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Un gros garage!

- 30 août 2010

Récemment, un voisin, à deux coins de rue de chez moi, s’est fait creuser un trou pour se bâtir un garage. Comme c’est la mode, son garage sera excavé. Et tant qu’à le faire, il en a profité pour le concevoir d’une assez bonne grandeur. Il aura 45 pieds de long par 30 pieds de large. Deux portes de garage lui permettront d’y ranger son bateau, son tracteur à pelouse, sa Harley-Davidson, sa Mustang et son immense banc de scie General. Finalement, pas de place pour y garer sa voiture en hiver.

À quoi sert donc un garage? Moi qui croyais que l’utilité principale d’une telle pièce était de pouvoir y stationner sa voiture par mauvais temps! À bien y penser, je suis peut-être le seul à y garer sa voiture.

Un ami italien, qui possède lui aussi un garage double, y entrepose ses dames-jeannes. Il se sert également de son garage pour y faire sa bière et y entreposer son prosciutto et ses saucisses. C’est effectivement un bon endroit pour le faire puisque la température y est fraiche et la lumière naturelle pratiquement inexistante. Ah oui, c’est aussi dans cet endroit qu’il fait sécher son équipement de hockey et celui de ses gars. Un mélange d’odeurs garanti.

Et une autre personne qui ne gare jamais sa voiture dans son garage. Il ne sait pas ce qu’il manque.

Dernièrement, en cherchant sur le web pour savoir comment réaliser une patinoire extérieure, je suis tombé sur plusieurs sites de gens qui se sont construit une patinoire dans leur garage. Wow à l’intérieur! Ils y ont installé une surface synthétique, des bandes et ont peinturé la pièce aux couleurs des Canadiens de Montréal. Dès lors, impossible d’y stationner une voiture. Mais quelle belle façon de s’adonner à son sport préféré 24 heures sur 24, beau temps mauvais temps!

À bien y penser, mon garage pourrait très bien y loger ma voiture… et une patinoire!

Une autre connaissance m’a expliqué qu’il ne rentrait jamais sa voiture dans son garage en hiver puisqu’il laisse la totalité de la surface à ses enfants pour qu’ils s’amusent avec leur vélo et leurs 4 roues électriques. Je dois avouer qu’un garage chauffé en plein hiver fait une excellente salle de jeu pour les enfants. Et que dire également de cet espace lorsqu’il pleut en été ou que le temps gris s’installe à l’automne? Il devrait cependant remplacer sa porte de garage par un mur et quelques fenêtres. Sa pièce serait ainsi immensément plus confortable en hiver.

Mais à quoi sert donc un garage (et une porte de garage) si l’on n’y entrepose pas sa voiture par mauvais temps? Comment pourrais-je exploiter davantage mon garage?

Évidemment, plusieurs diront que ce n’est pas l’endroit idéal pour y garer une voiture en hiver. La neige sur la voiture n’a pas le temps de fondre et l’atmosphère devient rapidement humide. Le sel présent sur la voiture se trouve donc dans un environnement extrêmement propice à la rouille et ce n’est pas rare de voir des voitures d’à peine 2 ans afficher de petites plaques de rouille près des ailes ou au bas des portières. À moins de chauffer abondamment la pièce, le garage est le pire ennemi de la voiture en hiver.

Quoi qu’il en soit, moi, en pleine tempête de neige, par un froid de -25 degrés Celsius et une poudrerie démentielle, je suis bien content d’avoir la possibilité d’appuyer sur la télécommande de l’ouvre-porte de garage, d’y engouffrer mon véhicule, de refermer la porte de garage et de sortir de ma voiture sans le moindre brin de neige sur mon habit Moore. Pourquoi me priver de ce plaisir et avoir à déneiger ma voiture tous les matins par un froid sibérien?

La crème du top

- 16 août 2010

Depuis quelques années déjà, les publicités télévisées automobiles nous martèlent presque toutes que les modèles offrent un comportement européen. Évidemment, quand il s’agit d’une Peugeot ou d’une Skoda, on comprend le qualificatif puisque ces voitures proviennent de ce continent. Mais pourquoi une voiture est-elle considérée « parfaite » lorsqu’elle offre un comportement européen?

À en croire les pubs de chez nous, on dirait bien que parfait rime avec européen. Sinon, pourquoi une voiture américaine se targue t-elle d’offrir un comportement européen? Pourquoi également entendons-nous dire d’une voiture coréenne qu’elle présente une suspension à l’européenne? Ou bien, encore plus souvent entendu sur nos ondes, qu’une voiture présente un design européen. Qu’est-ce que ces voitures européennes ont de si désirables? Est-ce un must d’avoir un design, un style, une suspension et une tenue de route européenne pour une voiture américaine comme la Cadillac CTS?

Rarement avons-nous entendus le même genre de qualificatif provenant d’un autre continent. Les Américains, les Japonais et les Coréens utilisent désormais le qualificatif « européen » à toutes les sauces. Alors qu’est-ce qu’un comportement européen? Si l’on se fie au petit Desjardins de l’automobile, il s’agit d’une voiture aux lignes fluides et courbes, aux suspensions fermes et qui offre une tenue de route solide. Étant donné la température plus clémente qui sévit en Europe, les voitures peuvent donc se permettre d’avoir un comportement européen. Toutes les voitures tendent donc à adopter le style européen au détriment d’un comportement plus moelleux, d’ailleurs en voie d’extinction. À une certaine époque (début 1970 à fin 2000), les voitures étaient nettement plus confortables et se méritaient souvent le qualificatif de « bateaux ». Cet état aurait d’ailleurs bien sied au terme « comportement américain ».

Maintenant, aujourd’hui, existe-t-il d’autres comportements qui méritent une attention particulière? Pourquoi les constructeurs japonais n’ont-ils pas créé le style « asiatique » pour distinguer leurs voitures? Et avec les voitures chinoises et indiennes qui se répandent à une vitesse folle, aurons-nous droit aux qualificatifs « indien » ou « chinois » pour désigner une voiture bas de gamme et peu dispendieuse. Imaginez alors la pub .

La nouvelle Chrysler Cordoba. Une vraie américaine! Elle offre un style indien et se démarque sur la route avec son comportement chinois. Faites-en l’essai chez vos concessionnaires Fiat.

Ah la mondialisation!

Cochons et boules!

- 26 juillet 2010

Pour ceux qui ne connaissent absolument rien au remorquage, entendre ces termes de la bouche d’un vendeur de roulottes semble inapproprié. Avez-vous un cochon? Quelle grosseur de boule préférez-vous? Avez-vous installé votre attelage? Bref, j’avais besoin d’un cours de remorquage 101.

Ce que l’on ne nous apprend pas lorsque l’on achète une roulotte usagée, il faut le déduire une fois rendu chez Canadian Tire. Évidemment, j’aurais dû aller dans un centre spécialisé de roulottes et on m’aurait surement conseillé le bon équipement mais comme je voulais avoir de l’argent Canadian Tire, j’ai opté pour la grande surface. Je croyais trouver rapidement ce dont j’avais besoin mais compte tenu du choix et des prix, mon arrêt rapide s’est transformé en cauchemar d’une journée!

Au cours de ce fastidieux périple, plusieurs nouveaux termes m’ont été expliqués de différentes manières, selon l’humeur des vendeurs! Attelage de classe 2, de classe 3, pour tirer moins de 1 500 lbs, pour plus de 3 000 lbs, barres de torsion, attelage de 2 pouces, de 1 pouce 1/4, cochon droit, en L, ajustable, prise électrique à connecteurs, à broches, boules de 1 pouce, de 1 pouce 7/8, de 2 pouces, attelage permanent, temporaire, avec dispositif de freinage électrique, hydraulique, répartiteur de freinage, attelage à sellette, en plus des magasins où les chiffres sont en millimètres! Il faut également savoir si le véhicule tractant est muni d’un groupe remorquage provenant de l’usine. Pourquoi autant de possibilités? Je veux simplement tirer ma petite tente-roulotte ordinaire derrière ma fourgonnette standard. Ah oui, quelle charge est capable de tirer ma fourgonnette? Je n’ai aucune idée! Et la charge maximale au timon? Hein, timon? C’est pas un personnage du Roi lion ça?

En plus, même si le conseiller de Roulottes Ti-Gus me vend tout l’équipement nécessaire, je dois tout de même me rendre à l’atelier spécialisé pour la pose de mon attelage. Et là, c’est du sérieux. On pose principalement des attelages pour le commercial et l’industriel. Alors imaginez comment j’ai eu l’air innocent lorsque j’ai demandé au commis de me poser… une affaire pour tirer ma roulotte. Lui, il n’a pas de temps à perdre avec des petits touristes comme moi! Alors il débite ses questions: Classe 2, classe 3, boule 1 pouce, 2 pouces, freinage électrique, hydraulique… Alors j’ai pris ce qu’il me conseillait et me voilà probablement trop équipé. J’ai un attelage pour tirer 5 000 lbs alors que le fabricant de ma fourgonnette recommande un maximum de 1 500 lbs. Est-ce que je peux tirer une remorque de 53 pieds? Probablement que oui!

Alors un bon conseil, n’improvisez pas lorsque vous planifier un attelage, fiez-vous aux spécialistes et surtout, dites leur exactement ce que vous conduisez et ce que vous voulez tirer. Visitez plusieurs détaillants. Il est également très pratique de savoir combien votre voiture est capable de tirer. Le Guide de l’auto fourni cette information sous la rubrique Capacité de remorquage. Toutefois, le meilleur moyen d’être certain de la valeur est de vérifier auprès du fabricant qui donne souvent ce chiffre dans les spécifications du modèle. Si vous ne le trouvez pas. communiquez avec le concessionnaire. Et enfin, assurez-vous de toujours bien fixer la remorque à l’attelage. C’est aussi simple que ça!

Le porte-gobelet

- 12 juillet 2010

Voilà maintenant quelques années, certains constructeurs automobile en étaient rendus à mousser leurs modèles en misant sur le nombre de porte-gobelets présents dans l’habitacle. Plus il y en avait et mieux c’était. C’en était presque ridicule. On en trouvait dans les portières avant, au tableau de bord, dans la console centrale au plancher, dans la porte de la boîte à gant, à l’arrière entre les deux sièges, dans les portes arrière et sur la console centrale à l’arrière pour les passagers arrière. Bref, il n’était pas rare de compter pas moins de 18 porte-gobelets dans un véhicule intermédiaire. Imaginez alors dans une camionnette ou un VUS! Une caisse de 24 aurait facilement pu y prendre place.

 Puis est venu la période où McDonalds s’est mis à offrir des formats géants de ses boissons. Think big! Les fabricants eurent alors la difficile tâche de repenser le porte-gobelet puisque ces énormes verres ne trouvaient plus place dans les minuscules porte-gobelet. Il y en avait bien 12 dans l’habitacle mais aucun ne pouvait contenir le Pepsi jumbo de monsieur McDo. On a donc agrandi les ouvertures mais également créé des porte-gobelet articulés très ingénieux permettant de s’adapter au format des bouteilles ou des grands verres. Certains présentent même des renflements caoutchoutés afin de mouler toutes les formes imaginables. Merci aux ingénieurs ayant dévoué leur vie à créer un monde meilleur!

 Et si vous croyez inutile la présence de ces porte-gobelets, détrompez-vous. En ces temps de canicule et de vacances, la présence d’un maximum de porte-gobelets s’avère nécessaire afin de prendre en charge les nombreuses bouteilles d’eau, les verres de café, la monnaie, les clés et les contenants de crème solaire. Sur un trajet de plus de 2 500 km comportant quelques étapes de nuit et avec deux enfants à bord, plus il y a de porte-gobelets, mieux c’est! Mais évidemment, au retour des vacances, vider les 22 porte-gobelets n’est pas une mince tâche!

 Je me moquais jadis du porte-gobelet, maintenant je le vénère!

Wow la pub!

- 26 juin 2010

Avez-vous remarqué combien les publicités télévisées de la SAAQ sont de plus en plus pertinentes et vraies?

Il y a eu les publicités chocs montrant des accidents en direct, des blessures et du sang qui étaient censées nous surprendre et nous faire réfléchir. Ces publicités ont beaucoup fait jaser mais dans la plupart des cas, les gens ne se sentaient pas concernés puisque chacun considère qu’il est un as du volant et que ces accidents n’arrivent qu’aux autres.

La SAAQ s’est donc tourné vers des publicités plus légères. Au lieu de s’attarder sur l’accident lui-même, on montre plutôt le résultat. Dans un silence complet, on montre donc des gens blessés et des pères, des amis et des copines pleurer les personnes disparues. Mais encore une fois, la publicité surprend mais elle ne touche personne puisque tout le monde conduit bien et ce genre d’accident n’arrive qu’aux autres.

On s’est donc tourné vers des publicités axées sur les comportements des automobilistes. Et ça tombait bien puisque la plus récente campagne de sensibilisation de la SAAQ vise justement le civisme et le respect au volant. On a donc produit une publicité où l’on voit des gens faire preuve de civisme en laissant passer un automobiliste mal pris, un piéton voulant traverser la rue ou un cycliste amorçant son virage. Ce genre de publicité vise donc à éduquer les gens en leur montrant les bonnes façons de faire au lieu de leur montrer les résultats de la négligence au volant. Et ça, tout le monde peut l’appliquer.

Et en ce sens, la dernière pub est très réussie. Arrêtés à un feu rouge, trois automobilistes sont prêts à décoller. Dès le feu vert, celui du milieu accélère en trombe mais doit freiner quelques mètres plus loin au feu rouge suivant. Évidemment les deux autres automobilistes, ayant démarré plus doucement, le rattrapent. La scène se répète pour les trois feux rouge suivant et les trois conducteurs arrivent à destination en même temps. Comme quoi ça ne donne rien de se dépêcher.

Alors, est-ce mieux de prévenir en éduquant sur les bonnes façons de faire ou de montrer les résultats de la mauvaise conduite?

Personas

- 12 juin 2010

Ceux qui œuvrent dans le milieu du marketing connaissent bien ce terme. Il s’agit en fait de personnalités fictives représentant les utilisateurs cible des produits à valider. Une fois définis, les personas sont utilisés lors de la phase d’évaluation du produit. On se met alors dans la peau de chaque persona et on fait une simulation sur le système que l’on veut développer ou tester. On peut donc « observer » le comportement de l’utilisateur et voir si le produit est satisfaisant. En utilisant plusieurs personas, on en arrive à cibler les failles majeures.

Dans le milieu automobile, les grands fabricants utilisent également ce concept pour évaluer et développer leurs futurs modèles. Dans mon cas toutefois, j’utilise plutôt les personas pour évaluer les voitures que j’ai en essais, ce qui me permet d’être le plus objectif possible. Je me suis donc bâti quatre personas qui représentent la majorité des acheteurs de véhicules.

Persona 1 – Jean-Samuel, 17 ans, étudiant au cegep en sciences pures, vit chez ses parents

Persona 2 – Mario 35 ans, employé de la fonction publique, marié et père de deux enfants, salaire familial de 100 000$/année.

Persona 3 – Monique 40 ans, PDG d’une grande société, mariée et mère de quatre enfants, salaire de 200 000$/année

Persona 4 – Elphège 70 ans, retraité et marié. Conduit peu, aime jouer au golf et jardiner. Adore la musique classique


Vous comprendrez donc que si j’évalue une fourgonnette et que je me mets dans la peau de la persona #1, je n’aurai probablement pas les mêmes commentaires que si je suis dans la peau de la persona #3. Il faut donc prendre en considération le public cible du véhicule et bâtir son évaluation autour de cette catégorie d’acheteurs. Cette manière de procéder permet de faire une évaluation honnête du véhicule. Pour une fourgonnette, j’utiliserais principalement la persona #2 mais également la persona #3. La #1 et la #4 seraient évidemment moins pertinentes puisque les commentaires balanceraient d’avantage vers le négatif.

Pour comprendre le principe, voici trois voitures évaluées par les quatre personas:


Toyota Yaris CE 2010

Persona #1 : Très abordable, consomme peu, parfaite en ville, assez d’espace pour P.A. Pouliot et sa guitare

Persona #2 : Bonne 2e voiture. Un peu serré avec les enfants et les bagages.

Persona #3 : Bruyant, trop petite pour la famille et peu confortable

Persona #4 : Mauvais système audio et coffre trop petit. Trop petit pour être sécuritaire.


Lincoln MKT 2010

Persona #1 : Très laid, trop gros, trop cher et consomme trop. Difficile de se promener en ville.

Persona #2 : Trop cher mais habitacle généreux et confort assuré. Look peu sportif

Persona #3 : Voiture confortable et silencieuse. Parfaite pour la famille. Agréable à conduire

Persona #4 : Belle voiture, très luxueuse. Système audio excellent


Ford Mustang GT 2010

Persona #1 : Grosse voiture, gaspillage d’essence, place arrière serrées

Persona #2 : Auto idéale pour s’évader la fin de semaine, look du tonnerre

Persona #3 : Bruyant et peu d’espace aux jambes. Capote souple et ouverture manuelle

Persona #4 : Tableau de bord trop massif, accès difficile et voiture pour jeunes


Alors, selon ces commentaires, quelle est la meilleure voiture? Y’en a-t-il une qui se démarque des autres et qui vous convient parfaitement?

En fait, les trois modèles s’avèrent des choix no 1. Selon la persona, chacune des voitures comble les besoins. Alors lorsque vous magasinerez une voiture, il est très important de savoir ce que vous voulez et ce que vous voulez faire avec votre véhicule. L’appréciation d’une voiture est en fait une question bien personnelle et chaque modèle trouve son admirateur. Certains sont moins populaires, j’en conviens, mais à la base, chaque voiture a été conçue pour répondre à des besoins biens spécifiques. Si vous savez ce que vous voulez, le chroniqueur automobile pourra facilement vous guider!

Il n’y a donc pas de mauvais véhicules!

As-tu ton fanion?

- 18 mai 2010

Question de faire plaisir à Ron mais surtout à mes enfants (deux petits gars de 4 ans et demi) qui sont devenus récemment les plus grands partisans des Canadiens de Montréal (pauvres eux!), j’ai acquiescé à leurs demandes et j’ai acheté non pas un, mais deux fanions de l’équipe de l’heure. Parce qu’évidemment, ça prend un fanion pour chaque enfant!

Or donc, la chasse aux fanions a débuté la journée même du septième match contre les Pengouins. Au premier arrêt, on vendait le fanion 16,99$. Est-ce le prix normal d’un fanion? Il est peut-être plus cher ici, à Québec? Étonnant! On devrait plutôt nous les donner s’ils veulent que Québec les appuie. Puis par un pur hasard, on voit des fanions dans un magasin de jouets. Ils sont en liquidation à 5$ au lieu de 17$ (on appréhende l’élimination du Canadiens je crois.). Je saute donc sur l’occasion pour en acheter 2. J’hésite même à en prendre quatre, au cas où les Canadiens feraient les séries pendant les 25 prochaines années!

Ce sont de très beaux fanions qui font l’envie des enfants du quartier (ça ne prend pas grand-chose!). L’installation est facile mais la conception n’est pas à toute épreuve, le plastique est très mince et semble plutôt fragile. Mais bon, 5$, il ne faut pas le comparer au mât olympique! Mis à part le bruit du drapeau qui bat au vent et la base qui claque dans la fenêtre, le fanion génère une restriction aérodynamique qui est non négligeable et qui occasionne surement une dépense de plus en carburant.

Mais c’est sur la 20 que le drame se produisit. Bien que le fanion tienne le coup à 100 km/h et que sa fixation soit adéquate, il est impératif de garder la fenêtre fermée! Mais comme les enfants touchent à tout, en l’espace de quelques secondes, la fenêtre descend et le drapeau décroche. Évidemment, le frère jumeaux trouve ça bien drôle et baisse sa fenêtre à son tour, voilà le deuxième fanion qui lève dans les airs et se perd dans le foin et la faune qui borde l’autoroute. On a bien ratissé la région avec l’aide de l’hélicoptère de la Sureté du Québec, mais rien, ils sont perdus à tout jamais. Il ne faisait plus aucune doute qu’une fois revenu à Québec, il fallait retourner chercher de nouveaux fanions (j’aurais donc du en acheter 4!).

Je retourne donc au magasin samedi matin. C’était la veille du match contre les Flyers. Je me disais que cette fois-ci, j’allais en acheter quatre! Mais imaginez-vous donc que cette surprenante percée dans les séries avait fait monter le prix du fanion. Il se vendait maintenant 12$, là où il était en liquidation à 5$ trois jours auparavant. Wow, quelle bonne occasion de gonfler les prix.

Alors si vous trouvez deux fanions sur le bord de la 20 dans le coin de St-Jean-Port-Joli, ce sont les miens, je les veux!

Un calvaire?

- 1 avril 2010

Récemment, plusieurs personnes m’ont fait état de leurs expériences chez différents concessionnaires automobiles. En quête d’une voiture neuve, ces clients ont eu à côtoyer et à échanger avec bons nombres d’intervenants, que ce soit des vendeurs, des conseillers ou des techniciens. Et à chaque fois, les mêmes conclusions émanaient de ces clients. Voici une liste des plus fréquentes, vous en avez surement d’autres en tête, je n’en doute point.

Ah que j’haïe magasiner des autos
Non mais les vendeurs nous prennent pour des cons
Une autre grande gueule qui ne connaît pas son produit
On essaie de nous avoir avec toutes sortes d’options
Ils nous font croire qu’il en reste juste une en inventaire

Le spécial se termine demain
On a l’impression d’être moins que rien devant le vendeur
Tout semble compliqué pour avoir un prix

et celle qui revient le plus souvent:

Les vieux clichés du vendeur de chars sont encore bien vrais.

Évidemment, ce n’est pas tous les vendeurs qui sont efficaces et ce n’est pas toutes les concessions qui embauchent des premiers de classe. Certains ont le métier dans l’âme alors que d’autres nous prennent carrément pour des épais. Ils ont tous des objectifs à atteindre et certains sont moins performants que d’autres. C’est pourquoi il y a beaucoup de roulement dans ce métier. Par contre, certains sont très respectueux et honnêtes alors que d’autres seraient capables de vendre un réfrigérateur à un eskimo.

Alors faîtes attention quand vous magasiner une voiture, ne prenez pas pour acquis les explications du vendeur. Vous en savez probablement plus que lui sur les modèles qui vous intéressent. Avec l’internet et les sites spécialisés, on peut facilement avoir toute l’information requise et pertinente sans aller consulter un vendeur. Maintenant pour l’essai routier, c’est une autre affaire! Deux options vous sont offertes, l’essai routier en personne ou celui décrit par les journalistes automobiles. Et pourquoi pas marier les deux!

Choisir ses batailles!

- 16 mars 2010

Avec la venue hâtive du printemps, les innombrables tâches récurrentes de cette période de l’année refont surface plus rapidement que prévu. Et ce dernier weekend, tout était parfaitement aligné pour faire le grand ménage automobile tant attendu. La fonte de la neige, la chaussée dégagée et le fameux 15 mars (journée du pneu d’été!), vraiment, comment demander mieux?

C’est pourquoi il fallait sortir le boyau d’arrosage, l’éponge et le chamois afin de redonner de l’éclat à une voiture un peu trop terne. Évidemment, tout y passe. La balayeuse pour les tapis, le shampoing pour les tissus et le conditionneur pour le cuir. À l’extérieur, le traditionnel frottage pour enlever les points de rouille a fait ensuite place à la pâte à polir. Trois intenses heures pour venir à bout des méfaits de l’hiver. Au travers, les enfants crient, se chicanent et passent trop près de la voiture avec leur bicyclette.

En après-midi, c’est au tour des tapis de subir le shampoing. Le moteur profite également d’un peu de nettoyage. Vient ensuite les vitres qui doivent être nettoyé au Windex. À l’intérieur, une touche d’Armor All fait reluire le tout.

Le dimanche, c’est l’application de la cire. Et pour faire du bon travail, l’utilisation d’une cire de bonne qualité s’avère essentielle. L’application est longue et le frottage minutieux. Un peu de reluisant pour les pneus, du Armor All sur les plastique et du poli à chrome sur les quelques pièces de métal. Voilà, la voiture est impeccable. Il est 16h00, le souper du dimanche m’appelle. Wow, la fin de semaine a passée vite!

Mon voisin lui, est allé faire nettoyer son véhicule dans un commerce spécialisé. Il l’a déposé samedi matin et est allé le chercher samedi en fin d’après-midi. Entretemps, il a passé du bon temps avec ses enfants à la station de ski du Relais. Dimanche matin, sa voiture était propre comme un sous neuf, c’est pourquoi il est allé visiter des amis. En après-midi, il a nettoyé son BBQ en sirotant une bière et a installé son ameublement de patio. La belle vie non?

Ah oui, je vous ai dit que le lavage de sa voiture lui a coûté 80$? Un petit montant bien investi qui lui a permis de profiter pleinement de sa fin de semaine avec ses enfants. Et en plus, c’est un commerce qui se spécialise dans le lavage sans eau avec des produits écologiques. Vraiment, je choisis mal mes batailles!

La plainte!

- 2 mars 2010

Vous êtes-vous déjà demandé à quel moment et pour quelles raisons un constructeur automobile lance une campagne de rappel? Le fait-il simplement pour respecter des lois ou des règlements imposés par une autorité suprême ou s’il le fait par acquit de conscience?

Bref, on est légitimement en droit de se demander si les constructeurs ne le font que s’ils sont obligés de le faire. Pourquoi un fabricant engagerait des millions de dollars en frais afin d’effectuer une correction qui n’est pas médiatisée? Car, au fond, sans la participation des médias, une affaire comme les accélérateurs de Toyota auraient probablement mis plus de temps à être diffusée au grand jour.

Dans le cas de Toyota toutefois, il aura malheureusement fallu des décès pour que les choses avancent. Quelques plaintes (ça dépend évidemment du nombre) n’avaient pas suffit à ébranler le géant japonais. Il y avait bien un problème connu avec les accélérateurs (Toyota l’a avoué) mais le constructeur nippon semblait vouloir régler tout ça en catimini, à même les entretiens réguliers de ses clients.

Mais par exemple, dans le cas d’un dispositif électrique déficient qui ne permet plus de fermer et d’ouvrir les portières des fourgonnettes automatiquement et qui semble assez généralisé, combien de plaintes doivent être soumises pour que le constructeur lance une campagne de rappel? Il est évident que le problème n’affecte aucunement la sécurité des passagers, alors pourquoi dépenser de l’argent pour réparer ce problème? Le fabricant laisse alors les propriétaires se débrouiller eux-mêmes pour faire remplacer es pièces défectueuses. Après tout, cela génère des revenus additionnels pour les concessionnaires.

La morale de cette histoire?  Faites des plaintes pour tout ce qui n’est pas normal sur votre voiture. Plus les plaintes seront élevées, et plus les fabricants comprendront que le client doit être pris au sérieux et respecté.