Archives pour la catégorie ‘Anecdotes

Un jeu vraiment stupide

- 9 novembre 2011

Les enfants ne jouent plus à la cachette ou au ballon. Les jeux vidéo ont remplacé ces jeux futiles, ils sont beaucoup plus intéressants et moins bébés qu’on nous dira. Tandis que d’autres, ceux qui ont besoin de plus d’adrénaline, trouvent des jeux beaucoup moins drôles et tellement plus dangereux…

J’avais le goût de vous partager ce que j’ai vu la semaine dernière, qui m’a traumatisé et qui aurait pu être vraiment très grave et… mortel. Et s.v.p., gardez vos enfants à l’œil…

Sur l’autoroute 20, à la hauteur de St-Hyacinthe, quatre voies séparées par un terre-plein sont bondées, c’est dimanche en fin d’après-midi et les gens retournent à la maison. Les automobilistes roulent à une vitesse avoisinant environ 110 km/h et personne ne s’attend à ce qu’il se passe quelque chose de particulier… Trois ados ont alors eu la brillante idée, pour mettre du piquant dans leur dimanche ennuyeux, de se donner une bonne dose d’adrénaline. Leur mission? Traverser l’autoroute à la course sans se faire frapper… Non, ce n’est pas une blague…

Un de ses enfants a alors traversé l’autoroute devant mon auto. J’ai évidemment appliqué rapidement et très fort les freins, mais j’ai eu peur et j’avais le cœur qui battait vraiment vite. Il a surement fait peur aussi à la personne qui me suivait, et les autres derrières aussi, parce que j’ai freiné très vite dans un endroit où on ne le fait pas habituellement. Et c’est la même chose pour les voitures dans la voie à ma droite. Et aussi pour les deux autres voies en sens inverse. Et cette même opération pour les deux autres « p’tit gars » qui attendaient leur tour. Décidément, ce jeu stupide n’a pas été réfléchi très longtemps. Une seule seconde d’inattention de ma part et je le frappais cet enfant…

Je ne peux pas empêcher ces actions stupides d’être commises, ni punir ces enfants et leur demander « à quoi vous avez pensé??? », ni arrêter le trafic, bref je ne peux rien faire… Mais s.v.p. les parents, ayez un œil sur vos enfants et apprenez-leur tout le danger des « jeux » de ce genre et les graves conséquences que ça peut apporter. Et malheureusement, je suis certaine que d’autres imbécilités de ce genre se produisent tous les jours…

2 + 2 = 5 ?

- 6 décembre 2010

C’est loin d’être la première fois que je vois ça, mais on a toujours une petite partie de notre inconscient qui essaie de croire que ce n’est pas vrai, que ça n’existe pas. Malheureusement, c’est encore arrivé devant mes yeux ce week-end. J’ai encore eu droit à un spectaculaire stationnement en parallèle!

Je comprends que se stationner à Montréal ce n’est pas évident et que les parallèles ce n’est pas facile et pas fait pour tout le monde. Je pense toutefois qu’il y a des limites à ce que les gens peuvent parfois faire (et je parle ici seulement des stationnements en parallèle). Il y a des cours de conduite, des endroits où on peut se pratiquer, par exemple dans les stationnements des centres commerciaux, mais on ne commencera pas à donner des cours de « est-ce que mon « char » rentre là!? » La phrase fétiche de Nissan, quand ils parlent de gros bon sens, sonne très bien avec cet article.
Ce week-end, j’ai vu un automobiliste se stationner, ou du moins essayer, dans un espace deux fois plus petit que sa voiture et à une vitesse plus élevée qu’il le faudrait. Évidemment, le véhicule blanc derrière a subi les contrecoups tandis que le chauffeur, qui ne devait pas être très bon en mathématique à l’école, s’enfuyait rapidement. « Ah ça va surement rentrer… » « Non! » « Je vais essayer quand même on va voir. » « Non, non, non! »  User de logique ça fait partie de la vie. Faire attention aux biens des autres, et dans ce cas-ci à son propre bien n’est pas une grosse affaire. Reculer et/ou avancer dans un autre véhicule, pour ceux qui croient le contraire, ou qui voulaient essayer l’expérience, ça brise! La pauvre petite voiture blanche de vendredi n’a pas aimé le coup et le pare-choc a évidemment subi des blessures. Et ce, à quelqu’un qui n’a rien fait pour mériter cela.

Si vous êtes aussi doué que le Néo-Zélandais, dont Martin Wolfe parle dans son article, parfait, mais s.v.p., faites attention aux biens des autres et usez de jugement. Deux pieds de trop… ça n’entre pas…

Spécial Halloween

- 26 octobre 2010

blog-horreurPossédé par la Phantom

Je ne savais pas que le temps s’arrêtait en plongée.

20 h 14. La noirceur adoucit déjà les âmes. Un brouillard inquiétant plane au-dessus de la chaussée des rues sombres. L’envie de combiner chips et liqueur me prend par l’estomac. J’ai soupé tôt. Le dépanneur est à 20 minutes de route. Ma Rolls-Royce Phantom m’attend dans le garage. Elle me semble différente ce soir. Elle affiche un air que je ne reconnais pas. Une drôle de sensation envahit l’intérieur de mon ventre. Entre la faim et le malaise, la faim l’emporte. Le plaisir du sens du goûter écrase mon intuition. Elle me supplie pourtant de rester chez moi. Tant pis, j’ai faim. Le temps de trouver mes clés, je démarre ma Phantom et me dirige au village.

20 h 28. Le son du moteur m’agresse. Je me questionne sur ce bruit strident qui déchire mes oreilles. Mes mains serrent le volant. Je vois de moins en moins bien. Le brouillard s’épaissit. D’où vient cette chaleur? Elle m’endort. Mais j’y pense! Des lecteurs m’ont conseillé Metallica dans mon blogue Toune de char. Ça me tiendra réveillé. Je sélectionne « One ». Les arbres défilent à toute vitesse à ma gauche. La voix rauque Hetfieldienne résonne dans l’habitacle. Tout va plus vite. De plus en plus vite. Je ne vois plus rien. Il fait noir. Plus de contrôle. Mauvaise sortie. La Phantom décide maintenant pour moi! Je rêve ou quoi? Chemin de gravel. Le pare-brise fouette les branches d’arbre. La route devient très étroite. Je ne connais pas cet endroit. Possédé par mes sens, j’avance, et j’avance, de plus en plus vite. Je ne vois plus rien…. Les roues quittent le sol… haut le cœur, il vire à l’envers!!!! La chute………. Je ne savais pas que le temps s’arrêtait en plongée… C’est pourtant vrai. Les rochers sont de plus en plus gros. L’odeur de l’océan se rapproche. Il fait froid.

20 h 36. Finalement, j’aurais dû rester chez moi… et prendre un fruit… Trop tard… Je plonge…

Le porte-gobelet

- 12 juillet 2010

Voilà maintenant quelques années, certains constructeurs automobile en étaient rendus à mousser leurs modèles en misant sur le nombre de porte-gobelets présents dans l’habitacle. Plus il y en avait et mieux c’était. C’en était presque ridicule. On en trouvait dans les portières avant, au tableau de bord, dans la console centrale au plancher, dans la porte de la boîte à gant, à l’arrière entre les deux sièges, dans les portes arrière et sur la console centrale à l’arrière pour les passagers arrière. Bref, il n’était pas rare de compter pas moins de 18 porte-gobelets dans un véhicule intermédiaire. Imaginez alors dans une camionnette ou un VUS! Une caisse de 24 aurait facilement pu y prendre place.

 Puis est venu la période où McDonalds s’est mis à offrir des formats géants de ses boissons. Think big! Les fabricants eurent alors la difficile tâche de repenser le porte-gobelet puisque ces énormes verres ne trouvaient plus place dans les minuscules porte-gobelet. Il y en avait bien 12 dans l’habitacle mais aucun ne pouvait contenir le Pepsi jumbo de monsieur McDo. On a donc agrandi les ouvertures mais également créé des porte-gobelet articulés très ingénieux permettant de s’adapter au format des bouteilles ou des grands verres. Certains présentent même des renflements caoutchoutés afin de mouler toutes les formes imaginables. Merci aux ingénieurs ayant dévoué leur vie à créer un monde meilleur!

 Et si vous croyez inutile la présence de ces porte-gobelets, détrompez-vous. En ces temps de canicule et de vacances, la présence d’un maximum de porte-gobelets s’avère nécessaire afin de prendre en charge les nombreuses bouteilles d’eau, les verres de café, la monnaie, les clés et les contenants de crème solaire. Sur un trajet de plus de 2 500 km comportant quelques étapes de nuit et avec deux enfants à bord, plus il y a de porte-gobelets, mieux c’est! Mais évidemment, au retour des vacances, vider les 22 porte-gobelets n’est pas une mince tâche!

 Je me moquais jadis du porte-gobelet, maintenant je le vénère!

Regarder loin!

- 28 mai 2010

Hier, je roulais sur une route secondaire, un peu au-dessus de la limite permise lorsque j’ai remarqué l’avant d’une voiture blanche stationnée perpendiculairement à la route. Ça sentait la police à plein nez. N’attendez pas de moi de fustiger les policiers qui font du radar sur une route secondaire. Depuis le temps qu’on dit que ce n’est pas sur les autoroutes qu’est le danger… Mais là n’est pas le propos de ce blogue.

Toujours est-il que la personne dans la voiture me précédant a appliqué les freins alors qu’elle était presque rendue devant l’auto-patrouille. Ce qui revient à dire qu’elle devait regarder à quelques pieds devant elle, pas plus. Et que moi, pour une fois, je regardais suffisamment loin!

La première chose que l’on apprend lorsqu’on suit un cours de pilotage automobile (et sans doute aussi dans les cours de conduite, je ne me souviens pas), c’est de regarder loin. Le plus loin possible. L’humain a tendance à regarder l’arrière de la voiture qui le précède mais c’est la pire chose à faire. Si cette voiture freine, il ne reste plus de temps pour réagir. Par contre, plus on regarde loin, plus on peut anticiper : feu rouge, arrêt obligatoire, conduite erratique devant soi, auto-patrouille, enfants, cyclistes, etc. Et ceux qui se disent qu’en regardant loin, on ne peut pas voir ce qui se passe près de soi sont dans l’erreur.

Comme le disait je ne sais plus qui, c’est en regardant un film jusqu’à la fin qu’on peut vraiment le comprendre. J’ajouterai que c’est en regardant au bout de la route qu’on peut comprendre ce qui s’y trame.

Seize voitures en 40 ans…

- 27 avril 2010

Avec mes soixante ans qui seront bientôt choses du passé, il m’est venu l’idée l’an passé de faire une liste des voitures que j’ai achetées depuis l’âge de vingt ans, soit en 1970, année où je me suis procuré ma première voiture.

Bien que l’an dernier ce blogue a été placé sur notre site, aujourd’hui je reviens à la charge afin de vous demander à vous aussi, baby-boomers du Québec, combien de voitures neuves ou usagées vous avez acheté au cours de toutes ces années.

Personnellement, je me suis procuré en quarante ans, seize voitures différentes ou presque, voire certaines aux antipodes l’une de l’autre, mais dont la mission était de satisfaire mes goûts du moment. Je peux vous affirmer que mes goûts et mes attentes ont bien évoluées, notamment au cours des quinze dernières années.

Mathématiquement, cela signifie qu’en moyenne, j’ai changé de bagnole à tous les deux ans et demi, dont quatre années de suite entre 1978 et 1981, voire même deux dans la même année. Actuellement, je conduis une Hyundai Accent GL de l’année 2000. Avec cette dernière, j’approche le cap des 100 000 kilomètres et à part quelques plaques de rouille que je compte faire disparaître l’automne prochain, cette voiture me satisfait amplement. Faut dire que je roule annuellement moins de 12 000 km et que ça me donne encore le goût de la garder au moins pour deux autres années.

Voici d’ailleurs la liste de mes 16 voitures

1970 – Mazda 616 coupé : Enfin, une première voiture toute à moi
1972 – Volvo 242 GL : Celle que j’ai toujours regretté d’avoir vendu trop vite
1975 – Dodge Aspen : En version familiale. Parfaite pour les sorties en camping
1978 – Buick LeSabre : On m’avait dit que je ne la garderais pas longtemps
1979 – Pontiac Grand Am : Le tour des provinces maritimes, m’a vite convaincu…
1980 – Toyota Célica : Je redécouvre le plaisir de conduire avec une boîte manuelle
1981 – Toyota Célica : Le manufacturier change le modèle et je suis la tendance
1983 – Toyota Camry : Beaucoup plus pratique, lorsqu’on a deux enfants à bas âges
1985 – Toyota Corolla GTS : Mai le goût de revenir à un coupé sport, me hantait
1985 – Toyota Camry hatchback : La seule voiture usagée achetée à ce jour
1988 – Volkswagen Jetta : Je découvre la conduite emballante d’une Allemande
1990 – Volkswagen Jetta : Je découvre les tracas causés par son manque de fiabilité
1991 – Honda Civic : Plaisante à conduire, économe et surtout extrêmement fiable
1994 – Hyundai Excel : Agréablement surprenante. Lévis-Détroit sans broncher
1999 – Hyundai Accent GS : Elle m’a fait détester la conduite avec boîte manuelle
2000 – Hyundai Accent GL : Un fâcheux incident m’a obligé de changer rapidement

Voilà en ces quelques lignes quarante ans d’histoire durant lesquels je me suis procuré une belle brochette de voitures, toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

Amis baby-boomers
Vous souvenez des voitures que vous avez achetées au fil des années?

Il n’y a plus de Volvo sur les campus

- 26 avril 2010

L’autre jour je regardais un film de petit budget tourné pour la télévision canadienne, la vedette du film était une professeure d’université qui circulait au volant d’une Volvo 244… grise bien entendu. Ce film a été tourné il y a une décennie environ et il y avait encore de ces vieilles Volvo « carrées » sur nos routes. Et dans bien des cas, cette voiture ultra pratique et à vocation familiale était conduite par des professeurs de collège, d’université ou des intellectuels. Ces gens étaient attirés vers cette marque en raison du caractère pratique et sécuritaire de ces voitures. Et ils ne faisaient pas tellement de cas de la silhouette s’apparentant à une boîte à chaussures.
Mais les temps ont changé et je suis certain qu’il y a de moins en moins de professeurs de collège ou d’université qui roulent en Volvo. Et cette situation n’a rien à voir avec les nouvelles silhouettes de ces voitures suédoises C’est surtout le prix de ces nouvelles Volvo plus puissantes et plus racées qui décourage ces clients.
Avant que le constructeur suédois ne décide de s’attaquer à la même clientèle que celle visée par Audi, BMW et Mercedes-Benz, ses voitures se vendaient quelques milliers de dollars de plus qu’une Chevrolet ou une Ford intermédiaire. Pour un prix un peu plus élevé que ces américaines ou même certaines japonaises, les gens se retrouvaient propriétaire d’une voiture dont la conception avait été dictée par le gros bon sens et un désir d’offrir une sécurité optimale. De plus, les sièges de ces voitures étaient d’un confort presque sans égal tandis que la finition était supérieure à la moyenne. Et finalement, leur consommation de carburant était raisonnable sans parler que leur sécurité était rassurante.
De nos jours, on a conservé ces qualités intrinsèques, mais on a ajouté de multiples accessoires de luxe, une mécanique plus sophistiquée et une pléthore de gadgets de toutes sortes. En plus, les concessionnaires sont devenus plus huppés. L’atmosphère quasiment familiale de nombreux concessionnaires a été remplacée par une approche commerciale plus haut de gamme et un environnement plus luxueux. Autant d’éléments qui font grimper le prix de la facture finale et qui découragent certainement les anciens propriétaires de Volvo.
Les Volvo d’aujourd’hui sont certainement meilleures que par le passé et il est certain que la silhouette de la plupart des modèles est jugée plus élégante. Mais la décision corporative de changer de catégorie et de hausser les prix a découragé bien des acheteurs qui n’avaient plus les ressources financières pour suivre ce changement de prix et de catégorie.
Et je vous le donne en mille, la plupart de ces anciens propriétaires de Volvo roulent maintenant en Toyota Camry…ou Nissan Altima !

Choisir ses batailles!

- 16 mars 2010

Avec la venue hâtive du printemps, les innombrables tâches récurrentes de cette période de l’année refont surface plus rapidement que prévu. Et ce dernier weekend, tout était parfaitement aligné pour faire le grand ménage automobile tant attendu. La fonte de la neige, la chaussée dégagée et le fameux 15 mars (journée du pneu d’été!), vraiment, comment demander mieux?

C’est pourquoi il fallait sortir le boyau d’arrosage, l’éponge et le chamois afin de redonner de l’éclat à une voiture un peu trop terne. Évidemment, tout y passe. La balayeuse pour les tapis, le shampoing pour les tissus et le conditionneur pour le cuir. À l’extérieur, le traditionnel frottage pour enlever les points de rouille a fait ensuite place à la pâte à polir. Trois intenses heures pour venir à bout des méfaits de l’hiver. Au travers, les enfants crient, se chicanent et passent trop près de la voiture avec leur bicyclette.

En après-midi, c’est au tour des tapis de subir le shampoing. Le moteur profite également d’un peu de nettoyage. Vient ensuite les vitres qui doivent être nettoyé au Windex. À l’intérieur, une touche d’Armor All fait reluire le tout.

Le dimanche, c’est l’application de la cire. Et pour faire du bon travail, l’utilisation d’une cire de bonne qualité s’avère essentielle. L’application est longue et le frottage minutieux. Un peu de reluisant pour les pneus, du Armor All sur les plastique et du poli à chrome sur les quelques pièces de métal. Voilà, la voiture est impeccable. Il est 16h00, le souper du dimanche m’appelle. Wow, la fin de semaine a passée vite!

Mon voisin lui, est allé faire nettoyer son véhicule dans un commerce spécialisé. Il l’a déposé samedi matin et est allé le chercher samedi en fin d’après-midi. Entretemps, il a passé du bon temps avec ses enfants à la station de ski du Relais. Dimanche matin, sa voiture était propre comme un sous neuf, c’est pourquoi il est allé visiter des amis. En après-midi, il a nettoyé son BBQ en sirotant une bière et a installé son ameublement de patio. La belle vie non?

Ah oui, je vous ai dit que le lavage de sa voiture lui a coûté 80$? Un petit montant bien investi qui lui a permis de profiter pleinement de sa fin de semaine avec ses enfants. Et en plus, c’est un commerce qui se spécialise dans le lavage sans eau avec des produits écologiques. Vraiment, je choisis mal mes batailles!

Dégagez!

- 17 février 2010

Je n’aime pas vraiment marcher mais je déteste encore plus les bouchons de circulation. Et lorsque je suis à pied et que je dois traverser la rue en me faufilant au travers des voitures qui sont pris dans un bouchon, la boucane me sort par les oreilles.

Je me suis rendu cette fin de semaine au Carnaval de Québec. L’événement est énorme et plusieurs sites sont accessibles, offrant tous différentes activités. Et lorsque l’on se procure l’effigie, tous ces sites nous sont ouverts. On peut donc se promener du palais de Bonhomme jusqu’au village M. Christie. On peut également se rendre à la course de tacots dans la côte de la fabrique et ensuite remonter jusqu’à la Place Desjardins pour essayer les immenses glissades. Évidemment, tout ces déplacements se font à pied (impossible de trouver du stationnement en voiture) et souvent en empruntant de petits trottoirs mal déneigés ou plein de gadoue.

La plupart de mes déplacements se sont effectués sans problème, sauf un. Entre le palais de Bonhomme et l’accès au site sur les Plaines d’Abraham, se trouve l’intersection Grande-Allée et Honoré-Mercier. Chaque année, la même situation se produit. Les quatre coins de l’intersection se retrouvent bondés de gens, générant parfois même des files d’attente interminables pour effectuer la traversée. Évidemment, lorsque les piétons obtiennent le droit de passage, plusieurs défient les feux de circulation et continuent de s’aventurer malgré le feu rouge, générant alors la colère des automobilistes. Il ne faut pas oublier que ce flot de gens qui traverse génère aussi une attente interminable pour les automobilistes. Or, d’après mes savants calculs, et bien que je sois passionné d’automobile, cette intersection devrait être interdite aux voitures afin de laisser toute la place aux carnavaleux.

Alors pourquoi ne pas simplement fermer les rues adjacentes aux sites du Carnaval. Bloquer la Grande-Allée entre la rue St-Augustin et la rue D’Auteuil. Empêcher également les automobilistes d’emprunter la rue Honoré-Mercier pour passer en face du palais de Bonhomme. De cette manière, les milliers de gens qui se rendent au Carnaval pourront défiler dans les rues et éviter de se soucier des automobilistes qui sont souvent impatients dans de pareilles situations. La majorité des visiteurs se rendent sur les sites en famille et amènent souvent traineaux et poussettes. Alors pourquoi ne pas leur laisser plus de place? J’aime la voiture mais il y a tout de même des limites!

GPS, jusqu’où ira-t-on?

- 12 février 2010

Depuis le 1er octobre 2009, les Européens jouissent d’un nouveau système de GPS (Global Positioning System). Il faut dire que les Européens ont toujours été en avance sur ce type de technologie, étant les premiers à offrir la possibilité au conducteur et à la conductrice d’être avisé(e) des routes en construction, des bouchons de circulations, des accidents, etc. En Amérique, on commence à peine à recevoir ces informations. Ford a d’ailleurs fait de beaux efforts dans ce domaine avec son Travel Link… mais il n’est pas encore disponible au Canada, principalement à cause des permis octroyés par le CRTC.

Toujours est-il qu’en Europe, on est déjà rendu à la génération suivante grâce aux plus récents satellites Galileo qui utilisent une nouvelle technologie baptisée EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service). Ces nouveaux GPS sont plus précis qu’actuellement (entre 10 et 20%), principalement en donnant l’information plus rapidement tout en évitant les instructions contradictoires, genre de faire demi-tour sur une autoroute! De plus, il sera possible de retracer une voiture puisque ce GPS agit un peu comme un système Boomerang. L’EGNOS permet aussi de gérer le trafic aérien et le passage des bateaux dans des canaux étroits. Les GPS actuels le font mais avec moins de précision.

Même si ce type de GPS peut rendre d’innombrables services, plusieurs personnes commencent à se questionner sur la confidentialité et sur l’atteinte à la vie privée. En effet, il serait, semble-t-il, encore plus facile qu’aujourd’hui pour les autorités de suivre les déplacements de toute personne, à tout moment, sans aucune restriction et, surtout, sans son consentement. De plus, mesurer la vitesse d’un véhicule équipé d’un tel système deviendrait un jeu d’enfant et ce, à tout moment, peu importe l’endroit. Si certains pensaient que les photos-radar étaient une atteinte à la vie privée, ils vont tomber en bas de leur chaise avec l’EGNOS!
Bien entendu, aucun gouvernement ne s’engagera sur ce terrain glissant et tout le monde, élus ou non, dénoncera toute atteinte à la vie privée. N’empêche que la technologie est là…