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Et le Qatar, vous connaissez?

- 1 décembre 2014
doha650

Vue sur le centre-ville de Doha, au Qatar.

Je vous le disais l’autre jour, j’ai récemment fait un petit voyage dans la péninsule d’Arabie. Je n’ai pas seulement mis les pieds dans le désert d’Oman lors de ma virée. J’ai aussi visité Doha, la capitale du Qatar. Vous connaissez?

Moi, je n’en savais pas beaucoup sur cette ville avant d’y mettre les pieds. Je savais que des matchs de la Coupe du monde de soccer s’y tiendraient en 2022 et que des événements sportifs y avaient déjà eu lieu. Je savais que la cité était au beau milieu d’un désert brûlant, qu’elle avait poussé très vite grâce à l’argent du pétrole et qu’elle avait des airs de mini Dubaï, les records en moins. Je savais qu’on y faisait des affaires. Et c’est à peu près ça.

Au bord du golfe Persique, dans un pays où 90 % (!) de la population vient de l’étranger, j’ai découvert une cité ultramoderne qui grandit sans arrêt depuis une dizaine d’années. À Doha, il y a des chantiers partout. On construit quoi? Des gratte-ciel (le centre-ville en compte 165 maintenant et 300 autres  devraient s’ajouter d’ici 2020, selon notre guide), des boutiques de luxe (les grandes marques ce monde y sont toutes), des stades sportifs (on prévoit en faire neuf nouveaux au pays pour la Coupe du monde), des hôtels cinq étoiles (il y en aurait environ 65 à Doha en ce moment), des complexes touristiques et résidentiels, des routes, un métro et aussi… du terrain.

Le quartier The Pearl, par exemple, est entièrement érigé sur des îles artificielles. Il sera officiellement achevé en 2015 selon les plans, mais il comprend déjà une marina (fort bien garnie en yachts!), des magasins et des appartements de luxe.

Doha a divers attraits: son centre-ville, où les gratte-ciel hypermodernes et stylisés ont souvent une touche traditionnelle; sa Corniche, une longue promenade de 7 km au bord de l’eau, l’un des rares endroits où l’on peut trouver un brin de verdure; Katara, un village culturel doté d’un immense amphithéâtre de style romain fait de marbre blanc.

Il y a aussi, entre autres, le Musée de l’art islamique, ouvert en 2008, qui abrite la plus grande collection d’art islamique du monde. Le design du bâtiment – signé I.M. Pei, à qui l’on doit la pyramide du Louvre – vaut le détour à lui seul (je vous ai mis une photo plus bas).

Aux quartiers artificiels comme The Pearl, j’ai préféré, moi, le Souq Waqif, que les autorités ont récemment rénové pour qu’il ait à nouveau l’air… ancien. Les Bédouins venaient à cet endroit pour commercer il y a déjà des siècles. C’est l’un de mes coups de cœur à Doha. Les cafés de l’endroit sont apparemment très animés les soirs de matchs de soccer. J’y ai plutôt fumé la shisha en fin de matinée, en regardant défiler les passants: un mélange de touristes, d’expatriés de partout dans le monde et de quelques Qataris.

À l’entrée du souk, le marché aux faucons est la chose qui a le plus piqué ma curiosité. La fauconnerie, ou l’art de chasser avec un oiseau de proie, est une tradition qui existe encore au Qatar et dans les pays environnants. Au marché aux faucons, on trouve un hôpital dédié à ces onéreux rapaces, des boutiques vendant des accessoires, des perchoirs où l’on peut les observer…  Fascinant!

Quoi d’autre? Les hôtels et restaurants. Disons que le luxe est au rendez-vous à Doha. J’en ai eu la preuve au Spice Market du W, où je me suis régalée de mets asiatiques, de même qu’au vaste et luxueux St.Regis, où je me suis retrouvée devant une table littéralement recouverte de victuailles au restaurant libanais Al Sultan Brahim. Je l’ai constaté aussi au Sharq Village & Spa, un complexe hôtelier Ritz-Carlton dont la petite plage offre une vue parfaite sur le centre-ville et ses tours flambant neuves…

Intrigués par cette ville du désert? La capitale qatarie se visite bien en un jour ou deux, voire même en quelques heures. Ceux qui pensent aller bientôt en Asie ou en Afrique peuvent s’y arrêter le temps d’une escale: la compagnie aérienne nationale, Qatar Airways, offre des vols directs de Montréal vers Doha trois fois par semaine (je vous en reparlerai bientôt, car j’ai pu «tester» sa classe affaires et voir le tout nouvel aéroport) avec des connexions un peu partout, et elle offre différents tours guidés de Doha.

 Voici quelques images captées au passage:

À savoir:

- Le Qatar est un pays (un émirat) actuellement stable où il n’y a pas de risques particuliers pour les touristes (voir voyage.gc.ca/destinations/qatar). Les visiteurs  doivent, comme ailleurs dans les environs, respecter certaines règles: pas de vêtements courts ou révélateurs et pas d’alcool sauf dans les hôtels internationaux, par exemple.

- Il vaut mieux visiter le Qatar en hiver. Il peut faire jusqu’à 50˚C durant l’été, avec un taux d’humidité de 90% et un risque plus élevé de tempêtes de sable.

- Le Qatar compte 2,17 millions d’habitants.

-  Les conditions dans lesquelles travaillent les ouvriers étrangers en vue de la Coupe du monde de 2022 ont été dénoncées par différents organismes et médias, notamment par le Guardian en 2013, qui parlait carrément d’«esclavage moderne». Les autorités qataries avaient répondu en disant faire enquête sur la question. En savoir plus ici et ici  (en anglais).

- À lire aussi : Connaissez-vous le Sultanat d’Oman?

- Avis aux intéressés, d’autres articles sur Oman et Doha seront publiés sur Canoe Voyages dans les prochaines semaines.

Pour m’écrire: sarah.bergeron-ouellet@agenceqmi.ca

Pour me suivre sur Twitter: @sarahb_o

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