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Je hais la glace…

- 16 janvier 2012

winter-driving… et je hais ceux qui ne savent pas conduire sur la glace. Il arrive parfois que les conducteurs soient plus brillants.. mais que ceux sont chargés de rendre la chaussée sécuritaire le soient un peu moins. Au cours des derniers jours, les chutes de neige jumelées aux températures quasi arctiques ont rendu la chaussée glissante.

Et pleines de bonnes intentions, les autorités municipales de la petite ville où je demeure, sur la Rive Sud de Montréal, ont choisi de ne pas épandre d’abrasifs après  le passage des charrues. La raison officielle : les abrasifs n’auraient aucun effet, annihilé par le thermomètre trop froid.

Soit, la chimie élémentaire dicte ce comportement. Mais le bon sens élémentaire lui prévoit que l’on devrait aussi épandre à tout le moins quelques matériaux comme du sable ou du fin gravier, histoire d’assurer un minimum de traction aux automobiles qui circulent sur les routes.

D’autant plus que, comme les charrues ont relativement bien fait leur boulot après la chute de neige, elles ont laissé un fond de neige qui, sous le passage des centaines d’automobiles et du froid, s’est peu à peu transformé en une glace solide.

Tant et si bien que les rues de Saint-Hyacinthe se sont peu à peu transformées, elles, en véritable scène où se déroulait un ballet moderne du plus bel effet : il fallait voir les voitures virevolter à chaque arrêt, ou déraper et démarrer tant bien que mal à chaque coin de rue.

Il fallait entendre la symphonie de pneus glissant sur la glace avec un sifflement aigu, ou valser au son des freins ABS et des systèmes de contrôle de traction qui tentaient, sans résultat, de prendre le dessus.

Heureusement, les catastrophes ont été évitées, et je n’ai pas été témoin d’incidents, preuve que les automobiles peuvent aussi rouler en réfléchissant.  Mais je n’ai aucunes félicitations à faire aux responsables municipaux. Ils étaient probablement blottis dans leur chez-eux devant le foyer, ou simplement sortis à l’extérieur de la ville dans leur chalet… Car s’ils avaient été sur les routes, ils auraient agi, c’est certain.

Et chez vous, on  peut rouler sans danger?

MISE À JOUR: simple précision, les autorités municipales de la ville où j’habite ont réagi, et reconnu leur erreur. Quand même… (à lire ici )

De meilleurs conducteurs!

- 23 novembre 2011
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Photo: geo.fr

Lors d’un court passage à l’émission de Denis Lévesque lundi dernier à TVA, j’ai fait quelques suggestions qui n’ont pas toutes retenu l’attention de mes interlocuteurs. En voici les grandes lignes. Premièrement, pourquoi ne pas obliger les jeunes conducteurs à repasser un examen les 5 premières années de son permis, et ce, tous les ans? Cette façon de faire permettrait de vérifier l’état du dossier du jeune conducteur et permettre de rétablir le tir s’il y a lieu. Pendant cette période, les jeunes prennent de la maturité.

Pour les personnes âgées, peut-être simplement rapprochez les examens de conduite à partir de 70 ans. Pourquoi aussi, ne pas donner les cours de conduite au secondaire plutôt qu’au privé? Les étudiants devraient passer leur examen de conduite pour obtenir leur certificat de secondaire 5 et vise et versa. Cela contribuerait sûrement à contrer le décrochage scolaire. Les écoles pourraient récupérer les enseignants des écoles de conduite actuelle tout en les obligeant à suivre des cours de perfectionnement.

Finalement, pourquoi ne pas instaurer dans ces mêmes cours, des cours de conduite avancés? Afin de parfaire les connaissances des nouveaux conducteurs. De plus, les constructeurs pourraient être mis à contribution avec la fourniture des voitures. C’est peut-être grossier comme approche, mais je considère que ces différentes solutions méritent notre attention. Du moins comme outils de travail pour une réforme complète de la formation. À titre de conclusion, dites-vous que l’Institut de police de Nicolet a engagé des pilotes professionnels comme Bertrand Godin afin d’améliorer les aptitudes de conduite de nos futurs policiers. Et ça se fait à l’école. Alors pourquoi pas dans le civil?

Suivre de près

- 28 février 2011

suivre-trop-pres-imageJe ne sais pas si l’approche du printemps rend certains conducteurs plus téméraires, mais je serais porté à croire que oui. On a eu plusieurs belles journées chaudes au cours des dernières semaines. Comme tout le monde, j’espère que c’est un avant-goût pour un printemps hâtif. En général, les gens préfèrent conduire l’été ou sur chaussée sèche. Plus confiants, les gens sont portés à prendre un peu plus de risque quand il y a de meilleures conditions routières.

C’est justement là qu’il peut y avoir un problème. Je ne sais pas si je suis le seul à observer ce comportement, mais on dirait qu’il y a de plus en plus de situations où la voiture à l’arrière nous colle aux fesses. On a beau rouler à vitesse normale, il y en a toujours un qui arrive et cherche à nous pousser avec son véhicule. Quand tu es capable de dire la couleur des cheveux du conducteur, il commence à être un peu trop proche.

J’aimerais juste faire un petit rappel concernant des bases de la sécurité routière. Premièrement, si vous essayez de regarder dans le coffre de la voiture devant, vous n’y arriverez pas. Deuxièmement, même si vous collez votre pare-chocs sur la voiture devant vous, elle ne se tassera pas plus vite, car elle est probablement en train de faire un dépassement ou elle respecte simplement le code de la sécurité routière. Donc, ce n’est pas elle le problème, c’est vous. Troisièmement, en étant trop proche d’un véhicule, il est fort possible que vous deveniez une cause de stress pour le conducteur qui vous précède. Généralement, le conducteur qui vous voit dans son miroir sait que s’il doit faire un freinage important vous allez le frapper. En tout temps, une distance sécuritaire entre deux véhicules en mouvement est de trois longueurs de voiture (vous être mieux de penser limousine que smart dans ce cas là) ou deux secondes à partir d’un point de repère et c’est un minimum. Quatrièmement, à cette période de l’année, même s’il commence à faire un peu plus chaud, vous avez toujours vos pneus d’hier. Donc, ils réagissent moins bien sur une chaussée à température plus élevée. Ainsi, votre distance de freinage peut être allongée jusqu’à 20 %. Cinquièmement, vous avez compris que si la voiture devant vous n’est plus qu’à quelques pieds et qu’elle doit freiner rapidement, vous avez toutes les chances d’enfin voir ce qu’il y a de si intéressant dans son coffre!

Vous ne gagnerez pas de temps en agissant de cette manière-là et tout ce qui risque d’arriver c’est un accident dont vous serez l’unique responsable.

Autre culture, autres habitudes

- 9 février 2011

conduire-japon-imageLes voyages forment la jeunesse, c’est vrai. À ce rythme, je vais demeurer bloqué à 53 ans un bon bout de temps. Mais il n’y a rien de mieux que d’observer les habitudes de conduite des autres pays. C’est le cas du Japon où je me trouve au moment d’écrire ce commentaire. Plus précisément à Osaka. Depuis le début de mon périple au Japon, il m’a été permis d’observer les habitudes de vie en matière de transport, autant pour l’automobile que pour l’avion, le train et le métro.

C’est probablement dans la façon d’en faire usage, mais je suis renversé de constater avec quelle efficacité les Japonais se déplacent à l’intérieur de leur pays et dans leur immense ville. Parce qu’il ne faut pas oublier que la ville de Tokyo est la plus grande ville du monde avec ses 37 millions d’habitants. Celle d’Osaka en compte plus de 13 millions. Les aéroports sont bondés, mais les embarquements à bord des avions s’effectuent en un temps record. Les trains sont toujours à l’heure tandis que le métro demeure un mode de transport de choix.

Mais que dire du circuit routier? Si les Asiatiques ont mauvaise réputation chez nous pour ce qui est de leur talent de conducteur, ici pourtant, les accidents sont rares. De plus, les conducteurs japonais sont d’un immense respect envers les piétons et les autres automobilistes. Et ce qu’il y a aussi d’étonnant, c’est que vous devez prouver aux autorités que vous possédez un stationnement avant de pouvoir vous procurer une voiture. Tout de même! Alors pourquoi le transport en commun et les routes sont si efficaces ici et pas chez nous? Pourtant, nous ne sommes que 7 millions dans le Québec tout entier. Serions-nous un brin indisciplinés et peu efficaces? Une petite visite en sol nippon ferait le plus grand bien à tous.

« Est-ce que je conduis bien? »

- 21 janvier 2011
shutterstock_56553898Vous êtes-vous déjà posé cette question? En fait, on pense bien conduire, mais est-ce le cas? Au fond, c’est quoi bien conduire?

Décidément, c’est quand on monte à bord des voitures des autres personnes que l’on réalise ou qu’on se met à douter de notre propre conduite. Je me rappelle quand je m’exerçais à conduire à 16 ans avec mes parents. Ce genre de phrases était aux 10 secondes : « Tu vas trop vite, t’es trop proche de la ligne, tu suis de trop près, braaaaake!! » Ouf! Mais, ce dont je me rends compte, c’est qu’énormément de gens suivent de trop près les autres voitures et quand tu es du côté passager ça fait vraiment peur. Ou quand le conducteur zigzague sur une rue très achalandée, par exemple la rue Sherbrooke à Montréal et à l’heure de pointe, j’apprécie beaucoup moins ma promenade. La vision quand on est ailleurs que derrière le volant est très différente.  Je me suis rendu compte de cela quand mon père a fait de la route avec un de ses amis et qu’il a préféré s’asseoir derrière parce que comme ça il croyait moins qu’il allait mourir chaque fois que le conducteur prenait un virage ou effectuait un dépassement.  Je me suis alors dit, wow j’avoue qu’on est souvent seuls dans notre voiture et qu’on ne se rend pas vraiment compte…

Alors, pourquoi, la prochaine fois que vous prendrez le volant, ne pas vous faire une mini-auto-évaluation. Ça pourrait révéler certaines choses qui pourraient définitivement être améliorées pour vous, vos passagers et les gens avec qui vous partagez la route!

Et si on était vraiment responsable?

- 7 septembre 2010

Les bulletins de nouvelles des derniers jours étaient plutôt catastrophiques en matière de sécurité routière. Les décès se sont succédé à un rythme effarant, et souvent sans raison.

Le problème cependant, c’est que ces bêtes accidents ne sont pas que de simples accidents. Ils sont plutôt le fruit de gestes irréfléchis, de la part de conducteur plus ou moins expérimenté qui n’ont aucune conscience de la gravité de la chose.

Depuis quelques mois, les nouveaux conducteurs sont forcés de suivre des cours de conduite, destinés dit-on à améliorer le bilan routier, surtout chez les jeunes. Difficile de ne pas applaudir à une telle initiative. Mais ces cours, absents depuis trop longtemps seront-ils suffisants pour régler tous les problèmes? Permettez-moi d’en douter…

La réalité, c’est que les jeunes conducteurs n’ont pas accès à une formation avancée pour apprendre à gérer leur véhicule. Voilà un constat que tout le monde peut faire. Accuser l‘inexpérience, c’est aussi le premier réflexe, et la position la plus fréquente. Et au nom de cette inexpérience, on a tendance à pardonner facilement, et à se dire que le pauvre jeune homme ne voulait vraiment pas faire de mal.

Cessons donc ces balivernes inutiles; conduire est un acte de responsabilité, et tout le monde qui prend le volant est conscient qu’il domine une arme potentiellement fatale. N’en déplaise à certains, la responsabilité devrait donc être plus que jamais dirigée directement vers le conducteur fautif.

Car ce n’est pas vrai qu’en roulant à 200 à l’heure et en zigzaguant, on ignore qu’on est dangereux. Il est faux de prétendre que, si on a un permis restreint ou probatoire, on ne sait pas que les excès de vitesse mal maitrisés sont peut-être mortels.

La solution; une meilleure formation, bien entendu. Mais surtout et avant tout une plus grande responsabilité pour les conducteurs fautifs. Peut-être faudrait-il faire quelques exemples pour que les conducteurs se rendent compte qu’au volant, ils sont en possession d’une arme à feu chargée, et qu’ils la pointent en plein visage des autres automobilistes. C’est leur choix d’appuyer ou non sur la détente, et ils doivent en payer le prix.

Ils l’ont tu l’affaire les Européens !

- 23 juin 2010

J’ai déjà traité à quelques reprises le dossier des conducteurs Européens, versus ce que l’on remarque ici. Touts ceux qui ont eu la chance de conduire sur les autoroutes d’Europe comprennent rapidement qu’il existe dans la majeure partie des pays de ce continent, un code de conduite qui est loin de refléter le nôtre. D’ailleurs, j’étais au Portugal il y a quelques semaines, et je dois avouer que j’ai une fois de plus renoué avec le plaisir de la conduite en Europe. Voici quelques autres distinctions.

Tout d’abord, peu de gens se promènent là bas avec une voiture accidentée ou bossée, signe qu’il s’agit de bons conducteurs. Là bas, les conducteurs sont d’autant plus gênés lorsqu’ils sont impliqués dans un accident, une autre marque qu’ils sont de bons conducteurs.

Tous les accessoires tels que les larges porte-gobelets sont très mal vus et surtout, incompris. Voilà un mal nécessaire pour que certaines marques se vendent en Amérique du Nord. Là bas, la conduite d’un véhicule est une activité importante, pas un mal nécessaire. Les gens sont attentifs à ce qui les entoure et ne transforment pas leur véhicule en bureau/cuisine mobile.

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Lorsque vous circulez à   grande vitesse en Europe, on vous cède volontiers le passage et plusieurs sont même heureux de vous voir passer. Ici, vous passez pour un fou et un danger public. Quelles sont les chances qu’au Québec, lorsque vous circulez dans la voie du centre, un automobiliste se tasse à droite pour vous laisser passer ? J’ai bien dot la voie du centre, aps celle de gauche. Je dirais que vous avez autant de chance que de remporter le gros lot à la loterie. Pourtant, ça m’est arrivé à deux reprises au Portugal, dans l’espace quelques kilomètres. Là bas, on a compris à quoi sert la voie de gauche. La voie du centre n’est pas non plus la voie de prédilection pour les véhicules lourds, ils sont relégués à la voie d’extrême droite.

J’ai aussi découvert il y a quelques temps, un élément très intéressant. L’Union Européenne a uniformisé sa signalisation et plusieurs véhicules disposent d’une caméra capable de lire les panneaux de vitesse. L’information est alors affichée en temps réel à bord du véhicule. Voilà un élément drôlement pratique. Et à ceux qui croient que le Québec est le nombril du monde et qui ne comprennent pas que les constructeur fabriquent des véhicules capables de circuler à plus de 100 km/h, sachez qu’en Europe, la vitesse moyenne sur les autoroutes est de 120-130 km/h, alors que certaines n’ont aucune limite de vitesse. Vous savez quoi, ces limites sont beaucoup plus respectées que chez nous, mais il faut avouer que le respect des limites ne gonfle pas les coffres de l’état.

En fait, je dirais que la principale différence touche le respect des autres. La bas, on conduit en pensant aux autres et en demeurant conscient de ce qui nous entoure. Ici, les autres, on s’en fou !