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On s’enfiche?

- 27 janvier 2012
2013-Ford-Fusion-Energi

Ford Fusion E-Nergi 2013

Actuellement c’est moins de 3 % du marché des ventes de véhicules neufs au pays. Toutefois, bien que la révolution des voitures enfichables soit à nos portes selon les constructeurs, c’est encore les consommateurs qui ont le dernier mot. Sommes-nous prêts à passer au vert au point de brancher notre voiture comme on branche un sapin de Noël?

La question est pertinente. Au cours des prochaines années, les offres vont se multiplier à un rythme effarant. On peut déjà se procurer des électriques pures comme les Chevrolet Volt, Nissan Leaf, la Toyota Prius Plus-In et même le kart de golf de Mitsubishi l’i-MIEV. Actuellement, ce sont les seules voitures aux allures pour le moins bizarres que les acheteurs peuvent se procurer. Ce sont surtout les flottes commerciales qui les achètent pour se donner bonne conscience, mais les consommateurs eux attendent quoi?

Personnellement, je pense que le monde normal attend possiblement des voitures qui ont l’air aussi normales qu’eux. C’est bien beau la question de l’aérodynamisme extrême, mais ce n’est pas parce que l’on veut rouler vert que l’on veut nécessairement passer pour un extraterrestre!

Voilà que des solutions plus viables à mon sens sont sur le point d’arriver d’ici deux ans en concession pour les verts ou économes qui veulent quand même être discrets. Ford arrive dès la fin de l’année avec une version enfichable de la Fusion et c’est la même chose avec l’Accord de Honda. Enfin des voitures normales qui ne pêchent pas par un excès de style intergalactique.

Avec ces nouvelles venues semi-électriques est-ce que les consommateurs seront prêts à faire le saut? Bonne question. D’un point de vue journalistique, on pense et espère que oui, mais tout dépendra des prix des véhicules. L’effort des constructeurs est là et la guerre est certainement lancée, juste d’ici 2013, trois joueurs se feront la lutte : Fusion, Accord et Sonata.

Pour être actuellement au volant d’un véhicule avec une prise électrique, je pense qu’il faut y goutter pour en apprécier les vertus. Avant, j’étais l’un de ces septiques, mais brancher et débrancher sa voiture pourra facilement devenir, un élément de la vie de tous les jours, surtout pour ceux qui ont un garage. Sérieusement, c’est toujours plaisant de voir que l’on se rend au bureau qu’on fait des commissions et que très peu d’essence a été brulé sinon pas du tout.

Évidemment, il va falloir que les entreprises et les gouvernements se bottent le derrière et deviennent pro-actifs devant la possibilité d’une électrification partielle du parc automobile. Après tout, le Québec n’est-il pas une puissance mondiale en matière d’électricité? De votre côté avec des voitures à l’apparence normale et de meilleures consommations énergétiques, serez-vous prêt à faire le saut même si vous devez faire un petit effort pour débrancher et brancher votre voiture?

On se déneige SVP

- 18 janvier 2012

snow covered carL’hiver est arrivé sur le tard cette année, mais il semble que certaines personnes ne soient pas réellement conscientes des dangers que la belle neige blanche peu représenter. Malheureusement, il y a encore des personnes qui sont trop pressées dans la vie pour ne pas mettre celle des autres en danger.

Comme tous les hivers, il y a encore des clowns (excusez l’expression) qui ne déneigent pas leur véhicule. Personnellement, je me fous éperdument, qu’ils mettent leur vie en danger en ne voyant rien de l’intérieur de leur véhicule, mais j’ai un sérieux problème avec le fait que ce comportement totalement irresponsable représente un danger pour la sécurité routière des autres usagers de la route. Déneiger sa voiture ne prend pas des heures;  je sais que ce n’est pas l’activité la plus réjouissante à faire le matin, surtout quand il fait froid, mais avoir une voiture entraine certaines responsabilités, dont celle de s’assurer qu’elle est sécuritaire pour soi et les autres qui nous suivent.

Je ne suis pas le seul à voir sur la route des véhicules suivi d’une trainée blanche de neige qui virevolte derrière une voiture dont le toit est encore couvert de neige. Souvent ce sont des utilitaires sport clairement trop gros pour le propriétaire qui, par oisiveté ou incapacité, ne déneige pas son toit. Le résultat est connu de tous : celui qui suit se retrouve dans une belle tempête de neige avec une visibilité réduite. Je vous le dis, ceux qui ne déneigent pas leur voiture sont des irresponsables qui ne méritent pas d’avoir le privilège de rouler sur les routes. Il y a suffisamment de risque sur la route pour en rajouter par incompétence. Ceux qui se fient sur la vitesse pour faire le ménage de la neige sur leur toit. trainez-vous un escabeau ou une échelle, n’importe quoi, mais arrangez-vous pour être sécuritaire.

Les camionneurs : vous êtes gros et forts, donc soyez responsables. Je sais que de déneiger vos remorques n’est certainement pas une tâche facile et que votre emploi du temps est souvent serré à cause de notre demande rapide de produits. Quand même, je vous donne une mise en situation qui, tout à fait par hasard, m’est arrivée cette semaine. Mon véhicule d’essai est une très grosse Toyota Yaris. En roulant sur la 40 en direction ouest, j’ai eu le grand plaisir de suivre un semi-remorque dont le déneigement était apparemment accessoire ce matin-là. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir en plein pare-brise une belle plaque de glace d’environ 15 pouces par 20 pouces! Évidemment comme ces petites choses se déplacent généralement en groupe, un festival d’autres plaques a suivi,, forçant tous les automobilistes derrière à essayer de les éviter et en faisant des manœuvres tout aussi dangereuses.

En résumé et je pense que mon opinion n’est pas erronée en s’adressant à tous les usagers de la route : si vous n’êtes pas suffisamment responsable pour vous assurer que votre véhicule est sécuritaire en le déneigeant adéquatement, restez chez vous et attendez que le printemps revienne avant de rouler sur la route.

Je hais la glace…

- 16 janvier 2012

winter-driving… et je hais ceux qui ne savent pas conduire sur la glace. Il arrive parfois que les conducteurs soient plus brillants.. mais que ceux sont chargés de rendre la chaussée sécuritaire le soient un peu moins. Au cours des derniers jours, les chutes de neige jumelées aux températures quasi arctiques ont rendu la chaussée glissante.

Et pleines de bonnes intentions, les autorités municipales de la petite ville où je demeure, sur la Rive Sud de Montréal, ont choisi de ne pas épandre d’abrasifs après  le passage des charrues. La raison officielle : les abrasifs n’auraient aucun effet, annihilé par le thermomètre trop froid.

Soit, la chimie élémentaire dicte ce comportement. Mais le bon sens élémentaire lui prévoit que l’on devrait aussi épandre à tout le moins quelques matériaux comme du sable ou du fin gravier, histoire d’assurer un minimum de traction aux automobiles qui circulent sur les routes.

D’autant plus que, comme les charrues ont relativement bien fait leur boulot après la chute de neige, elles ont laissé un fond de neige qui, sous le passage des centaines d’automobiles et du froid, s’est peu à peu transformé en une glace solide.

Tant et si bien que les rues de Saint-Hyacinthe se sont peu à peu transformées, elles, en véritable scène où se déroulait un ballet moderne du plus bel effet : il fallait voir les voitures virevolter à chaque arrêt, ou déraper et démarrer tant bien que mal à chaque coin de rue.

Il fallait entendre la symphonie de pneus glissant sur la glace avec un sifflement aigu, ou valser au son des freins ABS et des systèmes de contrôle de traction qui tentaient, sans résultat, de prendre le dessus.

Heureusement, les catastrophes ont été évitées, et je n’ai pas été témoin d’incidents, preuve que les automobiles peuvent aussi rouler en réfléchissant.  Mais je n’ai aucunes félicitations à faire aux responsables municipaux. Ils étaient probablement blottis dans leur chez-eux devant le foyer, ou simplement sortis à l’extérieur de la ville dans leur chalet… Car s’ils avaient été sur les routes, ils auraient agi, c’est certain.

Et chez vous, on  peut rouler sans danger?

MISE À JOUR: simple précision, les autorités municipales de la ville où j’habite ont réagi, et reconnu leur erreur. Quand même… (à lire ici )

Entre leur femme et leur voiture, 8 % de la gent masculine choisiraient la voiture. « QUOI ??? »

- 13 décembre 2011

Les études et sondages parsemés de chiffres et de pourcentages sont toujours intéressants à consulter. C’est parce que c’est du concret, et où, plein de gens ont mis beaucoup d’efforts pour découvrir quelque chose de nouveau… et souvent étonnant. Dans ce cas-ci, les chiffres sont plutôt troublants…

Je suis tombé par hasard cette semaine sur une étude réalisée par la compagnie de voiture française Peugeot. J’ai écrit ce texte [Choisir entre sa femme et son auto…? [ http://ow.ly/7XEvQ ] afin de relater ce qui en était, mais en tant que fille, je ne pouvais quand même pas laisser aller cela sans rien dire…

 

Mesdemoiselles… ouvrez grands vos yeux parce que c’est plus ou moins plaisant à lire…

  • La relation amoureuse de 13 % des gens interrogés (2000 personnes majoritairement masculines) a été plus longue avec une auto qu’avec quelqu’un
  • Environ 9 % de la population passe plus de temps avec son auto qu’avec sa bien-aimée
  • Entre sa partenaire et sa voiture, 8 % des gens choisiraient la voiture
  • En Angleterre, 15 % des répondants sont plus fiers de montrer leur nouvelle bagnole à leur parent et ami que de présenter leur nouvelle « blonde »
  • 13 % des gens interrogés passent beaucoup plus de temps à observer son véhicule que leur mademoiselle
  • Les Britanniques dépensent plus pour leur voiture que pour leur amoureuse (17 %)
  • Les Londoniens ont plus peur d’être victimes d’un vol de voiture que de voir sa relation se terminer

Et la cerise sur le Sunday… 17 % des répondants affirment que leur amoureuse est moins belle que leur auto… Et un homme sur dix préfère les courbes de madame « Honda Civic » plutôt que celles de « Julie », sa VRAIE partenaire!

 

Messieurs, permettez-moi de trouver étranges les prochains résultats de l’étude. À ce qu’on rapporte, 14 % auraient de plus grandes conversations avec celle qui porte quatre roues et non deux belles jambes… Je crois que si ces messieurs consacraient moins de temps à cette première, puisqu’évidemment 20 % des répondants consacrent plus de temps à leur rutilant agrégat de métal qu’à leur bien-aimée, les conversations seraient peut-être plus intéressantes dans la maison! Et de même pour ces 5 personnes sur 10 qui trouvent plus difficile d’entretenir une relation avec un « humain » plutôt qu’avec « Mazda3 ».

En rien ce que j’écris n’est de nature sexiste, parce qu’évidemment on savait tout cela. Mais c’est juste plus perturbant de voir cette étrange réalité bien réelle et en chiffre. Les pourcentages 13 ou 17 % ont peut-être l’air de ne toucher que quelques personnes, mais dans toutes les personnes que vous connaissez, ce voudrait dire qu’il y en aurait une bonne vingtaine, même plus, de ces hommes à voiture!

NB. Cette étude a été réalisée au Royaume-Uni, mais j’avais une nette impression que ça pouvait être similaire au Québec!

Alors messieurs, qu’est-ce que vous pensez de cette enquête? C’est bien vrai?  Et vous mesdames? Est-ce que votre conjoint jase plus souvent avec la dame dans le garage… qu’avec vous? On veut savoir!

 

Pourquoi le Québec est-il endormi?

- 25 novembre 2011

LUC-OLIVIER CHAMBERLAND

Tata-Indica-EV-tm4Je me suis toujours posé la question pourquoi le Québec qui est une puissance énergétique dans le monde en fait de production d’électricité n’a jamais réussi à tirer son épingle du jeu en matière de voitures électriques? C’est vrai, après tout, nos gouvernements regardent passer la parade sans rien faire et surtout ne tente pas d’attirer les constructeurs chez nous pour fait l’essai de leurs voitures et de contribuer au développement de celles-ci.

Je me pose la question, car notre très cher Québec national est l’endroit idéal pour tester ce type de voiture. Nous avons un été relativement clément, un hiver rude et de l’énergie en quantité. Alors pourquoi le Québec n’est pas sur la liste des endroits où les constructeurs devraient techniquement se lancer pour l’élaboration de leur produit? Pire encore pourquoi le gouvernement ne les incite tout simplement pas à venir travailler chez nous en collaboration avec les universités? Je n’ai jamais compris comment il se fait que ce soit des pays comme les Scandinaves qui récoltent les plus grosses parts des essais des véhicules électriques. Oui, ils produisent de l’hydro-électricité, mais jamais autant que nous!

C’est vrai que le monopole étatique d’Hydro-Québec n’aide certainement pas. Vous me direz qu’Hydro-Québec roule avec des Mitsubishi I-Miev et qu’il travaille sur le fameux moteur TM4. On entend parler de ce moteur depuis des années et il semble que ce soit toujours le même moteur avec très peu d’évolution et surtout aucune production. En résumé un beau projet, qui a fait un peu de bruit, mais semble sur une belle tablette, le Québec s’est rendormi.

Nous devrions avoir des écoles de hautes études sur l’énergie électrique qui attireraient sans l’ombre d’un doute des chercheurs et surtout des constructeurs qui travailleraient en partenariat avec le gouvernement, ou une entreprise privée prête à se lancer. Je ne comprends pas cette dynamique nationale qui nous empêche de devenir un haut lieu de la science électrique. On ne se cachera pas que l’Alberta se frotte les mains avec ses sables bitumineux et son or noir. Dans 50 ans ou moins, en regardant ce qui se passe dans l’industrie automobile, et la multiplication des voitures électriques, j’ai vaguement l’impression que le Québec se frottera les mains aussi. Pour que cela arrive, il faudra que quelqu’un quelques pars se réveille et pose des gestes concrets qui mettront le Québec sur la carte des États innovateurs en matière d’électricité.

Il est certain que le gouvernement donne des crédits pour l’achat de voitures vertes et des incitatifs fiscaux aux entreprises pour qu’ils viennent s’installer au Québec. Toutefois, il ne semble pas exister de stratégie claire en ce qui concerne les constructeurs automobiles. On dirait que depuis la fermeture de la dernière usine de GM, le Québec a simplement lancé la serviette en ce qui concerne l’industrie automobile.

Les gouvernements disent toujours qu’ils font ceci ou cela pour les générations futures… eh bien, ils ont une occasion rêvée qui se présente devant eux et il serait franchement temps qu’il se lance dans la course à l’électrique avant que le train de soit complètement passé. Et dans le milieu de l’automobile, le train va vite, très vite.

Los Angeles une girouette?

- 21 novembre 2011
bloguela

Mercedes-Benz Black serie

En faisant référence à une girouette, je ne fais pas mention du fait que la cité des anges est absolument étourdissante à toutes heures du jour ou de la nuit, mais bien des mouvances qu’on y voit.

Cette année, j’ai eu le plaisir d’être l’un de vos représentants au le Salon de Los Angeles pour Autonet.ca. Évidemment, j’étais toujours aussi excité; un enfant sur les genoux du père Noël serait la description qui me va le mieux dans ce genre d’endroit. Comme les années passées se sont surtout concentrées sur les voitures vertes, électriques, ou tout ce qui essaie de moins consommer, je m’attendais à voir un festival de trucs bizarres que l’on verrait dans 10 ans. Toutefois, l’orientation du salon de cette année était tout autre. Ici, on aurait dit que tout va bien, qu’il n’y a pas de récession mondiale, que tout le monde est riche à craquer, que le prix de l’essence avoisine les 20 cents le litre.

Bien que j’ai eu une très forte idée des dévoilements que j’y verrais avant même le départ, j’espérais quand même avoir quelques surprises pour satisfaire mon appétit écologique. En effet, cette année si vous avez suivi les dévoilements du salon vous avez surement remarqué que le vert était assez peu présent sur la carte des nouveautés. Pratiquement tous les constructeurs sans exception se sont concentrés sur des produits de performances. On parle S, RS, AMG, M, VUS, GT, Shelby, V12, V8 et turbo ici à Los Angeles.

Quand on observe le marché californien, on comprend assez rapidement pourquoi que c’est ici que les constructeurs se lancent encore une fois dans la course aux chevaux-vapeurs. La dualité que l’on voit ici frise l’utopie. D’un côté, on voit les écolos qui sont assez nombreux d’ailleurs qui roulent fièrement leur Volt, Leaf et des trucs bizarres modifiés à souhait. De l’autre côté, tu vois que la Volt est silencieusement arrêté à l’intersection entre une Bentley Continental Speed et une Ferrari California qui font gronder leur moteur.

Quoi qu’il en soit, ces cinq jours à Los Angeles ont été absolument magiques. D’ailleurs au cours des prochaines semaines vous verrez que je me suis follement amusé ici et que j’ai eu la chance de conduire une voiture qui va au-delà de l’exceptionnel. Je ne vous en dis pas plus. À bientôt en direct de Montréal cette fois!

J’aime, j’aime pas

- 18 novembre 2011

aime-aimepasLe monde de l’auto en est un de passion plus que de raison. On regarde une voiture, on a un coup de cœur, et bang, on tombe en amour.

C’est vrai pour les modèles, comme c’est vrai pour toutes sortes d’autres éléments de l’industrie automobile. Lançons-nous donc le défi de dire ce que l’on aime, et que l’on aime. Attention, ici pas question de juger les autres : on a tous un petit côté un peu quétaine que l’on voudrait bien cacher mais qu’il fait bon parfois sortir.

Alors, je le lance :

J’AIME : les voitures électriques. Malgré les ulcères d’estomac qu’elles me donnent sur la route en ne sachant jamais si je vais me rendre, à leur volant je me sens comme un enfant et son nouveau jouet.

J’AIME PAS : les ailerons. Je déteste ces voitures qui défient toute logique avec leurs ailerons surdimensionnés. Comme si les ingénieurs qui conçoivent les voitures n’avaient pas pensé à l’aérodynamisme. Et ne me dites pas que l’aileron aide quand on roule 70 km à l’heure dans une Honda Civic 1999!

J’AIME : les gros utilitaires sports. Je sais, je suis totalement à l’encontre de la tendance, mais rien de plus jouissif que de tester les sentiers dans un de ces gros SUV… et  même de rouler au centre-ville, je dois l’avouer.

J’AIME PAS : les prix de l’essence. Pas parce qu’ils sont hauts ou bas (bien que je les préfère bas) mais parce que j’ai l’impression de me faire arnaquer dans chaque ville où je passe, et où le prix varie de 10 cents. Comme si, entre la région et la Rive-Sud de Montréal, le coût du transport augmentait en flèche. On fixe un prix, on sait à quoi s’en tenir!

J’AIME : le design de Peter Schreyer. Je ne suis pas le seul, c’est certain, mais ce qu’il a réalisé avec Kia pour les voitures de série est exceptionnel. Et regarder le prototype de Kia GT me donne espoir qu’elle verra un jour la route!

J’AIME PAS : Les nuances trop grandes entre les voitures concept et la réalité. Je sais que la voiture concept est destinée à explorer, mais dans certains cas, le résultat est décevant. La différence entre la Subaru Impreza concept et la réalité, par exemple, est énorme!

J’AIME : les radars photos. Pas parce qu’ils sont des trappes à billet, mais parce qu’ils ont fait la preuve qu’ils limitaient les écarts de conduite trop importants. Et petit détail, saviez-vous que si vous respectiez la limite, vous n’aviez pas de billets?

J’AIME PAS : les dictateurs d’une marque, ceux qui sont incapables de supporter qu’on fasse le moindre reproche à leur marque préférée, mais qui ne se gêne pas pour taper sur tout ce qui n’en fait pas partie. Les automobiles ont leur défaut et leur qualité, mais aucune n’est parfaite. Tenez-vous le pour dit!

Enfin, J’AI AIMÉ : oui je le mets au passé, et j’ai aimé ma Pontiac Aztek (je vois d’ici la face des maniaques rigolant, se demandant pourquoi je suis chroniqueur automobile). Vous aurez compris que ce n’est pas pour sa conduite, et encore moins pour son look, que l’Aztek est la voiture que j’ai conservé le plus longtemps. Mais je n’ai encore rien trouvé d’aussi pratique. Imaginez, pouvoir transporter mon ado bougonneuse, fiston dans son siège d’auto et belle-maman, tous les trois confortables sur la banquette arrière, pendant que Chérie et moi étions en avant, le coffre chargé jusqu’au plafond de tout l’équipement de l’équipe de soccer de fillette? Pas de conduite sportive, mais en terme de polyvalence, l’Aztek était un exemple (et non, je n’ai jamais acheté la tente…).

Alors, à ce jeu de vérité, sans conséquence, oserez-vous, vous aussi, ouvrir votre cœur et nous dire, sans méchanceté, ce que vous aimez ou n’aimez pas?

Que reste-t-il de nos voitures?

- 8 novembre 2011

volvo-s60-test-detection-pieton-copenhagueC’est bien connu que les automobiles modernes sont de plus en plus truffées de technologies. Toutefois, après plusieurs semaines de véhicules d’essai de luxe, je me suis soudainement mis à m’ennuyer des « simples » voitures. Vous savez, celles qui ne vous disent pas quoi faire, comment le faire et qui ne conduisent pas pour vous. Ces voitures qui, à mon sens, sont encore des voitures, celle où c’est le conducteur qui décide de ce qui se passe derrière le volant.

J’admets que c’est pratique d’avoir des dizaines d’éléments de sécurité, mais qu’en est-il des gadgets qui prennent plusieurs heures à maîtriser et qui, au bout du compte, sont ni plus ni moins que de véritables distractions car elles nous forcent à quitter la route des yeux pour comprendre et diriger ce qui se passe par les écrans. Je suis assez « old fashion » sur certaines choses: pourquoi dois-je passer par huit menus avant d’être capable de changer le poste de radio? Qu’est-ce qu’il y a de mal avec le bon vieux bouton? Même chose en ce qui concerne les systèmes de navigation. Pourquoi tout à coup, tout le monde a besoin d’un système de GPS dans sa voiture? La bonne vieille carte routière indique encore pas mal les mêmes informations pour quelques 3 ou 4 $ alors que le GPS d’une voiture coûte rarement en bas de 1 000 $.

Comme je le disais, les assistances électroniques sont pratiques pour bien des choses, mais quand elles commencent à me crier après parce que la voiture n’aime pas ce que je fais, ça me dérange. Si je prends l’exemple rapide de la Volvo S60 que j’ai généralement adorée, elle vibre si je passe la ligne blanche, elle s’illumine et crie, si je ne freine pas asses vite pour elle, elle ralentit et accélère tout seule lorsqu’elle utilise le régulateur de vitesse. Avec tout ça, je sers à quoi sur mon siège? C’est certain que c’est plus sécuritaire, mais ça altère tellement la sensation de conduite, j’ai constamment l’impression que je ne suis plus seul à conduire ma voiture.

En gros, les avancées technologiques sont super pertinentes.  Je me demande seulement quelle sera la prochaine étape?La voiture va tout faire toute seule? Aussi bien prendre le transport en commun, au moins on peut lire pendant le trajet!

Les ventes, la Corée et vous!

- 3 novembre 2011
2011-Kia-optima-exhaust

La Kia Optima hybride, gagnante chez les 30 000$ et plus

Drôle quand même de constater à quel point les amateurs de voitures sont des gens têtus et obstinés. La diffusion, la semaine dernière, des résultats du concours de l’AJAC a soulevé un véritable tollé, les mordus de voiture n’en revenant tout simplement pas des 5 titres remportés par les constructeurs coréens.

Au-delà de certains classements par catégorie dont le choix était douteux (vous admettrez avec moi qu’il est difficile de trouver des catégories précises tellement les types de véhicules se chevauchent maintenant), les résultats eux, sont sans équivoques.

Et je ne dis pas ici que les Américains ne font pas de bonnes voitures. Je suis le premier à vanter les mérites des certains nouveaux produits Made in USA (la Chevrolet Volt et la Ford Focus m’ont particulièrement enchanté par exemple).

Mais il ne faut pas non plus négliger ce que les Coréens ont accompli en si peu de temps. Tout le monde se souvient des tristement célèbres citrons que les Hyundai et Kia ont vendus pendant des années; de la piètre qualité de matériaux et de finition qu’ils utilisaient.

Aujourd’hui, ils ont bien changé. Les produits sont mécaniquement efficaces, technologiquement au niveau, et bien au-delà de plusieurs autres véhicules sur le marché, dont le prix de vente est pourtant souvent supérieur.

Alors, pourquoi bouder son plaisir? Pourquoi, sous le fallacieux prétexte que les Coréens ont un jour vendu de mauvaises voitures faut-il absolument les juger sur ce passé? Prenez le temps d’examiner attentivement une Hyundai ou une Kia, et vous verrez, les temps ont bien changé.

Ici, les détenteurs de la vérité viendront me parler de la fiabilité relative de ces produits. Foutaises, oserais-je dire. Qui peut me dire que d’autres produits sont tellement plus fiables? Rappelez-vous que, il y a quelques années,, JD Powers avait nommé la Hyundai Sonata comme la voiture la plus fiable, toute catégorie confondue!

Alors, vendu aux Coréens? Non, pas nécessairement, car je ne suis pas totalement en accord personnel avec tous les choix de l’AJAC notamment. Mais vous admettrez avec moi qu’il faudrait sérieusement être bloqué de l’intestin pour ne pas voir leur progression récente. Et les éliminer sur la base de leur passé relève de l’entêtement, pas du jugement!

Vous constaterez aussi que j’ai soigneusement évité de parler des constructeurs japonais, dont les ventes, et la situation économique, pas plus que la qualité des produits, ne sont en hausse. Mais sinistres après crises, je ne peux leur jeter la pierre. Il faudra attendre encore quelques mois pour les laisser réagir avec vigueur.

Voiture électrique, vraiment?

- 26 octobre 2011

2012-Volt-035Je le sais, je vais me faire des ennemis. Mais je demeure persuadé que la voiture électrique est, pour le moment du moins, une utopie de joyeux rêveurs, même si on n’aura pas le choix de s’y rendre.

Je suis actuellement au Festival des essais de l’association des journalistes automobiles du Canada, une réunion de quelques jours où les journalistes canadiens se réunissent pour voter pour la voiture et le camion de l’année.

Au total, comme l’a souligné mon collègue, 56 voitures, rutilantes, alignées dans l’attente de nos essais. Mais qui sont les grandes absentes? Les voitures électriques, pardi! En fait, non, pas totalement puisque la Chevrolet Volt est soigneusement branchée  le long du mur. Mais la Volt profite d’un véritable avantage : un moteur à essence qui lui permet d’avoir une autonomie prolongée.

La Nissan Leaf et la Mitsubishi i-Miev, pourtant officiellement en vente, et la Smart électrique qui le sera bientôt, feront bien une apparition de quelques heures. Mais ne feront tout simplement pas partie du vote. C’est là le choix des constructeurs eux-mêmes, qui n’osent pas laisser leur voiture affronter les autres sur un terrain neutre.

Voilà donc une preuve de plus que la voiture électrique est, pour l’instant du moins, un jouet amusant mais sans plus. Un joli petit véhicule tellement peu répandu, et tellement peu polyvalent, qu’il ne peut pas supporter la comparaison.

Mais la chose est, pour l’association, une bonne nouvelle. Car si les voitures électriques abondaient au Festival des essais, il faudrait songer à se relocaliser. Impossible en effet d’avoir l’infrastructure nécessaire pour recharger autant de voitures en si peu de temps.

Ce petit constat n’est pas sans rappeler que la même chose se joue sur une grande échelle. Alors oui, la voiture totalement électrique a sa place en ville, dans une zone très urbanisée. Mais pour le moment, là s’arrête son terrain de jeu. Et ce sera comme ça pour un long bout de temps encore…