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Un heureux bilan

- 7 février 2012

sqLes gens de la Sûreté du Québec ont tracé, à la fin de la semaine dernière, un très positif bilan de la sécurité sur nos routes en 2011. Concrètement, on enregistre des baisses importantes dans presque toutes les catégories, incluant les accidents matériels, avec blessés ou mortels.

Et bien entendu, les dirigeants de la SQ ont attribué à leurs nombreuses campagnes de prévention et à l’usage de nouvelles technologies (lire ici radar photo) les diminutions importantes. Ce qui, avouons-le, n’est pas tout à fait faux.

Je suis moi-même un ardent partisan de la prévention, et demeure convaincu que sans  cette dernière, la situation serait fortement en hausse.

Mais, car il y a un mais, je trouve un peu déplorable que nos charmants agents provinciaux omettent à ce point les interventions extérieures dans l’atteinte de ces résultats.

Car les résultats sont probants, surtout chez les jeunes de 16 à 19 ans. Au total, 18 jeunes de moins que l’année dernière ont perdu la vie au cours de l’année. Et bien que je sois persuadé que nos amis patrouilleurs font tout leur possible, on a oublié d’associer ce groupe d’âge autrefois à risque aux cours de conduite  devenus obligatoires.

Car il faut bien l’admettre, les 16-19 ans sont ceux qui sont parmi les premières cohortes à graduer de ce nouveau programme obligatoire. Et malgré ses faiblesses, il vient de faire la preuve qu’il peut faire une différence significative.

Autre détail important, les agents de police savouraient aussi (et avec raison) la baisse importante des accidents avec blessures graves. Encore une fois, les campagnes de prévention ont fait leurs preuves, sans aucun doute. Mais il ne faudrait pas oublier les avancées technologiques réalisées aussi par les constructeurs : les voitures sont plus que jamais sécuritaires, et ce qui était autrefois un accident important s’est muté en accident matériel seulement. Un aspect que l’on souligne rarement.

Alors loin de moi l’idée de vouloir accuser les policiers de tirer la couverture vers eux, mais il est clair que c’est un ensemble de facteurs qui a permis d’atteindre un bilan aussi positif. Et c’est aussi un ensemble de facteurs qui devra continuer si on veut encore l’améliorer.

Je hais la glace…

- 16 janvier 2012

winter-driving… et je hais ceux qui ne savent pas conduire sur la glace. Il arrive parfois que les conducteurs soient plus brillants.. mais que ceux sont chargés de rendre la chaussée sécuritaire le soient un peu moins. Au cours des derniers jours, les chutes de neige jumelées aux températures quasi arctiques ont rendu la chaussée glissante.

Et pleines de bonnes intentions, les autorités municipales de la petite ville où je demeure, sur la Rive Sud de Montréal, ont choisi de ne pas épandre d’abrasifs après  le passage des charrues. La raison officielle : les abrasifs n’auraient aucun effet, annihilé par le thermomètre trop froid.

Soit, la chimie élémentaire dicte ce comportement. Mais le bon sens élémentaire lui prévoit que l’on devrait aussi épandre à tout le moins quelques matériaux comme du sable ou du fin gravier, histoire d’assurer un minimum de traction aux automobiles qui circulent sur les routes.

D’autant plus que, comme les charrues ont relativement bien fait leur boulot après la chute de neige, elles ont laissé un fond de neige qui, sous le passage des centaines d’automobiles et du froid, s’est peu à peu transformé en une glace solide.

Tant et si bien que les rues de Saint-Hyacinthe se sont peu à peu transformées, elles, en véritable scène où se déroulait un ballet moderne du plus bel effet : il fallait voir les voitures virevolter à chaque arrêt, ou déraper et démarrer tant bien que mal à chaque coin de rue.

Il fallait entendre la symphonie de pneus glissant sur la glace avec un sifflement aigu, ou valser au son des freins ABS et des systèmes de contrôle de traction qui tentaient, sans résultat, de prendre le dessus.

Heureusement, les catastrophes ont été évitées, et je n’ai pas été témoin d’incidents, preuve que les automobiles peuvent aussi rouler en réfléchissant.  Mais je n’ai aucunes félicitations à faire aux responsables municipaux. Ils étaient probablement blottis dans leur chez-eux devant le foyer, ou simplement sortis à l’extérieur de la ville dans leur chalet… Car s’ils avaient été sur les routes, ils auraient agi, c’est certain.

Et chez vous, on  peut rouler sans danger?

MISE À JOUR: simple précision, les autorités municipales de la ville où j’habite ont réagi, et reconnu leur erreur. Quand même… (à lire ici )

Les salons de retour!

- 3 janvier 2012

salon_auto_bilan_2011_imagePas simple, la vie de journaliste! À peine venons-nous de sortir du Temps des Fêtes que déjà, nous entrons dans la saison des salons. Et pour nous, comme pour les amateurs enthousiastes que vous êtes, les salons de l’auto c’est presque mieux que Noël…

Il faut dire que, année après année, les salons nous ont fait découvrir quelques merveilles… et quelques échecs retentissants. J’avoue avoir particulièrement hâte au salon de Détroit cette année qui, malgré un horaire de conférence de presse particulièrement réduit (à mes débuts, les journées de presse duraient trois jours.. maintenant elles s’étirent avec forces efforts sur deux journées, le seconde étant réservées aux équipements), continue de nous attirer comme le miel attire les mouche.

Car les constructeurs nous réservent quelques surprises. J’ai particulièrement hâte d’en savoir plus sur les Dodge Dart et Ford Fusion par exemple, tout comme je bave d’envie devant la perspective de découvrir pour vrai la nouvelle Acura NSX.

Et pour poursuivre sur la lancée, quelques jours plus tard s’ouvrira le salon de Montréal. Moins imposant, ça va de soi,  le salon de Montréal s’améliore d’années en années, du moins en matière de dévoilements. Les constructeurs ont compris que le marché du Québec était important, et ils  nous réservent des primeurs comme la nouvelle Hyundai Genesis ou les nouveautés Honda et Acura.

Même Nissan s’en mêle en nous offrant sa vision du sport motorisé, avec sa Leaf Nismo RC électrique ou la formule Un Infiniti. Bref, de belles découvertes…

Bémol d’importance au salon de Montréal cependant, ce sont les activités autres que les voitures qui sont moins palpitantes. On se retrouve, par exemple, une fois de plus avec la section performance où les voitures et le tuning sont à l’honneur, une tendance pourtant fortement en baisse.

Même son de cloche du côté  des essais routiers, autrefois réservés aux voitures vertes mais aujourd’hui limités à une seule compagnie… et malheureusement pas la plus populaire.

Pas grave me direz vous, un salon de l’auto, c’est d’abord pour découvrir des voitures. Et là, tous les amateurs seront servis.

Mes souhaits de l’année

- 30 décembre 2011

calendrierFin d’année, début de 2012… voilà bien le temps de faire des bilans, des souhaits et de prendre de chouettes résolutions… qui dureront le temps d’une rose évidemment. Malgré tout, difficile de ne pas succomber à la tentation. Allons-y donc pour quelques souhaites bien sentis, et de quelques remerciements indispensables :

Aux propriétaires de SAAB, une année sans problèmes mécaniques car votre garantie vient d’expirer, gracieuseté d’une faillite retentissante et d’une offre refusée par GM qui a eu peur de l’invasion chinoise.

Aux dirigeants de Honda, une année moins difficile à tous les points de vue. Et pour nous, un peu plus d’imagination dans la nouveauté, tout simplement.

À Chrysler, une année remplie de nouveautés. Vos ventes vont bien, mais on a vraiment hâte à de nouveaux modèles plus percutants (j’ai tellement hâte de voir la Dart). Et un merci spécial à celui qui a pris la décision d’abandonner le Caliber….

À Ford, continuez. Vos voitures d’inspiration européenne, bien qu’un peu dispendieuses, sont tout à fait dans le coup. En espérant que vous poursuivrez sur cette lancée et que vous amènerez rapidement les autres véhicules de la gamme.

À Nissan et Mitsubishi, une année remplie de chargeurs rapides. Car les voitures électriques c’est bien, mais 20 heures de recharge c’est trop… et le manque d’autonomie rend les conducteurs nerveux!

À Toyota, une année remplie… de rien. Pour une fois, si seulement la compagnie pouvait traverser 12 mois sans problème de rappels, de catastrophes naturelles ou d’autres pépins.

À Kia et Hyundai, une réplique de l’année 2011. Des ventes en hausse, une réputation à l’avenant, que vouloir de plus?

Aux constructeurs allemands BMW, Mercedes-Benz, Audi et Porsche, que 2012 vous permettent d’atteindre vos objectifs.. et que vous vous décidiez enfin à amener chez nous les moteurs diesel ou de petites cylindrées si populaires en Europe. Nous aussi, on en a marre de payer trop cher en essence!

À  Suzuki, que souhaiter de plus sinon de vendre quelques voitures. Il serait temps en effet que la compagnie reparte un peu vers le haut.

Aux autres compagnies que je ne peux tous mentionner, une année remplie de ventes de voiture, de peu de rappels… et d’un peu d’optimisme.

Enfin, sur une note plus personnelle :

À Jacques Deshaies, un podium en série Canadian Touring, là où il passe ses week-ends au volant de sa Mazda3 de course.

À Luc-Olivier Chamberland, enfin une occasion de rouler en Maybach une fois dans ta vie. Je sais que la marque s’éteint, mais ton rêve se réalisera un jour!

À Marie-Eve Côté, notre aventurière, quelques sentiers non balisés que tu pourras franchir au volant de n’importe quelle voiture… à condition qu’elle soit rose.

À Sabrina Giacomini, qui fera son entrée dans l’équipe en 2012, que notre grande sagesse rejaillisse sur toi et transforme ta passion et ton talent pour l’automobile en une année de bonheur.

À Andrew Pawliuk, qui ne travaille pas pour Autonet mais pour le Goldbook, mais qui nous rend de multiples services chaque semaine, une année remplie de photos agréables à prendre avec ton nouvel appareil, et d’expériences nouvelles à vivre.

À Joe, Daniel et Carina, que vous connaissez moins (c’est l’équipe anglophone de Autonet.ca), une année remplie de plaisirs à partager avec nous.

À nos collaborateurs précieux (Simon Dion-Viens, Dany Paquin, et tous nos pigistes), que notre collaboration s’accentue davantage et que vous nous fassiez découvrir de nombreuses nouveautés.

Aux gens de Autonet, Aphrotide, Banaff, Carole, Anne-Sophie, Gino,  et tous ceux dont je ne mentionne pas le nom faute de place, une année 2012 remplie de bonheur… et peut-être d’un moins peu de défis. Il fait bon souffler parfois, même si la roue ne s’arrête jamais.

Bref, à toute l’équipe d’Autonet, un retentissant merci pour les nombreuses heures passées à travailler sans rechigner, simplement pour que notre site devienne le meilleur au monde. Rien de moins…

Un merci spécial à toute l’équipe de la section imprimée Autonet, les Jean-Marc, Jacques, Robert à Québec, Christine, Yannick et les autres, merci de nous aider à diffuser l’information avec autant de prestige.

Enfin, à ma femme et mon fils surtout (et aux conjoints de mes collègues, notamment la patiente Mme Deshaies), de chaleureux remerciements pour votre tolérance, endurant nos longues heures et nos nombreuses absences. Et armez-vous de patience… 2012 devrait aussi vous mettre à contribution!

Quant à moi, je garderai mes résolutions pour moi… juste au cas où je ne les respecterais pas!

Bonne année à tous, amis lecteurs et passionnés de voitures, et que 2012 soit remplie de longs kilomètres de conduite prudente et agréable!

Ces vilains jeunes…

- 19 décembre 2011

crash

Je n’en peux plus… désolé, assez, c’est assez. Un bilan partiel des accidents du Québec a été rendu public cette semaine, et compilé par des journalistes de TVA Nouvelles. Résultats : si on se fie au bilan, 61 jeunes sont décédés des suites d’accidents de voitures au cours de la dernière année.

C’est une véritable catastrophe. Une hécatombe sans nom, qui mérite sans aucun doute qu’on s’y attarde, et tous mes vœux de sympathie vont aux familles éprouvées….

Ceci étant dit, est-ce une raison pour, encore une fois, ressortir l’épouvantail du couvre-feu, une déclaration que s’est empressé de faire le coroner Garneau une fois de plus? La réponse… non pas vraiment. Pas du tout en fait.

Regardons ces chiffres de plus près. S’il est vrai que le nombre est imposant, il importe aussi de rappeler qu’il a diminué du tiers, 30 accidents de moins étant survenus depuis l’an dernier. Pas parfait, mais plutôt encourageant comme statistiques. Ajoutons à cela que des 61 accidents, 26, soit moins de la moitié, ont eu lieu après l’heure du présumé couvre-feu.

Mieux encore, non seulement la tranche d’âge des 16-25 ans est celle qui démontre la plus grande amélioration de son bilan routier (je n’ai entendu personne parler de couvre-feu pour les gens de plus de 40 ans qui sont aussi, très souvent, victimes d’accidents la nuit), mais les plus jeunes améliorent encore plus leur performance.

Pourquoi? Simplement parce que depuis un an environ, on assiste aux retours sur la route des diplômés des cours de conduite, une première cohorte de jeunes plus sensibilisés aux dangers de la route que leurs prédécesseurs.

Alors réglons la chose tout de suite : jamais je n’accepterai 61 décès sur les routes dans une seule catégorie d’âge. Un seul décès est déjà de trop…. Mais ne prenons pas un marteau tout de suite. Les jeunes conducteurs ayant suivi leur cours de conduite montrent une nette amélioration. Laissons-leur une chance de faire leur preuve avant de les condamner en bloc.

Vous savez, c’est encore par la confiance, et la sensibilisation, et l’exemple des parents et de ceux qui les entourent, que les jeunes apprennent le plus.

 

 

Quand la voiture pense pour nous

- 6 décembre 2011

nissan-safetyNissan travaille actuellement au développement d’une nouvelle technologie, capable de permettre à la voiture de réagir sans intervention du conducteur. Deux caméras permettent d’avoir une vue globale de l’environnement, et permettent à la voiture de prendre ses propres décisions.

Toyota fait la même chose de son côté, et a même présenté au salon de Tokyo une Prius presque entièrement automatisée. Quant aux autres compagnies, elles œuvrent toutes dans le même sens, automatisant des manœuvres que la voiture fera plus rapidement, et mieux, que le conducteur.

Je ne suis pas réfractaire à la technologie, ceux qui me connaissent vous le confirmeront, surtout quand cette technologie a comme objectif louable de prévenir des accidents. Car le mandat des manufacturiers est clair : ramener à zéro le nombre d’accidents sur la route.

De ce point de vue, la venue de voiture totalement automatisée n’est donc plus qu’une simple question de temps. Pas de semaines, ni de mois, bien entendu, mais je parierais fort que certaines technologies seront disponibles bien plus rapidement qu’on ne pourrait l’imaginer.

Prenons l’exemple de Nissan : un sonar « voit » un mur, une caméra détecte que vous êtes dans un stationnement, un ordinateur de bord perçoit que vous appuyez sur l’accélérateur au lieu du frein, et oups, la voiture freine toute seule!

Je le répète, j’admire cette technologie et ceux qui la développe. Mais je vous avoue avoir eu quelques frissons quand j’ai testé ce système et qu’on m’a demandé d’appuyer à fond sur l’accélérateur face à un mur de briques, aussi fausses soient-elles. Tout a bien fonctionné, et la voiture s’est immobilisée, mais il s’en est fallu de peu que mes réflexes de conducteurs ne prennent le dessus.

Alors, faire confiance à la technologie, peut être avec l’habitude. Et vous, êtes-vous prêts à faire confiance à votre voiture pour sauver votre vie?

J’aime, j’aime pas

- 18 novembre 2011

aime-aimepasLe monde de l’auto en est un de passion plus que de raison. On regarde une voiture, on a un coup de cœur, et bang, on tombe en amour.

C’est vrai pour les modèles, comme c’est vrai pour toutes sortes d’autres éléments de l’industrie automobile. Lançons-nous donc le défi de dire ce que l’on aime, et que l’on aime. Attention, ici pas question de juger les autres : on a tous un petit côté un peu quétaine que l’on voudrait bien cacher mais qu’il fait bon parfois sortir.

Alors, je le lance :

J’AIME : les voitures électriques. Malgré les ulcères d’estomac qu’elles me donnent sur la route en ne sachant jamais si je vais me rendre, à leur volant je me sens comme un enfant et son nouveau jouet.

J’AIME PAS : les ailerons. Je déteste ces voitures qui défient toute logique avec leurs ailerons surdimensionnés. Comme si les ingénieurs qui conçoivent les voitures n’avaient pas pensé à l’aérodynamisme. Et ne me dites pas que l’aileron aide quand on roule 70 km à l’heure dans une Honda Civic 1999!

J’AIME : les gros utilitaires sports. Je sais, je suis totalement à l’encontre de la tendance, mais rien de plus jouissif que de tester les sentiers dans un de ces gros SUV… et  même de rouler au centre-ville, je dois l’avouer.

J’AIME PAS : les prix de l’essence. Pas parce qu’ils sont hauts ou bas (bien que je les préfère bas) mais parce que j’ai l’impression de me faire arnaquer dans chaque ville où je passe, et où le prix varie de 10 cents. Comme si, entre la région et la Rive-Sud de Montréal, le coût du transport augmentait en flèche. On fixe un prix, on sait à quoi s’en tenir!

J’AIME : le design de Peter Schreyer. Je ne suis pas le seul, c’est certain, mais ce qu’il a réalisé avec Kia pour les voitures de série est exceptionnel. Et regarder le prototype de Kia GT me donne espoir qu’elle verra un jour la route!

J’AIME PAS : Les nuances trop grandes entre les voitures concept et la réalité. Je sais que la voiture concept est destinée à explorer, mais dans certains cas, le résultat est décevant. La différence entre la Subaru Impreza concept et la réalité, par exemple, est énorme!

J’AIME : les radars photos. Pas parce qu’ils sont des trappes à billet, mais parce qu’ils ont fait la preuve qu’ils limitaient les écarts de conduite trop importants. Et petit détail, saviez-vous que si vous respectiez la limite, vous n’aviez pas de billets?

J’AIME PAS : les dictateurs d’une marque, ceux qui sont incapables de supporter qu’on fasse le moindre reproche à leur marque préférée, mais qui ne se gêne pas pour taper sur tout ce qui n’en fait pas partie. Les automobiles ont leur défaut et leur qualité, mais aucune n’est parfaite. Tenez-vous le pour dit!

Enfin, J’AI AIMÉ : oui je le mets au passé, et j’ai aimé ma Pontiac Aztek (je vois d’ici la face des maniaques rigolant, se demandant pourquoi je suis chroniqueur automobile). Vous aurez compris que ce n’est pas pour sa conduite, et encore moins pour son look, que l’Aztek est la voiture que j’ai conservé le plus longtemps. Mais je n’ai encore rien trouvé d’aussi pratique. Imaginez, pouvoir transporter mon ado bougonneuse, fiston dans son siège d’auto et belle-maman, tous les trois confortables sur la banquette arrière, pendant que Chérie et moi étions en avant, le coffre chargé jusqu’au plafond de tout l’équipement de l’équipe de soccer de fillette? Pas de conduite sportive, mais en terme de polyvalence, l’Aztek était un exemple (et non, je n’ai jamais acheté la tente…).

Alors, à ce jeu de vérité, sans conséquence, oserez-vous, vous aussi, ouvrir votre cœur et nous dire, sans méchanceté, ce que vous aimez ou n’aimez pas?

Le nouvel échiquier mondial

- 11 novembre 2011

GM-logoGeneral Motors vend des voitures et, contrairement à son habitude, fait des profits! Volkswagen, le groupe et non la seule compagnie, vend encore plus de voitures, et fait encore plus d’argent.

Toyota de son côté est en chute libre, perdant au niveau des ventes et devant se remettre péniblement des tremblements de terre, inondations et autres catastrophes naturelles qui les ont affecté depuis des mois.

Dans les faits, l’échiquier mondial dans le milieu de l’automobile est en train de prendre un grand tournant. Et ne nous en déplaise, le Canada n’a qu’un rôle de figuration dans cette grande valse des milliards de dollars. Car la véritable clé, ce sont les pays comme la Chine où le nombre d’unités de voiture vendues dépasse l’entendement.

Pour General Motors seul, la Chine est la clé du succès : 2,11 millions de voitures vendues sur dix mois, soit une hausse de 10,5 %. Le groupe veut y doubler ses ventes d’ici à 2015 pour atteindre 5 millions de voitures.

Pour Volkswagen, la cible est la même, mais le groupe allemand qui réunit notamment les Audi et Lamborghini, mise aussi beaucoup sur sa croissance européenne. Dans la mire de VW : devenir numéro un mondial d’ici 2018.

Mais avec 21 milliards d’Euros en banque, et des investissements majeurs en développement et en acquisition, je parierais bien un vieux 2 dollars de papier que VW va y arriver bien avant, probablement aux environs de 2016.

Quant à Toyota, dont les prétentions à la couronne sont bien connues et ont presque abouti il y a deux ans, la compagnie doit désormais panser ses blessures avant de retourner au champs de bataille. Des ventes qui baissent de près de 9% au  niveau mondial, des catastrophes qui ralentissent des usines, des rappels en abondance… Il faudra attendre quelques années avant leur retour.

Quant aux autres compagnies, elles ont leur importance mais sont loin, très loin, de ce top 3 compétitif.

Les ventes, la Corée et vous!

- 3 novembre 2011
2011-Kia-optima-exhaust

La Kia Optima hybride, gagnante chez les 30 000$ et plus

Drôle quand même de constater à quel point les amateurs de voitures sont des gens têtus et obstinés. La diffusion, la semaine dernière, des résultats du concours de l’AJAC a soulevé un véritable tollé, les mordus de voiture n’en revenant tout simplement pas des 5 titres remportés par les constructeurs coréens.

Au-delà de certains classements par catégorie dont le choix était douteux (vous admettrez avec moi qu’il est difficile de trouver des catégories précises tellement les types de véhicules se chevauchent maintenant), les résultats eux, sont sans équivoques.

Et je ne dis pas ici que les Américains ne font pas de bonnes voitures. Je suis le premier à vanter les mérites des certains nouveaux produits Made in USA (la Chevrolet Volt et la Ford Focus m’ont particulièrement enchanté par exemple).

Mais il ne faut pas non plus négliger ce que les Coréens ont accompli en si peu de temps. Tout le monde se souvient des tristement célèbres citrons que les Hyundai et Kia ont vendus pendant des années; de la piètre qualité de matériaux et de finition qu’ils utilisaient.

Aujourd’hui, ils ont bien changé. Les produits sont mécaniquement efficaces, technologiquement au niveau, et bien au-delà de plusieurs autres véhicules sur le marché, dont le prix de vente est pourtant souvent supérieur.

Alors, pourquoi bouder son plaisir? Pourquoi, sous le fallacieux prétexte que les Coréens ont un jour vendu de mauvaises voitures faut-il absolument les juger sur ce passé? Prenez le temps d’examiner attentivement une Hyundai ou une Kia, et vous verrez, les temps ont bien changé.

Ici, les détenteurs de la vérité viendront me parler de la fiabilité relative de ces produits. Foutaises, oserais-je dire. Qui peut me dire que d’autres produits sont tellement plus fiables? Rappelez-vous que, il y a quelques années,, JD Powers avait nommé la Hyundai Sonata comme la voiture la plus fiable, toute catégorie confondue!

Alors, vendu aux Coréens? Non, pas nécessairement, car je ne suis pas totalement en accord personnel avec tous les choix de l’AJAC notamment. Mais vous admettrez avec moi qu’il faudrait sérieusement être bloqué de l’intestin pour ne pas voir leur progression récente. Et les éliminer sur la base de leur passé relève de l’entêtement, pas du jugement!

Vous constaterez aussi que j’ai soigneusement évité de parler des constructeurs japonais, dont les ventes, et la situation économique, pas plus que la qualité des produits, ne sont en hausse. Mais sinistres après crises, je ne peux leur jeter la pierre. Il faudra attendre encore quelques mois pour les laisser réagir avec vigueur.

Voiture électrique, vraiment?

- 26 octobre 2011

2012-Volt-035Je le sais, je vais me faire des ennemis. Mais je demeure persuadé que la voiture électrique est, pour le moment du moins, une utopie de joyeux rêveurs, même si on n’aura pas le choix de s’y rendre.

Je suis actuellement au Festival des essais de l’association des journalistes automobiles du Canada, une réunion de quelques jours où les journalistes canadiens se réunissent pour voter pour la voiture et le camion de l’année.

Au total, comme l’a souligné mon collègue, 56 voitures, rutilantes, alignées dans l’attente de nos essais. Mais qui sont les grandes absentes? Les voitures électriques, pardi! En fait, non, pas totalement puisque la Chevrolet Volt est soigneusement branchée  le long du mur. Mais la Volt profite d’un véritable avantage : un moteur à essence qui lui permet d’avoir une autonomie prolongée.

La Nissan Leaf et la Mitsubishi i-Miev, pourtant officiellement en vente, et la Smart électrique qui le sera bientôt, feront bien une apparition de quelques heures. Mais ne feront tout simplement pas partie du vote. C’est là le choix des constructeurs eux-mêmes, qui n’osent pas laisser leur voiture affronter les autres sur un terrain neutre.

Voilà donc une preuve de plus que la voiture électrique est, pour l’instant du moins, un jouet amusant mais sans plus. Un joli petit véhicule tellement peu répandu, et tellement peu polyvalent, qu’il ne peut pas supporter la comparaison.

Mais la chose est, pour l’association, une bonne nouvelle. Car si les voitures électriques abondaient au Festival des essais, il faudrait songer à se relocaliser. Impossible en effet d’avoir l’infrastructure nécessaire pour recharger autant de voitures en si peu de temps.

Ce petit constat n’est pas sans rappeler que la même chose se joue sur une grande échelle. Alors oui, la voiture totalement électrique a sa place en ville, dans une zone très urbanisée. Mais pour le moment, là s’arrête son terrain de jeu. Et ce sera comme ça pour un long bout de temps encore…