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À moitié dans le vide

- 18 juillet 2014
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La passerelle de la via ferrata du parc national du Fjord-du-Saguenay.

Qu’est-ce qui se pratique à flanc de falaise, à des dizaines de mètres du sol, qui n’est ni de l’escalade ni de la randonnée, qui demande une certaine dose de sang-froid et promet de spectaculaires panoramas?

La via ferrata.

La semaine dernière, le parc national du Fjord-du-Saguenay a inauguré le plus récent parcours de via ferrata de la province sur les hautes, et belles, falaises de la Baie Éternité.

Je m’y suis rendue en compagnie de mon courage et de collègues journalistes. Je vous avoue qu’il y avait beaucoup d’excitation dans la foule, et un peu de stress aussi, au moment de partir affronter les parois.

La via ferrata n’est pas une activité compliquée. Elle souvent décrite comme un mélange entre l’escalade et la randonnée pédestre, mais dans les faits, ce n’est ni l’un ni l’autre: on ne marche pas vraiment et on n’a besoin d’aucune connaissance technique pour s’y adonner.

Le principe? On grimpe sur des échelons, des mini-marches ou des rampes qui ont été fixés à des falaises et l’on s’accroche à ces prises ainsi qu’à un câble d’acier à l’aide de mousquetons.

Ce qui rend la chose vraiment excitante et/ou effrayante, c’est la sensation de vide. Car on grimpe -  et pas rien qu’un peu dans le cas de la nouvelle via ferrata du fjord. Le parcours dit «intermédiaire», qui se complète en quatre heures, s’élève jusqu’à environ 200 mètres au-dessus de la baie Éternité.

De là-haut, bien sûr, la vue sur les forêts, les falaises, les marées et le fjord du Saguenay est vraiment magnifique. Mais il faut avoir le cœur – et les mousquetons – bien accrochés pour prendre le temps de l’admirer, particulièrement si l’on n’a rien d’un vrai grimpeur et que l’on s’est maladroitement placé les deux pieds sur la même prise minuscule…

Parmi les points forts du nouveau parcours ferré: le pont de singe, constitué de deux simples câbles, l’échelle inversée, qu’il faut monter face au… vide,  et la passerelle suspendue, qui fait 85 (interminables) mètres de long.

Au fil du parcours, les frissons sont pratiquement assurés -  et c’est en plein pour ça qu’il faut l’essayer!

* Si vous voulez en savoir plus sur le nouveau parcours, le niveau de difficulté et la sécurité, j’ai mis un peu plus de détails (et de photos) dans cet article-ci: Le coeur bien accroché aux parois du Saguenay.

* Vous pouvez aussi consulter le site du parc national du Fjord-du-Saguenay: www.sepaq.com/pq/sag.

Pour m’écrire: sarah.bergeron-ouellet@agenceqmi.ca

Pour me suivre sur Twitter: sarahb_o

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Le parcours La Grande Dalle.

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Un échelon à la fois!

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