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On s’enfiche?

- 27 janvier 2012
2013-Ford-Fusion-Energi

Ford Fusion E-Nergi 2013

Actuellement c’est moins de 3 % du marché des ventes de véhicules neufs au pays. Toutefois, bien que la révolution des voitures enfichables soit à nos portes selon les constructeurs, c’est encore les consommateurs qui ont le dernier mot. Sommes-nous prêts à passer au vert au point de brancher notre voiture comme on branche un sapin de Noël?

La question est pertinente. Au cours des prochaines années, les offres vont se multiplier à un rythme effarant. On peut déjà se procurer des électriques pures comme les Chevrolet Volt, Nissan Leaf, la Toyota Prius Plus-In et même le kart de golf de Mitsubishi l’i-MIEV. Actuellement, ce sont les seules voitures aux allures pour le moins bizarres que les acheteurs peuvent se procurer. Ce sont surtout les flottes commerciales qui les achètent pour se donner bonne conscience, mais les consommateurs eux attendent quoi?

Personnellement, je pense que le monde normal attend possiblement des voitures qui ont l’air aussi normales qu’eux. C’est bien beau la question de l’aérodynamisme extrême, mais ce n’est pas parce que l’on veut rouler vert que l’on veut nécessairement passer pour un extraterrestre!

Voilà que des solutions plus viables à mon sens sont sur le point d’arriver d’ici deux ans en concession pour les verts ou économes qui veulent quand même être discrets. Ford arrive dès la fin de l’année avec une version enfichable de la Fusion et c’est la même chose avec l’Accord de Honda. Enfin des voitures normales qui ne pêchent pas par un excès de style intergalactique.

Avec ces nouvelles venues semi-électriques est-ce que les consommateurs seront prêts à faire le saut? Bonne question. D’un point de vue journalistique, on pense et espère que oui, mais tout dépendra des prix des véhicules. L’effort des constructeurs est là et la guerre est certainement lancée, juste d’ici 2013, trois joueurs se feront la lutte : Fusion, Accord et Sonata.

Pour être actuellement au volant d’un véhicule avec une prise électrique, je pense qu’il faut y goutter pour en apprécier les vertus. Avant, j’étais l’un de ces septiques, mais brancher et débrancher sa voiture pourra facilement devenir, un élément de la vie de tous les jours, surtout pour ceux qui ont un garage. Sérieusement, c’est toujours plaisant de voir que l’on se rend au bureau qu’on fait des commissions et que très peu d’essence a été brulé sinon pas du tout.

Évidemment, il va falloir que les entreprises et les gouvernements se bottent le derrière et deviennent pro-actifs devant la possibilité d’une électrification partielle du parc automobile. Après tout, le Québec n’est-il pas une puissance mondiale en matière d’électricité? De votre côté avec des voitures à l’apparence normale et de meilleures consommations énergétiques, serez-vous prêt à faire le saut même si vous devez faire un petit effort pour débrancher et brancher votre voiture?

Ford et ses acrobates

- 25 février 2011
Ford2Pendant les Salons de l’auto, les premières journées sont ouvertes seulement aux gens des médias. C’est alors des conférences de presse toute la journée et les dirigeants de la compagnie expliquent leur nouveau modèle, les dernières technologies et design, les ventes du dernier trimestre, etc. Évidemment, une conférence de presse, que ce soit pour des voitures ou autre chose, c’est souvent sous la même formule. Un locuteur lit un texte et présente ce qu’il se doit. Dans le domaine automobile, il y a fréquemment des nouveaux modèles à dévoiler, il y a donc des personnes attitrées à retirer le grand morceau de tissu qui recouvre la voiture.

Cependant, certains osent aller plus loin pour impressionner les gens présents à l’événement. Je voulais partager avec vous ce que j’avais vu au Salon de l’automobile de Toronto la semaine dernière. La conférence de presse de Ford était super!

Il y avait, non pas des demoiselles peu habillées, comme on le voit très souvent, mais des acrobates! Ce sont quatre athlètes masculins qui ont dévoilé la voiture en retirant ce qui couvrait l’auto. Aussitôt le tissu enlevé, quatre athlètes, des filles cette fois, ont jailli de l’auto et tous ensemble on fait un numéro de cirque dans les airs, directement sur le kiosque de Ford. J’ai adoré! C’était divertissant, différent et très agréable. Ça commence bien une journée!

Les voitures américaines, il faut les essayer

- 6 juillet 2010

Il faut voir les visages de beaucoup de personnes lorsqu’on leur recommande une voiture de fabrication nord-américaine. Elles nous regardent d’un air incrédule attendant qu’on leur dise qu’il s’agit d’une farce et qu’on va leur recommander une bonne japonaise. Puis lorsqu’elles réalisent que nous sommes sérieux, on voit leur mâchoire descendre de quelques millimètres tout en roulant les yeux dans leurs orbites en se disant intérieurement : « Il est complètement fou ce monsieur. Il ne connaît rien dans les automobiles. Mon père a déjà eu un produit fabriqué à Détroit et c’était une véritable poubelle. »

On a beau leur dire que les temps ont changé, que les trois producteurs américains se sont de beaucoup améliorés à tous les chapitres, nos interlocuteurs demeurent incrédules la plupart du temps. Pour clore la conversation, on leur recommande alors d’aller faire l’essai de ces  nouvelles voitures et d’en tirer leurs propres conclusions. Tout en leur demandant d’oublier leurs préjugés avant de prendre le volant.

Il faut dire que cette méfiance et ces préjugés de la part de nombreux acheteurs n’est pas le fruit du hasard. Pendant des années, des décennies mêmes, Chrysler, Ford et GM produisaient des voitures mal fabriquées, dotées de moteurs dépassés et dont le comportement routier était déficient. Sans parler de leur manque de fiabilité et de leur consommation élevée.

À la suite de cette politique de non-respect de la clientèle, deux des trois constructeurs établis à Détroit ont été obligés de déclarer faillite. La tempête est passée et les chiffres de vente des produits nord-américains sont en constant progrès. Il ne s’agit cependant que d’une partie de l’équation. En effet, les personnes à la recherche de nouveaux véhicules ne devraient pas ignorer ces produits de facture nord-américaine sous prétexte qu’ils n’étaient pas recommandables ou compétitif il y a encore peu de temps.

Je ne dis pas qu’il faille absolument acheter une voiture d’un constructeur américain, mais tout au moins de les évaluer de façon égale avec tout ce qui se fait dans la catégorie qui vous intéresse. Il se peut que vous soyez grandement surpris de votre expérience. Il se peut également que vous préfériez une voiture japonaise, c’est votre droit et ces voitures nipponnes sont toujours aussi bonnes que précédemment dans la majeure partie des cas.

L’autre jour, dans le cadre d’un tournage pour l’émission télévisée Le Guide de l’auto du canal Vox un membre de l’équipe de tournages a roulé au volant d’une Buick LaCrosse. Même si mon verdict sur cette voiture était positif, je voyais une lueur d’incrédulité dans ses yeux. Mais il a conduit cette voiture pendant plusieurs kilomètres pour les fins du tournage et lorsqu’il a débarqué, il était emballé. Pour résumer ces paroles : « Je suis fort surpris. C’est une maudite bonne voiture. »  J’avais entendu un verdict semblable dans le cas de la Ford Taurus.

Il ne faut donc pas juger les voitures américaines en fonction de ce qui était produit il y a 10 ans, mais par rapport à l’offre actuelle et celle-ci est nettement plus intéressante qu’auparavant.

Le retour en force des Américains

- 3 juin 2010

L’an passé, on ne donnait pas cher de la peau des constructeurs automobiles nord-américains. Mais voilà qu’ils reviennent avec plus d’assurance et les chiffres de vente canadiens pour le mois de mai sont là pour le prouver.

Des chiffres révélateurs
Chrysler Canada est celui qui a enregistré les plus importantes hausses de ses ventes sur l’échiquier automobile canadien. Ce qui, en soi, n’était pas nécessairement un record difficile à battre puisque l’an dernier Chrysler était passé à un doigt de mettre la clé dans la porte. Exception faite de la sportive Challenger, ce sont les Dodge Journey, Jeep Wrangler et le camion RAM qui lui ont permis de voir ses ventes augmenter à hauteur de 53%.

Ford, qui est le seul constructeur à ne pas avoir eu besoin des milliards de l’état, voit ses ventes du mois de mai croître de 19%, voire de 25% depuis le début de l’année. Il en est de même pour General Motors dont les ventes ont augmenté de 15,4% en mai et de 22% depuis janvier.

Pendant ce temps, les ténors japonais du marché canadien Toyota et Honda ont vu leurs ventes de mai baisser respectivement de 16,1 et 26%. Les sud-coréens Hyundai et Kia continuent leur ascension avec des hausses de 12,6 et 13,9%.

Retour à la case ‘camions’
Avec les prix relativement bas du litre d’essence, le consommateur canadien revient à l’achat d’un VUS ou d’un véhicule multisegment, mais de gabarit compact. A titre d’exemple, les Chevrolet Equinox, Ford Escape et Dodge Journey demeurent de gros vendeurs.

Les trois américains ont récemment renouvelé leurs gros camions ‘Heavy Duty’, généralement utilisés dans le milieu de la construction. Un marché déjà acquis et qui leur est réservé. Les camions pleine grandeur Ford F-150, Chevrolet Silverado/GMC Sierra et RAM 1500 demeurent des valeurs sûres, au Canada.

En mai, les ventes de voitures de tourisme accusent une baisse de 11% tandis que le marché du camion est en hausse de 12%.

Si la tendance se maintient comme disait si bien un certain Bernard Derome, les Américains sont drôlement bien partis et les Japonais devront refaire leurs devoirs…

L’ Ecoboost de Ford

- 26 mars 2010

Peut-on satisfaire tout le monde?
Depuis quelques années, deux tendances diamétralement opposées s’affrontent. Alors qu’on désire des voitures de plus en plus puissantes, on veut qu’elles consomment de moins en moins donc, par ricochet, qu’elles soient de moins en moins polluantes.
Ford aurait peut-être trouvé un début de réponse avec sa technologie Ecoboost qui, en fait, consiste à unir l’injection directe de carburant et la turbocompression. Ainsi, un V6 de 3,5 litres, comme celui qui prend place dans le Flex, passe de 262 à 355 chevaux dans sa version Ecoboost. Il faut cependant avouer qu’il y a plusieurs autres différences techniques entre les deux moteurs. Selon Ford, les performances sont celles d’un V8 alors que les émissions nocives et la consommation sont celles d’un V6. Les amateurs de performance sont ravis de l’arrivée de l’Ecoboost. Cependant, il ne faut pas croire que la version à 355 chevaux ne consomme pas plus que celle à 262. Dans une écurie, il en coûte toujours plus cher pour nourrir 355 animaux que 262…
D’ici quelques années, les moteurs Ecoboost seront offerts sur de plus en plus de modèles Ford. Outre des V8 Ecoboost réservés à des voitures très sportives, on parle déjà de quatre cylindres Ecoboost 1,6 et 2,0 litres qui devraient se retrouver sous le capot de la Fusion et de la Fiesta même si la production de tels modèles demeure hypothétique.
Une Fusion quatre cylindres aussi puissante qu’un modèle à six cylindres, peu polluante et consommant peu?  Très puissante, sans aucun doute. Peu polluante?  Très probablement.  Consommant peu? Ça reste à voir. Heureusement, les moteurs Ecoboost s’accommodent d’essence régulière.
Présentement, plusieurs technologies s’affrontent pour réunir les trois pointes du triangle puissance-économie-écologie. Chacune semble n’en rejoindre que deux. Le V6 Ecoboost de Ford, aussi impressionnant soit-il, ne fait pas mieux. Les 1,6 et 2,0 litres Ecoboost y parviendront-ils?