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Mexique: chez les Mayas d’autrefois au Chiapas

- 9 octobre 2014
palenquemadameok

Une voyageuse monte le grand escalier du temple de la croix, à Palenque.

Je ne sais pas si c’est la faute de Rahan, des Cités d’or ou de toutes les histoires de chevaliers de mon enfance, mais j’ai toujours aimé l’Histoire. Peu importe l’époque ou le peuple: j’aime savoir comment vivaient les gens autrefois. La grande civilisation maya fait partie de celles qui piquent ma curiosité; j’étais donc bien contente d’aller visiter Palenque, dans la jungle humide du Chiapas, au Mexique, le mois dernier.

Plus ancienne que Chichén Itzá ou Tulum – qui se visitent facilement à partir des complexes hôteliers de Riviera Maya -, Palenque a connu son âge d’or entre 400 et 800. Lors de ma visite guidée, j’ai appris que le roi le plus important de cette grande cité s’appelait Pakal (615-683), que les Mayas de Palenque avaient des toilettes (!), que la reine avait son «spa» au pied d’une cascade naturelle (et magnifique) et que les temples de jadis ne ressemblaient à rien aux constructions de pierre grises que l’on arrache aujourd’hui à la jungle. À Palenque (comme ailleurs dans le monde maya), les édifices et le sol des grandes places étaient recouverts d’une épaisse couche de chaux et ils étaient peints et décorés. Difficile, mais fascinant, à imaginer.

Il existe des dizaines et des dizaines de cités en ruine dans l’ancien monde maya (les actuels Mexique, Guatemala, Belize, Honduras et Salvador), une civilisation avancée qui est apparue vers 2500 avant J.-C. et qui a disparu à l’arrivée des Espagnols, vers l’an 1500 après J.-C. Chacune de ces villes a ses spécificités historiques et architecturales. Pas très grande, Palenque était autrefois considérée comme une cité particulièrement raffinée, comme en font foi les crêtes de pierre sur le sommet des pyramides.

On ne peut visiter aujourd’hui que le centre cérémoniel de Palenque, qui fait environ 2 km carrés, alors que l’on a découvert quelque 1500 bâtiments sur un territoire de 17 km carrés. Les visiteurs ont accès, entre autres, à la Pyramide des inscriptions (où se cache le tombeau de Pakal), au palais royal et aux trois temples de la croix, au sommet desquels on a une belle vue sur l’ensemble archéologique, la jungle et la plaine.

Si on visite le site sans guide, on suit les panneaux explicatifs (en anglais ou espagnol) pour comprendre l’organisation du centre cérémoniel. Si on marche avec un guide, on apprend des détails supplémentaires sur les jeux de pouvoir entre les cités de la région (prises d’otage, guerres, commerce), sur les croyances religieuses complexes des Mayas (que signifie le jaguar? quel est l’arbre sacré? qu’est-ce que l’inframonde?), sur leurs avancées techniques (astronomie, calendrier, eau courante, écriture…) et sur les hypothèses expliquant leur déclin. Car on sait que la chute des Mayas «classiques» a eu lieu vers les années 900, mais on ne peut qu’en supposer les raisons (problèmes environnementaux, idéologiques, etc.).

Chose sûre, pour qui s’intéresse à l’histoire encore mystérieuse de cette civilisation, la visite de Palenque est l’un des incontournables du Chiapas. Et j’ai trouvé encore plus intéressant de la visiter sachant que 25% de la population de l’État est composée d’autochtones descendant des Mayas. Comme je le décrivais ici, les habitants de San Juan Chamula, par exemple, pratiquent encore des rites surprenants impliquant des poulets et des aiguilles de pin, dans une église illuminée de chandelles. Après une incursion chez les Chamulas, on imagine plus concrètement l’ambiance qui régnait sans doute dans les grandes pyramides de Palenque il y a des centaines d’années.

Voici, en photos, une petite visite du site archéologique.

Ce billet fait partie d’une petite série sur le Chiapas. Voir aussi: Quelques jours au Chiapas, Chiapas mystique

Pour m’écrire: sarah.bergeron-ouellet@agenceqmi.ca

Pour me suivre sur Twitter: @sarahb_o

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