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Mexique: quelques jours au Chiapas

- 19 septembre 2014
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Rue piétonne à San Cristóbal de las Casas. (Photos Sarah Bergeron-Ouellet)

Des rites mayas dans une église de montagne, des pyramides perdues dans la jungle, des coopératives zapatistes, une ville «magique», des chilaquiles, du marimba, des cascades et quelques téquilas: au début septembre, je suis allée me promener au Mexique, dans l’État du Chiapas.

Cela a étonné certains de mes proches, mais je n’ai pas rafraîchi mon bronzage pendant les cinq jours que j’ai passés là-bas. On ne va pas au Chiapas comme on va à Riviera Maya. L’État, situé dans le sud-est du pays, longe bel et bien l’océan (Pacifique), mais ce n’est pas pour la plage qu’on y va. On choisit le Chipas pour s’imprégner d’un Mexique nature, maya, historique et méconnu, du moins des Québécois.

La région alterne entre montagnes au climat tempéré et vallées à l’ambiance de serre tropicale, entre villes coloniales et communautés de descendance maya, services modernes et fortes traditions.

Au cours de mon séjour, j’ai été basée trois jours à San Cristóbal de las Casas, une ville construite au 16e siècle, dans les montagnes, à 2100 m d’altitude. Avec ses églises coloniales, ses quelques rues encore pavées et ses murs de toutes les couleurs, c’est l’une des nombreuses «villes magiques» du pays. Cette classification (pueblos mágicos) regroupe plus de 50 cités mexicaines qui ont su préserver leur architecture, leurs légendes, leur cachet, leur «magie».

San Cristóbal de las Casas, où l’on trouve des auberges de jeunesse autant que des hôtels de charme, est la base par excellence pour explorer les hauteurs du Chiapas. C’est un endroit à l’ambiance bohème où l’on a tout de suite envie de s’arrêter. Beaucoup de voyageurs, d’ailleurs, semblent s’y attarder. C’est le cas de la guide touristique Murielle Coppin, une Belge installée au Mexique depuis maintenant 10 ans, qui fait partie du grand nombre d’habitants de la ville originaires d’autres régions du Mexique ou du monde.

C’est en sa compagnie que mes collègues et moi avons arpenté les rues vivantes de San Cristóbal, fait une longue dégustation de café local au Cafe Carajíllo, examiné les détails de la façade baroque de l’église Santo Domingo et goûté la meilleure sauce mole de l’univers (il faudra travailler fort pour me convaincre du contraire en tout cas!) au restaurant Tierra y Cielo de la jeune chef chiapanèque Marta Zepeda.

Nous avons aussi sillonné les andadores turísticos du centre-ville. Ces rues piétonnes alignent les églises, bâtiments historiques, plazas, jolis cafés, bars et restaurants et on y rencontre des touristes, des locaux, des artisans autochtones, des vendeurs de bonbons et même quelques coopératives du mouvement zapatiste.

Un autre de nos arrêts: l’église de la Guadalupe, perchée au bout d’un grand escalier jaune et blanc. On y a une vue sur les montagnes environnantes, où vivent plusieurs peuples mayas.

Mais ce qui m’a vraiment charmée, c’est de sortir un brin de la piste dite «touristique». Et à San Cristobal, cela peut signifier tout simplement de marcher quelques coins de rue après les zones piétonnes pour tomber sur des graffitis, des magasins de tortillas ou d’autres petites tiendas.

Cela peut être d’aller dans un restaurant familial près du parc central, comme le Antojitos Carmelita, où l’on s’attable pour déguster des chalupas, des panes compuestos ou des tacos dorados pour quelques pesos.

De se rendre au marché Mercosur pour questionner les vendeurs sur les papausas (un fruit) et les feuilles de hierba santa (herbe sainte) qui débordent de leurs petits kiosques.

Ou encore de s’arrêter prendre un verre du ponche de Maria, à côté de l’église San Francisco, un breuvage à base de jus de fruits chaud auquel on peut ajouter du pain et un doigt de posh, l’alcool de maïs et de sucre de canne local.

Au cours des prochains jours, je propose de vous emmener à l’extérieur de San Cristóbal pour d’autres survols de cette région riche en découvertes. Si vous voulez entendre parler des pyramides de Palenque, de cascades, du canyon del Sumidero et de rites impliquant des poulets, des chandelles et des épines de pins, je vous invite à repasser!

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