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Des hausses partout

- 11 mai 2011

hausse-des-prix-imageMême les voitures d’occasion n’y échappent pas

Le monde dans lequel nous vivons vit actuellement une importante hausse des prix. Que ce soit en fait de denrées alimentaires, de services, de restaurant, d’alcool dans les bars tout est en hausse. En ce moment tout nous force à réévaluer notre budget presque chaque mois devant les variations des prix des biens de consommation.

Évidemment, l’automobile est loin d’échapper à cette tendance. Il suffit de regarder un peu le prix des nouvelles voitures. Même en adoptant le choix d’une petite voiture il n’est pas rare que cette dernière passe facilement la barre des 20 000 $. Pourtant, il n’y a pas si longtemps on pouvait s’en sortir avec une bonne voiture à moins de 15 000 $.

Les raisons ces hausses sont facilement identifiables. Les coûts de production sont en hausse tout comme les prix des matières premières. Et là, je n’ai même pas encore parlé de la hausse du prix des barils de pétrole qui influence tout.

Pour empirer la situation déjà instable des prix, une terrible catastrophe arriva au Japon. Les conséquences vont plus loin que l’on pouvait l’imaginer. En effet, certains experts estiment qu’une hausse relative des prix des véhicules neufs touchés par les problèmes d’approvisionnement et de fabrication pourrait se produire. Toutefois, je pense qu’il est peu probable que l’on assiste à une telle hausse soudaine des prix des voitures neuves pour la simple raison que les constructeurs japonais ne peuvent pas se permettre de perdre des parts de marché. On ne doit pas oublier que les coréennes et américaines ne sont à peu près pas touchées par ces problèmes, donc il est impossible qu’ils haussent leur prix.

Le principal problème pour les japonaises est la disponibilité. Exemple : essayez d’aller vous procurer une nouvelle Honda Civic 2012 ou une autre voiture touchée par les problèmes. Les délais sont longs et la liste d’attente aussi. Alors que font les consommateurs impatients? Trois choix : ils peuvent attendre le temps nécessaire, ils peuvent aller voir ailleurs ou se rabattre vers le marché des véhicules d’occasion. Et bien selon des données rendues publiques cette semaine par la maison d’étude Manheim, le prix des voitures usagées connait aussi une importante hausse. Donc, il ne restera plus de moyen de faire des économies à moyen et à long terme. Les modèles préférés des consommateurs seront bien sûr les plus touchés, les plus rapidement.

Avec une telle situation, le consommateur en plus de devoir payer plus à la pompe devra, tôt ou tard, payer plus à l’achat aussi. C’est bien la une triste nouvelle. En terme de consolation, les ventes automobiles sont toujours en hausse, mais peut-être qu’un léger ralentissement est quand même à prévoir.

Comment économiser, version vieux jeu

- 4 mars 2011

J’ai une fille qui a fait son entrée il y a quelques années dans l’âge adulte (je ne vous précise pas son âge qui vous indiquerait le mien avec trop de précision). Ma fille est, comme son père, un peu passionnée de voitures. En fait, elle admire les designs, les voitures sport et les utilitaires, mais plutôt comme des œuvres d’art que comme des outils réels.

Car ma fille a une seule priorité : protéger l’environnement. Ce qui veut aussi dire promouvoir les véhicules propres, et toute autre solution capable de diminuer la pollution ambiante. Ce qui donne lieu, vous vous en doutez, à des duels épiques entre elle et moi.

Attention, écolos vert foncé, rangez vos souliers avant de me les lancer. Je ne suis pas en train de vous dire que je suis contre la protection de l’environnement, bien au contraire. Mais je n’ai aucune envie non plus de tout bouleverser, d’essayer n’importe quelle solution, au nom de cette même protection.

Prenons le covoiturage par exemple. Mon collègue Martin Wolfe en a parlé récemment, et avec raison : la solution est peu pratique, et n’apporte somme toute que peu d’avantages. Mais beaucoup d’inconvénients.

Les voitures électriques sont aussi du nombre : un beau projet, mais coûteux, risqué, et vraiment pas à la portée de tout le monde, n’en déplaise aux responsables du développement de ces véhicules.

Alors contre la protection de l’environnement? Non, pas du tout. Mais juste avec un peu de bon sens. Cessons, par exemple, les accélérations intempestives aux coins de rue. Soyons juste un peu plus prévenants en freinant à l’avance, et surtout, utilisez votre régime moteur pour le maintenir à sa portion la plus efficace, au lieu de la faire rouler trop haut, ou de changer de vitesse à trop bas régime…

Et surtout, utilisez les technologies existantes et éprouvées, comme les moteurs diesel ou les technologies de type Ecoboost qui mettent à profit de petits moteurs et de petits turbo, pour la même puissance sans tout le gaspillage. Et profitez-en pour arrêter votre moteur lors d’arrêts prolongés.

De petits gestes qui n’ont rien à voir avec des grands secrets, mais qui vous permettront de diminuer de près de 10 % votre consommation, et peut-être d’avaler plus facilement les hausses successives du prix de l’essence.

Alors ma fille, tu vois, ton père n’est pas vieux jeu ou totalement dénué d’intérêt envers l’environnement. Il croit simplement que les bons vieux moyens sont encore les meilleurs, au détriment de ce qui est encore, pour le moment, plus proche de la science-fiction que de la réelle utilisation quotidienne.

Les pétrolières n’ont qu’à rougir

- 26 janvier 2011

À quand le jour où nous serons sollicités par les pétrolières pour aller faire le plein de notre réservoir? Si les concurrents de l’industrie automobile suivent les traces de Volkswagen, ce temps n’est peut-être pas si loin. Depuis plusieurs années, le géant germanique nous offre des concepts tous plus révolutionnaires les uns que les autres. L’un d’entre eux, le XL1, semble se diriger tout droit vers la ligne de montage.

Contrairement à ces prédécesseurs, la XL1 affiche une silhouette tout aussi spectaculaire, mais est affublé d’un habitacle où les passagers sont installés côte à côte contrairement à la L1 où les occupants étaient assis l’un derrière l’autre. De plus, la configuration du châssis est conçue pour une production en série. Cette étude, ou prototype si vous préférez, est équipé d’un petit moteur diesel de 48 ch accompagnés par un moteur électrique de 27 ch. les ingénieurs ont complété l’ensemble avec une boîte automatique à double embrayage à 7 rapports. Ce groupe motopropulseur est, de plus, rechargeable.

Cette petite merveille, mignonne comme tout, affiche un coefficient de pénétration dans l’air (CX) de 0,186. La carrosserie monocoque est moulée dans une seule pièce et est fabriquée entièrement en plastique avec des renforts en fibre de carbone. Le résultat est impressionnant. La XL1 affiche un poids total de 795 kg seulement. Par surcroît, elle peut parcourir une distance de 40 km environ en mode électrique seulement.

Mais le clou de la fiche technique de ce petit bijou est sa consommation d’essence. Le prototype XL1 ne consomme que 0,9 l/100 tandis que les émissions de CO2 sont inférieures à 25 g/km. Il ne reste plus qu’à attendre la décision des dirigeants de Volkswagen pour la mettre sur le marché et surtout, à quel prix? J’espère que le projet ne finira pas sur les tablettes!

Millionnaire cherche emploi

- 30 juillet 2010

Le très antipathique Tony Hayward, l’ex-grand patron de la pétrolière BP, a été tout simplement démissionné de son poste. Pire encore, il a été affecté en Sibérie, rien de moins. Mais ne le plaignez pas trop car cette démission a été accompagnée d’une prime de départ dépassant le million de dollars canadiens tandis que sa caisse de retraite sera toujours bien garnie jusqu’à la fin de ses jours. C’est comme cela que l’on règle les dossiers épineux dans les grandes corporations. Avec de l’argent.

Combien de fois avons-nous lu qu’un dirigeant d’une grande entreprise a été remercié de ses services avec une prime de départ pharaonique ? Et ce même si le crétin « flushé » avait mis la compagnie en sérieuses difficultés économiques et commerciales. Une petite tape dans le dos et une montagne de billets verts en guise d’au revoir. Si je pouvais être congédié  de la sorte, j’accepterais mon sort sans me plaindre. Une personne congédiée c’est désolant, mais un millionnaire congédié, vous avouerez que ce n’est pas pire du tout. Et ce riche monsieur pourra continuer à vivre une vie de pacha même s’il a contribué à des milliers de pertes d’emplois.

Quant à Tony  Hayward, il a été d’un tel crétinisme dans la gestion de la crise du déversement du pétrole dans le Golfe du Mexique qu’il aurait mérité d’être puni monétairement et, pourquoi pas, physiquement. Je ne parle pas de la bastonnade ou de sévices physiques comme tels. Mais je l’aurais envoyé ramasser le pétrole à la petite cuiller sur les plages de la Louisiane ou encore nettoyer les oiseaux englués de pétrole. La Sibérie c’est peut-être loin, mais on peut se payer tout le confort et tous les plaisirs. Six à sept mois dans une cabane dans les bayous louisianais l’auraient fait réfléchir et il aurait certainement perdu de sa suffisance, surtout si un alligator l’avait pris en chasse.

Il y a toujours une limite face à ces dirigeants et spéculateurs de toutes sortes qui n’ont aucun respect ni pour la planète, ni pour ses habitants et qui n’ont qu’un maître, la maudite piastre. Ce sont des dirigeants semblables qui sont aussi responsables des rappels automobiles ignorés, des voitures imbuvables vendues trop chères et qui ont tellement mal administrés la compagnie qu’on leur avait confiée, que cela a provoqué des dizaines de milliers de pertes d’emploi.

À bien y réfléchir Michael Moore et ses films coup de poing n’est pas aussi radical qu’on le dit. En fait, il pourrait frapper plus fort et dénoncer avec encore plus de véhémence ces multimillionnaires qui mangent dans les grands restaurants en levant le petit doigt en l’air pendant que  leurs employés ont de la difficulté à joindre les deux bouts ou qui viennent de recevoir leur notice de congédiement. Vous savez, leur éthique morale n’est pas meilleure que celle du pickpocket qui fait les poches sur les grands boulevards.

La marée noire et nous

- 27 juillet 2010

Le golfe du Mexique a beau être loin de nous, la marée noire qui l’envahit présentement aura, qu’on le veuille ou non, des répercussions chez nous. Par exemple, lorsque cette marée remontera sur la côte est de la Floride, plusieurs d’entre-nous devront aller passer leurs vacances ailleurs. Mais il y aura assurément d’autres conséquences, beaucoup plus dramatiques.

Pas plus tard que la semaine passée, j’ai entendu un homme qui, dans une ligne ouverte, demandait aux gouvernements canadiens et américains de stopper toute forme de forage au large de leurs côtes.  Tout d’abord, les plates-formes de forage donnent de l’emploi à des dizaines de milliers de personnes (et des emplois payants à part ça!). Il ne faut pas oublier non plus que pour aller chercher du pétrole, les entreprises doivent forer de plus en plus profondément et de plus en plus loin des terres, les réserves terrestres étant de moins en moins grandes. Et du pétrole, l’humain en a besoin pour faire fonctionner ses nombreuses machines.

Surtout, cette tragédie nous rappelle notre dépendance à l’essence. Tant que ce précieux liquide est disponible en quantités suffisantes à la pompe et que son prix est relativement abordable, on se fout pas mal de ce qui se passe à 3 000 km d’ici. Mais dès que notre confort sera troublé, nous la trouverons moins drôle. Et c’est là qu’on se révoltera du fait que les gouvernements on créé un moratoire trop long ou qu’ils ont empêché les pétrolières de forer. Au diable l’écosystème, ça nous prend notre pétrole!