous le maximum d’info, passe le bonjour a l’équipe 77.

  3. Cathy LARROUSSE | 9 avril 2014 à 5 h 00 min

    Un grand bonjour à l’l'équipe 101, je vous suis au jour le jour et vous envie beaucoup

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