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Ma déclaration d’amour.

- 30 janvier 2012

À l’occasion de la Saint-Valentin qui approche à grand pas, j’ai décidé de faire une déclaration d’amour.

Adui S6J’aime Audi. Oui, je sais…venant de quelqu’un qui s’y connaît en voitures, c’est un peu choquant comme déclaration. On trouvera tous les défauts du monde à la marque Allemande. Son manque de fiabilité, les problèmes électriques récurrents…bref. Elles ne bénéficient pas de la meilleure réputation sur le marché.  Je l’admets.  Mais c’est viscéral. Je ne peux m’empêcher d’admirer leur indéniable style…

Ces voitures sont élégantes, one une gueule inégalée et Audi réussit à apporter une touche de renouvellement tout en conservant son look signature. On aime, ou on n’aime pas. Dans mon cas, j’aime et à la folie. Ce n’est pas une exotique Maserati ou une Aston Martin. Tant qu’à saliver, j’aurais aussi bien pu viser haut!
La Audi est en fait dans une catégorie à part, dans ma petite tête. Il y’a ces voitures que je sais que je n’aurai jamais. Nommons Ferrari, Bugatti et autre petit luxe de ce monde. Puis, il y’a ces voitures accessibles, qu’on peut se permettre et qui sont à la portée de tous les porte-feuilles. Une Audi se situe pour moi entre ces deux mondes. Une voiture à laquelle on rêve, mais qui dans l’immédiat semble intouchable…bref,  à laquelle on peut se permettre de rêver avec un brin de réalité. Une majorité de gens me dit que pour la même gamme de prix, leur choix se porterait sur BMW.
Je comprends les motifs derrière une pareille décision. Pourtant, comme un amour interdit, j’opterais tout de même pour une élégante S5 (que j’ai eu le plaisir de conduire), ou pourquoi pas une A6? Envers et contre tous, mon regard continuera de se détourner au passage d’une Audi!

Quelle serait votre Valentine sur quatre roues?

Quand la voiture pense pour nous

- 6 décembre 2011

nissan-safetyNissan travaille actuellement au développement d’une nouvelle technologie, capable de permettre à la voiture de réagir sans intervention du conducteur. Deux caméras permettent d’avoir une vue globale de l’environnement, et permettent à la voiture de prendre ses propres décisions.

Toyota fait la même chose de son côté, et a même présenté au salon de Tokyo une Prius presque entièrement automatisée. Quant aux autres compagnies, elles œuvrent toutes dans le même sens, automatisant des manœuvres que la voiture fera plus rapidement, et mieux, que le conducteur.

Je ne suis pas réfractaire à la technologie, ceux qui me connaissent vous le confirmeront, surtout quand cette technologie a comme objectif louable de prévenir des accidents. Car le mandat des manufacturiers est clair : ramener à zéro le nombre d’accidents sur la route.

De ce point de vue, la venue de voiture totalement automatisée n’est donc plus qu’une simple question de temps. Pas de semaines, ni de mois, bien entendu, mais je parierais fort que certaines technologies seront disponibles bien plus rapidement qu’on ne pourrait l’imaginer.

Prenons l’exemple de Nissan : un sonar « voit » un mur, une caméra détecte que vous êtes dans un stationnement, un ordinateur de bord perçoit que vous appuyez sur l’accélérateur au lieu du frein, et oups, la voiture freine toute seule!

Je le répète, j’admire cette technologie et ceux qui la développe. Mais je vous avoue avoir eu quelques frissons quand j’ai testé ce système et qu’on m’a demandé d’appuyer à fond sur l’accélérateur face à un mur de briques, aussi fausses soient-elles. Tout a bien fonctionné, et la voiture s’est immobilisée, mais il s’en est fallu de peu que mes réflexes de conducteurs ne prennent le dessus.

Alors, faire confiance à la technologie, peut être avec l’habitude. Et vous, êtes-vous prêts à faire confiance à votre voiture pour sauver votre vie?

J’aime, j’aime pas

- 18 novembre 2011

aime-aimepasLe monde de l’auto en est un de passion plus que de raison. On regarde une voiture, on a un coup de cœur, et bang, on tombe en amour.

C’est vrai pour les modèles, comme c’est vrai pour toutes sortes d’autres éléments de l’industrie automobile. Lançons-nous donc le défi de dire ce que l’on aime, et que l’on aime. Attention, ici pas question de juger les autres : on a tous un petit côté un peu quétaine que l’on voudrait bien cacher mais qu’il fait bon parfois sortir.

Alors, je le lance :

J’AIME : les voitures électriques. Malgré les ulcères d’estomac qu’elles me donnent sur la route en ne sachant jamais si je vais me rendre, à leur volant je me sens comme un enfant et son nouveau jouet.

J’AIME PAS : les ailerons. Je déteste ces voitures qui défient toute logique avec leurs ailerons surdimensionnés. Comme si les ingénieurs qui conçoivent les voitures n’avaient pas pensé à l’aérodynamisme. Et ne me dites pas que l’aileron aide quand on roule 70 km à l’heure dans une Honda Civic 1999!

J’AIME : les gros utilitaires sports. Je sais, je suis totalement à l’encontre de la tendance, mais rien de plus jouissif que de tester les sentiers dans un de ces gros SUV… et  même de rouler au centre-ville, je dois l’avouer.

J’AIME PAS : les prix de l’essence. Pas parce qu’ils sont hauts ou bas (bien que je les préfère bas) mais parce que j’ai l’impression de me faire arnaquer dans chaque ville où je passe, et où le prix varie de 10 cents. Comme si, entre la région et la Rive-Sud de Montréal, le coût du transport augmentait en flèche. On fixe un prix, on sait à quoi s’en tenir!

J’AIME : le design de Peter Schreyer. Je ne suis pas le seul, c’est certain, mais ce qu’il a réalisé avec Kia pour les voitures de série est exceptionnel. Et regarder le prototype de Kia GT me donne espoir qu’elle verra un jour la route!

J’AIME PAS : Les nuances trop grandes entre les voitures concept et la réalité. Je sais que la voiture concept est destinée à explorer, mais dans certains cas, le résultat est décevant. La différence entre la Subaru Impreza concept et la réalité, par exemple, est énorme!

J’AIME : les radars photos. Pas parce qu’ils sont des trappes à billet, mais parce qu’ils ont fait la preuve qu’ils limitaient les écarts de conduite trop importants. Et petit détail, saviez-vous que si vous respectiez la limite, vous n’aviez pas de billets?

J’AIME PAS : les dictateurs d’une marque, ceux qui sont incapables de supporter qu’on fasse le moindre reproche à leur marque préférée, mais qui ne se gêne pas pour taper sur tout ce qui n’en fait pas partie. Les automobiles ont leur défaut et leur qualité, mais aucune n’est parfaite. Tenez-vous le pour dit!

Enfin, J’AI AIMÉ : oui je le mets au passé, et j’ai aimé ma Pontiac Aztek (je vois d’ici la face des maniaques rigolant, se demandant pourquoi je suis chroniqueur automobile). Vous aurez compris que ce n’est pas pour sa conduite, et encore moins pour son look, que l’Aztek est la voiture que j’ai conservé le plus longtemps. Mais je n’ai encore rien trouvé d’aussi pratique. Imaginez, pouvoir transporter mon ado bougonneuse, fiston dans son siège d’auto et belle-maman, tous les trois confortables sur la banquette arrière, pendant que Chérie et moi étions en avant, le coffre chargé jusqu’au plafond de tout l’équipement de l’équipe de soccer de fillette? Pas de conduite sportive, mais en terme de polyvalence, l’Aztek était un exemple (et non, je n’ai jamais acheté la tente…).

Alors, à ce jeu de vérité, sans conséquence, oserez-vous, vous aussi, ouvrir votre cœur et nous dire, sans méchanceté, ce que vous aimez ou n’aimez pas?

Que reste-t-il de nos voitures?

- 8 novembre 2011

volvo-s60-test-detection-pieton-copenhagueC’est bien connu que les automobiles modernes sont de plus en plus truffées de technologies. Toutefois, après plusieurs semaines de véhicules d’essai de luxe, je me suis soudainement mis à m’ennuyer des « simples » voitures. Vous savez, celles qui ne vous disent pas quoi faire, comment le faire et qui ne conduisent pas pour vous. Ces voitures qui, à mon sens, sont encore des voitures, celle où c’est le conducteur qui décide de ce qui se passe derrière le volant.

J’admets que c’est pratique d’avoir des dizaines d’éléments de sécurité, mais qu’en est-il des gadgets qui prennent plusieurs heures à maîtriser et qui, au bout du compte, sont ni plus ni moins que de véritables distractions car elles nous forcent à quitter la route des yeux pour comprendre et diriger ce qui se passe par les écrans. Je suis assez « old fashion » sur certaines choses: pourquoi dois-je passer par huit menus avant d’être capable de changer le poste de radio? Qu’est-ce qu’il y a de mal avec le bon vieux bouton? Même chose en ce qui concerne les systèmes de navigation. Pourquoi tout à coup, tout le monde a besoin d’un système de GPS dans sa voiture? La bonne vieille carte routière indique encore pas mal les mêmes informations pour quelques 3 ou 4 $ alors que le GPS d’une voiture coûte rarement en bas de 1 000 $.

Comme je le disais, les assistances électroniques sont pratiques pour bien des choses, mais quand elles commencent à me crier après parce que la voiture n’aime pas ce que je fais, ça me dérange. Si je prends l’exemple rapide de la Volvo S60 que j’ai généralement adorée, elle vibre si je passe la ligne blanche, elle s’illumine et crie, si je ne freine pas asses vite pour elle, elle ralentit et accélère tout seule lorsqu’elle utilise le régulateur de vitesse. Avec tout ça, je sers à quoi sur mon siège? C’est certain que c’est plus sécuritaire, mais ça altère tellement la sensation de conduite, j’ai constamment l’impression que je ne suis plus seul à conduire ma voiture.

En gros, les avancées technologiques sont super pertinentes.  Je me demande seulement quelle sera la prochaine étape?La voiture va tout faire toute seule? Aussi bien prendre le transport en commun, au moins on peut lire pendant le trajet!

On est bien peu de choses

- 17 octobre 2011

porscheJe reviens tout juste de Californie, du circuit Laguna Seca, pour le Rennsport Reunion IV de Porsche (j’écris d’ailleurs ces lignes entre deux avions, à l’aéroport de San Francisco). La compagnie se vante, et avec justesse je le crois, d’organiser ainsi la plus grande rencontre de voitures de course, et des pilotes qui les ont rendu célèbres.

Facile de s’en convaincre, quand on voit les quelque 375 voitures de course, les milliers de Porsche de tout âge stationnées dans les espaces adjacents à la piste, ou que vous rencontrez un des 50 pilotes de légende qui sont sur place.

Pas facile, par exemple, de rester insensible quand on prend l’ascenseur avec Jochen Mass. Pas simple de demeurer indifférent quand, au petit déjeuner, Derek Bell, Mark Donohue, Patrick Long ou Brian Redman vous font la conversation (ceux qui ne sont pas familiers avec ces noms, faites une petite recherche sur Wikipedia, vous comprendrez la raison de mon émoi).

Mais ce qui étonne encore plus, et qui me rend très humble je dois le dire, c’est la connaissance quasi encyclopédique qu’ont les amateurs de chacune des Porsche. Moi qui me croyais, humblement dois-je le dire, un presque expert en automobile, j’en ai sérieusement pris pour mon rhume.

Bien sûr, les 908, 356, 917, 992 et autres 911 sont des nomenclatures connues et reconnues au fil des ans. Mais les gens sur place connaissaient non seulement les voitures, mais presque chacune des voitures individuellement. La plupart était capable non seulement de nommer la voiture, mais de décliner avec précision les courses au cours desquelles ladite voiture s’est illustrée, et avec quel pilote, cela va de soi.

Mieux encore, les véritables amateurs apprécient chacune des Porsche présentes, des pièces de collection dans presque tous les cas, avec un œil de connaisseur, capable de savoir si la restauration a été faite dans les règles de l’art, et avec les bonnes pièces.

Cela peut sembler relativement facile pour un amateur de voitures antiques, légèrement connaisseur. Mais quand cette connaissance s’étend à des modèles quasi unique, j’avoue me sentir un tantinet humilié. Ainsi, saviez-vous qu’il a existé une Porphin (contraction de Porsche et de dolphin), une voiture fabriquée avec un moteur Porsche par un entrepreneur privé et qui a presque battu l’originale sur la piste. Une douzaine d’unités de ce modèle seulement ont été construites… j’en ai vu 2!

Ce genre de découverte est légion dans le Rennsport. Je l’avoue, mes premières heures ont été difficiles, alors que je tentais de démêler l’écheveau de la multitude de modèles et de variantes des 50 dernières années.

Puis, au long du week end, j’ai appris, et apprécié, ces découvertes. Je ne suis pas plus un expert que je ne l’étais, mais j’avoue désormais regarder les Porsche d’un autre œil. Tout à coup, il me semble qu’une petite 356 speedster m’irait plutôt bien!

Pensons business!

- 13 juillet 2011

Crédit photo : espace.canoe.caJ’ai de la difficulté à comprendre le manque de vision de la part des intervenants du gouvernement. Et je parle ici de l’évènement Nascar à Montréal. Lorsqu’est venu le temps, et je me souviens très bien, de mettre des millions dans la Formule 1 à Montréal, le ministre des Finances du Québec avait mentionné qu’il fallait avoir une vision des affaires. La F1 était une bonne affaire pour le gouvernement. L’investissement versus les retours en taxes et autres en valait le coup.

Quand on pense que tout cela a nécessité des millions de dollars, je ne comprends vraiment pas la réticence du même gouvernement à investir million dans l’aventure Nascar à Montréal. Pourtant, nos plaques automobiles indiquent, bien ¨Je me souviens ¨. Après les aventures des Expos et des Nordiques, sans compter le Cirque du Soleil à Montréal (voir déménagement du casino), il semble que nous avons la mémoire courte. À moins qu’on aime les défis comme perdre des évènements majeurs et tenter d’aller les rechercher de nouveau!

De plus, j’ai de la difficulté à comprendre les commentaires qui mentionnent que François Dumontier n’était pas suffisamment préparé. Il suffit de regarder de quelle façon il réussit ces évènements pour comprendre qu’il possède suffisamment d’expérience et de talent pour les organiser et pour les vendre. Et je ne pense pas que Nascar, son associé, ne connaisse pas la façon de faire.

Encore une fois, il nous manque ce sens des affaires. Montréal est maintenant le berceau du sport automobile au Canada. Pourquoi la laisser tomber encore une fois? Voyons ce 500 000 $ par année comme un investissement futur afin d’améliorer le spectacle et d’attirer plus d’amateurs. Plus d’amateurs équivalent à plus d’emplois et de taxes. Chaque année, le Napa 200 présenté par Dodge offre un spectacle relevé unique en Amérique du Nord. De toute façon, pas besoin d’être un passionné de Nascar. Il suffit de penser business!

Toyota Avalon vs Porsche Panamera 4S

- 20 août 2010

Cette semaine, je conduis une Toyota Avalon. Vous conviendrez que comme voiture ennuyante à conduire, il est difficile de faire mieux. La direction est vague, les suspensions sont molles et l’habitacle est tellement silencieux qu’il isole les occupants de toute sensation.

Pourtant, il y a plusieurs personnes qui recherchent exactement ce type de voitures. Des personnes âgées, pour la plupart, qui ont appris à conduire alors que les voitures américaines proposaient le même comportement. Pour les autres, être vu au volant d’une Avalon serait un grave manquement à leur réputation!

À l’autre bout de l’offre automobile, on retrouve une berline vraiment spéciale, la Porsche Panamera, sublime de sportivité dans sa version 4S. On ne parle pas d’une voiture de course mais bien d’une berline capable de performances hors du commun et qui procure des sensations de conduite exceptionnelles. Tout le monde, ou presque, aimerait mieux conduire cette voiture qu’une Avalon et c’est compréhensible.

Oublions la question du prix. Selon Porsche, environ 5% seulement des gens qui possèdent une de leurs créations peuvent exploiter tout le potentiel de leur voiture. Chez Ferrari, la proportion serait encore moindre. Land Rover affirme aussi qu’à peine 5% de ses clients font du hors route sérieux. À l’inverse, je serais prêt à parier que 95% des propriétaires d’Avalon exploitent à fond les capacités de confort de leur voiture…

Donc, on a le choix entre une Porsche pour la frime (dans 95% des cas) ou une Avalon, platte à conduire mais qui correspond sans doute aux besoins de 95% de ses utilisateurs. Entre ces deux extrêmes, bien entendu, le choix est immense et il faut choisir un véhicule qui correspond à nos besoins… ou à nos valeurs. L’important est-il de bien paraître ou de bien profiter de sa voiture?