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Journalistes automobile pas invincibles

- 4 janvier 2012

journalist-killed-in-ariel-atom-test-drive-crash-41563-7Plusieurs pensent que les journalistes automobiles peuvent se permettre bien des écarts de conduite sans problème. Eh bien! Détrompez-vous. Plusieurs d’entre eux prennent quelques risques inconsidérés pendant les évènements de presse organisés par les constructeurs.

Je peux vous en parler, car j’ai été témoin de plusieurs incartades de bien des journalistes de partout sur la planète incluant ceux de chez nous. Plusieurs roulent trop vites sur des routes de campagne sans faire la distinction entre celles-ci et une piste de course. D’autres vont carrément surévaluer leur monture en prenant des courbes à des vitesses folles. Rien n’excuse ce genre de comportement.D’autres font la collection de contraventions en tentant de se débattre à grands frais dans les tribunaux.

J’ai été témoin d’un incident qui aurait pu avoir des conséquences malheureuses. Lors d’un voyage avec le constructeur Mercedes-Benz, deux journalistes russes ont tenté d’imiter la cascade du pilote de F1 que l’on voit au début du célèbre film Grand Prix. Après avoir désactivé tous les systèmes de contrôle électronique aidant à la conduite, le conducteur a perdu la maîtrise de sa belle SLK pour se retrouver à flanc de montagne dans le fond d’un fossé. La voiture est une perte totale.

Mais ils n’ont pas tous la même chance. À preuve, ce jeune journaliste de 35 ans qui a perdu la vie lors d’un essai routier avec le propriétaire d’une spectaculaire Ariel Atom. Ce dernier est actuellement dans le coma suite à l’accident. Les deux jeunes hommes ont percuté un silo à grain le long d’une route de campagne. L’impact a été si violent, que le silo s’est déplacé de 25 cm. Voilà une autre preuve que les journalistes automobiles ne sont pas invincibles. Par chance, la majorité d’entre eux sont de bons conducteurs et respectent les règles élémentaires de la bonne conduite.

Bien ajuster ses rétroviseurs pour une bonne vision

- 6 juillet 2010

Je feuilletais récemment un magazine dans lequel une publicité nous présentait un gadget qui est vendu depuis belle lurette, soit un gros miroir que vous fixez sur votre rétroviseur, sensé éliminer les angles morts. Voilà de l’argent totalement gaspillé qui me rappelle d’ailleurs qu’une très grande partie des automobilistes n’ajustent pas bien leurs miroirs. La visibilité est sans contredit l’élément de base dans la conduite d’un véhicule et nombre d’accidents arrivent parce que les gens n’avaient pas vu un autre véhicule. À ce propos, je m’étonne toujours lorsqu’un conducteur tourne entièrement la tête avant de changer de voie, un geste qui fait perdre toute vision vers l’avant.

Comment bien positionner vos miroirs.

Tout d’abord, votre rétroviseur devrait être placé afin de bien couvrir la lunette arrière. Certaines personnes le placent à angle, ce qui étonne. Pourquoi avoir besoin de voir le plafond de votre véhicule dans un coin et le siège arrière dans l’autre ? Viennent ensuite les rétroviseurs extérieurs. Contrairement à la croyance populaire, il ne faut pas placer les miroirs latéraux de manière à voir le côté de votre véhicule. Loin de là ! En positionnant vos miroirs de cette manière, vous dupliquez une bonne partie du champ de vision de votre rétroviseur. Pourquoi voir la même chose avec deux miroirs ? Il faut plutôt ouvrir les miroirs latéraux afin qu’ils laissent voir une partie non couverte par le rétroviseur intérieur. D’ailleurs, l’angle mort est situé juste dernière votre épaule et c’est cette partie qu’il faut chercher à minimiser. Voici un petit truc fort simple pour vous aider. Trouvez un objet à la limite du champ de vision de votre rétroviseur. Ajustez ensuite votre rétroviseur extérieur afin que le champ de vision débute à cette limite. Vous vous apercevrez qu’il ne reste pratiquement aucun angle mort et qu’un seul coup d’oeil vous permettra de bien voir les véhicules qui vous entourent.

Un autre truc est de circuler dans la voie de droite et tout en laissant un véhicule vous remonter lentement. Lorsque vous le perdez de vue dans votre rétroviseur intérieur, vous devriez le voir apparaitre dans votre miroir latéral. Lorsque le véhicule disparaitrait, il devrait être à la hauteur de votre épaule, à un endroit où il vous sera facile de le repérer du coin de l’œil.

Bref, avec des miroirs correctement ajustés, vous ne devriez jamais tourner la tête. Il faudra certainement un peu de temps afin de vous habituer, mais tous ceux qui adoptent cette méthode deviennent rapidement incapables de conduire autrement. Faites-en l’essai et vous m’en donnerez des nouvelles !

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Les voitures américaines, il faut les essayer

- 6 juillet 2010

Il faut voir les visages de beaucoup de personnes lorsqu’on leur recommande une voiture de fabrication nord-américaine. Elles nous regardent d’un air incrédule attendant qu’on leur dise qu’il s’agit d’une farce et qu’on va leur recommander une bonne japonaise. Puis lorsqu’elles réalisent que nous sommes sérieux, on voit leur mâchoire descendre de quelques millimètres tout en roulant les yeux dans leurs orbites en se disant intérieurement : « Il est complètement fou ce monsieur. Il ne connaît rien dans les automobiles. Mon père a déjà eu un produit fabriqué à Détroit et c’était une véritable poubelle. »

On a beau leur dire que les temps ont changé, que les trois producteurs américains se sont de beaucoup améliorés à tous les chapitres, nos interlocuteurs demeurent incrédules la plupart du temps. Pour clore la conversation, on leur recommande alors d’aller faire l’essai de ces  nouvelles voitures et d’en tirer leurs propres conclusions. Tout en leur demandant d’oublier leurs préjugés avant de prendre le volant.

Il faut dire que cette méfiance et ces préjugés de la part de nombreux acheteurs n’est pas le fruit du hasard. Pendant des années, des décennies mêmes, Chrysler, Ford et GM produisaient des voitures mal fabriquées, dotées de moteurs dépassés et dont le comportement routier était déficient. Sans parler de leur manque de fiabilité et de leur consommation élevée.

À la suite de cette politique de non-respect de la clientèle, deux des trois constructeurs établis à Détroit ont été obligés de déclarer faillite. La tempête est passée et les chiffres de vente des produits nord-américains sont en constant progrès. Il ne s’agit cependant que d’une partie de l’équation. En effet, les personnes à la recherche de nouveaux véhicules ne devraient pas ignorer ces produits de facture nord-américaine sous prétexte qu’ils n’étaient pas recommandables ou compétitif il y a encore peu de temps.

Je ne dis pas qu’il faille absolument acheter une voiture d’un constructeur américain, mais tout au moins de les évaluer de façon égale avec tout ce qui se fait dans la catégorie qui vous intéresse. Il se peut que vous soyez grandement surpris de votre expérience. Il se peut également que vous préfériez une voiture japonaise, c’est votre droit et ces voitures nipponnes sont toujours aussi bonnes que précédemment dans la majeure partie des cas.

L’autre jour, dans le cadre d’un tournage pour l’émission télévisée Le Guide de l’auto du canal Vox un membre de l’équipe de tournages a roulé au volant d’une Buick LaCrosse. Même si mon verdict sur cette voiture était positif, je voyais une lueur d’incrédulité dans ses yeux. Mais il a conduit cette voiture pendant plusieurs kilomètres pour les fins du tournage et lorsqu’il a débarqué, il était emballé. Pour résumer ces paroles : « Je suis fort surpris. C’est une maudite bonne voiture. »  J’avais entendu un verdict semblable dans le cas de la Ford Taurus.

Il ne faut donc pas juger les voitures américaines en fonction de ce qui était produit il y a 10 ans, mais par rapport à l’offre actuelle et celle-ci est nettement plus intéressante qu’auparavant.

Le klaxon à toutes les sauces ou presque…

- 1 juillet 2010

D’entrée de jeu, je dois vous dire que je ne suis pas tellement accroc au KLAXON. De mémoire, et ce en tant qu’automobiliste qui conduit depuis plus de 40 ans je l’ai rarement utilisé, même en situations d’urgence, préférant avoir les deux mains sur le volant et les yeux fixés afin de pouvoir réagir instantanément et mieux faire face à toute éventualité.

Or, depuis quelque temps, lorsque je prends ma marche de santé, je constate que plusieurs automobilistes de tous âges, des deux sexes et de tout acabit se servent avec grande complaisance de leur klaxon pour mieux signifier leurs grandes frustrations à l’endroit des autres automobilistes.

En seulement quelques mois, j’en ai vu de toutes sortes :

-          Klaxonner parce qu’un automobiliste doit attendre la lumière pour tourner.

-          Klaxonner contre un automobiliste qui ne part pas en trombe.

-          Klaxonner face à un piéton qui tarde à traverser la rue.

-          Klaxonner pour annoncer son arrivée chez des amis.

Et j’en passe…

Où sont les situations d’urgence?

Parfois, il peut arriver qu’il soit sécuritaire de klaxonner face à un automobiliste dont le comportement s’avère dangereux et lequel pourrait éventuellement être responsable d’un accident. Mais là, je crois sincèrement que c’est l’exception.

Finalement, j’en arrive à la conclusion que dans la très grande majorité des cas ce n’est pas pour des fins sécuritaires qu’un automobiliste va se servir du klaxon, mais d’abord et avant tout par impatience…

Personas

- 12 juin 2010

Ceux qui œuvrent dans le milieu du marketing connaissent bien ce terme. Il s’agit en fait de personnalités fictives représentant les utilisateurs cible des produits à valider. Une fois définis, les personas sont utilisés lors de la phase d’évaluation du produit. On se met alors dans la peau de chaque persona et on fait une simulation sur le système que l’on veut développer ou tester. On peut donc « observer » le comportement de l’utilisateur et voir si le produit est satisfaisant. En utilisant plusieurs personas, on en arrive à cibler les failles majeures.

Dans le milieu automobile, les grands fabricants utilisent également ce concept pour évaluer et développer leurs futurs modèles. Dans mon cas toutefois, j’utilise plutôt les personas pour évaluer les voitures que j’ai en essais, ce qui me permet d’être le plus objectif possible. Je me suis donc bâti quatre personas qui représentent la majorité des acheteurs de véhicules.

Persona 1 – Jean-Samuel, 17 ans, étudiant au cegep en sciences pures, vit chez ses parents

Persona 2 – Mario 35 ans, employé de la fonction publique, marié et père de deux enfants, salaire familial de 100 000$/année.

Persona 3 – Monique 40 ans, PDG d’une grande société, mariée et mère de quatre enfants, salaire de 200 000$/année

Persona 4 – Elphège 70 ans, retraité et marié. Conduit peu, aime jouer au golf et jardiner. Adore la musique classique


Vous comprendrez donc que si j’évalue une fourgonnette et que je me mets dans la peau de la persona #1, je n’aurai probablement pas les mêmes commentaires que si je suis dans la peau de la persona #3. Il faut donc prendre en considération le public cible du véhicule et bâtir son évaluation autour de cette catégorie d’acheteurs. Cette manière de procéder permet de faire une évaluation honnête du véhicule. Pour une fourgonnette, j’utiliserais principalement la persona #2 mais également la persona #3. La #1 et la #4 seraient évidemment moins pertinentes puisque les commentaires balanceraient d’avantage vers le négatif.

Pour comprendre le principe, voici trois voitures évaluées par les quatre personas:


Toyota Yaris CE 2010

Persona #1 : Très abordable, consomme peu, parfaite en ville, assez d’espace pour P.A. Pouliot et sa guitare

Persona #2 : Bonne 2e voiture. Un peu serré avec les enfants et les bagages.

Persona #3 : Bruyant, trop petite pour la famille et peu confortable

Persona #4 : Mauvais système audio et coffre trop petit. Trop petit pour être sécuritaire.


Lincoln MKT 2010

Persona #1 : Très laid, trop gros, trop cher et consomme trop. Difficile de se promener en ville.

Persona #2 : Trop cher mais habitacle généreux et confort assuré. Look peu sportif

Persona #3 : Voiture confortable et silencieuse. Parfaite pour la famille. Agréable à conduire

Persona #4 : Belle voiture, très luxueuse. Système audio excellent


Ford Mustang GT 2010

Persona #1 : Grosse voiture, gaspillage d’essence, place arrière serrées

Persona #2 : Auto idéale pour s’évader la fin de semaine, look du tonnerre

Persona #3 : Bruyant et peu d’espace aux jambes. Capote souple et ouverture manuelle

Persona #4 : Tableau de bord trop massif, accès difficile et voiture pour jeunes


Alors, selon ces commentaires, quelle est la meilleure voiture? Y’en a-t-il une qui se démarque des autres et qui vous convient parfaitement?

En fait, les trois modèles s’avèrent des choix no 1. Selon la persona, chacune des voitures comble les besoins. Alors lorsque vous magasinerez une voiture, il est très important de savoir ce que vous voulez et ce que vous voulez faire avec votre véhicule. L’appréciation d’une voiture est en fait une question bien personnelle et chaque modèle trouve son admirateur. Certains sont moins populaires, j’en conviens, mais à la base, chaque voiture a été conçue pour répondre à des besoins biens spécifiques. Si vous savez ce que vous voulez, le chroniqueur automobile pourra facilement vous guider!

Il n’y a donc pas de mauvais véhicules!

Le retour en force des Américains

- 3 juin 2010

L’an passé, on ne donnait pas cher de la peau des constructeurs automobiles nord-américains. Mais voilà qu’ils reviennent avec plus d’assurance et les chiffres de vente canadiens pour le mois de mai sont là pour le prouver.

Des chiffres révélateurs
Chrysler Canada est celui qui a enregistré les plus importantes hausses de ses ventes sur l’échiquier automobile canadien. Ce qui, en soi, n’était pas nécessairement un record difficile à battre puisque l’an dernier Chrysler était passé à un doigt de mettre la clé dans la porte. Exception faite de la sportive Challenger, ce sont les Dodge Journey, Jeep Wrangler et le camion RAM qui lui ont permis de voir ses ventes augmenter à hauteur de 53%.

Ford, qui est le seul constructeur à ne pas avoir eu besoin des milliards de l’état, voit ses ventes du mois de mai croître de 19%, voire de 25% depuis le début de l’année. Il en est de même pour General Motors dont les ventes ont augmenté de 15,4% en mai et de 22% depuis janvier.

Pendant ce temps, les ténors japonais du marché canadien Toyota et Honda ont vu leurs ventes de mai baisser respectivement de 16,1 et 26%. Les sud-coréens Hyundai et Kia continuent leur ascension avec des hausses de 12,6 et 13,9%.

Retour à la case ‘camions’
Avec les prix relativement bas du litre d’essence, le consommateur canadien revient à l’achat d’un VUS ou d’un véhicule multisegment, mais de gabarit compact. A titre d’exemple, les Chevrolet Equinox, Ford Escape et Dodge Journey demeurent de gros vendeurs.

Les trois américains ont récemment renouvelé leurs gros camions ‘Heavy Duty’, généralement utilisés dans le milieu de la construction. Un marché déjà acquis et qui leur est réservé. Les camions pleine grandeur Ford F-150, Chevrolet Silverado/GMC Sierra et RAM 1500 demeurent des valeurs sûres, au Canada.

En mai, les ventes de voitures de tourisme accusent une baisse de 11% tandis que le marché du camion est en hausse de 12%.

Si la tendance se maintient comme disait si bien un certain Bernard Derome, les Américains sont drôlement bien partis et les Japonais devront refaire leurs devoirs…

Qui dicte les choix des constructeurs ?

- 3 mai 2010

Il n’est pas rare d’entendre les gens se plaindre sur les choix ou sur le type de véhicules que les constructeurs automobile offrent. J’entends les gens dire que les constructeurs proposent encore des VUS, encore des voitures puissantes, des modèles de base trop équipés ou encore, qu’ils ne produisent pas assez de véhicules hybrides ou électriques. Pourtant, les constructeurs produisent les véhicules que les gens achètent, non pas le contraire.

Croyez-vous que les gros VUS ont pratiquement disparu du marché parce que les constructeurs ont décidé de ne plus en produire ? Non. Les ventes en baisse, pour toutes sortes de causes, ont eu raison de la majeure partie des véhicules de ce segment. Discutez avec un représentant et il vous dira aussi que pratiquement personne ne veut une voiture de base dépouillés, la mode est aux modèles plus petits, mais entièrement équipés.

Même constat pour les VUS compacts dont les ventes sont en explosion depuis quelques années. Si vous retrouvez tant de modèles dans ce créneau, c’est que les constructeurs veulent leur part du gâteau, rien d’autre. Quant aux véhicules hybrides, ils représentent toujours un très faible pourcentage des ventes. Chez Toyota, seule la Prius trouve preneur et c’est en bonne en partie pour des raisons d’image et j’oserai même dire…de snobisme. Eh oui, la tendance est au vert et quoi de mieux que d’être vu à bord d’un véhicule tendance mais ça, personne ne voudra l’avouer. Il y a plusieurs années, c’étaient les muscle cars !

L’automobile est un domaine beaucoup plus passionnel que rationnel. La preuve, lorsque le prix de l’essence descend, il se vend, dans la même semaine, des modèles sport ou énergivores, comme si les gens ne pensaient pas à long terme.

La théorie du complot

- 16 mars 2010

Chaque jour qui passe est témoin des déboires d’un propriétaire de Toyota ou de Lexus. Après tout le battage médiatique à propos des Toyota ou des Lexus qui s’emballent ou refusent de freiner rien ne semble pouvoir arrêter la tempête en dépit des efforts du constructeur pour y remédier. En fait, chaque matin aux nouvelles, on nous fait mention d’un autre incident, incident qui est naturellement monté en épingle. Toute victime ou supposée victime est rapidement entourée de caméras de télévisions et de reporters pour nous raconter sa mésaventure.

Le mouvement a pris tellement d’ampleur que des partisans inconditionnels de Toyota accusent Chrysler, Ford et GM d’avoir machiné toute cette campagne. Mieux encore, certains poussent encore plus loin et prétendent que ces pédales d’accélération qui se coincent, et bien c’est l’oeuvre de saboteurs payés par les constructeurs de Detroit. Si c’était vrai, ces prétendus saboteurs auraient été fort occupés compte tenu des millions de véhicules concernés. Et tant qu’à y être, pourquoi ce ne serait pas Toyota qui aurait agit de façon à causer les récents rappels de Ford et de GM ? Œil pour œil !

La vérité est bien plus simple. Il n’y a pas eu de complot, mais une centaine d’incidents survenus un peu partout sur la planète qui ont incité Toyota à réagir. La compagnie s’y est prise de fort mauvaise façon et elle en subit les conséquences.  Autrefois très humble mais devenue arrogante au fil des années, Toyota a du se soumettre à un traitement choc de retour à l’humilité.

Je ne sais pas si le problème a été réglé ou pas, on le saura d’ici quelques mois. Mais cela n’empêchera pas certaines personnes de clamer leur expérience terrifiante au volant d’un produit Toyota. C’est fort possible que des incidents surviennent, mais je m’inquiète un peu de celles et ceux qui voudront se payer quelques minutes de gloire et par la même occasion poursuivre Toyota.

Ce ne sera pas la première fois que cela arrive, surtout aux États-Unis. Souvenez-vous de cette personne qui avait trouvé un bout de doigt dans une cannette de Pepsi Cola. Au cours des semaines qui ont suivi, chaque jour apportait son lot de débris dans des bouteilles d’eau gazeuse. Et que dire de cet accident de la route à Philadelphie impliquant un autobus de la société des transports de la ville de l’amour fraternel ? À l’origine, ce bus transportait 70 passagers, mais par la suite, plus de 250 personnes ont actionné la ville pour blessures!!!!

La crise Toyota est loin d’être terminée car après les rappels de ce constructeur, il va certainement y avoir des procès spectaculaires intentés par les victimes ou les présumées victimes. Il faut donc se garder une petite gêne dans les circonstances et ne pas sauter aux conclusions lorsqu’une victime se pointe aux nouvelles télévisées du matin ou du soir. C’est peut-être authentique, mais cela pourrait être du pipo comme disent nous cousins de l’hexagone.

La plainte!

- 2 mars 2010

Vous êtes-vous déjà demandé à quel moment et pour quelles raisons un constructeur automobile lance une campagne de rappel? Le fait-il simplement pour respecter des lois ou des règlements imposés par une autorité suprême ou s’il le fait par acquit de conscience?

Bref, on est légitimement en droit de se demander si les constructeurs ne le font que s’ils sont obligés de le faire. Pourquoi un fabricant engagerait des millions de dollars en frais afin d’effectuer une correction qui n’est pas médiatisée? Car, au fond, sans la participation des médias, une affaire comme les accélérateurs de Toyota auraient probablement mis plus de temps à être diffusée au grand jour.

Dans le cas de Toyota toutefois, il aura malheureusement fallu des décès pour que les choses avancent. Quelques plaintes (ça dépend évidemment du nombre) n’avaient pas suffit à ébranler le géant japonais. Il y avait bien un problème connu avec les accélérateurs (Toyota l’a avoué) mais le constructeur nippon semblait vouloir régler tout ça en catimini, à même les entretiens réguliers de ses clients.

Mais par exemple, dans le cas d’un dispositif électrique déficient qui ne permet plus de fermer et d’ouvrir les portières des fourgonnettes automatiquement et qui semble assez généralisé, combien de plaintes doivent être soumises pour que le constructeur lance une campagne de rappel? Il est évident que le problème n’affecte aucunement la sécurité des passagers, alors pourquoi dépenser de l’argent pour réparer ce problème? Le fabricant laisse alors les propriétaires se débrouiller eux-mêmes pour faire remplacer es pièces défectueuses. Après tout, cela génère des revenus additionnels pour les concessionnaires.

La morale de cette histoire?  Faites des plaintes pour tout ce qui n’est pas normal sur votre voiture. Plus les plaintes seront élevées, et plus les fabricants comprendront que le client doit être pris au sérieux et respecté.

Les rares Mea-Culpa de l’industrie automobile

- 2 mars 2010

De mémoire d’homme, le dernier Mea-Culpa venant de la direction d’un constructeur automobile, date de 2004, obligeant ainsi le directoire du géant allemand de l’automobile Volkswagen, à présenter leurs excuses, face aux multiples problèmes de fiabilité dont écopaient la plupart de leurs véhicules, de marques Volkswagen, Audi, Seat et Skoda.

A l’époque, Volkswagen a du lui aussi faire face à plus de deux millions de plaintes de la part de ses clients européens, pris avec un véhicule défectueux. Finalement, et suite à de nombreuses poursuites judiciaires, ces derniers ont pu recevoir des dédommagements, en conséquence.

Et malgré cette période des plus ombrageuses, pour le manufacturier allemand, il est actuellement en route pour surclasser le japonais Toyota, comme premier constructeur automobile mondial.

Les déboires de Toyota

Aujourd’hui, c’est au tour de la direction d’un autre géant de l’automobile à faire son Mea-Culpa, et pas le moindre, puisque c’est Toyota, le numéro un mondial.

Le Japonais, fait face à des rappels massifs qui vont dépasser le 8,5 millions de véhicules à travers le monde. De plus, tout indique que la dégringolade va se continuer encore pour un certain temps, puisque d’autres modèles sont actuellement sous surveillance et qu’il y aurait de fortes chances que d’autres rappels devront être effectués, touchant notamment le modèle Corolla, la voiture la plus vendue à travers le monde.

Du jamais vu dans cette industrie, même le patron des patrons du géant japonais de l’automobile, M. Akio Toyoda a dû se présenter devant le Congrès Américain, pour répondre aux questions des législateurs.

Une certaine similarité

Dans les deux cas, tout semble indiqué que l’on a voulu noyer le poisson, tout d’abord en ignorant les plaintes qui s’accumulaient, car il faut bien l’avouer, être pris en défaut dans cette industrie, à produire des véhicules potentiellement dangereux, ça peut coûter la peau des fesses…

En 2004, Volkswagen a dû débourser des dizaines de millions d’euros pour régler ses différents litiges, alors qu’aujourd’hui Toyota fait face à des obligations qui pourraient s’élever à plus de 2 milliards de gros dollars.

Des p’tites cachotteries, qui une fois connues amènent les automobilistes à perdre confiance envers les constructeurs, comme c’est souvent le cas envers des élus, peu transparents…