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Un heureux bilan

- 7 février 2012

sqLes gens de la Sûreté du Québec ont tracé, à la fin de la semaine dernière, un très positif bilan de la sécurité sur nos routes en 2011. Concrètement, on enregistre des baisses importantes dans presque toutes les catégories, incluant les accidents matériels, avec blessés ou mortels.

Et bien entendu, les dirigeants de la SQ ont attribué à leurs nombreuses campagnes de prévention et à l’usage de nouvelles technologies (lire ici radar photo) les diminutions importantes. Ce qui, avouons-le, n’est pas tout à fait faux.

Je suis moi-même un ardent partisan de la prévention, et demeure convaincu que sans  cette dernière, la situation serait fortement en hausse.

Mais, car il y a un mais, je trouve un peu déplorable que nos charmants agents provinciaux omettent à ce point les interventions extérieures dans l’atteinte de ces résultats.

Car les résultats sont probants, surtout chez les jeunes de 16 à 19 ans. Au total, 18 jeunes de moins que l’année dernière ont perdu la vie au cours de l’année. Et bien que je sois persuadé que nos amis patrouilleurs font tout leur possible, on a oublié d’associer ce groupe d’âge autrefois à risque aux cours de conduite  devenus obligatoires.

Car il faut bien l’admettre, les 16-19 ans sont ceux qui sont parmi les premières cohortes à graduer de ce nouveau programme obligatoire. Et malgré ses faiblesses, il vient de faire la preuve qu’il peut faire une différence significative.

Autre détail important, les agents de police savouraient aussi (et avec raison) la baisse importante des accidents avec blessures graves. Encore une fois, les campagnes de prévention ont fait leurs preuves, sans aucun doute. Mais il ne faudrait pas oublier les avancées technologiques réalisées aussi par les constructeurs : les voitures sont plus que jamais sécuritaires, et ce qui était autrefois un accident important s’est muté en accident matériel seulement. Un aspect que l’on souligne rarement.

Alors loin de moi l’idée de vouloir accuser les policiers de tirer la couverture vers eux, mais il est clair que c’est un ensemble de facteurs qui a permis d’atteindre un bilan aussi positif. Et c’est aussi un ensemble de facteurs qui devra continuer si on veut encore l’améliorer.

Qui se stationne le mieux, les hommes ou les femmes?

- 1 février 2012

stationnement-homme-femme-imageLa vérité dévoilée… 

Depuis « toujours » c’est la guerre entre qui se stationne le mieux. Évidemment, les hommes ont toujours été certains, voire même plus que convaincus qu’ils étaient les champions « du parking»…, mais entre le dire et le faire il y a souvent une grande différence. Selon une étude menée récemment, navré messieurs, mais les femmes se stationne mieux (et ce n’est pas moi qui le dis)!

Cette étude, réalisée par NCP, a duré un mois et a été menée auprès de 2500 automobilistes. Plusieurs aspects ont été étudiés, par exemple les angles et aussi les croyances et comportements, afin de créer un résultat de qualité; le coefficient de stationnement.

Les résultats? Les femmes ont obtenu une moyenne de 13,4/20 tandis que les hommes 12,3/20.

1er critère : La capacité à trouver un stationnement

Désolé messieurs, mais votre impatience vous a nui ici. En parcourant les stationnements trop rapidement, les hommes ne remarquent pas les espaces disponibles. Les femmes, plus patientes, ont donc obtenu de meilleurs résultats en observant mieux les espaces libres et sont aussi plus alertes pour déceler les gens qui quittaient l’endroit.

2e critère : Les angles

Est-ce l’orgueil des hommes? Est-ce le perfectionnisme des femmes? Néanmoins, les hommes « refusent » de repositionner l’auto dans un meilleur angle si à la première tentative ce n’est pas satisfaisant, et ce, à 71 %. Les femmes, elles, préfèrent être stationnées parfaitement et repositionnent la voiture à 56 %. Mais, ceci est une bonne chose, mesdames, puisqu’à 53 % le stationnement est centralisé, tandis que le pourcentage est de seulement 25 % chez les hommes. C’est d’ailleurs ce qui leur a fait perdre le plus de points pour la moyenne du coefficient.

Le stationnement parfait est bien sur une question d’angle. Et c’est d’ailleurs la caractéristique qui a été le plus difficile à effectuer à 50 %, autant chez les hommes que chez les femmes, particulièrement pour obtenir le bon angle du premier coup. Disposer le véhicule dans le centre de l’espace a été la seconde étape la plus difficile avec 30 %, savoir quand arrêter à l’intérieur de l’espace à 30 % et finalement s’il faut aller plus vers l’avant ou plus vers l’arrière à 7 %.

3e critère : Le temps

Le temps est le seul élément où la gent féminine n’a pas réussi à se tailler une place au sommet. En moyenne, selon les évaluations des 2500 personnes, les hommes réussissent à se garer en 16 secondes. Les femmes prennent, quant à elles, 5 secondes de plus, soit 21.

Ce qui suit est plutôt amusant. Comme il est évalué que 1004 stationnements sont effectués par une personne en une année, combien pensez-vous que cela représente en jours durant toute une vie? Eh bien, les hommes auront passé 9 jours à se garer et les femmes 12!

La vérité aura finalement été dévoilée…

Source : NCP (Veuillez noter que cette étude a été réalisée au Royaume-Uni)

Voiture électrique, vraiment?

- 26 octobre 2011

2012-Volt-035Je le sais, je vais me faire des ennemis. Mais je demeure persuadé que la voiture électrique est, pour le moment du moins, une utopie de joyeux rêveurs, même si on n’aura pas le choix de s’y rendre.

Je suis actuellement au Festival des essais de l’association des journalistes automobiles du Canada, une réunion de quelques jours où les journalistes canadiens se réunissent pour voter pour la voiture et le camion de l’année.

Au total, comme l’a souligné mon collègue, 56 voitures, rutilantes, alignées dans l’attente de nos essais. Mais qui sont les grandes absentes? Les voitures électriques, pardi! En fait, non, pas totalement puisque la Chevrolet Volt est soigneusement branchée  le long du mur. Mais la Volt profite d’un véritable avantage : un moteur à essence qui lui permet d’avoir une autonomie prolongée.

La Nissan Leaf et la Mitsubishi i-Miev, pourtant officiellement en vente, et la Smart électrique qui le sera bientôt, feront bien une apparition de quelques heures. Mais ne feront tout simplement pas partie du vote. C’est là le choix des constructeurs eux-mêmes, qui n’osent pas laisser leur voiture affronter les autres sur un terrain neutre.

Voilà donc une preuve de plus que la voiture électrique est, pour l’instant du moins, un jouet amusant mais sans plus. Un joli petit véhicule tellement peu répandu, et tellement peu polyvalent, qu’il ne peut pas supporter la comparaison.

Mais la chose est, pour l’association, une bonne nouvelle. Car si les voitures électriques abondaient au Festival des essais, il faudrait songer à se relocaliser. Impossible en effet d’avoir l’infrastructure nécessaire pour recharger autant de voitures en si peu de temps.

Ce petit constat n’est pas sans rappeler que la même chose se joue sur une grande échelle. Alors oui, la voiture totalement électrique a sa place en ville, dans une zone très urbanisée. Mais pour le moment, là s’arrête son terrain de jeu. Et ce sera comme ça pour un long bout de temps encore…

Pris dans le trafic

- 22 juin 2011

2011-trafic-imageJe suis coincé, plusieurs heures par jour, dans le trafic montréalais. Ma faute, sans doute, moi qui ai fait le choix de vivre en banlieue plutôt que sur l’ile montréalaise. Et parce que mon bureau est localisé en plein centre-ville, je n’ai guère le choix.

Évidemment, mon travail me le permettant, je reste souvent à la maison, où je peux régler une bonne partie de mes problèmes. Mais je me suis quand même tapé plusieurs fois les heures d’attente, gracieuseté des nombreux chantiers qui pullulent sur nos routes.

Quelques questions s’imposent, et je demeure très ouvert aux explications. Mais je ne comprends pas toujours comment fonctionne la circulation dans ce cas précis :

Pourquoi, par exemple, a-t-il fallu des mois d’études par des ingénieurs pour fermer le Pont Mercier de toute urgence? Le ministre Hamad lui-même a confirmé que l’étude avait été faite l’hiver dernier. Personne n’aurait pu prévenir?

Et si quelqu’un le savait depuis l’hiver dernier, pourquoi a-t-il fallu attendre plus d’une semaine pour mettre en place un comité de crise et de gestion? Un bel exemple où la main droite ne savait pas ce que la gauche faisait…

Autre question : pourquoi a-t-on l’impression que les chantiers ne sont ouverts qu’à temps partiel? Il faudra au moins 7 mois pour reconstruire un des nombreux viaducs qui enjambe l’autoroute sur la Rive Sud, mais chaque fois que je passe, soit le chantier est désert, soit seulement 2 ou 3 employés y travaillent. De plus gros effectifs rendraient la chose plus rapide, du moins en ai-je l’impression!

Et enfin, cette fois, la question s’adresse aux conducteurs : saviez-vous que les signaux orange signifient qu’il faut ralentir, pas accélérer? Je ne voudrais certainement pas me trouver en bordure des chantiers sur les heures de pointe. Les voitures passent rapidement, le plus près possible, et les graviers volent littéralement aux quatre coins. Peut-être un peu de prudence serait de mise, pour éviter les dangers.

Quelques réflexions donc, que j’ai eu, pendant que j’étais coincé dans le trafic. Et vous, à quoi pensez-vous quand vous attendez votre tour?

La balle est dans ton camp

- 22 avril 2011
2011-aqlpa-pressage-image

Démonstration de l'étape du pressage dans le processus de recyclage de voitures.

Lundi dernier, j’étais à la conférence de presse annonçant le retour du programme « Faites de l’air ». En résumé, vous donnez votre vieille auto (modèle 1997 et plus anciens) en échange de récompenses telles que des rabais à l’achat d’un vélo, à l’achat d’un véhicule éco-énergétique (disponible bientôt) ou 1 an de titre de transport gratuit, etc. L’idée est simple, on vous donne l’occasion de convertir vos habitudes de vie de pollueur en un mode de vie plus sain, plus vert et plus écologique.

Je vous dis, il fallait être là pour entendre les applaudissements des supporteurs qui assistaient eux aussi à la conférence. Chaque fois que le ministre Arcand, le ministre Hamad ou André Bélisle, président de l’AQLPA, ouvraient la bouche pour étaler le bilan positif de la dernière édition du programme, les partisans tapaient des mains et criaient en triomphe. Il y avait de l’émotion dans l’air… Comme si on était en train de sauver la planète. Dans le fond, c’est un peu ça, mais à petite échelle.

Ils avaient raisons d’être heureux de ce qu’on annonçait. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui va venir critiquer le retour de ce programme financé par le gouvernement? J’ai l’impression que c’est devenu rare de souligner positivement le travail, les projets et les idées du gouvernement… quand c’est mérité. Vous allez me dire qu’avec tous les scandales et les mauvaises décisions et… chut! Non, s.v.p. on peut changer de discours pour une fois?

Un véhicule qui compte 15 ans d’âge pollue 20 fois plus qu’un véhicule neuf! Grâce à la plus récente édition du programme « Faites de l’air » de 2009 au début 2011, 50 000 tonnes d’émissions polluantes et de gaz à effet de serre ont été éliminés. Allez voir les récompenses qu’on vous offre en échange de votre bazou. Maintenant, la balle est dans votre camp si vous voulez faire quelque chose pour l’environnement, pour vous et pour les générations futures par la même occasion.

Prix du pétrole et les médias

- 30 décembre 2010

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Je pense que tout le monde est d’accord, les pétrolières se foutent complètement des autorités gouvernementales. Ils manipulent les prix comme ils le veulent bien sans se soucier de ce que pensent les automobilistes. Mais je pense aussi que les grands penseurs de l’industrie ont compris comment fonctionnent les médias. Sans se cacher, les dirigeants des différentes compagnies de pétrole laissent entrevoir des hausses dans un futur rapproché. Puis c’est l’escalade pour ensuite redescendre tout doucement.

Mais le prix ne revient jamais au seuil précédent. Voilà où les médias interviennent sans le vouloir. Les pétrolières inculquent lentement des nouveaux prix références grâce à l’intervention des médias écrits et électroniques. Il y a quelques années, franchir le dollar du litre était impensable, mais les grands experts avaient commencé à en parler. Puis ce fut le choc avec des pointes de prix avoisinant les 1,50 $ du litre. Maintenant, un litre à 1,05 $ vaut la peine de faire le détour pour faire le plein.

Et voilà qu’en début de semaine, d’autres experts prédisent que le gallon américain va se vendre tout près des 5,00 $ en 2012, soit aux alentours de 1,90 $ le litre chez nous. J’ai encore l’impression que l’industrie pétrolière prépare de fortes hausses d’ici peu et que pour habituer les consommateurs, ils laissent tomber quelques informations apocalyptiques afin de nous faire mieux accepter les prix actuels. Les grands génies des relations publiques de ces compagnies ont fini par comprendre la façon de faire. Quoi de mieux que d’utiliser les journalistes pour mieux faire passer leurs augmentations? Et c’est sans le savoir que nous tombons dans le panneau. Vivement les carburants et motorisations alternatifs. Et encore là, changer un cartel pour un autre? Bonne année quand même.

Sensibiliser? Certainement Monsieur le coroner

- 10 décembre 2010

Je ne sais plus trop quoi penser. Cette semaine, trois jeunes hommes, à peine sortis de l’adolescence, ont trouvé la mort sur une route enneigée, après une manœuvre de dépassement. La réputation des jeunes et l’enquête de police qui a suivi ont permis de conclure que la manœuvre était légale, faite dans les normes, et n’avait rien du comportement du jeune écervelé.

Mais alors, pourquoi?

Le coroner chargé de l’enquête en entrevue avec un journaliste de TVA (http://lcn.canoe.ca/video/704956902001/accident-a-saint-hyacinthe-le-coroner-songe-deja-a/ ) a mentionné son intention de demander qu’une heure de conférence soit donnée chaque automne dans les écoles, histoire de sensibiliser les jeunes.

La cible est peut être bonne, mais le moyen un peu faiblard, Monsieur le coroner. Une heure de conférence, chez les jeunes, c’est comme la venue d’un suppléant : on chahute, on discute, mais on ne retient que peu de chose.

La sécurité routière vaut plus que cela, Monsieur le coroner. On se targue de remettre au programme les cours de sexualité, on exige plusieurs conférences par année sur la toxicomanie, mais on ne consacrera qu’un minuscule 60 minutes à la sécurité routière, alors même que 99,9 % de ces jeunes deviendront des conducteurs, s’ils ne le sont pas déjà!

La sécurité routière, c’est une affaire de culture, d’apprentissage, de perception. Conduire est une manœuvre que l’on doit maitriser après des heures de pratique, et de nombreuses notions théoriques. Le jeune conducteur connaissait les dangers, mais se croyait assez expérimenté. Or, il n’a jamais pu maitriser la perte de contrôle de son véhicule.

Alors sensibiliser, certainement Monsieur le Coroner. Mais en parler une heure, c’est presque dangereux. Dangereux parce que cela minimise l’importance de faire attention en tout temps de l’année. Dangereux parce que cela lance le message que, une fois les conditions rétablies, on peut se permette des manœuvres plus risquées.

La réalité Monsieur le coroner, c’est que les jeunes ont besoin de formation, d’expérience. Créez un cours complet plus axé sur la pratique, ou intégrez vraiment une session de sécurité routière dans le cheminement scolaire, et vous verrez. Les résultats seront cent fois meilleurs.

Mieux encore, intégrez purement et simplement les cours de conduite à l’intérieur du programme scolaire. Vous feriez d’une pierre trois coups : vous assurerez un plein contrôle de la matière enseignée, vous saurez que le sujet sera abordé tout au long de l’année, et vous aurez probablement en bonus quelques décrocheurs qui voudront rester au moins jusqu’à l’obtention de leur permis de conduire.

Alors, sensibiliser les jeunes, Monsieur le coroner? Certainement, j’en suis. Mais faites-le avec sérieux, en comprenant que les jeunes ne sont pas imbéciles : ils savent ce qui est sécuritaire ou non, mais il leur manque l’expérience pour savoir comment agir.

À vous de les aider, Monsieur le coroner!

La loi du cellulaire?

- 8 décembre 2010

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il semble avoir autant de conducteurs qui utilisent leur cellulaire au volant qu’avant l’introduction de la loi qui défend de le faire. Comme je suis continuellement sur la route, je remarque que les conducteurs n’en font plus de cas et répondent à leurs appels. Est-ce que vous respectez la loi de votre côté?

Avec l’arrivée de la neige, je suis curieux de voir comment les maniaques de textos vont se débrouiller. Tout de même dommage de voir que la loi concernant les cellulaires n’est pas plus appliquée. Il faut comprendre, et beaucoup d’experts l’avaient mentionné, que les policiers ont de la difficulté à surveiller tout ce beau monde. Pas facile de garder un œil sur l’écran du radar, un œil sur le visage du conducteur de chacune des voitures, sans oublier la vérification des pneus d’hiver et l’alcool au volant.

Je crois sincèrement que les corps de police du Québec vont manquer d’effectifs très bientôt, si ce n’est déjà fait. Pourtant, le comportement des automobilistes avec un cellulaire à la main est facile à détecter. Ils dévient de leur trajectoire fréquemment, varie leur vitesse constamment et j’en ai même vu en pleine manœuvre de stationnement avec un cellulaire sur l’oreille. Tout à fait tordant! Mais les policiers ne peuvent suivre tout le monde en tout temps.

En résumé, l’utilisation du téléphone en voiture demande un minimum de jugement. Les systèmes mains libres sont offerts partout et à des prix dérisoires. Et c’est sans oublier le nombre de voitures qui proposent le système intégré. Alors, je répète ma question : continuez-vous à utiliser votre cellulaire au volant malgré la réglementation?

Millionnaire cherche emploi

- 30 juillet 2010

Le très antipathique Tony Hayward, l’ex-grand patron de la pétrolière BP, a été tout simplement démissionné de son poste. Pire encore, il a été affecté en Sibérie, rien de moins. Mais ne le plaignez pas trop car cette démission a été accompagnée d’une prime de départ dépassant le million de dollars canadiens tandis que sa caisse de retraite sera toujours bien garnie jusqu’à la fin de ses jours. C’est comme cela que l’on règle les dossiers épineux dans les grandes corporations. Avec de l’argent.

Combien de fois avons-nous lu qu’un dirigeant d’une grande entreprise a été remercié de ses services avec une prime de départ pharaonique ? Et ce même si le crétin « flushé » avait mis la compagnie en sérieuses difficultés économiques et commerciales. Une petite tape dans le dos et une montagne de billets verts en guise d’au revoir. Si je pouvais être congédié  de la sorte, j’accepterais mon sort sans me plaindre. Une personne congédiée c’est désolant, mais un millionnaire congédié, vous avouerez que ce n’est pas pire du tout. Et ce riche monsieur pourra continuer à vivre une vie de pacha même s’il a contribué à des milliers de pertes d’emplois.

Quant à Tony  Hayward, il a été d’un tel crétinisme dans la gestion de la crise du déversement du pétrole dans le Golfe du Mexique qu’il aurait mérité d’être puni monétairement et, pourquoi pas, physiquement. Je ne parle pas de la bastonnade ou de sévices physiques comme tels. Mais je l’aurais envoyé ramasser le pétrole à la petite cuiller sur les plages de la Louisiane ou encore nettoyer les oiseaux englués de pétrole. La Sibérie c’est peut-être loin, mais on peut se payer tout le confort et tous les plaisirs. Six à sept mois dans une cabane dans les bayous louisianais l’auraient fait réfléchir et il aurait certainement perdu de sa suffisance, surtout si un alligator l’avait pris en chasse.

Il y a toujours une limite face à ces dirigeants et spéculateurs de toutes sortes qui n’ont aucun respect ni pour la planète, ni pour ses habitants et qui n’ont qu’un maître, la maudite piastre. Ce sont des dirigeants semblables qui sont aussi responsables des rappels automobiles ignorés, des voitures imbuvables vendues trop chères et qui ont tellement mal administrés la compagnie qu’on leur avait confiée, que cela a provoqué des dizaines de milliers de pertes d’emploi.

À bien y réfléchir Michael Moore et ses films coup de poing n’est pas aussi radical qu’on le dit. En fait, il pourrait frapper plus fort et dénoncer avec encore plus de véhémence ces multimillionnaires qui mangent dans les grands restaurants en levant le petit doigt en l’air pendant que  leurs employés ont de la difficulté à joindre les deux bouts ou qui viennent de recevoir leur notice de congédiement. Vous savez, leur éthique morale n’est pas meilleure que celle du pickpocket qui fait les poches sur les grands boulevards.

La marée noire et nous

- 27 juillet 2010

Le golfe du Mexique a beau être loin de nous, la marée noire qui l’envahit présentement aura, qu’on le veuille ou non, des répercussions chez nous. Par exemple, lorsque cette marée remontera sur la côte est de la Floride, plusieurs d’entre-nous devront aller passer leurs vacances ailleurs. Mais il y aura assurément d’autres conséquences, beaucoup plus dramatiques.

Pas plus tard que la semaine passée, j’ai entendu un homme qui, dans une ligne ouverte, demandait aux gouvernements canadiens et américains de stopper toute forme de forage au large de leurs côtes.  Tout d’abord, les plates-formes de forage donnent de l’emploi à des dizaines de milliers de personnes (et des emplois payants à part ça!). Il ne faut pas oublier non plus que pour aller chercher du pétrole, les entreprises doivent forer de plus en plus profondément et de plus en plus loin des terres, les réserves terrestres étant de moins en moins grandes. Et du pétrole, l’humain en a besoin pour faire fonctionner ses nombreuses machines.

Surtout, cette tragédie nous rappelle notre dépendance à l’essence. Tant que ce précieux liquide est disponible en quantités suffisantes à la pompe et que son prix est relativement abordable, on se fout pas mal de ce qui se passe à 3 000 km d’ici. Mais dès que notre confort sera troublé, nous la trouverons moins drôle. Et c’est là qu’on se révoltera du fait que les gouvernements on créé un moratoire trop long ou qu’ils ont empêché les pétrolières de forer. Au diable l’écosystème, ça nous prend notre pétrole!