On a toujours besoin d’un plus petit que soi!

- 19 juillet 2010

Voici un dicton qui prend toute son importance lorsqu’on constate que plusieurs géants de l’industrie automobile s’associent de plus en plus avec de petits constructeurs à dessein de concevoir et surtout de développer des voitures plus petites et plus économiques, voire des nouveaux moteurs alternatifs.

 A titre d’exemple, nous retrouvons les puissants constructeurs allemands Mercedes-Benz et Volkswagen associés respectivement avec Renault et Suzuki, tandis que PSA Peugeot/Citroën fait de même avec Mitsubishi.

 L’exemple Mercedes-Benz /Renault

Bien que dans ce cas-ci nous ayons affaire à deux grands de l’industrie, il en demeure pas moins que l’Allemand Daimler AG est de loin le plus imposant des deux et que Renault dispose tout de même d’une expertise en matière de conception de petites voitures économiques, ce dont Mercedes peut avoir besoin…

 Cette collaboration à plusieurs volets devrait normalement être plus avantageuse pour la société allemande, du moins dans son volet automobile, puisqu’elle permettra à Mercedes-Benz de profiter de l’expertise de Renault dans la conception et le développement de la prochaine génération de ses populaires voitures des Classes A et B. De plus, les deux firmes profiteront à parts égales de la venue éventuelle de la prochaine génération de la petite smart Fortwo, laquelle comprendra une version à quatre places et pourquoi pas à déclinaisons multiples.

 L’exemple Volkswagen/Suzuki

Les ingénieurs de Volkswagen planchent actuellement sur la conception d’un petite citadine sur la base des concepts « Up ». Bien que ces derniers soient propulsés par une motorisation entièrement électrique, aucun manufacturier ne peut placer tous ses œufs dans le même panier et c’est pour ça que Volkswagen se lie d’amitié avec Suzuki.

 Or, le Japonais qui est un spécialiste mondialement reconnu dans la conception de moteurs de très petites cylindrées, vient ici seconder l’Allemand dans l’élaboration de petits moteurs atmosphériques peu polluants tandis que Suzuki pourra continuer en parallèle, mais avec Volkswagen, le développement de motorisations alternatives qui jusqu’ici avaient été fait en collaboration avec General Motors.

 L’exemple PSA Peugeot/Citroën et Mitsubishi

Jusqu’ici, la collaboration entre ces deux sociétés s’est bornée à fournir des clones du Mitsubishi Outlander à Citroën et Peugeot alors qu’ils s’apprêtent à faire de même avec la petite i-MiEV toute électrique qui donnera naissance à des versions françaises, appelées Citroën C-Zéro et Peugeot Ion.

 L’exemple Toyota/Tesla

Tout récemment, Toyota annonçait son association avec la compagnie Tesla Motors spécialiste dans la conception et la fabrication de voitures mues entièrement à l’électricité, le tout à dessein de commercialiser à compter de 2012 une variante électrique de son modèle RAV4.

 L’approche hybride à moteur diesel du groupe français pourra aisément profiter aux deux associés tandis qu’il en sera de même de l’approche électrique de Mitsubishi.

 Le point commun, les marchés émergeants

Le G8 des grands de l’automobile est lui aussi devenu le G20 des manufacturiers automobile avec l’apparition des marchés émergeants, notamment ceux du BRIC qui regroupent le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Au-delà de toutes les technologies, il existe un point commun qui attire les manufacturiers à vouloir s’associer et c’est évidemment l’ouverture de ces nouveaux marchés qui vont devenir des plus lucratifs.

 A ce chapitre, les petits constructeurs de voitures économiques détiennent sur certains marchés une longueur d’avance sur les grands, notamment au niveau des ventes, mais tous doivent investir pour assembler dans ces pays et en s’associant ils minimisent leurs coûts de production. D’ici la fin de la présente année, Mitsubishi et PSA Peugeot/Citroën vont ouvrir une usine d’assemblage ultra moderne en Russie.

 Où est notre avantage?

N’allons surtout pas croire que ces ententes entre constructeurs vont faire baisser les prix des véhicules, bien au contraire.

 Au mieux, cela devrait nous permettre d’avoir accès à des véhicules bénéficiant de technologies conçues et développées par des spécialistes en la matière que sont les moteurs de petite cylindrée de Suzuki, les moteurs électriques de Mitsubishi et pourquoi pas les moteurs diesel hybrides de PSA Peugeot/Citroën qui, un jour, pourraient se retrouver sous le capot d’un véhicule Mitsubishi.

1 commentaire

  1. Les manufacturiers automobiles semblent aller dans toutes les directions en voulant offrir des véhicules plus économiques, mais la véritable volonté que l’on pourrait s’attendre d’eux n’y est tout simplement pas. Elle n’y est pas parce que l’on se fie encore sur une soi-disant abondance de pétrole et les entreprises sont encore bien frileuses à vouloir investir du côté des véhicules électriques.

    En Asie comme en Europe, il y a toujours eu des petites voitures économiques comparativement à l’Amérique. Mercedes par exemple produit la Classe A et la Classe B. Ils sont économiques et remarquez bien qu’ils ne peuvent débarquer aux USA par ce que les Américains ne veulent pas lâcher leurs immenses gaz guzzlers. On peut se compter chanceux d’avoir au moins la Classe B au Canada, mais le revue Protégez-vous informe les automobilistes que ce serait risqué de se rendre aux USA avec un modèle de la Classe B. C’est tout simplement scandaleux. À cause des USA, l’avenir des petites voitures est circonscrites à un très petit nombre de pays. Il y aura toujours des FORCES OBSCURES en Amérique qui empêcheront les jolies petites citadines de rouler dans nos cités et villes. Hélas. . .

    Gilles Pelletier, Québec

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