Articles taggués ‘mercedes-benz

Los Angeles une girouette?

- 21 novembre 2011
bloguela

Mercedes-Benz Black serie

En faisant référence à une girouette, je ne fais pas mention du fait que la cité des anges est absolument étourdissante à toutes heures du jour ou de la nuit, mais bien des mouvances qu’on y voit.

Cette année, j’ai eu le plaisir d’être l’un de vos représentants au le Salon de Los Angeles pour Autonet.ca. Évidemment, j’étais toujours aussi excité; un enfant sur les genoux du père Noël serait la description qui me va le mieux dans ce genre d’endroit. Comme les années passées se sont surtout concentrées sur les voitures vertes, électriques, ou tout ce qui essaie de moins consommer, je m’attendais à voir un festival de trucs bizarres que l’on verrait dans 10 ans. Toutefois, l’orientation du salon de cette année était tout autre. Ici, on aurait dit que tout va bien, qu’il n’y a pas de récession mondiale, que tout le monde est riche à craquer, que le prix de l’essence avoisine les 20 cents le litre.

Bien que j’ai eu une très forte idée des dévoilements que j’y verrais avant même le départ, j’espérais quand même avoir quelques surprises pour satisfaire mon appétit écologique. En effet, cette année si vous avez suivi les dévoilements du salon vous avez surement remarqué que le vert était assez peu présent sur la carte des nouveautés. Pratiquement tous les constructeurs sans exception se sont concentrés sur des produits de performances. On parle S, RS, AMG, M, VUS, GT, Shelby, V12, V8 et turbo ici à Los Angeles.

Quand on observe le marché californien, on comprend assez rapidement pourquoi que c’est ici que les constructeurs se lancent encore une fois dans la course aux chevaux-vapeurs. La dualité que l’on voit ici frise l’utopie. D’un côté, on voit les écolos qui sont assez nombreux d’ailleurs qui roulent fièrement leur Volt, Leaf et des trucs bizarres modifiés à souhait. De l’autre côté, tu vois que la Volt est silencieusement arrêté à l’intersection entre une Bentley Continental Speed et une Ferrari California qui font gronder leur moteur.

Quoi qu’il en soit, ces cinq jours à Los Angeles ont été absolument magiques. D’ailleurs au cours des prochaines semaines vous verrez que je me suis follement amusé ici et que j’ai eu la chance de conduire une voiture qui va au-delà de l’exceptionnel. Je ne vous en dis pas plus. À bientôt en direct de Montréal cette fois!

Après, la Corée, l’Allemagne!

- 5 novembre 2011

Deux gagnants: BMW X3 et 1M

J’arrive à peine du Festival des essais de l’AJAC. Comme c’est maintenant la coutume depuis 6 ans, c’est à Niagara on the Lake, la belle région vinicole du sud de l’Ontario, que plus de 78 journalistes de partout au Canada se sont retrouvés. Après plus de 3 jours de travail, le verdict est tombé dans les 11 catégories en liste.

Si l’on oublie l’une des catégories dominées par le constructeur Chrysler avec 3 prétendants uniques, les 10 autres gagnants donnent un aperçu de la situation de l’industrie actuellement. Le résultat est simple, 5 produits coréens et 5 produits allemands. Certains diront que la finale est étonnante. De mon côté, pas de surprise. L’industrie coréenne représentée par Hyundai et Kia, en somme la même compagnie, propose aujourd’hui, des véhicules fiables, bien équipés à des prix plus que concurrentiels. Vous en avez d’ailleurs discuté suite au blogue de mon collègue Marc Bouchard.

Pendant ce temps, les voitures allemandes dominent le marché des véhicules de luxe. Ils offrent la technologie, le luxe et un plaisir de conduire sans pareil. Pendant ce temps, les constructeurs américains se relèvent doucement d’une période noire. Il suffit de penser à Ford qui ne cesse de grimper dans les sondages. À GM qui présente peu à peu des véhicules renouvelés et Chrysler qui profite de sa prise de contrôle par le géant italien Fiat. En plus de vendre ses véhicules chez nous, l’on retrouve maintenant une bonne partie de sa gamme sous la dénomination Lancia en Europe.

Mais ce sont les constructeurs japonais qui souffrent le plus de cette situation actuellement. Plusieurs consommateurs avec qui j’ai eu le plaisir de parler m’ont indiqué que les produits japonais n’avaient plus la cote. Pourtant, ce n’est pas au chapitre de la fiabilité que les voitures asiatiques font défaut. C’est en grande partie sur le plan de l’émotion. Il est maintenant temps que Honda, Toyota et Mazda nous fassent vibrer un peu plus. En ce moment, on ne fait pas wow dans les salles de montre des concessionnaires de ces marques.

En résumé, est-ce la fin de cette domination de l’industrie japonaise? On commence à comprendre les raisons du succès des Coréens. Et les voitures allemandes, la raison de leur succès? À vous la parole!

Un « trip entre chums » à 1 595 $

- 8 juin 2011
Mercedes-Benz-SLS-AMG-2011-une-pure-merveille

Mercedes-Benz SLS AMG 2011...une pure merveille

Cette semaine, j’ai eu l’immense plaisir d’aller suivre le cours de conduite avancée de Mercedes-Benz sur le circuit du Mont-Tremblant. En plus de m’amuser comme un petit fou dans les voitures AMG, dont la spectaculaire SLS, j’ai aussi vu un bel esprit de camaraderie entre les participants. Certains groupes de « chums » partent une semaine dans le sud pour jouer au golf, d’autres passent une journée sur le tarmac en Mercedes-Benz pour le même prix, mais le résultat est le même : des souvenirs incroyables et surtout du « gros fun noir ».

En effet, l’un des participants, qui n’en était pas à sa première Académie de conduite, proposa à ses amis de venir suivre le cours avec lui. La plupart d’entre eux avaient aussi déjà suivi le cours, mais c’était, de toute évidence, une belle occasion pour s’évader des heures de bureau et de s’amuser entre gars sur une piste. Évidemment, il faut s’entendre, qu’à 1 600 $ avant taxes, c’est légèrement plus cher qu’une partie de golf ou de billard pour se détendre entre amis.

Étant tous des propriétaires et des fans inconditionnels de Mercedes-Benz, il y avait un très beau stationnement à admirer. Comme Mercedes-Benz n’autorise que leurs voitures sur la piste lors de tel événement, l’organisateur du groupe fut tout sourire lorsque l’une des SLK350 montra des signes de surchauffe. Étant 13 participants en tout, il manquait donc une voiture. Je n’ai pas besoin de dire que le gars en question n’était pas peu fier de pouvoir rouler le Circuit du Mont-Tremblant dans sa nouvelle SL63 AMG 2011. Naturellement, seuls ses amis ont eu le privilège de la conduire.

Passer une journée entière à brûler du gaz sur une piste de course vraiment agréable à conduire dans des voitures de performance et de luxe, c’est ce que j’appelle une très belle journée entre « chums de gars ». Il ne me reste plus qu’à trouver plus d’amis très riches qui pourront m’accompagner sur la piste la prochaine fois que j’irai suivre un cours de conduite avancé!

Techno mais pas assez

- 30 mai 2011

2012-Mercedes-Benz-Classe-C-coupe-vue-console-centrale-imageMa difficile vie de chroniqueur automobile m’a obligé, la semaine dernière, à parcourir la moitié du globe pour mettre à l’épreuve la nouvelle Classe C de Mercedes-Benz sur les routes de l’Espagne. Au-delà des 30 degrés, du soleil radieux et des décors impressionnants de la ville de Séville, c’est la voiture elle-même qui m’a impressionné.

Pas strictement du point de vue du plaisir de conduite ou de la mécanique; ces aspects sont abondamment couverts dans l’essai routier qui a déjà été publié à ce sujet. Non c’est plutôt le développement technologique fascinant, et l’absence de ces technologies sur les versions canadiennes, qui me laissent sans voix.

Les exemples sont faciles à trouver, mais parfois plus difficiles à expliquer. Ainsi, le système multimédia On Command par exemple, tire avantage de l’internet par cellulaire, et permet, à l’arrêt, d’effectuer des recherches en ligne ou de consulter un site internet. Évidemment, ces fonctions sont désactivées lorsque la voiture se déplace…

Mais ne vous en faites pas pour votre sécurité, puisque cette fonctionnalité ne sera pas accessible en Amérique du Nord. Pas question, dit-on, notamment en raison des coûts d’opération trop élevés. Ce qui, au premier coup d’œil, peut sembler une bonne raison.

Même hésitation pour le système de reconnaissance de la vitesse permise. Littéralement, la voiture utilise des fonctions de caméras pour détecter des panneaux de limite de vitesse, et l’afficher clairement dans le tableau de bord. Mais comme en Europe les panneaux sont colorés et ronds, la voiture est incapable de reconnaître nos ennuyeux panneaux noir et blanc. Soit…

Mais quelqu’un devra m’expliquer pourquoi Mercedes-Benz (et plusieurs autres) hésite toujours à amener chez nous le principe Start-Stop qui ferme le moteur à essence à chaque arrêt. Parce que chez nous, l’essence coûte moins chère, on peut se permettre d’en brûler davantage pour rien?

On nous explique aussi que les économiques versions diesel ne verront pas les routes nord-américaines, retenues par le peu d’enthousiasme des États-Unis pour ce genre de modèle.

Bref, malgré de nombreuses similitudes, ce qui rend la technologie Mercedes-Benz unique restera encore en Europe, nous privant de ces développements uniques. Suis-je le seul à ne pas comprendre vraiment pourquoi?

Brabus…vous connaissez?

- 3 septembre 2010

C’est lors de notre visite au Salon de l’Auto de Genève il y a quelques années que nous avons eu la chance de découvrir pour la première fois le préparateur Brabus, spécialisé dans la modification de Mercedes-Benz.  Il faut avouer que le préparateur avait l’art d’attirer l’attention avec ses modèles assez exclusifs. Difficile de ne pas les remarquer.

Profitant du lancement tout récent de la nouvelle smart dans la région de Düsseldorf en Allemagne, nous avons fait un petit détour afin de visiter les installations de Brabus.  C’est en 1977 que Bodo Buschmann a fondé Brabus, une petite entreprise qui s’apparentait à l’époque aux petites boutiques du coin qui vendent des pièces de performance. Rapidement, Brabus s’est développée et est devenue aujourd’hui la plus importante entreprise du genre au monde. En 2002 que Brabus signe une entente avec Daimler afin de produire la smart Brabus, le seul véhicule griffé Brabus qui se vend au Canada.

Les installations de Brabus s’étendent sur 1,2 million de pieds carrés et compte deux usines distinctes. Les quelque 350 employés produisent annuellement plus de 4 000 véhicules, allant de la petite smart à la modification de Maybach. D’autres divisions s’occupent également de la modification d’autres marques, incluant Dodge et Infiniti, alors que Brabus Executive peut se charger de rehausser le style de votre yacht ou de votre avion, rien de moins.

Les installations incluent une salle de montre à faire rêver tout amateur de voitures de performance, alors que l’on retrouve 85 ateliers de travail pour l’installation des composantes et la modification des véhicules. Une section entière remplie de cuirs fins et de tissus est destinée aux intérieurs des véhicules alors qu’un autre atelier ressemble à une véritable usine de moteurs. Brefs, on se croirait chez un constructeur, non pas un préparateur.

Quant au choix de modèles, seul votre budget dictera ce qu’il vous est possible d’obtenir. Dans les modèles de production, on retrouve un GLK V12, un ML 63 biturbo, une Classe S V12 R ou une Brabus Bullet, cette dernière se voulant une Classe C équipée d’un moteur V12 biturbo développant 800 chevaux pour un couple de 1 047 lb-pi. Cependant, le tout demeure de bon goût et le constructeur évite les éléments trop tape-à-l’œil, à moins que vous ne le désiriez !

L’électricité : utopie ou réalité?

- 12 juin 2010

Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de faire l’essai de la nouvelle smart électrique. Cette puce de ville roule déjà dans quelques villes européennes grâce à des partenariats entre Mercedes-Benz (propriétaire de smart), distributeurs d’électricité, locateurs de voitures et divers paliers de gouvernement. Pour 2011, la smart ED (Electric Drive) débarque en Amérique. Même si seulement 45 exemplaires seront disponibles au Canada et que 36 seront destinées à des sociétés, on peut dire que la voiture électrique est maintenant réalité.

Dans le cas de la smart, il ne s’agit pas d’une motorisation de kart de golf adaptée à une voiture. C’est du sérieux. Elle peut parcourir jusqu’à 135 km sur une seule charge bien qu’une infinité de facteurs puisse influencer ce chiffre à la baisse (température, géographie, climat et, surtout, conducteur ou conductrice). Puisque les freins récupèrent l’énergie, l’autonomie est meilleure en ville que sur la grand route. La nuit, on branche la voiture sur le réseau domestique et le lendemain matin, on repart!

La smart ED est la preuve que l’électricité peut devenir une énergie de choix dans un milieu urbain. Ce faisant, elle ne fait que prouver que nos ancêtres du début du siècle dernier avaient raison. En effet, entre la fin des années 1800 et le début de la première guerre mondiale, l’électricité ralliait la majorité en ville. Puis, l’essence a pris le dessus. Pour l’instant, l’offre électrique se réduit à une seule voiture à deux places, exception de la Tesla qui coûte les yeux de la tête (et qui donne ses batteries à la smart grâce à un partenariat entre Tesla et Daimler). Les quelques smart ED réservées au public canadien seront proposées via un programme de location de quatre ans, à raison d’environ 500$ par mois (les prix n’ont pas encore été divulgués par Mercedes-Benz).

Est-ce que les gens sont prêts à faire des sacrifices pour être ultra vert? Certains oui. Mais pour l’instant, l’électricité n’apporte pas suffisamment d’effets positifs pour être attirante. On ne change pas une habitude, aussi mauvaise soit-elle, si on n’a pas une bonne raison. D’ici quelques années encore, seuls les verts convaincus seront tentés par les smart ED, Nissan Leaf ou Chevrolet Volt. Puis un jour, souhaitons-le, ces voitures seront abordables et offriront suffisamment d’avantages pour attirer monsieur et madame Tout-le-Monde.