Archives pour la catégorie ‘Conseils

Blogue : Êtes-vous bien assis?

- 10 février 2012

positionComme journaliste automobile, nous avons la chance de nous retrouver fréquemment sur des pistes de course ou encore dans des situations accompagnées d’instructeur de conduite de performance. Chaque fois que l’on s’installe derrière un volant, la première chose que l’on se fait dire après avoir mis notre ceinture de sécurité c’est : « Prends soin de bien prendre une bonne position de conduite. »

Évidemment, comme on se le fait répéter constamment, cette position est devenue instinctive, même dans notre conduite de tous les jours. Ce n’est pas seulement une question de confort, mais aussi une importante question de sécurité. Sans dire que nous sommes parfaits derrière un volant, nous pouvons au moins avancer que nous sommes minimalement sécuritaires en cas d’accident.

Cette semaine en revenant de Tremblant, j’ai aperçu une jeune femme dans sa Civic qui avait une position que j’ai jugé vraiment dangereuse. Son siège était largement trop incliné vers l’arrière alors que la position de son tronc était largement trop inclinée vers l’avant. De plus, sa tête était à moins de 15 centimètres de son volant. Après mon étonnement, j’ai continué à regarder les autres usagers de la route et surtout leur position. Mon constat : très peu de personnes semblent savoir comment s’asseoir dans une voiture!

Les règles sont pourtant simples : le dossier ne doit pas être couché sur la banquette arrière, on doit être à environ 30 centimètres du volant, nos mains doivent tomber librement lorsqu’apposées au sommet du volant. Dans la position 9 h et 3 h (eh oui le 10 h et 2 h n’est plus recommandé) nos coudes doivent avoir une flexion souple un peu comme les ailes de poulet. Et surtout vous devez être capable de rejoindre le pédalier et bien vous appuyer sur le repose-pied.

Dit comme ça, ça l’air simple et facile, et c’est le cas. Ce n’est pas un caprice pour être en mesure de rouler sur un circuit de course, c’est la position normale que tous conducteurs devraient avoir en tout temps.

Je ne peux m’empêcher à cette jeune femme qui en cas d’impact, serait probablement sortie de sa voiture plus « amochée » par les contre-coups et le déploiement du coussin gonflable que par l’accident en lui-même. En cas d’impact frontal avec explosion du coussin, ce dernier l’aurait projeté sur le dossier. Comme elle était trop proche, elle se serait exposée à d’importantes brulures au visage. De plus, elle se serait probablement fait blesser au cou par la force du déploiement et le choc avec le dossier lui aurait certainement causé d’autres dommages physiques importants.

Comme je viens de vous le démontrer de manière très peu scientifique, les risques d’un mauvais positionnement sont très grands et peuvent aussi être très graves. Tout ça simplement par ce que certaines personnes ne prennent pas le temps de bien se positionner. Et vous, êtes-vous bien assis en voiture?

De meilleurs conducteurs!

- 23 novembre 2011
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Photo: geo.fr

Lors d’un court passage à l’émission de Denis Lévesque lundi dernier à TVA, j’ai fait quelques suggestions qui n’ont pas toutes retenu l’attention de mes interlocuteurs. En voici les grandes lignes. Premièrement, pourquoi ne pas obliger les jeunes conducteurs à repasser un examen les 5 premières années de son permis, et ce, tous les ans? Cette façon de faire permettrait de vérifier l’état du dossier du jeune conducteur et permettre de rétablir le tir s’il y a lieu. Pendant cette période, les jeunes prennent de la maturité.

Pour les personnes âgées, peut-être simplement rapprochez les examens de conduite à partir de 70 ans. Pourquoi aussi, ne pas donner les cours de conduite au secondaire plutôt qu’au privé? Les étudiants devraient passer leur examen de conduite pour obtenir leur certificat de secondaire 5 et vise et versa. Cela contribuerait sûrement à contrer le décrochage scolaire. Les écoles pourraient récupérer les enseignants des écoles de conduite actuelle tout en les obligeant à suivre des cours de perfectionnement.

Finalement, pourquoi ne pas instaurer dans ces mêmes cours, des cours de conduite avancés? Afin de parfaire les connaissances des nouveaux conducteurs. De plus, les constructeurs pourraient être mis à contribution avec la fourniture des voitures. C’est peut-être grossier comme approche, mais je considère que ces différentes solutions méritent notre attention. Du moins comme outils de travail pour une réforme complète de la formation. À titre de conclusion, dites-vous que l’Institut de police de Nicolet a engagé des pilotes professionnels comme Bertrand Godin afin d’améliorer les aptitudes de conduite de nos futurs policiers. Et ça se fait à l’école. Alors pourquoi pas dans le civil?

Vive la bouette!

- 10 novembre 2010

2011-kia-sportage-ex-vue-logo-awd-imageLa semaine dernière, j’ai eu le Kia Sportage en essai routier. Tout bonnement, je me suis dit : « Pourquoi ne pas aller le salir un peu dans les sentiers sur le ranch de mon oncle à Thetford. Après tout, il a une traction intégrale, il est assez haut sur patte et il a beaucoup plu ces jours-ci… » J’ai donc saisi mes bottes de caoutchouc, été chercher ma cousine Marie-Claude comme photographe attitrée et nous nous sommes lancés à l’aventure dans la boue, les feuilles mortes, les roches et les troncs d’arbres.

En conduisant à vitesse réduite, à cause de l’étroitesse des sentiers, je me suis demandé : « Combien de personnes ont des petits utilitaires sport et vont réellement mettre leur véhicule à l’épreuve? Après tout, ils sont faits pour ça, aller jouer dans la bouette! » Il est clair que le Sportage utilisé durant mon périple n’a pas les capacités d’un Jeep Wrangler, mais je fus assez surpris de ses aptitudes. Mon père était même convaincu que mon oncle devrait venir à mon secours avec son tracteur pour me sortir du pétrin. Évidemment, dû à mon exceptionnel talent de conducteur « off-road», mais surtout à la traction intégrale, aucun problème n’est survenu!

Retrouvez le ti-gars en vous

Aujourd’hui, je m’adresse à vous messieurs, et plus particulièrement à tous ceux qui, plus jeunes, jouaient dans leur carré de sable avec leurs camions Tonka pendant des heures. Si aujourd’hui vous avez un utilitaire sport ou même un multisegment, allez vous amuser dans la boue, salir votre camion, vivre une aventure dans les bois. Vous verrez, votre cœur de petit gars va revenir à une vitesse inimaginable et vous aurez le sourire au visage. Si vous avez un fiston ou des fistons, c’est une garantie de souvenirs impérissables que vous leur donnerez.

La prudence demeure importante

Il est certain que vous devrez choisir un sentier minimalement adapté aux capacités de votre véhicule. En vous référant à des clubs de véhicules hors route, ils devraient être en mesure de vous guider en fonction du type de véhicule que vous avez.

Le côté obscur de l’activité : Ça coûte cher en essence. Mon Sportage a consommé jusqu’à 19l./100km, soit près du double de l’usage normal. De plus, il se peut que des branches croisent votre route et laissent leur marque sur la peinture. Et pour finir, il y a toujours le fameux le risque d’enlisement!!!! Sur le coup, c’est dommage, mais généralement, on en rit assez vite et ça devient de beaux souvenirs à raconter. L’important est simplement d’être bien préparé et d’avoir un téléphone cellulaire sous la main en cas de problème.

Mon après-midi sur la terre de mon oncle fut très agréable. J’y ai accumulé de beaux souvenirs à un point tel que je me suis promis que tous les utilitaires que j’aurai en essai auront le même traitement. Après tout, c’est mon travail de tester les véhicules alors, pourquoi pas! Maintenant, c’est aussi à votre tour d’essayer votre véhicule. J’espère bien vous croiser dans le Centre-ville de Montréal avec un utilitaire couvert de boue, comme ça, je saurai que vous avez eu une belle fin de semaine. Pour la suite de mon aventure hors route, je vous invite à lire mon essai routier du Kia Sportage EX 2011.

Un livre que personne ne lit

- 27 août 2010

Un livre publié à 12 millions d’exemplaires par année mais presque aucun lecteur

Comme il se vend un minimum de 12 millions de véhicules par année en Amérique du Nord et que chacun d’entre eux est doté d’un manuel du propriétaire, ce livre est donc publié à 12 millions d’exemplaires. S’il s’agissait d’un  livre vendu commercialement dans les librairies, il s’agirait du best-seller des best-sellers. Dans le cas qui nous concerne, ce bouquin demeure bien sagement rangé dans le coffre à gants et sa consultation ou sa lecture semble assez peu fréquente. Du moins si on se fie aux questions que les gens nous posent quant à l’entretien de leur voiture, le type de ville à utiliser, la fréquence des vidanges du lubrifiant, la pression des pneus, les entretiens périodiques et la liste est presque sans fin. À de rares occasions, certaines personnes vont le consulter lors de la prise de possession de leur voiture afin de connaître le fonctionnement de telle ou telle commande. Puis après, on leur remise sagement dans le coffre à gants.

Je sais que ce n’est pas la lecture la plus excitante qui soit, mais une consultation en profondeur dès la prise de possession de votre véhicule vous permettrait sans doute bien des soucis et assurerait également une longévité accrue à votre véhicule. L’utilisation d’une huile  de viscosité autre que celle recommandée, une pression des pneumatiques inférieure à ce que le manufacturier recommande, certaines règles d’utilisation propres à votre véhicule, voilà autant d’éléments qui auront une incidence négative sur la voiture si on ne respecte pas les données de base. Un autre élément que plusieurs personnes ignorent est la façon d’utiliser le cric et où le positionner lorsqu’il faut remplacer un pneu en cas de crevaison. Souvent, le malheur frappe lorsque le soleil couché et c’est à tâtons qu’on  tente de remplacer le pneu endommagé et on peut se retrouver dans une fâcheuse position. Si on avait lu le manuel du propriétaire précédemment, on aurait su comment s’y prendre.

De plus en plus de voitures sont livrées avec un manuel indépendant contenant les instructions afin que de faire fonctionner le système de navigation, le système de commande vocale et le lecteur DVD qui permet aux occupants des places arrière de regarder un film ou d’utiliser une console de jeux. Il est également fortement recommandé de consulter ce manuel qui vous permettra de tirer un meilleur parti du potentiel ludique de votre véhicule.

Pas besoin de lire ces deux bouquins d’un couvercle à l’autre comme s’il s’agissait d’un roman d’aventures, mais une consultation régulière et épisodique vous permettra de faire le tour du sujet en quelques jours et vous pourrez ainsi vous éviter bien des soucis et profiter de toutes les caractéristiques de votre nouvelle voiture.

Cochons et boules!

- 26 juillet 2010

Pour ceux qui ne connaissent absolument rien au remorquage, entendre ces termes de la bouche d’un vendeur de roulottes semble inapproprié. Avez-vous un cochon? Quelle grosseur de boule préférez-vous? Avez-vous installé votre attelage? Bref, j’avais besoin d’un cours de remorquage 101.

Ce que l’on ne nous apprend pas lorsque l’on achète une roulotte usagée, il faut le déduire une fois rendu chez Canadian Tire. Évidemment, j’aurais dû aller dans un centre spécialisé de roulottes et on m’aurait surement conseillé le bon équipement mais comme je voulais avoir de l’argent Canadian Tire, j’ai opté pour la grande surface. Je croyais trouver rapidement ce dont j’avais besoin mais compte tenu du choix et des prix, mon arrêt rapide s’est transformé en cauchemar d’une journée!

Au cours de ce fastidieux périple, plusieurs nouveaux termes m’ont été expliqués de différentes manières, selon l’humeur des vendeurs! Attelage de classe 2, de classe 3, pour tirer moins de 1 500 lbs, pour plus de 3 000 lbs, barres de torsion, attelage de 2 pouces, de 1 pouce 1/4, cochon droit, en L, ajustable, prise électrique à connecteurs, à broches, boules de 1 pouce, de 1 pouce 7/8, de 2 pouces, attelage permanent, temporaire, avec dispositif de freinage électrique, hydraulique, répartiteur de freinage, attelage à sellette, en plus des magasins où les chiffres sont en millimètres! Il faut également savoir si le véhicule tractant est muni d’un groupe remorquage provenant de l’usine. Pourquoi autant de possibilités? Je veux simplement tirer ma petite tente-roulotte ordinaire derrière ma fourgonnette standard. Ah oui, quelle charge est capable de tirer ma fourgonnette? Je n’ai aucune idée! Et la charge maximale au timon? Hein, timon? C’est pas un personnage du Roi lion ça?

En plus, même si le conseiller de Roulottes Ti-Gus me vend tout l’équipement nécessaire, je dois tout de même me rendre à l’atelier spécialisé pour la pose de mon attelage. Et là, c’est du sérieux. On pose principalement des attelages pour le commercial et l’industriel. Alors imaginez comment j’ai eu l’air innocent lorsque j’ai demandé au commis de me poser… une affaire pour tirer ma roulotte. Lui, il n’a pas de temps à perdre avec des petits touristes comme moi! Alors il débite ses questions: Classe 2, classe 3, boule 1 pouce, 2 pouces, freinage électrique, hydraulique… Alors j’ai pris ce qu’il me conseillait et me voilà probablement trop équipé. J’ai un attelage pour tirer 5 000 lbs alors que le fabricant de ma fourgonnette recommande un maximum de 1 500 lbs. Est-ce que je peux tirer une remorque de 53 pieds? Probablement que oui!

Alors un bon conseil, n’improvisez pas lorsque vous planifier un attelage, fiez-vous aux spécialistes et surtout, dites leur exactement ce que vous conduisez et ce que vous voulez tirer. Visitez plusieurs détaillants. Il est également très pratique de savoir combien votre voiture est capable de tirer. Le Guide de l’auto fourni cette information sous la rubrique Capacité de remorquage. Toutefois, le meilleur moyen d’être certain de la valeur est de vérifier auprès du fabricant qui donne souvent ce chiffre dans les spécifications du modèle. Si vous ne le trouvez pas. communiquez avec le concessionnaire. Et enfin, assurez-vous de toujours bien fixer la remorque à l’attelage. C’est aussi simple que ça!

Bien ajuster ses rétroviseurs pour une bonne vision

- 6 juillet 2010

Je feuilletais récemment un magazine dans lequel une publicité nous présentait un gadget qui est vendu depuis belle lurette, soit un gros miroir que vous fixez sur votre rétroviseur, sensé éliminer les angles morts. Voilà de l’argent totalement gaspillé qui me rappelle d’ailleurs qu’une très grande partie des automobilistes n’ajustent pas bien leurs miroirs. La visibilité est sans contredit l’élément de base dans la conduite d’un véhicule et nombre d’accidents arrivent parce que les gens n’avaient pas vu un autre véhicule. À ce propos, je m’étonne toujours lorsqu’un conducteur tourne entièrement la tête avant de changer de voie, un geste qui fait perdre toute vision vers l’avant.

Comment bien positionner vos miroirs.

Tout d’abord, votre rétroviseur devrait être placé afin de bien couvrir la lunette arrière. Certaines personnes le placent à angle, ce qui étonne. Pourquoi avoir besoin de voir le plafond de votre véhicule dans un coin et le siège arrière dans l’autre ? Viennent ensuite les rétroviseurs extérieurs. Contrairement à la croyance populaire, il ne faut pas placer les miroirs latéraux de manière à voir le côté de votre véhicule. Loin de là ! En positionnant vos miroirs de cette manière, vous dupliquez une bonne partie du champ de vision de votre rétroviseur. Pourquoi voir la même chose avec deux miroirs ? Il faut plutôt ouvrir les miroirs latéraux afin qu’ils laissent voir une partie non couverte par le rétroviseur intérieur. D’ailleurs, l’angle mort est situé juste dernière votre épaule et c’est cette partie qu’il faut chercher à minimiser. Voici un petit truc fort simple pour vous aider. Trouvez un objet à la limite du champ de vision de votre rétroviseur. Ajustez ensuite votre rétroviseur extérieur afin que le champ de vision débute à cette limite. Vous vous apercevrez qu’il ne reste pratiquement aucun angle mort et qu’un seul coup d’oeil vous permettra de bien voir les véhicules qui vous entourent.

Un autre truc est de circuler dans la voie de droite et tout en laissant un véhicule vous remonter lentement. Lorsque vous le perdez de vue dans votre rétroviseur intérieur, vous devriez le voir apparaitre dans votre miroir latéral. Lorsque le véhicule disparaitrait, il devrait être à la hauteur de votre épaule, à un endroit où il vous sera facile de le repérer du coin de l’œil.

Bref, avec des miroirs correctement ajustés, vous ne devriez jamais tourner la tête. Il faudra certainement un peu de temps afin de vous habituer, mais tous ceux qui adoptent cette méthode deviennent rapidement incapables de conduire autrement. Faites-en l’essai et vous m’en donnerez des nouvelles !

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Les voitures américaines, il faut les essayer

- 6 juillet 2010

Il faut voir les visages de beaucoup de personnes lorsqu’on leur recommande une voiture de fabrication nord-américaine. Elles nous regardent d’un air incrédule attendant qu’on leur dise qu’il s’agit d’une farce et qu’on va leur recommander une bonne japonaise. Puis lorsqu’elles réalisent que nous sommes sérieux, on voit leur mâchoire descendre de quelques millimètres tout en roulant les yeux dans leurs orbites en se disant intérieurement : « Il est complètement fou ce monsieur. Il ne connaît rien dans les automobiles. Mon père a déjà eu un produit fabriqué à Détroit et c’était une véritable poubelle. »

On a beau leur dire que les temps ont changé, que les trois producteurs américains se sont de beaucoup améliorés à tous les chapitres, nos interlocuteurs demeurent incrédules la plupart du temps. Pour clore la conversation, on leur recommande alors d’aller faire l’essai de ces  nouvelles voitures et d’en tirer leurs propres conclusions. Tout en leur demandant d’oublier leurs préjugés avant de prendre le volant.

Il faut dire que cette méfiance et ces préjugés de la part de nombreux acheteurs n’est pas le fruit du hasard. Pendant des années, des décennies mêmes, Chrysler, Ford et GM produisaient des voitures mal fabriquées, dotées de moteurs dépassés et dont le comportement routier était déficient. Sans parler de leur manque de fiabilité et de leur consommation élevée.

À la suite de cette politique de non-respect de la clientèle, deux des trois constructeurs établis à Détroit ont été obligés de déclarer faillite. La tempête est passée et les chiffres de vente des produits nord-américains sont en constant progrès. Il ne s’agit cependant que d’une partie de l’équation. En effet, les personnes à la recherche de nouveaux véhicules ne devraient pas ignorer ces produits de facture nord-américaine sous prétexte qu’ils n’étaient pas recommandables ou compétitif il y a encore peu de temps.

Je ne dis pas qu’il faille absolument acheter une voiture d’un constructeur américain, mais tout au moins de les évaluer de façon égale avec tout ce qui se fait dans la catégorie qui vous intéresse. Il se peut que vous soyez grandement surpris de votre expérience. Il se peut également que vous préfériez une voiture japonaise, c’est votre droit et ces voitures nipponnes sont toujours aussi bonnes que précédemment dans la majeure partie des cas.

L’autre jour, dans le cadre d’un tournage pour l’émission télévisée Le Guide de l’auto du canal Vox un membre de l’équipe de tournages a roulé au volant d’une Buick LaCrosse. Même si mon verdict sur cette voiture était positif, je voyais une lueur d’incrédulité dans ses yeux. Mais il a conduit cette voiture pendant plusieurs kilomètres pour les fins du tournage et lorsqu’il a débarqué, il était emballé. Pour résumer ces paroles : « Je suis fort surpris. C’est une maudite bonne voiture. »  J’avais entendu un verdict semblable dans le cas de la Ford Taurus.

Il ne faut donc pas juger les voitures américaines en fonction de ce qui était produit il y a 10 ans, mais par rapport à l’offre actuelle et celle-ci est nettement plus intéressante qu’auparavant.

Cette chère rouille…

- 1 juillet 2010

Au Québec, il faut se battre avec cette dernière car elle détruit nos voitures! Eh oui, les abrasifs répandus sur nos belles routes hivernales en sont la principale cause. La rouille sur les automobiles ne date pas d’hier et c’est ce qui explique que la plupart des gens ont une histoire reliée à ceci.

Plancher pourri, tourelles de suspensions défoncées, tuyauterie d’essence ou de freins perforée? Il fût une époque où ces problèmes ne prenaient que quelques années pour se pointer le nez. De nos jours, la conception moderne des voitures fait en sorte que la carrosserie est bien plus résistante malgré que certains modèles populaires n’impressionnent toujours pas en la matière. Je pense ici aux Mazda Protegé 5 ou 3 vendues entre 2002 et 2005…

Malgré le fait que certaines personnes soient négligentes, il faut admettre que la plupart ont la bonne habitude de faire traiter leur voiture sur une base annuelle avec un antirouille à l’huile. Au Québec, il importe de faire un tel traitement car le sel aura rapidement raison des tuyaux situés sous la voiture, du tour des ailes ou encore du bas des portes. Évidemment, ce qui aide à éviter l’apparition de rouille, ce sont les lavages fréquents. Un bon lavage à haute pression incluant le dessous de la voiture sur une base hebdomadaire est donc recommandé. Il faut toutefois comprendre que certaines marques de voitures proposent une carrosserie assez résistante et qu’il n’est pas vital de suivre à la lettre cette procédure, mais une voiture propre et sans rouille demeure toujours plus intéressante à regarder! Par exemple, oseriez-vous amener un client ou un ami à bord d’une voiture sale et rouillée?

Enfin, une voiture bien suivie sur le plan de la carrosserie sera plus belle et conservera mieux sa valeur. De plus, vous pourriez éviter des visites chez le carrossier afin de faire des retouches qui peuvent être dispendieuses!

Avez-vous une histoire de rouille? Un souvenir d’une voiture qui a rouillé rapidement, ou encore d’un modèle qui a su résister avec brio?

Une vieille Honda Accord qui se meurt…

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Une vieille Honda Accord traitée à l’antirouille et bien entretenue.

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Pour enfin connaître la vraie consommation d’essence de votre véhicule.

- 18 juin 2010

Ah la fameuse consommation d’essence! Si l’on se fie aux chiffres publiés sur la fiche technique de votre voiture, celle-ci devrait être plutôt économique mais dans les faits, elle consomme plus! Voici donc quelques conseils pour calculer la consommation par vous-même avant de miner la réputation de votre véhicule et de dire à tout le monde qu’il est énergivore.

En premier lieu, il est certain que de conduire en ville sur de courtes distances en saison hivernale représente la pire condition d’utilisation pour une voiture! Lors d’un grand voyage sur autoroute, elle devrait être bien plus économique.Il faut aussi savoir que sur plusieurs voitures, la jauge à essence baisse un peu plus vite que la réalité. De plus, à la position E, il en reste encore! Lorsque la lumière orange allume, 5 à 10 litres de carburant sont présents selon les modèles. Enfin, pour avoir une idée claire, voici une procédure:

1- Mettre le compteur à zéro. À côté du kilométrage numérique, il y a un bouton que vous pouvez enfoncer. Appuyez dessus rapidement. Vous verrez TRIP A, et si vous appuyez encore, TRIP B. Ce sont des compteurs ajustables pour calculer une distance précise. Au contraire du kilométrage normal, vous pouvez les remettre à zéro. En présence de TRIP A ou TRIP B, le reset se fait en tenant le bouton enfoncé quelques secondes.

2- Trip A étant à zéro, faire le plein et rouler!

3- Lorsque le réservoir est presque vide, refaire un plein et regarder combien de litres d’essence fût engloutis dans ce dernier. Aussi, regardez le kilométrage parcouru sur TRIP A, lequel fût mis à zéro lors du plein précédent.

4- Faire une « règle de 3 ». Exemple: J’ai mis 42 litres d’essence et le kilométrage parcouru depuis mon dernier plein d’essence est de 475 km. Donc, j’ai roulé 475km et j’ai du mettre 42 L d’essence pour remplir le réservoir à nouveau.

5- Calcul: 42L = 475km. ? = 100km. 100×42 /475 = 8.8 L aux 100 km.

6- Conclusion. Dans cet exemple, l’auto fait 8.8 L aux 100 km. Ceci serait une moyenne normale pour une voiture compacte à moteur 4 cylindres..

Si vous obtenez 10L aux 100 km en ville sur de courts trajets, ça se peut! En exemple, ma voiture personnelle peut atteindre ce résultat dans les pires conditions. Toutefois, lors d’un aller-retour chez des amis à Rimouski, j’ai obtenu 7,2 L aux 100km. Donc, un écart de 3L est possible en comparant les 2 situations. La Cobalt de ma conjointe a déjà dépassé les 10L aux 100 km, mais obtient 6.8L lors de voyages.

Trucs pour économiser:

- Conduite sage, pas trop d’accélérations vives,
- Ne pas faire rouler trop longtemps le moteur avec le démarreur à distance (2 minutes est suffisant!)
- En bas de -15 degrés, une voiture branchée se réchauffe beaucoup plus vite, donc consomme et pollue moins. Vive le chauffe-moteur!
- Pression des pneus adéquate. De temps en temps, la vérifier à la station service. Celle recommandée est inscrite dans le cadre de la porte du côté chauffeur (exemple 32 psi).
- Bougies, filtre à air, injecteurs propres.

Et puis finalement, elle consomme beaucoup votre voiture?

Un cours de pilotage? Oui, monsieur!

- 29 mai 2009

Je reviens tout juste d’un programme organisé par Mercedes-Benz Canada qui a amené quelques journalistes en Belgique, au réputé circuit de Spa-Francorchamps. Là-bas, nous avons reçu une formation de deux jours au volant de quelques AMG (SLK 55 AMG, SL63 AMG et C63 AMG). Au cas où vous ne le sauriez pas, très, très peu de journalistes possèdent une formation en course automobile. Notre professeur, Thomas Jäger (DTM, Mini Challenge, Porsche Carrera Cup entre autres) avait donc pour mission de nous enseigner les rudiments du pilotage automobile. Quand on aime l’automobile, on ne passe pas à côté d’une telle invitation!

Selon Jäger (et on ne peut guère le contredire!), aller vite ne sert à rien si on n’a pas une bonne technique de pilotage. Par exemple, arriver trop rapidement dans une courbe résulte inévitablement à en ressortir trop lentement. Tout ça, c’est bien beau en théorie mais en pratique, c’est autre chose, surtout quand la vélocité augmente. Plus l’auto roule vite, moins il y a de temps pour penser! D’ailleurs, on ne commence pas le premier matin en roulant le pied au plancher. Il y a tout d’abord des exercices de freinage, de slalom, d’évitement d’objets. Pour les réussir, il faut savoir où regarder, c’est-à-dire plus loin que le bout du capot… Le pied au plancher ne vient finalement jamais sauf, peut-être, vers la fin des cours dans la longue ligne droite.

Si vous croyez que vous possédez un talent inné pour la conduite rapide, ce type de cours s’adresse à vous tout particulièrement. Certains possèdent plus de talent que d’autres, c’est évident mais la technique ne peut s’apprendre tout seul sans conséquences. Un cours est la seule façon de pouvoir reconnaître où se situent les limites de la voiture et, surtout, celles du pilote de façon sécuritaire. Et si vous êtes convaincus que Michael Schumacher était un abruti, préparez-vous à l’humiliation de votre vie! Par contre, si vous désirez apprendre, un cours de pilotage donné par des professionnels vous fera vivre de jolis moments et, mieux, pourrait bien vous sauver la vie un jour.